HBCM, le Puits Y recyclé ?

Photo : L’ancien puits Yves Morandat, dit Puits Y.

A GARDANNE, UNE MINE DE PROJETS ÉCONOMIQUES AU PUITS MORANDAT

Au lendemain de la fermeture de la mine de charbon de Gardanne en 2003, la ville a entrepris la reconversion de ce site de 14 ha. La Société d’aménagement de Gardanne (Semag) a commencé par rénover les installations existantes en hôtel d’entreprises qu’elle commercialise désormais.

Transformer une ancienne mine en parc d’activités, abriter la cité des sciences de la métropole Aix-Marseille, un restaurant gastronomique avec une vue imprenable sur la montagne Sainte-Victoire, un espace de coworking, une crèche d’entreprise et des services de conciergerie…  Le rêve de Roger Meï devient réalité. Passé le choc de la fermeture de la mine de charbon en 2003, le maire de Gardanne a placé les 14 hectares du Puits Morandat sous le signe de l’économie sociale et solidaire et de l’innovation. Avec vivacité et humour, l’élu aux 82 printemps, raconte la genèse de ce projet à Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce et d’Industrie, venu découvrir le site le 16 mai.

Créer d’ici cinq ans 1 000 emplois directs

« Ici, depuis 1987, la mine générait une grande activité. Sa fermeture en 2003 a laissé un grand vide et un taux de chômage important. J’en ai pleuré. Notre ville de 21 000 habitants compte 1 700 inscrits à Pôle emploi aujourd’hui. J’ai alors eu l’idée de transformer ce bassin minier en pôle d’entreprises. Nous demandons aux sociétés qui s’installent de prendre des jeunes Gardannais en formation », raconte avec émotion Roger Meï, également président de la  Société d’aménagement de Gardanne (Semag). Son objectif ? Créer d’ici cinq ans 1 000 emplois directs.

Stéripure triple la capacité de son usine

La société Stéripure, installée à Rousset depuis 2012, a fait le choix du parc d’activités du Puits Morandat. Ce spécialiste de la pasteurisation de fruits à coque, herbes et épices, vient de recruter deux opérateurs issus de Gardanne dans le cadre de son plan d’expansion. Son président Olivier Bourgeois, qui passait tous les jours devant le Puits Morandat a frappé à la porte de la Semag voici 18 mois. « Je cherchais un endroit accessible à la fois proche du TGV et de l’aéroport car j’ai de très nombreux clients étrangers. Dans la région, le foncier est rare », explique-t-il. Stéripure acquiert 5 000 m2 de terrain et investit 2,4 M€ dans une nouvelle usine qui sera inaugurée début juillet. « Nous allons tripler la capacité de notre site de production », se félicite le dirigeant, heureux d’offrir un  cadre de travail boisé à ses employés.

Eiffage construit des bâtiments en blanc livrables en 2020

Plusieurs autres parcelles sont en cours d’acquisition. La Semag, qui commercialise 10 hectares de terrain à bâtir, a retenu Eiffage Immobilier pour construire des bâtiments en blanc sur 17 000 m2 de terrain, livrables en 2020.  « Nous avons demandé à Eiffage de travailler sur l’aspect développement durable », précise le directeur de la Semag, Nicolas Fortuit. A proximité, l’ancien hall des mineurs a été transformé en hôtel d’entreprises et abrite 19 sociétés du numérique, du design, de l’économie circulaire, des biotechs, et de micro-électronique.

Retour aux sources pour Nomosense

En mars 2018, Jérémy Marty, jeune ingénieur de l’Ecole des Mines de Gardanne, a choisi ce lieu chargé de symboles comme siège social de son entreprise Nomosense. « Nous sommes spécialistes des objets connectés. Nous développons des capteurs pour les bâtiments et les villes intelligentes », raconte le chef d’entreprise qui a déjà signé avec la RATP.  Bénéficiant du soutien du groupe numérique  parisien NomoTech, l’entreprise envisage un développement rapide avec le recrutement de quatre collaborateurs d’ici fin 2018.
La reconversion de cet ancien carreau minier en pôle d’activités s’accompagne de  l’exploitation des richesses naturelles du site. « Sur l’ancien terril de la mine, 38 000 panneaux photovoltaïques ont été installés et nous allons réaliser un projet extraordinaire avec la géothermie. Sous vos pieds se trouve 30 millions de mètres cubes d’eau. La galerie à la mer se jette dans le port de Marseille », explique Roger Meï qui souhaiterait exploiter pleinement ce potentiel.

Exploiter les 30 millions de m3 d’eau de la mine

La SAS Energie Solidaire détenue par la Semag (75%) et Dalkia (24%) a investi 3,5 M€ dans la création d’un réseau d’énergie intelligent à partir des eaux d’ennoyage de la mine. Il alimentera les 14 hectares du pôle dont il chauffera et climatisera les bâtiments.  Le parc du Puits Morandat, labellisé Quartier durable Méditerranéen et éco-quartier, deviendra le premier réseau d’énergie français basé sur les eaux d’ennoyage.
Le maire de Gardanne souhaite également ouvrir le site au grand public avec un projet de restaurant gastronomique au sommet du chevalement qui culmine à 50 mètres. La  culture scientifique occupera une position centrale en investissant les 4 000 m2 du Hall des mineurs, des vestiaires et du chevalement. Ce projet nécessite 15 M€ de travaux. A son ouverture, prévue entre 2020 et 2025, la cité de la Métropole Aix-Marseille deviendra un lieu de rencontre et d’apprentissage interactif entre le public et les entreprises, autour de thématiques scientifiques, industrielles, technologiques et énergétiques.

Photo : Depuis 2016, sous l’impulsion de la commune de Gardanne et par l’intermédiaire de la Semag, le site du Puits Yvon Morandat est engagé dans une phase de transformation intense, avec la mise en œuvre de plusieurs chantiers sur trois plans : la mutation économique, l’innovation énergétique et le développement de la culture scientifique.

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Source : CCI Marseille Provence ©N.B.C
Publié le : 17.05.2018

Reblogué le : 17.05.2018
Par : Mas de la Regordane.fr / GD
 

Crédit photo de Une : Eiffage immobilier – 3A Architectes

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2004, dernière mine de charbon de France (video)

LaHouve2004

Ce film tourné en 2004 par le Service Communication de Charbonnage de France au puits de La Houve, à Creutzwald en Lorraine, présente la dernière* mine de charbon de France – *hors exploitation en « découverte » (= à ciel ouvert).

Faut-il rappeler que les galeries de la houille sarroise – donc en Allemagne, membre de la « Super Europe, source de paix et de bonheur » – sont mitoyennes de celles de la France, et que cette dernière a crue bon de stopper sa production « pour manque de rentabilité » alors que les Sarrois ont continué l’exploitation à outrance (avec un concurrent en moins 🙂 ) et qu’à ce jour, le charbon représente chez eux 40% de l’énergie produite !!! Cherchez l’erreur !

Film exceptionnel sur le travail du mineur de charbon « un jour au fond » La Houve, la dernière mine de France 2004. À partager sans moderation!

Bon plaisir à tous les « Houvistes » et à tous ceux des autres unités d’exploitations Françaises dont ceux de La Grand-Combe dans le Gard.  Nous pouvons être fiers du travail accompli. Glück Auf !

Eine schicht Untertage im Bergwerk « La Houve  » die letzte Grube Frankreich 2004. Glück auf. Teile ohne zögern!

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Source : Charbonnages de France, Service Communication (via FaceBook)

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BONUS : Chanson « D’où qui sont ? », reprise par Claude Raby

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Reblogué par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 02.04.2018
Dernière édition : 02.04.2018

Listing sociétés 30110 La Grand-Combe

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Listing des organismes bénéficiant du régime de la TVA
Cliquez sur le lien de l’entreprise pour obtenir son n° TVA

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Listing non encore classé alphabétiquement


Toutes les données de ce site proviennent exclusivement de l’open data de la base des sirenes

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Source : tva-intra-gratuit.fr
Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.01.2018
Dernière mise à jour : 18.08.2018

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Coup de grisou, 22 morts au puits Simon

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« Le siège Simon est l’un des principaux charbonnages des houillères de Lorraine, situé sur le territoire de la commune de Forbach en Moselle dans la région française du Grand Est. Ce siège d’extraction est constitué de cinq puits de mine. Le charbon y a été exploité de 1907 à 1997. »

25 Février 1985, le jour n’est pas encore levé sur le puits de mines Simon 5 des Houillères du Bassin de Lorraine. Une équipe de mineurs travaille au niveau de la veine n°18 à l’étage – 1 050 mètres. Il est environ 07 h 30′ quand retentit une formidable explosion due à l’inflammation de [gaz] grisou suivi d’un coup de poussière meurtrier. Les sauveteurs interviennent rapidement, mais ne peuvent que constater l’ampleur de la catastrophe :  22 mineurs ont laissé là leur vie, tandis que 269 autres sont blessés, surtout par intoxication.

7 ans plus tard, le 30 mars 1992, le tribunal de Sarreguemines rend son verdict devant les avocats des représentants syndicaux (principalement, la C.F.D.T. et la C.G.T.), des familles et pour une fois, des représentants de la direction générale, dont le chef de siège et son adjoint, bénéficiant d’une délégation de pouvoir, donc de responsabilité : ils seront mis en cause.

Il est à remarquer qu’à 17’27 » de la vidéo, Richard Caudry, secrétaire général du Syndicat des Mineurs CGT mentionne l’exemplaire rapport Turpin, directeur du Cerchar (CEntre de Recherche des CHARbonnages de France, aujourd’hui Inéris) aussi rigoureux que son prédécesseur Georges Delannoy.

MineursPuitsSImon2

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Source : Youtube
Vidéo mise en ligne par : Eugene Ograbek
Ajoutée le 26 oct. 2014

Article et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 29.01.2018
Dernière mise à jour : 05.02.2018

Les Placières des mines de La Grand-Combe

I / Dame Noire, honneur aux Placières*

*Femmes employées au tri du charbon à la sortie du puits de mine, afin de séparer le charbon de la pierre.

II / Article de l’A.P.P.H.I.M. sur les Cafus (ou Placières).

Les femmes descendaient au fond aux débuts de la mine. Après l’interdiction législative du fond pour les femmes, elles furent occupées au jour pour divers travaux dont celui de trieuses. On les appelaient cafus ou mahus (Mines de Liévin) . Elles doivent ce nom à l’étoffe qui entoure leur coiffe. Cette étoffe est destinée à protéger des poussières et à maintenir la coiffure ; [à La Grand-Combe, on dit placières, parce que, des heures durant, elles plaçaient et déplaçaient le charbon et les pierres dans leurs bennes respectives. NdE]

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Le triage est l’action de séparation des charbons des terres stériles. C’était un métier éprouvant sans cesse debout avec la cadence infernale du convoyeur à bande. Le bruit, les poussières, les mains abîmées sont les effets de ce travail. En plein été, la chaleur les faisait suffoquer et en hiver leurs mains étaient gelées par le froid. Il ne faut pas oublier tout ce que les trieuses retrouvaient au milieu des charbons notamment les déjections fécales des mineurs ayant fait leurs besoins dans les berlines au fond.

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Le travail était tellement poussiéreux que les trieuses ressortaient aussi noires que les mineurs de fond. Les mineurs les surnommaient  » les culs à gaillettes « , leur derrière étant tout noir à force de s’essuyer les mains dessus.

Elles étaient sous la responsabilité d’un porion au jour qui ne les ménageait pas…

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Les trieuses disparurent des carreaux miniers avec la création des criblages-lavoirs automatisés. Ils permettaient de récupérer la moindre particule de charbon, ce qui n’était pas le cas des trieuses qui laissaient passer beaucoup de « fines ». Certains terrils ont d’ailleurs été relavés dans les dernières années pour récupérer le précieux minerai.

III / Toutes jeunes de 15 à 20 ans, chanson des Placières

et une dernière pour la route … du charbon :

IV / Complainte pour une Trieuse

V / L’épopée des gueules noires, 
femmes et enfants au fond des mines.

http://fr.coal-stock.eu/l-épopée-des-gueules-noires-femmes-et-enfants-au-fond-des-mines.html

VI / Honneur aux Placières par le premier magistrat de la Grand-Combe

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License vidéo : License Youtube Standard

Vidéos ajoutées le 20/29 décembre 2010,

soit, 4 Titres originaux par : Marc Laforêt
I / Dame Noire, honneur aux Placières.
III / Toutes jeunes de 15 à 20 ans, chanson des Placières
IV / Complainte pour une Trieuse.
VI / Honneur aux Placières, par le maire de La Grand-Combe

II/ Source photos et article : APPHIM
« Mineur de fond, le mineur, son métier, sa vie. »
Visitez leur site, il est très riche et passionnant.
Photos : CdF (Charbonnages de France 1946-2007)

V/ L’épopée des gueules noires, femmes et enfants au fond des mines.
Vidéo de 2’33 » par : Création Vidéo, Gilles Dufour.
Source : fr.coal-stock.eu
Publié : Février 2017

Blog rédigé par : Georges Delannoy / Mas de la Regordane
Première publication : 05.01.2018
Dernière mise à jour : 20.08.2018

La Grand-Combe après la mine, 1995

LGCvueGenerale1.JPGLA GRAND-COMBE

Voici un texte écrit par une professeure à l’École d’architecture de paysage (Université de Montréal, Québec, Canada) dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est particulièrement pessimiste et terriblement réductrice. Mais bon … c’est un point de vue intéressant pour le débat du re-nouveau de La Grand-Combe, ville qui n’a pas cessé, depuis son existence, de relever les défis.

Paysage de mine, paysage miné –
Appropriation créatrice et action destructrice (Extrait)

Depuis la fermeture des puits en 1985 [1993/2001, NdE], la vie locale de la Grand-Combe, petite ville minière située à une quinzaine de kilomètres d’Alès, est fortement marquée par la crise économique. Le nombre d’habitants (environ 6 500 en 1993) est en déclin, avec une forte proportion d’anciens mineurs à la retraite et de chômeurs.

La configuration du lieu en fait un isolat géographique, enclavé au pied des Cévennes, éloigné des axes de circulation principaux qui relient Alès, Montpellier, Nîmes. C’est aussi un isolat culturel, un microcosme créé pour l’exploitation du charbon au milieu du XIXe siècle. Le déclin de l’activité de la mine est lisible dans l’ambiance de la ville et de ses alentours. Les nombreuses façades aux volets fermés, le rythme de vie ralenti créent une atmosphère engourdie. Au cœur de la ville, les bâtiments de traitement du charbon ayant été récemment détruits, le site du Puits Ricard forme aujourd’hui une friche de 30 hectares s’étendant jusqu’à la gare, béante, grise, fermée au nord par une haute colline de remblais.

  Photo J. Epstein : Mine dans le paysage.

Tout autour de la ville, des vestiges rouillés d’infrastructures industrielles et des éléments de bâtiments en briques rougeâtres parsèment le paysage qui est asséché, avec des terrils qui se consument encore, vers Champclauson, entrecoupé de remblaiements. Le remblai plus visible est celui qui recouvre l’ancien petit village de la Forêt, jouxtant la Grand-Combe juste au nord du site du Puits Ricard. Des pans entiers du paysage sont enfouis sous de tels amoncellements de pierres grises, accumulés à mesure que furent creusées les galeries et lentement reboisés avec des plantations de pins. (Photo J. Epstein.)

Un site façonné par la mine

L’aspect désolé de ce lieu est le résultat de l’activité ancienne de la mine, au moins autant que la conséquence de son arrêt. Les marques du déclin économique sont si fortes qu’on a tendance à oublier que la détérioration du site avait commencé pendant le fonctionnement de la mine. Les terrils, la destruction d’hectares de forêts de châtaigniers remplacés par des pins, l’assèchement de sources et les remblais dus au creusement des galeries se firent dans la durée, lentement. Cette altération se poursuit avec la mine à ciel ouvert par laquelle les Houillères ont remplacé l’exploitation des mines de fond depuis quelques années, étendant les détériorations en amont de la friche industrielle, vers Villefort.

Mais le déclin économique et la diminution du nombre d’habitants depuis la fermeture des puits de fond, jouent aussi un rôle déterminant dans cette évolution. Tant que la Grand-Combe était peuplée et active, les effets destructeurs de la mine s’accompagnaient en effet de pratiques d’appropriation de cet espace par les mineurs, notamment la culture des jardins. Les deux façons dont la mine s’était inscrite dans ce lieu (appropriation créatrice individuelle et collective avec les jardins ; action destructrice globale de l’industrie) formaient une dynamique qui a maintenu pendant longtemps une relation d’équilibre entre le sauvage, la nature cultivée et l’industrie. On peut faire l’hypothèse que les actes de façonnement de ce territoire par les mineurs jouaient un rôle dans le maintien de cet équilibre, aux plans esthétique, morphologique, biophysique et surtout symbolique, influant sur la perception que les habitants avaient de cet espace. Cet équilibre est maintenant rompu ; un certain seuil de détérioration du site par l’industrie semble avoir été dépassé. Aujourd’hui, le déclin des gestes d’appropriation laisse une place prépondérante à l’enfrichement, à l’action destructrice de la mine à ciel ouvert, à l’assèchement et aux ravages causés par les feux. Les actes de façonnement du paysage disparaissent, donnant à voir un pays de plus en plus vide, où la présence des mineurs est de moins en moins visible.

La manière dont les pratiques disparues, les usages encore vivaces, les traces d’anciennes coutumes encore lisibles dans le territoire sont évoqués, décrits, montrés par les anciens mineurs éclaire cette dynamique du déclin. Descriptions et observations permettent de cerner les mutations du rapport entre gestes créatifs et destruction globale du site ; elles révèlent comment est perçue la relation entre le paysage d’ensemble et ses détails ; elles soulèvent aussi des questions sur le changement de statut des mineurs qui passent du rôle d’acteurs à celui de spectateurs des transformations de cet espace, et sur l’évolution de leurs représentations d’un lieu qui, autrefois vécu et approprié, devient aujourd’hui un paysage dont ils perçoivent l’inéluctable dégradation.

Les jardins

Le complexe minier s’est incrusté dans les reliefs accidentés du milieu rural et montagnard cévenol. La plupart des habitants des collines autour de la ville ou des anciens villages cévenols intégrés dans le « périmètre minier » de la Grand’Combe étaient à la fois paysans et mineurs. Les tâches étaient parfois réparties entre la femme qui entretenait le jardin et l’homme qui travaillait à la mine, mais dans bien des cas hommes et femmes étaient employés par la mine et entretenaient le jardin après leur journée de travail. Les jardins étaient situés soit autour des maisons, sur des terrains plats ou en terrasse, soit sur des lots beaucoup plus éloignés de l’habitat principal, le long des chemins des galeries ou dans des prairies. Dans l’évocation de ce que fut ce lieu du temps de l’activité de la mine, ce sont des images de verdure idyllique qui ressortent, images idéalisées de l’époque où la Grand-Combe et ses alentours étaient habités, « vivants », contrastant fortement avec le site actuel décrit comme « vide, triste, sombre, mort ». Ces jardins sont aussi décrits comme les symboles d’une abondance passée, avec leurs récoltes qui assuraient bien plus que l’auto-subsistance de chaque famille, certaines productions étant régulièrement vendues entre voisins. On évoque aussi le marché de la Grand-Combe qui rassemblait – et qui rassemble encore dans une moindre mesure – les mineurs, les paysans-mineurs et les paysans venus des parties plus éloignées des Cévennes.

Les descriptions et l’observation des jardins révèlent aussi des éléments dont on parle moins : la façon dont la mine y était inscrite avec des objets miniers récupérés et « détournés » pour la culture des légumes ou comme objets décoratifs. Ce type de réappropriation est plus évident dans les petites communes autour de la ville, où le nombre de « petits jardins » potagers et d’agrément était autrefois très important. Mais elle existe aussi dans les jardins situés dans la Grand-Combe, sur les collines au-dessus de l’ancien site de la centrale de la Pise. La plupart des objets réutilisés dans les jardins étaient encombrants, lourds, le plus souvent rouillés, tordus, et en très mauvais état. Il s’agit le plus souvent de « rails, ferrailles, tiges de fer biscornues ». (Taurines, Cammarata 1988) Ces différents matériaux étaient le plus souvent réutilisés pour la confection de tonnelles. Les anciens rails qui servaient à la progression des berlines dans les galeries étaient utilisés comme piliers ou comme armatures pour le soutien des grillages, pour les poulaillers ou les clapiers ou pour confectionner des clôtures. Les anciennes boiseries en pin étaient réutilisées pour construire des réduits et des garages. Des objets isolés étaient aussi réutilisés, de façon plus décorative : berlines servant de bacs à eau pour l’arrosage, morceaux de charbons mis en évidence dans une partie du jardin.

Ces pratiques de réappropriation s’apparentent à celles des milieux ouvriers ; c’est « la perruque » dont parle de Certeau (1980 : 68-74). Elles donnent à la culture utilitaire des jardins une dimension créatrice, personnelle. Cependant, ces « détournements » sont peu pensés en termes esthétiques et restent très étroitement liés à des fonctions utilitaires. Ils reflètent autant une relation de dépendance vis-à-vis de la mine qu’une créativité individuelle librement réappropriée. Les anciens mineurs parlent peu des conditions de récupération de ces objets, où se lit la dépendance dans laquelle ils vivaient : les petits lopins de terre cultivés en jardins avaient souvent été loués ou vendus par la mine, la réappropriation et la réutilisation des objets avaient même été codifiées par les Houillères, chaque mineur achetant à bas prix sa part de ferrailles au cours de ventes s’effectuant régulièrement. Par cette récupération, comme par les autres conditions de la vie quotidienne (logement, éducation, soins…), « le mineur, peu à peu (…) s’instituait comme membre de la famille minière ». (Taurines, Cammarata 1988)

L’ambivalence entre réappropriation et dépendance semble expliquer la discrétion de ces marquages, leur absence d’ostentation. Quand ils étaient entretenus, les terrasses et jardins cultivés constituaient dans le territoire des fragments de nature verdoyante, parfaitement visibles, mais les détails du marquage des jardins n’étaient pas perceptibles de loin. Hormis quelques rares cas de mise en scène d’éléments bâtis de la mine (anciens puits entourés de fleurs), ces jardins dénotent l’inscription de la mine de façon ponctuelle, comme en pointillé. Les objets, comme la berline ou le morceau de charbon, peuvent être montrés avec fierté, mais la lecture de ces ensembles d’inscriptions n’était possible que par un regard rapproché, en nuances et vues de près. Les jardins étaient habituellement faits par les mineurs en prévision de leur retraite. Pour les retraités, de moins en moins nombreux, qui continuent à les entretenir, la présence des marques d’appropriation contribue encore à donner un sens « minier » à cet espace, avec toutes les ambivalences et les contradictions de la mine – valorisation/dévalorisation, fierté/dépendance. Mais cette lecture est bien plus elliptique qu’elle ne fut. Ces marques, ces repères sont de plus en plus ténus dans le paysage. Les terrasses et les jardins abandonnés, le « retour à la nature sauvage » et l’enfrichement qui « assombrissent » le lieu sont évoqués comme une évolution inévitable.

L’action destructrice de la mine

Certains usages de la nature (promenades en forêt, cueillette de champignons, baignades), qui ont toujours eu de l’importance, donnent aujourd’hui au mineurs un statut de témoins de l’action destructrice de la mine.

L’évocation des promenades en forêt autour de la Grand-Combe est le prétexte à décrire des coins de nature où on se réunissait l’été, « au frais » ; ce sont des lieux valorisés, comme les jardins, pour leur verdure et la présence de l’eau. Ces lieux, situés à l’intérieur du « périmètre minier », sont tout proches de la ville, mais cachés, « dans la forêt » ou le long du Gardon. Dans certains cas, l’usage « récréatif » et l’agrément contemplatif du lieu s’accompagnaient et s’accompagnent encore de gestes d’appropriation. Juste au-dessus de la Grand-Combe, vers le lieu-dit La Forêt, des cabanes et des bancs ont par exemple été construits de façon tout à fait sommaire par des familles maghrébines qui viennent encore s’y réunir et célébrer des fêtes. Mais si certains de ces usages sont encore vivaces, la plupart des lieux évoqués ont disparu, enfouis sous les remblais de la mine. Les anciens lieux de promenade maintenant recouverts de pierres sont décrits comme ayant été des oasis jadis « frais, verts, avec des sources ».

Au-delà de l’idéalisation propre à la mémoire, les anciens mineurs décrivent des souvenirs précis de ruisseaux, de chemins, avec maints détails sur la disparition d’espèces animales, de plantes, de sources. Ces lieux sont ceux devant lesquels ils passent chaque jour depuis plusieurs décennies, dont ils connaissent les détails, dont ils ont vu les plus petits recoins disparaître. Ils montrent aussi des coins de nature ou des lieux-dits qui sont encore visibles, mais déjà inaccessibles, et dont on sait qu’ils seront bientôt enfouis par la mine à ciel ouvert, dans le creux de la combe. C’est le cas notamment du petit village de Notre-Dame de Laval, en contrebas du Mas Dieu, où se trouvaient de nombreux objets miniers réutilisés dans le cimetière et l’église. Ces repères sont de plus en plus réduits, encerclés par la mine à ciel ouvert ou déjà enfouis. Les derniers indices des coutumes associées au mode de vie minier sont dominés par l’image d’ensemble de la dégradation.

En décrivant ainsi ces détériorations, les mineurs montrent une conscience fine des transformations de leur espace, jusque dans ses composantes écologiques. Cette observation consciente est d’ailleurs devenue une conscience paysagère, qui semble née de la déprise industrielle, et de l’évolution de leur statut. Autrefois acteurs des transformations de cet espace, ils ne sont plus aujourd’hui que les spectateurs de ce qui devient dès lors un paysage. Mais ils révèlent aussi leur impuissance face à ces mutations. Cette absence de « prise » (Berque 1992) sur le devenir du paysage n’est pas spécifique à cette situation, mais ici le fatalisme et le sentiment d’impuissance sont peut-être accentués par l’ambivalence créée par la mine, les anciens mineurs ayant participé malgré eux, par leur travail, à ces détériorations dont ils perçoivent aujourd’hui les conséquences visuelles et écologiques.

Deux autres points sont importants à relever. Pendant l’activité de la mine de fond les mineurs voyaient la nature se détériorer lentement et les coins de nature disparaître peu à peu. Or, c’est seulement depuis la fermeture de la mine que le déclin est perçu comme irréversible (???, NdE]. Il semble donc probable que pendant l’activité de la mine, la perception des détériorations globales du paysage, à laquelle s’ajoutait la perception des nuisances dues au traitement du charbon, étaient compensées par la vitalité de la culture quotidienne. Dans le même sens, le rôle de l’appropriation d’objets de la mine dans les jardins peut être interprété comme un palliatif, ou encore un antidote, à l’action destructrice de la mine. Créer et décorer des zones de verdure avec les objets de l’industrie qui la détruisait peut avoir été pour les mineurs une façon d’annuler symboliquement les actions destructrices, dont ils n’étaient pas les « décideurs », mais auxquelles ils participaient.

Mais la signification des gestes d’appropriation qui se construisaient à travers un bricolage de valeurs et de connaissances, ne saurait se réduire à cette seule fonction symbolique. Cette interprétation laisse ouverte en particulier la question du rôle concret des gestes de réappropriation dans la formation morphologique et esthétique du territoire, dans sa dynamique biophysique. La compréhension des significations culturelles de ces gestes gagnerait à être complétée par une analyse de leur rôle physique et « écosystémique », par une étude reliant ethno-botanique, géographie et écologie. Il serait notamment important de connaître leur apport dans le maintien des ressources en eau, analysant en quoi l’entretien des jardins jouait un rôle dans l’irrigation des terres, en quoi leur abandon a contribué à l’assèchement.

Absence d’ostentation et authenticité

L’importance de la proximité du regard, dans le marquage des jardins, dans les promenades, dans l’observation des détails de leur espace, semble laisser croire que les anciens mineurs aient été et seraient encore étrangers à la notion de paysage comme ensemble visuel cadré, vu de loin, hérité de la tradition picturale. Or, même si les « vues de près » semblent prédominantes, il serait simpliste de réduire leurs formes de regard actuelles et passées à ce seul registre. Comme dans toute perception, le rapport au paysage se jouait et se joue dans une imbrication complexe de vues proches, lointaines, d’images cadrées, mobiles, d’ambiances. C’est l’« expérience variée » dont parle Wittgenstein (1958), la dynamique « phénoménologique » de la perception dont les interactions sont aussi denses que celles du bricolage de sens par les gestes (Epstein 1984).

Par contre, il est une caractéristique qui semble spécifique à cette situation : l’absence d’ostentation dans leurs manières de parler du site. Cette absence d’ostentation que nous avions relevée dans le marquage des jardins, se manifeste tout particulièrement par une quasi-absence de représentations picturales de l’espace et par une résistance de la part des anciens mineurs à la mise en spectacle du paysage. Il y a une volonté tacite et parfois clairement énoncée de ne pas « mettre ce lieu en paysage », de ne pas en faire un objet de consommation.

Les anciens mineurs connaissent bien, soit par les médias, soit par les actions de requalification qui ont pris place à la Grand-Combe même, les discours institutionnels qui ont aujourd’hui cours sur la « mise en paysage » des espaces (Lizet 1991 ; Cloarec, de la Soudière 1992). Les projets de réaménagement du site minier s’appuyaient sur la nécessité d’un changement d’image du site, d’une mise en valeur de son paysage, d’un développement du tourisme comme alternative à la mine. Mais ces tentatives de requalification n’ont trouvé aucun écho chez les anciens mineurs et se sont soldées par un échec. Cette situation est tout à fait différente de celle d’autres régions en crise (zones post-industrielles ou rurales) où certains chercheurs ont relevé une « intériorisation », par les habitants, de modèles paysagers valorisés dans le cadre du tourisme, et qui finissent par coexister avec les modes anciens de représentation de l’espace (Cadiou 1991). Ici, le devenir du site continue à être associé à la détérioration, à la toute-puissance de la mine, maintenant à ciel ouvert. La mise en valeur de tout « potentiel touristique » est dévalorisée ; ils n’y croient pas. [???, NdE]

Judith Epstein

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Source originale : books.openedition.org
Consultez la source : plus complète (notes, références …)
Titre original : Paysage de mine, paysage miné – Appropriation créatrice et action destructrice (Extrait, p.123-133)
Editeur : © Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1995
Auteure : Judith Epstein, professeur à l’École d’architecture de paysage, Université de Montréal, Québec, Canada.

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Blogue et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.12.2017
Dernière mise à jour : 30.12.2017

Henri Baron, 36 ans au charbon

EcoleMineStEtienne

VIE DE MONSIEUR HENRI BARON

Henri BARON est né vers la fin de la grande guerre, le 26 juin 1918, de parents commerçants, à Montpellier. Son père tenait un commerce rue de la Loge. Le jeune Henri a fait ses études primaires à Montpellier, puis a suivi à Béziers les enseignements des Frères des Écoles Chrétiennes (au P.I.C.) qui l’ont conduit au double baccalauréat : «Math Élem » en juin, «Philo Lettres» en octobre. Après une « Math Sup. » et une « Math Spéciale » à Montpellier, il est allé à Lyon, terminer sa préparation aux concours. Admissible à Polytechnique, il est reçu à l’École Centrale ainsi qu’aux Mines de Saint-Étienne et de Nancy.

Nous sommes alors en 1939. C’est la déclaration de guerre. Il est alors mobilisé le 15 septembre 1939 à l’École d’Artillerie de Poitiers. Il fera la campagne de Belgique comme aspirant puis la retraite sur Dunkerque. Là, il aura la chance d’être embarqué sur un bateau anglais. Transféré en Algérie, il sera démobilisé le 31 octobre 1941 à Alger. Il rejoindra immédiatement Saint-Étienne, car il a choisi l’École des Mines de cette ville où il fera ses trois années de scolarité qui le conduiront au titre d’ingénieur. Il en sortira donc en mai 1944.

Cette même année, il se marie avec Pierrette CAMBON, originaire elle-même de Montpellier, qu’il a rencontrée en 1942 et avec qui il s’était fiancé en 1943. A cette époque de restriction, l’achat d’un costume posait un problème de tickets et il n’était pas question de les investir dans un habit de cérémonie à usage limité. Henri BARON s’est donc marié en grande cape, tenue des Ingénieurs des Mines de Saint-Étienne, à l’étonnement des Montpelliérains qui ne connaissaient pas cet uniforme. [voir photo]

Il commence alors sa carrière professionnelle, engagé comme Ingénieur du Fond par la Compagnie des Mines de la Grand Combe. Il sera affecté successivement aux Exploitations des Mines « Luminières », « Champclauson » puis au siège de « Ricard ». Fin 1946, les Mines de la Grand Combe sont nationalisées et deviennent le « Groupe Centre » du Bassin des Cévennes, lui-même rattaché à la nouvelle entité « Charbonnages de France ». En 1948, il est promu Ingénieur Divisionnaire et nommé Chef des Sièges « Laval-Mazel » et « Oules ».

Huit ans plus tard, il est promu Ingénieur Principal et à ce titre sera responsable du secteur « Trescol » du Groupe Centre, à la fois pour le fond et le jour. Au total, il est chargé d’une production de 2 500 tonnes par jour avec un effectif de 2 000 personnes. En 1960, il prendra en outre le commandement du secteur « Sud » qui comprend les Sièges de « Rochebelle, Destival, Fontanès et Saint-Martin de Valgalgues ».

En 1962, il est appelé à des fonctions moins directement opérationnelles. Il devient chef des « Services Généraux » de l’ensemble du Bassin, regroupant sous son autorité les Services « Sécurité », « Organisation », « Essais », « Matériels ». En 1968, il dirigera pendant une courte période le Service des « Études économiques, statistiques et contrôles de gestion » du Bassin.

En effet, c’est cette même année 1968 que sont promulgués les décrets « Bettencourt » (du nom du ministre de l’époque) : les sept Bassins (Aquitaine, Auvergne, Blanzy, Cévennes, Dauphiné, Loire et Provence) sont regroupés en un seul Bassin dénommé : « Houillères du Bassin du Centre et du Midi » (HBCM) dont la direction générale est fixée à Saint-Étienne. Henri BARON, dès 1969, est appelé à cette nouvelle direction générale où, promu Ingénieur en Chef, il assume la centralisation et l’unification de la Gestion des Ingénieurs et Cadres Supérieurs ainsi que la coordination et l ‘harmonisation de la Gestion des Personnels « Maîtrise et Ouvriers ». En 1976, il devient Secrétaire Général des HBCM, il supervisera alors l’ensemble des Services Administratifs. Il gardera ses fonctions jusqu’au 1er janvier 1980, date à laquelle, faisant valoir ses droits à la retraite, il se retirera dans sa ville natale de Montpellier.

Ce déroulement de carrière montre une incontestable réussite professionnelle. Ce sont, bien entendu, des qualités techniques qui l’ont permise mais également des qualités humaines. Il est intéressant de souligner à cet égard la part importante de fonction de gestion de personnels qu’il a assumée. Madame BARON me faisait remarquer que, bien que l’essentiel de cette activité se soit déroulée près d’Alès et pour les dix dernières années à Saint-Étienne, elle n’en a pas moins déménagé une dizaine de fois. En effet, l’Ingénieur, Responsable d’un puits, résidait dans le logement prévu à cet effet à une très proche distance de « son puits ». Il ne faut pas oublier en outre, qu’à l’époque, le téléphone était une « denrée » très rare et que souvent seul le logement de l’Ingénieur en disposait. Madame BARON m’indiquait d’ailleurs que son mari, lorsqu’il montait dans sa chambre, débranchait rapidement son téléphone du salon pour aller le rebrancher immédiatement à l’étage de peur qu’un appel ne parvienne pendant ce court laps de temps. Peut-être « en rajoutait-il un peu » comme l’on dirait maintenant. L’avantage par contre de ces déménagements successifs était une amélioration progressive du « standing ». En effet le monde de la Mine était très hiérarchisé et chaque promotion conduisait à un logement un peu plus grand avec un jardin tendant progressivement vers le « parc ». Je n’ai pas connu, bien sûr, les diverses habitation de Monsieur et Madame BARON, mais j’ai pu constater ce phénomène lors d’un stage que j’ai effectué dans les Mines de la Sarre. Là, Monsieur l’Ingénieur en Chef était presque un châtelain. Mais peut-être les Cévennes et Saint-Étienne n’étaient-ils pas la Sarre et Monsieur et Madame Baron n’ont-ils jamais été des châtelains !

En 1980 donc, Henri BARON retrouve sa ville natale où il aura une vie sociale très active. Déjà, durant sa période d’activité professionnelle, il avait été un militant dynamique dans les milieux syndicaux et associatifs. En effet, il avait été Président du Syndicat des Ingénieurs du Bassin des Cévennes de 1959 à 1969 et à ce titre de 1959 à 1964 et en 1968, 1969, Administrateur du Bassin des Cévennes.

Il avait été également à la Grand Combe, Président du club sportif omnisports bien qu’il n’ait jamais pratiqué lui-même de sport. Comme dit Madame BARON, il était et il le disait lui-même un sportif de gradins. Mais il fallait un Ingénieur des Mines comme Président et il s’était dévoué. Cela dénote d’ailleurs un trait de son caractère, il était très serviable et ne savait pas refuser. C’est ce qui l’a conduit à s’occuper de la Société des Ingénieurs Civils de France dont il deviendra le Président régional une fois à la retraite. De même il sera Président de l’Association Languedoc-Roussillon d’ « Intermines » (le regroupement des anciens élèves des trois écoles des Mines : de Paris, Nancy, Saint-Etienne) de 1980 à 1989. Les promotions d’Officier au titre de l’Ordre National du Mérite et de l’Ordre des Palmes Académiques viendront récompenser son action en 1988.

Parmi toutes ses activités, il en est une qui mérite que l’on s’y attarde un peu. Il s’agit de son goût pour l’histoire, spécialement pour l’histoire médiévale. Ce goût avait pu se concrétiser car Mme BARON possédait dans l’Aveyron, à Sainte Eulalie-de-Cernon une maison. Cela lui permit de découvrir dans le village une ancienne commanderie. Sa réhabilitation et sa mise en valeur l’ont occupé activement. Il a convaincu le Maire de l’intérêt de cette découverte. Il a également, dès 1966, fondé un foyer rural orienté vers l’initiation des jeunes ruraux à l’Histoire et aux Arts Médiévaux. Ceci l’a conduit à devenir Maire-Adjoint et Membre de la Société des Arts et Lettres de l’Aveyron. Madame BARON trouvait d’ailleurs que cela faisait beaucoup d’activités extérieures dont Henri BARON s’occupait au détriment des questions de la maison. Mais il se défendait, paraît-il, en disant que son épouse s’en occupait tellement bien qu’il était inutile qu’il le fasse. Je retiendrai pour moi cette pirouette.

Henri BARON est entré en 1988 à l’Académie et il y fut un membre de qualité et assidu. C’est d’autant plus méritoire que malheureusement il était atteint d’une rétinite pigmentaire, maladie génétique qui lui fut transmise par sa mère. Cette maladie s’est développée progressivement pendant sa retraite. Son champ visuel s’est réduit petit à petit, jusqu’à ce qu’un soir, il demande à son épouse si l’applique lumineuse du coté de son lit était éteinte, or elle était allumée. Madame BARON m’a confié que ce souvenir lui était très douloureux. Cette perte d’autonomie qui le contraignait à se faire aider par un fidèle ami Louis PELISSIER pour ses déplacements ou par son épouse, obligeait également celle-ci à respecter un ordre rigoureux dans la maison pour lui permettre de garder ses repères.

Il paraît, que malgré les difficultés que lui créait cet handicap, Henri BARON ne s’était pas départi de sa joie de vivre, de son dynamisme et de son humour. Il m’a été indiqué qu’il témoignait de sa joie de vivre en intronisant, dans l’Ordre International des Anysetiers dont il était dignitaire, les nouveaux membres par des discours en vers. Je suis tout admiratif car j’en serai bien incapable et heureusement cet exercice ne m’a pas été demandé aujourd’hui.

Et puis, ce 29 avril 2002, alors qu’il était dans sa 84ème année, il est décédé dans la maison familiale qu’il occupait, dans la nuit, calmement, sans souffrance, d’un problème cardiaque. Le SAMU n’a pu que constater le décès. Il semblerait que rien ne laissait prévoir cette fin, un électrocardiogramme réalisé deux mois avant n’avait rien indiqué et aucun accident n’était intervenu antérieurement. Au dire de Madame BARON, ce fut d’une certaine façon une belle fin de vie même si, bien sûr, elle l’aurait souhaitée plus tardive.

Henri BARON a eu une vie riche, bien remplie, complète, que ce soit professionnellement ou familialement. En effet, Monsieur et Madame BARON ont un garçon et une fille qui eux même ont réussi leur vie professionnelle et familiale, quatre petits enfants. Beaucoup de gens souhaiterait avoir une vie comparable. Si c’est toujours une tristesse de voir disparaître quelqu’un, je crois, à avoir entendu parler les amis qui l’ont connu, qu’ils retiendront de lui, la leçon d’optimiste et de courage qu’il aura donné jusqu’à la fin malgré le lourd handicap qui avait accompagné la dernière étape de sa vie.

Pour ma part, je viens d’essayer de rendre compte de la vie de cet homme que j’aurai aimé connaître, d’abord pour ses qualités humaines mais également afin de m’entretenir avec lui de son activité professionnelle.

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Source : Académie des Sciences et Lettres de Montpellierd – 2005
Par : Pierre Louis,  successeur et auteur de l’éloge d’Henri Baron

Blogué et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 29.12.2017
Dernière mise à jour : 30.12.2017

Combattants polonais du pays grand-combien morts pour la France 39-45 ?

MaquisardsPolonais
Photo2016© Plaque des Héros polonais tombés pour la libération de la France – BOHATEROM POLSKIM POLEGLYM O WOLNOSĆ FRANCJI
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I / PLAQUE EN HOMMAGE AUX HÉROS POLONAIS TOMBÉS
POUR LA LIBÉRATION DE LA FRANCE, ALÈS (GARD)

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Sur le mur de la Bourse du Travail [de la ville d’Alès, capitale régionale des Cévennes], une plaque rend hommage aux Polonais tombés pour la libération de la France : combattants volontaires 1939-1940, résistants et maquisards de la région alésienne FTP-MOI, CFL, et réfugiés polonais arrêtés à Lasalle le 28 février 1944 et pendus à Nîmes le 2 mars 1944.

Contexte historique

ADAMIAK Eugène, né en Pologne en 1924, mineur à la Grand-Combe, FTPF, blessé grièvement par un milicien qu’il était chargé d’exécuter ; il meurt lors de son transport le 16 juillet 1944 près de St Florent-sur-Auzonnet. (son nom figure aussi au monument aux morts du cimetière de la Grand-Combe et depuis 2012 sur une plaque commémorative à Saint Forent-sur-Auzonnet).

CZARNECKI Henri né à Bessèges en 1926, élève au Lycée polonais de Villard-de-Lans, FFI, tué sur le plateau de Vassieux-en-Vercors le 21 juillet 1944.

DAMASIEWICZ Josef, né en Pologne en 1892, réfugié, venu du camp de Vernet-les-Bains au Centre d’accueil de Lasalle avec sa famille en décembre 1942, pris par la police allemande le 28 février 1944 avec 20 autres otages polonais, pendu à Nîmes le 2 mars 1944, enterré dans le carré militaire au cimetière du Pont de Justice à Nîmes.

ECKARDT Émile, d’origine alsacienne, gérant de l’hôtel du Fangas sur le Mont Aigoual, pris en otage par les SS le 29 février 1944 à Ardaillès, pendu à Nîmes, le 2 mars 1944.

JANKOWSKI Jan né en 1902 en Pologne, fonctionnaire au Consulat polonais à Paris, réfugié, arrivé du camp de Vernet-les-Bains avec son épouse en décembre 1942 au centre d’accueil n° 67bis de Lasalle dont il était le gestionnaire, pris par la police allemande comme otage, pendu à Nîmes le 2 mars. Cimetière du Pont de Justice.

JEDRZEJEWSKI Casimir, mineur à La Grand-Combe, pseudo « Maurice » au maquis FTP des Bouzèdes, arrêté après l’attaque de la Maison Centrale de Nîmes. Fusillé au Fort de Montluc à Lyon le 19 juin 1944.

JUSZCZYK Stanislas, domicilié au Martinet.

KASJANOWICZ Stanislas, né en 1918, soldat polonais réfugié, arrivé depuis fin 1943 avec son épouse au Centre d’accueil de Lasalle, pris le 28 février 1944 par la police allemande et pendu le 2 mars à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

KIJAK Marian

GIERONOWICZ Edward, né en 1926 en Pologne, domicilié aux Brousses, parti au maquis, tué par une patrouille allemande.

KISZKA Wawrzyniec (Laurent), né en 1921 en Pologne, mineur au Martinet. FTP-MOI à Marseille en 1943 tua, avec Lucien Vivaldi, le Président de la Section spéciale de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Arrêté fin janvier 1944, condamné à mort, libéré par un groupe FTP, caché dans le maquis des Basses-Alpes, capturé par les Allemands près de Digne, il décéda à l’hôpital le 23 mai 1944 (Son nom figure sur la plaque commémorative au Martinet).

KOWALSKI François

LUKAWSKI Jan, né en 1924 à Paris, réfugié venu de Vernet-les-Bains depuis fin décembre 1942 dans le Centre d’accueil de Lasalle. Pris par la police allemande le 28 février 1944 et pendu à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

MALINOWSKI Stanislas, né en 1922 en Pologne, mineur à Cendras, FTPF 7202e Cie, pseudo « Jouhaux », blessé et achevé par les Allemands au combat de La Rivière (Lozère) le 5 juin 1944.

MASLAK Jan domicilié à La Grand-Combe.

MLYNARCZYK Josef

PIETRZYKOWSKI André, domicilié à Portes, 7207e cie FTPF, pseudo « Biscuit », tombé à Moussac lors de l’accrochage du 25 août 1944 avec une colonne allemande. Son nom figure à Portes et à Moussac.

PIWKO Jan domicilié au Martinet.

SOCZAWA Eugène

STRUZYK Eugène, domicilié à Bessèges, pseudo « Oxis », CFL, tombé lors de la bataille du Pont d’Auzon en août 1944 (son nom figure sur la stèle d’Allègre et de Bessèges)

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II / LA JUSTICE DÉSHONORÉE 1940-1944

Couverture
 

On croit à tort que la justice au temps de Vichy se résume aux seules cours martiales et autres sections spéciales de sinistre mémoire. C’est ignorer que les tribunaux correctionnels, incarnation de la justice quotidienne la plus ordinaire, ont prononcé jusqu’à deux fois plus de peines qu’avant-guerre.

Aux ordres du gouvernement de Laval, c’est l’histoire de la justice des années sombres qui est ici étudiée. Certes, les gardes des Sceaux de Pétain n’ont guère touché aux structures et à l’organisation du système, mais ils n’ont pas cessé de politiser cette justice et d’élargir les champs d’application des textes répressifs. En détournant les lois républicaines ou en promulguant de nouvelles, l’État français élabore pas à pas un « droit commun » visant à placer hors d’état de nuire tous ceux qui pourraient mettre l’ordre nouveau en péril : Juifs, communistes, réfractaires aux chantiers de la jeunesse et au travail obligatoire, détenteurs de faux papiers ou simplement auteurs de délits d’opinion.

Tout naturellement, les premiers résistants forment bientôt une nouvelle catégorie de justiciables, contre lesquels vont particulièrement s’acharner les juridictions d’exception. C’est bien cette politisation à outrance des tribunaux qui explique l’inflation judiciaire de l’époque. Virginie Sansico montre, par le dépouillement d’une masse considérable d’archives (en particulier du ressort de la cour d’appel de Lyon), la justice de Vichy en train de se faire. Le sordide côtoie le dérisoire, le tragique voisine avec le pathétique… Une chose est certaine : l’iniquité était bien souvent au rendez-vous, déshonorant une institution dont l’histoire semblait pourtant si intimement liée à celle de la République.


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III / La résistance polonaise en France

POWN, PKWN et autre FTP-MOI

Ceux qui n’étaient pas mobilisés dans l’Armée régulière polonaise en France, ou qui n’ont pas pu rejoindre l’Angleterre, ont été les piliers de la Résistance qui commençait à s’organiser dans la clandestinité… sous l’inspiration du Consul Général A.Kawalkowski alias Justyn, en accord avec le Gouvernement polonais réfugié à Londres, aidé par un émissaire Czeslaw Bitner.

Cette Organisation a été crée le 6 septembre 1941, en collaboration avec la Résistance française. Elle avait pour mission le renseignement, le sabotage, la rédaction et la diffusion de journaux clandestins en langue polonaise, française et allemande, la recherche et la préparation de terrains de parachutage.

La capacité de parachutage consistait en 60 bases de réception dont 19 dans le midi, 41 dans les Nord et le Centre, conformément aux messages transmis par la section française de la BBC. Y ont été parachutés des officiers, sous-officiers, des armes, du matériel de liaison radio, des explosifs.

Cette Organisation clandestine sur le territoire français a pris comme nom la P.O.W.N. Polska Organizacja Walki o Niepodleglosc – Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance. En 1943, l’Organisation comportait 4 000 membres ayant prêté serment.
Ce n’est que lorsque dans la nuit du 22 au 23 juillet 1943 le colonel Antoni Zdrojewski a été parachuté, qu’a commencé la véritable lutte armée militaire.

Le colonel Zdrojewski a été Chef des opérations militaires polonaises sur le sol français. Il était en contact suivi avec le général Marie-Pierre Koenig, commandant en Chef des F.F.I.

Les relations entre Français et Polonais, combattant l’ennemi commun étaient très amicales. On trouvait des compagnies polonaises dans le maquis dans le cadre des FFI. L’Organisation très sophistiquée comportait des sections de transport et d’acheminement des hommes et du matériel parachuté vers leurs lieux de destination.

Aux femmes et aux jeunes Scouts incombaient les missions de liaison, du renseignement, du transport de journaux clandestins, de tracts, etc…

Les unités du renseignement ont transmis l’information sur 182 rampes de lancement de bombes volantes VI et V2 dont 162 ont été bombardées par l’aviation alliée.

La section sabotage avait pour mission de détruire les lignes téléphoniques et hautes tensions, de dresser des barricades sur les routes, de détruire ou déplacer les poteaux de direction. Leur mission consistait également à provoquer voire faciliter la désertion de l’armée allemande ou de l’Organisation Todt, d’éléments enrôlés de force, de Polonais ou d’Alsaciens qui par la suite ont participé dans la libération de la France dans les rangs de la POWN ou autres cellules de la Résistance française. C’est ainsi que 15 000 [personnes] de la Wehrmacht et 10 000 de l’Organisation Todt, ont été soustraites à l’effectif allemand. Le général Eisenhower a estimé que l’action de la Résistance représentait un apport équivalent à 8 divisions militaires.

Les Unités polonaises combattaient ouvertement la Wehrmacht. Le bataillon LVOV combattit dans le Cantal et en Corrèze, le bataillon Varsovie fut engagé dans les opérations de l’Isère et des Alpes. En juillet 1944, un mois avant la libération de l’Isère, les élèves du Lycée polonais de Villard de Lans prirent part au combat contre les Allemands aux côtés des maquisards français, sur le plateau du Vercors. Sur les 27 Polonais, pour la plupart âgés de 16 à 19 ans, 11 périrent avec 2 professeurs et le médecin de l’école.

Des unités polonaises de la POWN luttèrent aux côtés des FFI dans les départements de la Côte d’Or, du Jura, de la Saône et Loire.

Lorsque le contact fut établi entre la POWN et le CNR, les groupes de combat dirigés par le colonel Zdrojewski furent rattachés au mouvement des FFI, sur la base d’un accord conclu à Lyon le 28 Mai 1944 entre le général Chaban Delmas, délégué militaire du Gouvernement provisoire de la République Française et le général Zdrojewski. L’Organisation POWN n’était pas la seule impliquée dans la Résistance sur le territoire français. D’autres groupes de résistance existaient à l’instar de ceux émanent du Parti Communiste Français tels que la section polonaise de la main-d’œuvre immigrée, la MOI. Elle entretenait une correspondance avec Fred (Alias Jacques Duclos).
Les membres des groupes de langue polonaise de la MOI étaient surtout d’anciens soldats des Brigades Internationales d’Espagne, de la Brigade Jaroslaw Dabrowski (environ 3 000 hommes).

L’arrivée de la POWN dans le bassin minier du Nord-Pas de Calais , entraîna une confrontation entre les partisans du gouvernement polonais en exil à Londres et le réseau MOI du PCF.

Des Polonais s’engageaient également dans les Bataillons de la Jeunesse. Ils étaient présents de ce fait dans deux organisations qui allaient donner naissance à la puissante Organisation de résistance des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTP) après l’agression de l’URSS par les armées d’Hitler en Juin 1941.
D’autres Unités étrangères d’obédience juive étaient actives, avec comme identité ou appellation : (Juif né en Pologne).

En 1944, on commença à former des Comités Polonais de Libération Nationale PKWN qui appuyaient la politique communiste de la Pologne, elle était opposée à la POWN sous les ordres du gouvernement polonais en exil à Londres.

Les membres du Parti Socialiste Polonais PPS avaient donné naissance dès le début de 1941 dans les départements du Nord et Pas de Calais à deux organisations clandestines, l’Organisation S et Orzel Bialy (Aigle blanc).
Ces deux organisations avaient pour but d’informer les Polonais de France sur l’évolution de la situation militaire et propager l’idée de Résistance aux Allemands.

Bien amicalement, Prosper ;) ;)

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IV / Enquête Cévenole 2nd volet : le Maquis Communiste

Rappel du contexte

Mon Grand-père, Laurent DAVID, a dirigé une grande entreprise à Alès pendant la guerre, les Houillères de Rochebelle. Il aurait évité à 200 jeunes français le STO [Ervice du Travail Obligatoire en Allemagne, NdE]. Il aurait aidé à nourrir les ouvriers de la Mine. Il a été lynché et quasi exécuté par les maquis FTP (communistes) à la Libération, et pas les autres patrons de Mines. Pourquoi ? 70 ans après, je mène l’enquête.

Synthèse de ce Second Volet de l’enquête

Les historiens font aujourd’hui la différence entre maquis et résistance. Les maquis ont permis à des fugitifs (réfractaires, travailleurs étrangers, militants communistes, juifs, etc.) de se cacher tout en bénéficiant d’un soutien croissant des populations rurales environnantes. Les résistants ont pris les armes et ont contribué à organiser les actions contre l’occupant. La résistance a été obligée de structurer et approvisionner les maquis.

Il y a eu dans un second temps création de maquis résistants.  De nombreux témoignages suggèrent qu’à partir de 1943, les résistants communistes ont cherché à rééduquer les populations rurales tout en réquisitionnant vêtements, essence et nourriture. Le message est très mal passé auprès de ces populations, les paysans étaient trop souvent malmenés et traités de profiteurs de guerre.  Par ailleurs, l’endoctrinement communiste des jeunes résistants, et le projet politique affiché pour la libération ne plaisait pas toujours aux populations. Les résistants communistes ont donc été conduits à assouplir leur position, ne serait ce que pour continuer à s’approvisionner. Mais jusqu’au bout, des groupes de résistants apolitiques et des habitants de zones rurales leur ont reproché leur double jeu.

Des stratégies différentes dans la Résistance

Il y a eu différents groupes résistants sur des mêmes territoires. Et pour déjouer l’occupant, il a fallu [que] ces groupes se déplacent régulièrement, quitte dans certains cas à se disputer des territoires ou des sources d’approvisionnement. Assez vite cependant, un clivage s’est formé entre les maquis dits FFI (en général reconnaissant l’autorité de de Gaulle et du Conseil National de la Résistance), et les maquis FTP (communistes, qui participaient au CNR, mais n’appliquaient pas toujours ses directives sur le terrain). Avec dans le Gard et Le Languedoc, un contrôle du commandement FFI par des communistes convaincus et le refus des résistants apolitiques d’obéir aux ordres des communistes.

Conséquence, dans le Gard, les communistes se jugeaient majoritaires [et] donc avaient des positions plus dures que dans d’autres régions.  Parmi les grandes divergences entre maquis nous avons noté les points suivants :

  • Quand attaquer l’Occupant ? Le choix des FFI consistait à rester caché jusqu’au jour du débarquement, où les forces de la résistance devraient se soulever contre l’occupant pour gêner sa logistique. C’était la position du Général de Gaulle. Le choix des FTP était différent, il fallait engager l’ennemi dès que possible par des exactions d’éclat, pour deux raisons : pour fixer des troupes en France (et soulager la pression en Russie) et pour frapper l’opinion publique des villes et imposer le parti communiste comme première force d’opposition à l’occupant.
  • Quel recrutement pour la résistance : compte tenu de l’absence d’armes et des problèmes d’alimentation, ni les FFI ni les FTP ne voulaient voir grossir trop vite les effectifs résistants. Mais les maquis FTP endoctrinaient leurs troupes donc cherchaient des recrues, si possible dans des univers où le discours communiste passait bien, c.à.d. dans le monde ouvrier.
  • Quel programme à la Libération ? Le choix des FFI consistait à restaurer au plus  vite la  légalité républicaine, et s’il fallait juger des collaborateurs, le faire dans le respect des droits de la défense et si possible à l’abris de réactions populaires locales exacerbées. Le programme des FTP consistait à créer des milices populaires en charge de reprendre la gestion des affaires courantes et juger des crimes de guerre. Les Gaullistes voulaient absolument éviter ces formations de milices populaires et la priorité de la libération a consisté à désarmer ces milices, une fois l’occupant chassé.
  • Que penser des paysans propriétaires et des notables des villages et des villes : les FFI les voyaient soit comme des profiteurs de guerre qui collaboraient d’une manière ou d’une autre, soit comme des relais essentiels pour approvisionner les maquis : dans le doute, sauf quand la collaboration était indiscutable, ils les ménageaient. A l’inverse, les FTP les voyaient comme des ennemis de classe et des collaborateurs qu’on pouvait malmener pour la bonne cause.

La Résistance dans les Cévennes

On a surestimé après-coup l’impact militaire de la Résistance : Il n’y a pas « Une » Histoire de France, il y en a plusieurs, selon le point de vue de celui qui l’écrit. L’idéologie gaulliste et communiste se sont construites sur le mythe d’un pays résistant à l’occupant.
Le communiste en tant que « parti des 70.000 fusillés » de la résistance (un historien américain en vue, en a reconnu 350). Le Gaulliste quand Eisenhower a reconnu que la résistance française équivalait à six divisions.  Les historiens sont plus nuancés aujourd’hui sur l’impact militaire effectif de la Résistance. Un anglais facétieux expliquait que les 150 principaux attentats commis par la résistance en France ont employé moins d’explosifs que n’en transportait un Mosquito (avion en Balsa qui pouvait transporter jusqu’à 900 kg de bombes).

On a confondu Maquis et Résistance : La réalité historique, vue par les historiens anglo-saxons de l’engagement résistant en France, c’était quelques héros peu nombreux, des tas de jeunes fuyant dès 1943 le travail forcé en Allemagne, plus un engagement tardif de populations en nombre croissant à partir du 7 juin 1944. Autant le « Maquis » constitue une réalité historique indéniable, avec des centaines de milliers de fugitifs dès l’été 1943 nourris et vêtus par les populations rurales dans un fantastique élan de solidarité, autant la Résistance sera resté un phénomène très restreint dans le temps et dans l’espace à l’exception de quelques zones bien précises (Vercors, etc.). Après-guerre, on associera le Maquis aux Groupes résistants, alors que les Maquis dans la très grande majorité des cas n’étaient pas armés.

Les communistes, en militant contre la guerre en 39/40, avaient aidé les nazis au départ : Ces mêmes historiens anglo-saxons rappellent qu’à l’entrée en guerre de la France en 1939-1940, la signature du Pacte Hitler-Staline a conduit des militants communistes à militer contre l’entrée en guerre. On a déploré en 1940 des actes de sabotage contre l’industrie de l’armement française du fait de résistants communistes. Pour ces raisons, les communistes n’étaient pas forcément légitimes en 1942 et 1943 aux yeux de la population pour incarner la défense de la patrie, même si de nombreux militants communistes ont donné leur vie dans la résistance.

Principaux Maquis Cévenols : de nombreux fugitifs se sont cependant regroupés dans les Cévennes dès 1943 pour développer des actions de guérilla. L’histoire a conservé le nom d’Aigoual-Cévennes (mars 43 – Août 44), Lasalle (mi-juillet 43 – fusion en juillet 44 avec Souleirade dans Aigoual-Cévennes), Mandagout (juillet 43 – août 44), Bir Hakeim (déc 43 – mai 44) et FTP Maquis du Serre.

En 1943, la police de Vichy avait une obsession : retrouver les réfractaires qui voulaient échapper au STO. Les groupes de résistants ont donc été obligés de se déplacer très régulièrement pour échapper aux rafles. Ces déplacements permanents (toutes les 4 à 6 semaines) ont conduit Vichy à surestimer le nombre de résistants, donc à confiner fin 1943 les forces de police dans les villes (elles n’osaient plus s’aventurer dans les maquis, persuadées que les résistants étaient partout). Dans la ville d’Alès, cependant, il y avait une garnison allemande en plus de la police de Vichy. On peut donc imaginer que les résistants étaient moins visibles dans Alès. Et que  le « refus » de payer l’impôt révolutionnaire exigé par les communistes y était plus facile. A la Grand Combe ou à Bessèges, les deux autres grandes Mines du bassin, dans des vallées étroites éloignées de la garnison d’Alès, il était certainement plus difficile aux entreprises minières de résister aux pressions des maquis.

Autre indice troublant, il y a eu un « casse » de la caisse de la Mine de Rochebelle le 6 juin 1944 (100.000 euro de l’époque), et une action de sabotage à Rochebelle le 21 juin 1944 mais pas dans les autres mines. Le seul autre attentat significatif reporté sur le bassin a eu lieu à la Grand Combe en 1943.

Mr X était résistant, lui

En discutant avec le responsable d’un lieu de mémoire des Mines dans le bassin, il m’a été répondu : « Nous ne trouvons pas trace de votre grand père mais M X (le patron d’une autre mine) a été en contact avec la résistance », je me suis intéressé à un autre volet de l’enquête : sur quels critères, certains responsables ont[-ils] sauvé leur job et pas d’autres en 1944 ? Peut-on imaginer que Laurent n’ait pas été en contact avec la résistance ?

Par ailleurs, je découvre avec surprise qu’en dépit d’un programme d’investissements importants en 1940 et 1941, suite à une augmentation de capital,  la Mine de Rochebelle a vu sa production baisser de 18% entre 1940 et 1942, malgré les injonctions de Vichy (Laurent a été convoqué chez [Pierre] Pucheu en 1942), alors que les autres mines du bassin d’Alès ont augmenté leur production sur la même période. Et alors que la Mine dirigée par ce Mr X, a augmenté sa production pour les allemands en 1942….
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§

Source I : © Mémoire et Résistance dans le Gard Droits réservés
Page Internet : MuséedelaRésistanceEnLigne.org
Date document : 2016
Lieu : France – Languedoc-Roussillon – Gard – Alès

Source II : La Justice Déshonorée 1940 – 1944 / GoogleBooks
Par : Virginie Sansico
Éditeur : Tallandier – 624 pages

Source III : www.39-45.org
Par : Prosper Vandenbroucke
Posté le : 15 Nov 2016, 17:51

Source IV : famille-david-dubois.fr
Par : Antoine David © 2017 Famille David
Posté le : 2017 ?

Articles I, II, III & IV reblogués : Mas de la Regordane / GD
Première parution : 24.12.2017
Dernière mise à jour : 04.08.2018

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Emile Aujoulat, 30 ans de mines à La Grand-Combe

LGC.12
Photo de La grand-Combe (30110) dans les années 1900 ?

[Jolie trouvaille sur Internet que cette page personnelle décrivant parfaitement et en un style simple, mais réaliste, l’ambiance des « Riches Heures des Mines de La Grand-Combe. »]

AUJOULAT des HUBACS

[1908] C’est le 29 mars 1908 à La Grand-Combe que nait Émile Auguste AUJOULAT, dernier des 3 fils ayant survécus, le benjamin de Louis Jean Pierre AUJOULAT et de Marie Lucie DOMERGUE.

[1911] Il n’a pas 3 ans, lorsqu’en 1911, meurt cette soeur ainée, Anne Marie Rosalie, qui fût, sans nul doute, une seconde maman. Mais il est bien trop jeune pour en avoir des souvenirs.

[1919] Au retour de la guerre, selon la coutume, son frère ainé Louis reprend la ferme familiale. Son cadet, Ernest qui est aussi son parrain, part travailler aux Mines. Il a peut-être 14 ans, mais il doit contribuer aux travaux de la ferme.

[1924] A la mort de sa mère, en 1924, il n’a pas 16 ans. Seul avec son père, suite au départ de l’ainé, ils tentent de reprendre cette moitié de ferme. Tâche impossible, ils se replient sur leur petit commerce, et autres travaux saisonniers, surtout l’hiver, à la …

Compagnie des Mines de La Grand-Combe :

à 15 ans, du 19 Octobre 1923 au 05 Avril 1924,
à 16 ans, du 26 Septembre 1924 au 09 Mars 1925,
à 18 ans, du 15 Novembre 1926 au 25 Avril 1927,
à 22 ans, du 01 Mars 1930 au 02 Avril 1930.

[1934] Mais sur la commune de Saint Étienne de Lugdares, il fait la rencontre de Sidonie Eva Vialle, originaire du Brouzet[-les-Alès ?], et plus jeune de 6 ans. Ils se marient dans cette commune le 07 Avril 1934. Il avait 26 ans, et elle avait 20 ans. Ils s’installent à La Grand-Combe, ou à peu près 15 mois après …

[1935] … nait Francis, le 14 Juillet 1935. Ils déménagent, du quartier [commune] des Salles du Gardon à celui de Ribes, la dernière rangée de Maison, la plus haute [rue des Églantiers].

[1937] Puis le 07 Juin 1937, c’est la naissance de Raymond, et un peu plus tard …

[1943] le 20 Juillet 1943, [la naissance] de Colette. La maison devient trop petite, et ils se déplacent, toujours à Ribes, mais dans une maison plus grande (cuisine, couloir, 3 autres pièces et toilette/douche). Enfin, le petit dernier, Michel, le 11 Décembre 1953, alors que l’ainé à déjà 18 ans.

Pour faire vivre toute cette famille, Émile travaille à la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. D’abord MANOEUVRE, ses origines fermières, sa connaissance du soin des animaux, notamment des chevaux pendant son service militaire, son respect de la personne et de la hiérarchie, lui permettent de devenir le COCHER DES INGÉNIEURS.

[1948 ?] Le dimanche, il menait en calèche à la messe, les femmes des Messieurs Godard, Guénard, Marion … En semaine, c’était leurs enfants qu’il conduisait à l’école, à coté de l’Usine à Zinc. Son fils ainé, Francis, se rappelle encore lorsqu’il pouvait grimper à l’arrière de cette calèche.

[1954 ?] Avec la motorisation, les chevaux disparaissent des Mines, et il se retrouve manoeuvre, toujours pour la Compagnie des Mines de La Grand-Combe, mais à l’usine du Parc à Charbon.

[1961]  Après ses 30 ans de service, il prend sa retraite en 1961, à 53 ans. Mais il aime le travail et Michel, son plus jeune, n’a que 8 ans. Déjà, hors journée, il travaillait chez Allain, pour livrer le charbon. Il continue, et en plus, travaille aussi à l’Usine de Biscotte, située à la cime de Ribes. Et pour se reposer, il lui reste encore ses trois jardins avec vignes (Les Hautes Faïsses de Ribes, L’Impostaire, et Le Pont des Salles) : il fait son vin et son alcool, car il a le droit de brûlage, (malheureusement non transmissible).

[1977] N’oublions pas son plus grand plaisir, ou comment lier l’utile à l’agréable : durant des années, finalement jusqu’à ce que son petit fils prenne la relève, à son tour, à 14 ans, en 1977 : les longs week-end de Pâques, Pentecôte, les saisons d’été, avec son cousin, le Père Martin, à la buvette de la Trappe de Notre Dame des Neiges. [à 71 km de La Grand-Combe]

[1981] Bon mangeur, bon vivant, il est décédé le 11 Janvier 1981, dans de grandes souffrances que la médecine de l’époque ne pouvait encore que peu soulager, sinon guérir. Seule, cette foi inébranlable qui renverse les montagnes.

Son épouse, Sidonie Eva, restera encore quelques années dans cette cité de Ribes. Puis elle se rapprochera un peu plus de La Grand-Combe, quelques temps en face de l’ancienne gare routière, route de Trescol, ensuite aux Pelouses,  finalement à la Maison de Retraite des Pins, à l’Arboux.

[2006] Le temps venant, bien qu’en pleine santé physique, son esprit s’est progressivement éloigné des réalités de ce monde, et cette mère au foyer, toujours très attentionnée pour la famille, les proches, fervente croyante, pieuse et pratiquante, jusqu’à son dernier jour, s’en est allée ce mercredi 11 Janvier 2006, soit 25 ans, jour pour jour, après son mari Émile.

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Source : aujoulat.free.fr
Par : Thierry AUJOULAT

Reblogué sur : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 20.12.2017
P.S. les années entre [ ] ont été ajoutées par nos soins.

Drame à Frugères les Mines 20 Mai 1952

[Nous publions ici un long article sur la mort de 12 mineurs dans les Houillères d’Auvergne le 20 Mai 1952. Ce récit très sobre, mais très complet, détaille les évènements, cite le nom des hommes qui ont péri et ceux qui leur ont porté témoignage. Ce serait une bonne chose qu’une narration exemplaire de ce type, soit faite, concernant tous les accidents du travail, surtout quand il y a eu mort d’homme. Des morts « au champ d’honneur du travail », comme ceux qui sont morts pour la France, au champ d’honneur des combats. Le rédacteur de ce texte a su prendre de la hauteur et parler aussi des autres morts dont ceux de La Grand-Combe qu’il cite plusieurs fois et notamment pour signaler que ce même mois de Mai 1952, deux mineurs grand-combiens avaient, eux aussi, trouvé la mort.]

Les mines du Grosménil : Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Il y a maintenant 64 ans que cette catastrophe est survenue le 20 Mai 1952. Voici quelques photos du site de Grosménil à Frugères les mines certaines photos pour certains seront inédites car provenant de collection privée. Cette mine était très active et employée beaucoup de mineurs jusqu’à ce 20 Mai 1952 ou 12 mineurs y laissèrent la vie. En fin de cet article vous aurez le récit complet de cette triste catastrophe relaté par Raymond Caremier.

L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Douze victimes qui laissent une trentaine d’orphelins, tel est le bilan de cette catastrophe qui endeuille toute la population laborieuse de cette partie de la Haute-Loire. Récit de ces tristes journées qui tétanisent le peuple dans toute la lourdeur du silence, de l’injustice et de l’incompréhension.

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre, le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

Tout en fin d’article Vous aurez [le récit poignant, les témoignages et des] photos d’époque de la catastrophe. Celles-ci ne sont pas très nettes, car ce sont des coupures de journaux de l’époque.
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

FRUGÈRES LES MINES
LA CATASTROPHE DU PUITS DU PARC LE 20 MAI 1952

Pour ne pas oublier, le « Challenge du souvenir » …

Chaque année, à la date anniversaire de la catastrophe, et pendant plusieurs décennies,
le club de football local a organisé un tournoi de sixte dont l’équipe victorieuse recevait le « Challenge du souvenir ».
Remis en jeu chaque année, le trophée et toutes les valeurs qu’il représentait valaient au Bassin Minier un engouement et une ferveur empruntés de solidarité et de respect.

1 – L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

En ce matin de printemps du 20 mai 1952, les équipes du puits du Parc sont descendues aux différents étages d’exploitation de la mine. Une équipe composée de 20 mineurs sous les ordres du chef de poste Fernand Borel est chargée d’exécuter des travaux préparatoires à l’exploitation de nouvelles couches de charbon à l’étage 620..

Ils empruntent tout d’abord une cage qui les conduits à l’étage 515, puis par une seconde cage ne pouvant contenir que cinq personnes et actionnée par un treuil à air comprimé, ils descendent ainsi 100 mètres plus bas, à l’étage 620.

Quatorze d’entre eux restent à la base du puits pour effectuer des travaux de maçonnerie, de forge et d’autres occupés à creuser une galerie destinée au retour des berlines du futur engagement.

Le chef de poste accompagné de cinq autres mineurs se rendent sur le chantier qui commence à 600 mètres de la base du puits. Deux d’entre eux se portent au front de taille , tandis que trois autres continuent un chantier de percement d’un plan incliné montant vers l’étage 571 où se trouve une galerie minière en préparation.

Ce plan incliné de 45° dans le rocher d’une section de 3,5 mètres par 2,70 mètres est divisé en deux parties ; une pour revoir le déblai, une seconde beaucoup plus étroite, équipée d’échelles, réservée au passage des personnels.

Les travaux de ce plan avaient avancé précédemment d’une quarantaine de mètres et il ne restait plus qu’une vingtaine de mètres pour atteindre la fameuse galerie de l’étage 571.

Le travail s’effectue de façon normale sauf vers le chantier du plan incliné. Vers les 11 heures, le chef mineur Nicoud en visite à l’étage rencontre son beau-frère Fernand Borel et les deux hommes observent qu’à son extrémité « que le chantier travaille ».

Une série d’éboulements continus de faible importance empêche André Blanquet et Léon Delort de se porter en tête du chantier. Le chef de poste Fernand Borel leur donne pour consigne de dégager la base au fur et à mesure des éboulis et de charger blocs et débris dans les bennes.

Pendant cette phase de travaux, un des trois mineurs abandonne ses collègues pour se rendre dans la grande galerie.

Vers midi, Fernand Borel se rend vers les deux hommes, André Blanquet, rescapé de la catastrophe raconte :
« Mon camarade m’a demandé l’heure, et je lui répondis qu’il était environ midi. A cet instant précis le chef de poste se recula d’un bond, l’air horrifié et s’écria « sauvez-vous les gars » ». Il avait certainement vu arriver la masse de rocher ; nous-mêmes sentions à cet instant un souffle bizarre, mais pas encore d’une grande puissance ; nous nous trouvions dans la poussière, notre lampe se distinguait seulement par un point rouge. »

Léon Delort et André Blanquet obéissent immédiatement en se faufilant entre les bennes et cherchent à gagner l’extrémité de la galerie et le puits ou tout au moins une partie de la galerie fortement aéré par un ventilateur.

Une seconde explosion se produit suivie d’un puissant souffle qui projette à terre André Blanquet. Un épais nuage de poussière s’engage à grande vitesse dans la galerie rectiligne. L’odeur aigrelette du gaz carbonique, le grisou, suit son chemin. Les hommes ne s’aperçoivent plus.

Cette seconde explosion a mis hors d’usage le ventilateur et a endommagé les compresseurs à air nécessaires à la manœuvre de la petite cage d’accès existante.

Six mineurs pourront, non sans difficulté, y accéder tandis que deux autres se sont placés sur le toit de l’engin. La mise en service de compresseurs supplémentaires va les hisser jusqu’à l’étage 515 .

Pris en charge par les mineurs de cet étage, Louis Joanny de Sainte-Florine André Dantal , Pierre Charbonnel et René Badon de Lempdes, Paul Gauthier et André Blanquet de Frugères-Les-Mines, Paul Brumerelle et Pierre Bardy de Vergongheon sont conduits au jour. Ils vont être les seuls rescapés !

Le machiniste s’empresse de renvoyer la cage vers le bas, hélas , son arrivée n’est suivie d’aucune sonnerie, d’aucun signal.

La nappe de gaz nocifs avait fait son œuvre de mort.

L’alerte a été donnée au jour. Comme une trainée de poudre, la funeste nouvelle se répand dans toutes les communes du bassin.

En moins d’une heure, une foule muette et anxieuse se presse autour du puits tragique.

Des épouses, des mères, des mineurs ignorent si l’un des leurs se trouve parmi les victimes …

2 – LA POPULATION RÉUNIE SUR LE CARREAU DE LA MINE
Sur le carreau de la mine, la population attend anxieusement, la gorge serrée, les premières remontées, on se remémore que trois mineurs en 1929 et cinq mineurs le 10 avril 1942 avaient été les malheureuses victimes d’un semblable dégagement instantané de gaz carbonique.

Ici, en moins d’une heure le gaz est parvenu à l’étage 515.

La présence de l’importante nappe de gaz interdit le travail de l’équipe de sauvetage. Sous la direction des ingénieurs MM. Collange et Michel et de M. Nicoud chef mineur, les équipes de secours, munies d’appareils respiratoires descendant à l’étage tragique, tandis que des mesures d’aération et de ventilation sont prises.

Il faut attendre deux longues heures, incroyablement longues, avant que l’équipe puisse descendre sans risque.

Parvenus au fond, ils découvrent près de la cage les corps des mineurs Raphaël Licois, Albert Bouche, Robert Mallet, Constantion Chiado-Fioro, Alexandre Sahunet et Albert Flory. .

Au fond de la fouille du puits, les malheureux De Noni et Fuzet vraisemblablement trompés par l’obscurité et suffoqués par les gaz apparaissent dans le halo des lampes. Le cadavre du chef de poste Borel est découvert aux abords du lieu où le dégagement s’est produit. René Bernard et Jean Knorst sont trouvés sur le lieu même de leur travail.

La mort a fait son œuvre. Avec acharnement les corps sont remontés un à un vers la surface.

Entre 14h30 et 15heures sont remontés les corps d’Albert Bouche, Constantino Chiado-Fioro, Albert Flory, Alexandre Sahunet et Raphaël Licois. A cette triste liste s’ajoute la dépouille de Robert Malet, forgeron, qui intervenait exceptionnellement au fond de la mine.

Un profond silence étreint la foule. Les hommes se décoiffent, les femmes sanglotent !.

Derrière les porteurs de civière qui transportent les corps à la salle de déshabillage, un bien triste cortège se forme, celui des parents qui pleurent un être cher.

De temps à autre, la foule qui se trouve devant la porte d’entrée laisse passer une femme, un frère, un mère , qui va rendre une funèbre visite à l’un des disparus.

A 17h30 le corps du chef Borel est arraché à la terre.

Une heure plus tard les sauveteurs ramènent les corps de Raymond Fuzet  et de Jean Knorst .
Vers 19 heures les victimes Léon Delort et Bruno de Noni rejoignent leurs camarades. Dix minutes plus tard, la dernière dépouille est sortie du fatal puits, c’est celle de René Bernard.

Une chambre mortuaire est installée en fin de soirée à proximité de la chambre de déshabillage où sont transportés les corps des victimes, les mineurs à tour de rôle vont veiller toute la nuit sur leurs camarades.

Vers les 19h 30, Monseigneur Chappe , Evêque du Puy arrive au puits du Parc et s’incline devant les victimes et s’entretient longuement avec les familles éprouvées.

Pendant des heures, la foule demeure aux alentours comme si elle ne veut pas s’arracher à la douleur et hésitant à laisser ceux qui, hier encore, étaient au milieu d’eux.

Puis, petit à petit, les groupes se disloquent. Chacun repart chez soi, tristement.

3 – LE VIBRANT HOMMAGE AUX VICTIMES

Jeudi 22 mai 1952, jour de l’Ascension, est un jour de deuil pour l’ensemble de la population du bassin minier. Dans les rues de Frugères-Les-Mines, les visages sont graves.

Dès les premières heures de la matinée , en vélo, en moto, en voiture et même en autocar des milliers de personnes convergent vers le carreau du puits du Parc où doit être célébrée la cérémonie officielle , la foule des anonymes vient apporter un dernier salut aux douze mineurs tombés au champ d’honneur du travail.

Bien avant la cérémonie, sur le carreau de la mine et sur les flancs de la colline la foule s’entasse dans un impressionnant silence.

Un à un, les cercueils de chêne clair sont posés près de la salle des machines. Dix cercueils sont ainsi alignés sous des monceaux de fleurs et de gerbes. Deux autres cercueils, à la demande des familles seront amenés à la fin de la cérémonie religieuse.

Tandis que la foule ne cesse d’arriver, avant que ne commence le service funèbre, les mineurs en bleu de travail, lampe accrochée à leurs vêtements montent une garde d’honneur autour des cercueils.

A leurs côtés, des gendarmes arme au pied, la Lyre des Mineurs de Sainte-Florine, les Sapeurs-Pompiers de Vergongheon, Sainte-Florine et Arvant placés sous la direction des Lieutenants Bouquet, Labaume et Gaubens.

Devant cette haie d’honneur, sont rangés les drapeaux des différents syndicats de Mineurs du Bassin d’Auvergne, des associations d’Anciens Combattants et de Prisonniers de Guerre, de l’Amicale « Rhin et Danube », de l’Amicale des Anciens du Maquis de la 33e Compagnie et de l’Amicale du groupe de résistance d’Arvant.

Au centre du catafalque, parmi les innombrables gerbes et couronnes, on remarque celle des Charbonnages de France, de la Ville de Clermont, du Consulat d’Italie à Lyon, des différents syndicats du personnel de la S.C.A.L , des établissements Ducellier et Conchon-Quinette , des Fédérations et des syndicats C.G.T, C.G.T-F.O et C.F.T.C, des Cheminots de Clermont, des Mutilés et Invalides du Travail.

Sur l’autel dressé devant la rangée de cercueils ont été placées les dix lampes que les mineurs tenaient à leur main au moment de leur mort.

La messe est célébrée par l’abbé Mallet curé de Sainte-Florine. Tout au long de l’office, la chorale composée des choristes des paroisses de Lempdes, Vergongheon, Sainte-Florine et Frugères accompagne la liturgie.

Dans une poignante tristesse « Le Chant des Adieux » retentit, tandis que le Chanoine Reynaud, Archiprêtre de Brioude , assure au nom de l’Eglise toute sa sympathie envers les familles de victimes.

La Lyre des Mineurs de Sainte Florine entonne une marche funèbre.

Après la cérémonie religieuse, l’autel est enlevé et les dépouilles mortelles des deux mineurs pour lesquels la famille avait demandé des obsèques civiles sont portées aux côtés des autres cercueils.

Dans un émouvant silence, sont lus les télégrammes reçus de La Sarre, du Bassin d’Aquitaine, des Charbonnages de France et de nombreux bassins miniers et les messages de sympathie venus de la France entière.

Commencent alors les éloges funèbres prononcés par les représentants des Houillères, par les représentants du personnel, par M. Jean Pomel Conseiller Général du canton d’Auzon et M. Carcassès Préfet de La Haute-Loire, porteur du message du Président de La République .

M. Millot, Président du conseil d’Administration du Bassin d’Auvergne : « Le deuil qui nous frappe, dit-il, est si lourd, si cruel que les mots apparaissent bien ternes et bien usés et pourtant comment nous taire ».

Après avoir présenté au nom des Houillères du Bassin d’Auvergne ses condoléances aux familles des victimes, il rend hommage au dévouement inlassable des sauveteurs et termine très ému son allocution « Je vous adresse mineurs de Grosménil morts à la tâche, un suprême et dernier adieu ».

Au nom du syndicat des mineurs C.G.T, la voix étranglée par les sanglots, M. Loubert adresse un dernier message aux victimes : « Adieu camarades nous ne vous oublierons pas et nous aiderons de notre mieux les êtres chers que laissez sur terre ».

M. Louis Travers, Secrétaire local de la C.F.T.C prend la parole : « Le nom de Frugères, dit-il, restera gravé en lettres de sang dans notre bassin minier, nous demeurerons fidèles à nos morts qui ont consenti un sacrifice d’une sublime grandeur. Ils étaient nos frères de travail, ils étaient d’une grande famille « la famille des travailleurs ».
« Inclinons nous ! Saluons bien bas ces victimes tombées au champ d’honneur du Travail, compatissons à la douleur de ceux qu’ils ont laissés : leurs femmes, les orphelins, leurs vieux parents. Comme pour nous donner une leçon de fraternité, le destin a voulu dans sa cruauté, rassembler des hommes de tous âges, de communes différentes aussi, d’idéal différent également. »
« C’est bien dans ces sentiments là , poursuit-il, que la classe ouvrière de chez nous communie en ce jour de deuil, c’est bien dans ces sentiments que de tous les coins de France sont parvenus à l’adresse des familles si rudement frappées et à l’adresse de la corporation toute entière les témoignages de sympathie et de véritable affection. »
Sur un ton poignant de sincérité, il termine par : « Au revoir camarades, ce n’est qu’un au revoir frères ! »

Alors que M. Jean Edouard au nom de la Fédération des mineurs Force Ouvrière présente ses vives condoléances aux familles, c’est au tour de M. Archaud d’apporter le salut de la Fédération des Mutilés et Invalides du Travail.

Amputé des deux jambes à la suite d’un accident du travail survenu en 1913 en gare de Clermont-Ferrand, Jules Archaud s’avance aidé de deux mineurs : « Les travailleurs du sous-sol viennent une fois de plus d’être éprouvés, ce qui leur arrive plus souvent qu’à leur tour. Aussi est-ce étreint par l’angoisse que je m’incline devant les dépouilles de ces victimes et devant la douleur des familles que je m’incline devant ces douze héros du travail. »

Madame Simone Troigros responsable fédérale de la C.F.T.C s’adresse à la foule en ces termes : « Le travail qui doit faire vive les hommes a été pour vos mineurs ce qui a détruit votre vie. Votre présence par la pensée nous incitera à lutter pour que soient conjurés au vingtième siècle les éléments qui vous ont vaincus ».

Au nom des travailleurs nord-africains, M. Belaoues, en des termes d’une simplicité touchante tient à s’associer à la douleur des familles des victimes et à les assurer de sa vive sympathie.

M. Jean Pomel, maire de Vergongheon, Conseiller Général d’Auzon très ému s’écrie « Au moment où la terre va recouvrir les corps des douze victimes, comment exhaler notre douleur ? » « Loin de nous la pensée d’accuser quiconque de cette terrible catastrophe, cette destinée, cette mort aveugle qui fauche même les meilleurs, sans distinction et sans raison, ne menace-t-elle pas tous les travailleurs du sous-sol ? Y-a-t-il une profession plus noble mais aussi plus meurtrière ? »

C’est au tour de M. Carcassès de prendre la parole qui délivre le message du Président de La République M. Vincent Auriol : « « Douloureusement ému par la catastrophe minière de Frugères, je vous prie au nom du Gouvernement de la République et en mon nom personnel, de transmettre aux familles des victimes l’expression de ma profonde et affectueuse sympathie. Je tiens à leur donner l’assurance que, dans l’épreuve si cruelle qui les frappe, elles peuvent compter sur la solidarité de la Nation. »

La cérémonie s’achève par le discours du représentant de l’Etat, les cortèges se forment ..

Dans leur cercueil, les mineurs, un à un, quittent pour la dernière fois le puits du Parc.

4 – TOUT LE BASSIN MINIER EN DEUIL

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

  • La cérémonie terminée, à Frugères-Les-Mines le long cortège se forme derrières les corbillards d’Albert Bouche et Léon Delort tandis que les cercueils des autres mineurs sont acheminés par ambulance vers leur commune respective. En tête du cortège, « La Lyre des Mineurs », puis viennent les drapeaux des Anciens Combattants de 1914-1918, des A.C.P.G, de l’Amicale « Rhin et Danube », des anciens F.F.I. Les enfants des écoles portant des bouquets précèdent les corbillards dont les cordons sont tenus par des mineurs en tenue de travail. Le lent défilé se dirige vers le cimetière communal. Au nom de la population, M. Dorel Maire de Frugères adresse un dernier adieu aux disparus.
  • Le matin à Sainte-Florine, on inhume le corps de Raymond Fuzet .Un de ses anciens camarades rend un dernier hommage en présence de M. Migeon Sous-préfet de Brioude et de M. Barbier maire de la localité. Les mêmes personnalités sont présentes aux obsèques d’Alexandre Sahunet. Après l’ absoute donnée par l’ abbé Mallet, un cortège groupant « La Lyre des Mineurs », les enfants des écoles, les pompiers, les associations de Sainte-Florine et toute la population accompagnent le mineur à sa dernière demeure.
  • La dépouille de Bruno de Noni a été déposée dans l’église de Brassac-Les-Mines. A 14h30 toute la population de la localité s’est assemblée pour l’office religieux célébré par le Chanoine Ferrandon. Un long cortège comprenant de nombreuses personnalités parmi lesquelles M. Duché Sous-préfet d’Issoire, M. Dassaud Sénateur, MM. Laroussinie, maire de Brassac, M. Coiffier maire-adjoint et tout le Conseil Municipal suit le char funéraire.
  • A Lempdes, après l’absoute donnée par le Chanoine Anglade , en présence d’une nombreuse assistance et M. Carcassés Préfet , sont inhumés René Bernard, Fernand Borel et Robert Mallet après le discours d’adieu prononcé par M. Combes , maire de la localité.
  • C’est à Bournoncle-Saint-Pierre qu’est inhumé Raphaël Licois où l’absoute est donnée par le Curé Chazelet et en présence de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture et de Gabriel Alezais maire de la commune.
  • A Vergongheon l’inhumation de Constantino Chiado-Fioro précède celles d’Albert Flory et de Jean Knorst . L’absoute est donnée par l’abbé Martin en présence de M. Badault, Chef de Cabinet du Préfet et de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture tandis que M. Jean Pomel prononce l’éloge funèbre.

LES DOUZE VICTIMES

A la mairie de Frugères, c’est Gabriel Chalchat, Chef de Service aux Houillères d’Auvergne qui a la triste et pénible tâche de procéder aux formalités administratives. Sur le registre d’état-civil, chacun des 12 actes de décès est libellé ainsi : « Le vingt mai mil neuf cent cinquante deux, douze heures trente, est décédé accidentellement au puits du Parc … »

  • Fernand Borel (38 ans) né à Aigueperse (Puy de Dôme) le 26 mars 1914, Chef de Poste embauché le 13 octobre 1938 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire) , fils de Florent Borel et d’ Adélaïde Roussel , marié un enfant,inhumé à Lempdes.
  • René Bernard (34 ans), né à Ardes sur Couze (Puy de Dôme) le 28 juillet 1917, ouvrier mineur embauché le 3 septembre 1945 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire), fils de Bernard Laurent Bernard et de Marguerite Lapirot, marié 2 enfants,inhumé à Lempdes.
  • Albert Henri Bouche (39 ans), né à Frugères Les Mines le 1er août 1912, , ouvrier mineur embauché le 15 octobre 1934, domicilié à Frugères Les Mines, fils de Antoine Bouche retraité mineur et de Marguerite Orlhac, marié 3 anfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Bruno Guiseppe de Noni (36 ans) , né le 31 octobre 1915 à Revine-Lago (Région de Vénétie – Italie), ouvrier mineur embauché le 9 octobre 1947 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Luigi Angelo de Noni et d’Elivira Magagni domiciliés à Brassac Les Mines (Puy de Dôme), marié 3 enfants,inhumé à Brassac Les Mines.
  • Léon Auguste Delort (37 ans), né le 4 novembre 1914 à Tanavelle (Cantal), ouvrier mineur embauché le 18 décembre 1945 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Jean Baptiste Delort cultivateur à Tanavelle et de Marie Réal, marié 3 enfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Constantino Piétro Chiado-Fioro (50 ans) né le 27 août 1901 à Ruéglio (Région du Piémont – Italie), ,ouvrier mineur embauché le 18 septembre 1939 , domicilié à Vergongheon, fils de Guisseppe Chiado-Fioro et de Maria Carrosso, marié un enfant, inhumé à Vergongheon.
  • Albert Marius Flory (42 ans) né le 20 juillet 1909 à Vergongheon domicilié au même lieu , ouvrier mineur embauché le 30 octobre 1933 , fils d’Alfred Pierre Flory et de Marie Alphonsine Pougheon, marié 2 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raymond Fuzet (26 ans), né le 7 octobre 1925 à Vergongheon, ouvrier mineur embauché le 2 mai 1945 , domicilié à sainte-Florine, fils d’André Marcel Fuzet et de Marthe Pauline Sabatier, marié 2 enfants, inhumé à sainte Florine.
  • Jean Adam Knorst (34 ans), né le 31 août 1917 à Teting sur Nied (Moselle), ouvrier mineur embauché le 17 mars 1947, domicilié à Vergongheon, fils d’Adam Knorst cultivateur à Teting et de Marguerite Morsch, marié 8 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raphël Daniel Licois (33 ans) né le 26 septembre 1918 à Tours (Indre et Loire), ouvrier mineur embauché le 24 mai 1931, domicilié à Bournoncle Saint Pierre, fils de Raphaël Alfred Licois et de Adrienne Branchu, marié 4 anfants,inhumé à Bournoncle Saint Pierre.
  • Robert Mallet (31 ans) né le 16 août 1920 à Lempdes (Haute-Loire) et y demeurant , ouvrier forgeron embauché le 8 novembre 1941, fils de Mathieu Mallet et de Marie Vedel, marié un enfant, inhumé à Lempdes.
  • Alexandre Sahunet (42 ans) né le 18 mars 1910 à Sainte-Florine, ouvrier mineur embauché le 19 novembre 1943 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de François Sahunet et d’Urilie Vincenta Maria Pilar, marié 4 enfants, inhumé à Sainte Florine.

Témoignages

Louis Vigier Le matin méme , nous y étions tous les enfants des écoles sur le talus à attendre !! je me souviens, j’avais 7 ans ! C’est la première fois que je voyais des mineurs sortir de la cage entièrement nus et noirs pour se diriger vers la chambre chaude pour la douche !! quelque fois j’en cauchemarde encore !!et pourtant je suis devenu moi-même mineur de fond à Bayard quelques années plus tard ; et durant 7 années !!! Cordialement !!

Marie Ange Oleon j’ai mon oncle qui est un des rescapés de la catastrophe du 20 mai 1952. je suis la nièce d’André Blanquet.

Cary Kris Mon oncle et l’un des seul rescapés de ce drame!!! Oui je suis la petite niece de trottinette, la petite fille de son frere Alfred dit Frazy.

Les réactions après la catastrophe de 1952

CGT, extrait de Le Travailleur du sous-sol, mai-juin 1952.

«ASSEZ DE MASSACRES AU FOND DES PUITS !

Mineurs, luttez pour assurer votre sécurité

Encore une. Après Courrières et Vuillemin (Moselle) en 1948, Liévin en 1949, Saint-Éloi-les-Mines en 1950, Bruay en 1951, une catastrophe s’est produite au puits du Gros-Mesnil  (Haute-Loire) le 20 mai. 12 mineurs ont péri laissant 12 veuves et 36 orphelins.

Chaque jour, le sang coule dans nos bassins miniers.

Du 1er janvier 1952 au 25 mai on compte :

56 tués dans le Nord-Pas-de-Calais.
20 tués dans les mines de fer de l’Est.
5 tués dans les mines de la Loire.

Depuis le 1er avril jusqu’au 25 mai, il y a eu 10 tués dans le Gard et l’Hérault.

Il faut noter en plus les accidents dans les autres bassins et peites mines, ainsi que les centaines de blessés graves. Il s’agit en fait d’un véritable massacre au fond des puits.

Les responsabilités

Que l’on ne vienne surtout pas invoquer la fatalité. Ce qui tue les mineurs, c’est la politique de charbon au plus bas prix.

La catastrophe du puits Gros-Mesnil eût pu être évitée.

Dans un manifeste, notre syndicat de la Haute-Loire démontre l’entière responsabilité des Houillères et de l’État-patron et du service des mines.

1° La mise en chantier du plan à chariot n°3, où s’est produit le dégagement instantané n’aurait pas dû être effectuée à proximité d’une zone dangereuse connue par l’exploitant par les divers dégagements survenus antérieurement au niveau supérieur, et y compris au niveau 620 où eut lieu un dégagement à environ 6 mètres du lieu de la mise en chantier du plan ;

2° La mise en chantier du plan à chariot n°3 a été effectuée en montant, malgré la connaissance dangereuse de son emplacement, alors que le réglement des mines à dégagement instantanné prévoit que les travaux doivent être conduits de manière à réaliser le desserrage progressif des terrains. Tenant compte de ces dispositions, les travaux auraient dûs être entrepris en descendant, comme d’ailleurs ils le furent constamment dans ce puits du Parc ;

3° Comment se fait-il que lors du changement  des terrains du front de taille du plan à chariot n°3, des sondages n’ont pas été effectués afin de reconnaître la qualité des terrains suspects de dégagements instantannés ? Vu cet état de fait, pourquoi des mesures de précautions n’ont-elle pas été prises en rapport avec la connaissance de cette zone dangereuse ?

4° De plus, les tirs réglementaires ne furent pas effectués la veille ni au front de taille de l’avancement qui est dans des terrains de schistes charbonneux, ni au plan à chariot n°3. Les derniers tirs de l’avancement ayant été effectués le 12 ou 13 mai, celui du plan à chariot n°3 le 17 mai ;

5° Les sorties de secours du personnel étaient négligées, en particulier le puits intérieur du niveau 620 à 515 muni d’une seule cage sans contrepoids (rat) et démuni d’échelles, ce qui aurait permis, malgré le manque de pression au moment du dégagement de remonter les ouvriers parvenus à la recette 620 ;

6° De plus, les travaux de l’avancement ne devaient pas s’effectuer aux mêmes postes ni en même temps que les travaux du plan à chariot n°3, ce qui est contraire au réglement ;

7° L’ingénieur du puits avait, paraît-il, demandé de faire un bure (puits intérieur) au lieu d’un plan à chariot ; un refus lui fut signifié par la direction des houillères du bassin d’Auvergne avec ordre de faire le plan à chariot en montant ;

8° L’ingénieur du service des mines aurait déclaré, lors de son enquête, qu’il préférait être dans sa peau que dans celle des ingénieurs, que le plan à chariot n’aurait pas dû être fait à cet endroit ;

Comment se fait-il que des dispositions n’aient pas été prises avant, le service des mines étant bien au courant de tous les travaux effectués au puits du Parc :

La Commission d’enquête réclamée par le syndicat des mineurs s’impose d’urgence, afin que toutes les responsabilités soient établies et que soient châtiés les coupables.

Le lendemain de la catastrophe, en signe de protestation et pour exiger plus de sécurité, tous les mineurs et les ouvriers des usines du bassin de la Haute-Loire débrayèrent 24 heures.

Par milliers, ils se retrouvèrent le lendemain lors de la cérémonie officielle.

Là, nos camarades Kléber Loubert, secrétaire de la Fédération régionale du centre et Victorin Duguet, secrétaire général de la Fédération du Sous-Sol qui représentait notre Fédération avec Achille Blondeau, secrétaire fédéral, firent le procès des responsables de la catastrophe.

Dans un discours émouvant qui fit venir les larmes aux yeux de l’assistance, Loubert retraça la terrible tragédie.

«Nous n’avons pas le droit, conclut-il, de discuter de la fatalité quand les mineurs se dressent contre l’abandon des règles de sécurité, quand on leur vole leurs délégués. Nous exigeons qu’une commission d’enquête soit constituée avec la participation des ouvriers.»

Un réquisitoire

Prenant ensuite la parole, Victorin Duguet [du Martinet, près de La Grand-Combe] rend aux victimes de l’État-Patron un dernier hommage au nom de tous les mineurs de France. Il situe ensuite les responsabilités et dresse un véritable réquisitoire.

«Ce qui tue les mineurs, déclare Victorin Duguet, ce qui provoque les catastrophes, ce sont les méthodes d’exploitation, les cadences infernales de travail, la négligence trop souvent, et même l’abandon total des mesures de sécurité, l’insuffisance ou la mauvaise qualité du matériel et des installations, l’insuffisance des pouvoirs des délégués mineurs, le non-respect de leurs rapports, une loi de voleurs qui empêche les travailleurs de la mine de se donner les délégués mineurs de leur choix.

Ce qui tue les mineurs et provoque la catastrophe, c’est le refus d’appliquer leur statut et son article 12, c’est cette course au charbon au plus bas prix pour les besoins de la politique de guerre qui fait que les mineurs soit brimés, bafoués, qui veut que les prix de tâche soient constamment abaissés, qui fait que les réclamations et les avis des mineurs et de leurs syndicats sont systématiquement repoussés.

Voilà ce qui tue les mineurs, voilà ce qui provoque les catastrophes.

Voilà ce qui jette le deuil, la misère, la désolation dans nos foyers, voilà ce qui fait qu’aujourd’hui nous pleurons douze des nôtres, ici, tandis qu’à la Grand-Combe, nos frères pleurent aussi deux des leurs, tués eux-aussi par le gaz carbonique.

C’est cela qui tue les mineurs et de cela il y a des responsables.

Oui, c’est vous messieurs les ministres, qui êtes responsables des malheurs qui frappent notre corporation, par votre politique de rendement au plus bas prix, innovée par le socialiste de droite Lacoste et ses néfastes décrets, et continuée par le républicain populaire Louvel, ministre du pétainiste Pinay.

Oui, c’est vous, monsieur le directeur, messieurs les ingénieurs, qui portez une lourde part de responsabilité, lorsque vous appliquez servilement les consignes d’une pareille poplitique de malheur et votre responsabilité est d’autant plus engagée que vous connaissez les souffrances et les misères de notre corporation, comme vous connaissez le danger et la dureté du métier de mineur.

N’est-ce pas une honte que parmi les victimes que nous pleurons aujourd’hui, l’une d’elles a dû, la quinzaine dernière, se présenter quatre fois au bureau pour réclamer son dû ?

N’est-ce pas une honte que ces hommes aient eu leur salaire diminué de près de 200 francs par jour depuis le premier mai ?»

Et répondant aux discours hypocrites que ceux qui parlent de respect des morts, Duguet indique :

«Le meilleur moyen de respecter des morts, c’est de de dénoncer les responsables de leur mort et de lutter tous ensemble pour que pareille tragédie ne se renouvelle pas.»

La CFTC au secours de la direction

Auparavant, un employé des Houillères, dénommé Travers, avait pris la parole au nom de la CFTC. Son discours avait vraisemblablement été préparé dans les bureaux de la direction.

Il parla de la fraternité qui unit le directeur des Houillères et les ouvriers. Il s’indigna que la CGT dénonce les responsables de la catastrophe, couvrant ainsi la politique d’insécurité dans les mines pratiquée par les Houillères.

Il fut naturellement félicité le lendemain par le Figaro nazi et le journal fasciste l’Aurore.

L’engagement national

Le préfet, lui, prit la parole après notre camarade Duguet. Parlant au non du gouvernement, il tenta de défendre l’État-Patron, prostestant contre les accusations formulées par Loubert et Duguet.

Comme s’il suffisait de venir verser des larmes de crocodiles sur les cercueils de ceux que la politique de charbon au plus bas prix a assassiné.

Le préfet a pris l’engagement national d’assistance et de réparations envers les victimes. A l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’a encore été fait par le gouvernement. Qu’attend-il pour faire voter le projet de loi du groupe communiste demandant 10 millions pour les victimes ?

Pour en finir avec les massacres

C’en est assez de victimes. Il faut en finir avec la politique du charbon au plus bas prix qui tue au fond des puits. Il faut en finir avec les cadences infernales à la mode américaine. (C’est aux USA qu’il y a le plus de tués dans les mines). Il faut accorder de meilleurs salaires et prix de tâche. Il faut que toutes les règles de sécurité soient observées. Le projet de loi communiste sur l’extension des pouvoirs des délégués-mineurs doit être voté de suite [le PCF demandait que le délégué puisse arrêter les travaux dangereux, voir l’annexe : «Les délégués mineurs»]. En outre, les mineurs doivent avoir le délégué de leur choix. C’est un mal-élu avec 25 % des voix qui fonctionne au puits Gros-Mesnil. Depuis quatre jours il n’était pas descendu à ce puits. Lors de sa dernière descente, il n’a même pas signalé l’existence du gaz. Et pourtant, tous les ouvriers savaient que l’on approchait d’une poche de gaz.

Nous l’avons déjà dit et nous le répétons, un délégué élu avec une minorité de voix, qui n’a pas la confizance des ouvriers, n’a pas d’autorité. De ce fait, il ne peut pas défendre convenablement la sécurité et la vie des ouvriers.

Assez d’assassinats. Mineurs et similaires, refusez de travailler dans des conditions d’insécurité. Refusez de travailler pour de bas prix à la tâche. Ripostez avec force quand on vous inflige une brimade, quand il y a un tué ou un blessé grave dans votre puits. Exigez plus de pouvoirs aux délégués-mineurs qui doivent être élus par la majorité d’entre vous. Luttez dans l’union pour plus de sécurité, pour préserver votre vie.

La Fédération du Sous-Sol.

Extrait du « Figaro », 23 mai 1952

«C’est alors que deux représentants de la CGT prirent la parole. Ce fut pour se livrer à une manifestation communiste, manifestation d’autant plus indécente qu’elle se déroulait devant des cercueils.

M. Léon Travers, secrétaire local de la CFTC, sut donner ensuite aux deux syndicalistes extrémistes la leçon d’élémentaire  correction qu’ils méritaient.

– Pourquoi faut-il, déclara-èt-il avec émotion, que la douleur des familles soit troublée par des dissensions savamment entrenues ?»

Extrait de « L’Aurore », 23 mai 1952

«Les émouvantes obsèques des douze victimes de la catastrophe de Frugères ont été troublées par d’indécents discours communistes.

[…] Après quoi, M. Kloubert Loubert, secrétaire de la Fédération CGT des mineurs du Centre, avec un manque de délicatesse qui fut sévèrement apprécié par les mineurs, profita de son tour de parole pour prononcer un discours de propagande politique. Cette exploitation indécente du deuil qui frappe douze familles de travailleurs créa un dur malaise parmi les assistants de cette cérémonie qui, jusqu’alors, avaient communié dans la même émotion et dans le même deuil.

M. Louis Travers, secrétaire local de la CFTC, parlant ensuite, déplora que des paroles de discorde aient été prononcées en de pareilles circonstances.

Mais quand vint le tour du secrétaire national de la Fédération  des syndicats du sous-sol, M. Victorien Duguet, celui-ci n’hésita pas pourtant à renouveler les accusations indécentes portées par M. Loubert et à rejeter les responsabilités de la catastrophe sur le gouvernement.

Enfin, M. Carcasses, préfet de la Haute-Loire, représentant le gouvernement, s’élève fermement contre la polémique déplacée que venaient de soulever certains orateurs au seuil du cimetière.»

CGT-FO, extrait de Le Réveil des Mineurs, n°25, Mai 1952

La Corporation Minière en deuil

À la trop longue liste des victimes, que dans tous les pays du monde et à travers tous les âges, elle a déjà dressée, la mine homicide vient encore d’ajouter des noms. En quelques jours, seize hommes, descendus le matin pleins de vigueur et de santé, ont trouvé une mort atroce dans les profondes galeries.

Ils sont tombés : 12 à Frugères-les-Mines, 2 à La Grand-Combe, un à Bruay et un autre à Loos-en-Gohelle, en moins d’une semaine. Sachant bien qu’ils risquaient leur vie chaque fois qu’ils mettaient pieds dans la cage de descente, ils l’ont courageusement  sacrifiée pour que d’autres hommes puissent vivre du produit de leur travail.

Un drame horrible vient de se consommer à Frugères-les-Mines ; conscients de ce qui les attendait, 12 mineurs se sont héroïquement effacés pour donner la vie sauve aux 8 plus jeunes d’entre eux. Comprendra-t-on jamais ce qu’il y avait de noble dans les paroles de ces braves gens qui disaient, à leurs cadets, «partez et renvoyez la cage vite, bien vite». Ils savaient cependant qu’elle reviendrait trop tard. Courageusement, ceux qui restaient ont prononcé ces paroles d’espoir ; «renvoyez la cage bien vite» pour que ceux qui partaient n’aient pas trop de regrets d’avoir été choisis pour survivre.

Encore une fois la corporation minière est en deuil. En fait, elle l’est toujours, car il ne se passe pas de semaine qu’ici ou là, isolément ou en groupe, le sous-sol ne se venge de ceux qui ont voulu violer son secret et lui enlever ses richesses. Au sujet de tous ces morts, des enquêtes ont été ordonnées dont il ne vous appartient pas, pour l’instant, de préjuger les résultats.

Y a-t-il eu faute d’exploitation ? Y a-t-il eu imprudence ? Nous souhaitons que la vérité soit dite, sur les causes de tels drames, car nous nous refusons à croire, toujours et encore, à la seule fatalité.

Les représentants du patronat et des Pouvoirs publics sont allés s’incliner devant les dépouilles de ces braves gens. Ils ont prononcé des mots qu’à ce moment ils pensaient. Ils ont rappelé combien cette profession était pénible et surtout dangereuse. Ils se sont associés au deuil des veuves, des mères et des enfants. Nous sommes certains qu’à ce moment là ils étaient sincères. Ce que nous voudrions, c’est qu’ils n’oublient pas trop vite ce qu’ils exprimaient devant les cercueils des victimes. A l’heure même où se produisait à Frugères ce dégagement catastrophique, les représentants des des mineurs discutaient avec les représentants patronaux et ceux des Pouvoirs publics. Hélas ! au cours de cette discussion, nous dirons même de ces marchandages, seuls les représentants des syndicats pensaient à ce que le métier de mineur comportait de dangereux.

Les autres estimaient qu’il était un métier comme un autre et ceci constituait une escroquerie morale. Ce n’était pas une profession comportant un grand besoin de spécialité et de connaissances particulmières. Partant, on marchandait leurs salaires et leurs conditions humaines. On oubliait que la spécialité du métier de mineur était surtout d’avoir à affronter la mort à tous les instants et que, pour l’éviter, ils avaient à calculer et à peser tous leurs gestes.

Cette même commission nationale doit se réunir à nouveau le 4 juin. Nos interlocuteurs du 20 mai auront-ils gardé le souvenir de ce que la réalité de Frugères, de la Grand’Combe, de Bruay et de Loos-en-Gohelle devrait leur rappeler ? Nous voulons l’espérer, en tous cas nous raviverons leurs souvenirs et saurons défendre, comme il convient, les droits de nos camarades, de ceux qui risquent leur vie tous les jours.

On s’est plaint que certains propos malséants aient été tenus à l’occasion des obsèques des victimes de Frugères. Une certaine presse a écrit des insanités contre des ministres, des ingénieurs, des agents de maîtrise, voire même des délégués mineurs qui ne sont pas de leur bord. Elle appelle crime volontaire une catastrophe qui se produit en France, tandis que, selon elle, celles qui se produisent derrière le rideau de fer sont dues à la seule fatalité, sans doute parce qu’elles sont plus fréquentes.

Plaignons les malhonnêtes gens qui tiennent de tels propos ou font de tels écrits, mais de grâce, qu’on n’agisse pas toujours pour leur donner, auprès des masses laborieuses, un semblant de raison dont ils ont tellement besoin.

La Fédération des Mineurs F.O.

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

§

Par : Raymond Caremier
Publié par : Papou Poustache, le 22 Mai 2016, 16:26 pm
Sur le site : cpauvergne.com

Introduction et mise en page : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 18.12.2017

Lieux aux alentours de La Grand-Combe

NDLaval2
Photo : église le Laval (-le Pradel).

I – COMMUNES A MOINS DE 17 km DE LA GRAND-COMBE

  • ALÈS
    via N 106 – 13,8 km – 17 min. – CP 30100
    Anciennement Alais, s/préfecture du Gard, capitale des Cévennes, 39 993 habitants en 2014 et sa communauté d’agglomération 99 378 habitants en 2013.
    – Aérodrome de Deaux-Alès
    .
  • BRANOUX-LES-TAILLADES
    via N 106 et D 154 – 4,8 km – 8 min – CP 30110
    Réunion de Branoux et des Taillades,
    .
  • CENDRAS
    via N 106 – 10,4 km – 13 min – CP 30480
    commune de la Vallée du Galeizon
    – Médiathèque Jean Pierre Chabrol
    – École de musique
    – Biosphéra
    – Association Galei’jades
    – Centre socioculturel Lucie Aubrac
    .
  • LAMELOUZE
    – via D 154 – 13,5 km – 26 min – CP 30110
    .
  • LAVAL-PRADEL
    – via D 297 – 4,8 km – 9 min
    – Cette commune est le résultat de la réunion de Laval et du Pradel
    – On compte +36 lieux-dits à Laval-Pradel : Avillon, l’Antoinette, l’Aubarède, la Blanque, Broussou, Cadacut, Cassagnes, Cassagnettes, le Claux, les Codes, Combes, les Costettes, Fourjeasse, Fourniou, Gourp du Peirau, Guiraudenque, l’Hirondier, Laval, Maison Abric, Malbosc, le Mas Dieu, le Mathieu, le Mazel, Montloubier, le Moulinet, les Oules, le Plantieiras, le Pluzor, le Pontil, le Pradel, la Ramadière, Redoussas, les Roches, Romeyere, la Rouvière, la Rouvilhouse, Segnas.
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  • Le Martinet
    – D 128 et D 59 – 9,5 km – 13 min
    – 1. [le martinet (à fer) est un [gros marteau à bascule, longtemps mu par l’énergie hydraulique d’un moulin à eau, et utilisé depuis le Moyen Âge pour des productions industrielles diverses comme la fabrication du papier, du tan, du foulon, du chanvre, le forgeage du fer, le battage du cuivre. Source Wikipédia.]
    – 2. [« Martinet » est un nom très répandu, surtout dans la région de l’est, dérivé de Martin, nom de baptême représentant le nom latin « martinus » ;  ce nom a été popularisé par l’évêque de Tours, évangélisateur de la Gaule. Source Filae.]
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  • PORTES
    – via D 128 et D 906 – 10,7 km – 14 min – CP 30530
    – Portes (30530), en occitan, Pòrtas, est une commune dont les habitants sont appelés les Portésiens et les Portésiennes. Son château, classé monument historique est baptisé le Vaisseau des Cévennes. C’est une pure merveille érigée à partir du XI°siècle dont l’état dégradé est dû à l’effondrements de galeries minières dans les années d’après guerre 14-18, et son bel aspect actuel, à 30 ans de restauration par le chantier de l’association REMPART.
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  • SAINT-JULIEN-DES-POINTS
    – via N 106 – 13,9 km – 22 min 112 hab (2014) – CP 48160
    – commune de la Lozère dont l’altitude varie de 248 à 725 m.
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  • SAINT-JULIEN-LES-ROSIERS
    – via N 106 – 16,4 km – 20 min – CP 30340
    – [Commune de 3 000 habitants située à 5 kms au nord-est d’Alès sur la voie départementale RD 904 qui relie le haut Gard à l’Ardèche. La commune s’étend sur 1400 hectares : deux tiers du territoire sont boisés (chênes verts, châtaigniers, pins), quelques hectares de landes et de bancels en friche qui abritent une faune de sangliers, lièvres, lapins, perdrix ; le tiers restant se situe dans la plaine et se partage entre exploitations agricole, pâturages et urbanisation pavillonnaire. La commune se situe entre 155 et 545 mètres d’altitude.]
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  • SAINT-MARTIN-DE-VALERISCLES
    – ancien non : SAINT-MARTIN-DE-VALGAGUE
    – via N 106 – 12,7 – 14 min
    1761 – [Le sieur Gilly qui possède une minière dans la paroisse de Saint Jean de Valériscles, au lieu dit La Nougarède, y installe une verrerie. Source G.R.Gally p.192.]
    1936 Nougarède et Rimes – existent déjà, citées ouvrières crées par la compagnie des Mines de La Grand-Combe.
    2017 – Cette petite commune de 745 habitants, située dans l’ancienne vallée minière de l’Auzonnet, dispose d’un camping et d’une piscine, installés dans un écrin de verdure. La restauration du quartier médiéval du Barry et de son église romane est achevée : de nombreuses maisons sont rénovées. Les anciennes demeures constituant les anciens remparts, les passages voûtés et ruelles étroites invitent le promeneur à voyager dans le temps. Une auberge est installée dans une tour défensive et offre des chambres d’hôtes à cet ancien fief des seigneurs de Budos, barons, puis marquis de Portes, dont le château est visible depuis le village. A visiter également son musée des blasons (rue de la Tournelle).
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  • SAINTE-CÉCILE D’ANDORGEcommune : via N 106 – 9,9 km – 13 min
    – lac : à seulement 6 min de La Grand-Combe
    – Camboux (lac des)
    1950 – créé suite à la construction dans les années du barrage hydraulique (vidéo) éponyme, on peut y pratiquer : baignade, canoë, canyoning, pêche, pédalos,  pique-niquestand up paddle. Base pour : bivouac, escal’arbre, escalade, VTT pump track, tyrolienne, randonnée naturaliste, spéléologie.
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  • LES SALLES DU GARDON
    – via D 128 et N 106 – 1 km – 3 min – CP 30110
    1345 – un manuscrit de indiquerait une origine germanique : « sala » signifiant château ; mais plus sûrement « salle », grotte : les rives du Gardon abritent nombre de grottes qui auraient servi d’hôpital pendant la guerre des Camisards.
    1825 – 1830 – Pierre Soustelle, maire de la commune des Salles du Gardon,
    1955 – Soustelle : nom donné au pont construit sur le Gardon qui relie cette dernière à la Grand-Combe. Sur cet ouvrage fut installé le restaurant Planque qui fit les délices des grand-combiens de la deuxième partie du XX° siècle (aujourd’hui bureau de tourisme.)
    – L’Habitarelle
    – citée d’habitation créée par la Cie des Mines de la Grand-Combe.
    – étymologie : [Bitarelle est un nom de famille, représentant un variation d’un nom de hameau la Vitarelle, forme avec aphérèse de l’occitan « habitalera », a désigné à l’origine (une) maison-grange isolée , puis par extension, au Moyen Âge, une auberge-relais située sur les chemins empruntés par les voyageurs. Source Filae.]
    1787 – [Jean François d’Aigalliers de Joly obtient d’installer une fabrique à « la Bitarelle », près de la Grand-Combe. Source G.R.Gally p.192.]
    – L’Impostaire
    – citée d’habitation créée par la Cie des Mines de la Grand-Combe.
    – étymologie : à défaut de mieux, [« postaire » est une forme francisée de « poster », nom alsacien désignant (un) messager a cheval, (un) courrier. Source Filae.]
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  • SOUSTELLE
    – via D 283 – 9,9 km – 18 min
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    §
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    II – LIEUX DITS ET QUARTIERS

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    La Grand-Combe
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  • Champclauson
    – au Nord de la Grand-Combe.
    1936 – présence d’un des 2 dispensaires de la cie des Mines de La Grand-Combe.
    2017 – centre équestre – centre de vol à voile et d’ULM (aérodrome de La Grand-Combe-Alès) – La Forêt de Fossiles
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  • La Forêt (citée de)
    1936 – existent déjà cette citée ouvrière crée par la compagnie des Mines de La Grand-Combe.
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  • Le Gouffre
    – du nom de la Montagne qui surplombe les lieux.
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  • La Levade
    1936
    – présence d’un des 2 dispensaires de la cie des Mines de La Grand-Combe.
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  • Les Pelouses (citée de)
    1936 – existent déjà cette citée ouvrière crée par la compagnie des Mines de La Grand-Combe.
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  • La Pise
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  • le Pontil (citée du)
    1936
    – elle existe déjà, cette citée ouvrière crée par la compagnie des Mines de La Grand-Combe.
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  • Ribes (citée de)
    1914 – édification de la citée ouvrière de Ribes
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  • Le Riste
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  • Sans nom (citée de)
    1936 – existent déjà cette citée ouvrière crée par la compagnie des Mines de La Grand-Combe.
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  • Vallée Ricard
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  • Trescol
    18??
    – érection du temple protestant évangéliste de Trescol
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  • Sainte Barbe
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    ANNEXES

    Anciennes colonies de vacances pour les enfants des Houillères du Centre Midi
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  • Barre des Cévennes (48)
    colonie de vacances
  • (Les) Brousses (30)
    vidéo rallye des Brousses

    colonie de vacances
  • (Le) GRAU du ROI (30)
    1936 – Colonie de vacances au bord de la mer pour les enfants de mineurs
  • Malataverne
    colonie journalière
  • (Le) Pont de Monvert (48)
    Colonie de vacances
  • (La) TOUR du VIALA (48)
    1936 – Colonie de vacances de 400 hectares aménagés en montagne pour une centaine d’enfants de mineurs, reçus simultanément.§Première publication le : 01.12.2017
    Rédaction : Mas de la Regordane
    Dernière mise à jour : 02.12.2017

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    Rédaction : Mas de la Regordane/GD/L2F
    Première publication : 01.12.2017
    Dernière mise à jour : 06.12.2017

Livres et écrits sur La Grand-Combe

1/ La Grand-Combe en Cévennes : mines et mineurs du canton

La Grand-Combe en Cévennes : mines et mineurs du canton
Cet ouvrage est la suite – et le complément – de La Grand-Combe en Cévennes, jadis canton de gueules noires…, paru en 1989, un document qui a connu plus qu’un succès d’estime ; mais dans le présent livre, les coauteurs ont voulu privilégier surtout le travail, la peine, des mineurs d’un canton qui leur est cher et dont la récession économique, due à l’arrêt de l’exploitation au fond, les a émus.

Cette étude, à la fois économique et sociologique, qui n’est certes pas exhaustive, se présente comme une sorte de triptyque.
– Dans le premier volet est évoqué le travail, durant près d’un siècle et demi, des gueules noires dans les mines et le trajet du charbon depuis son extraction dans les chantiers ou les tailles jusqu’à sa commercialisation ;
– dans le second, est présentée l’exploitation des découvertes, le travail des tractoristes et conducteurs d’engins bien différent de celui de leurs aînés, et les problèmes (emploi, environnement) qu’elle pose ;
– le dernier volet est consacré à la mort des puits à la fin des installations du jour, aux friches industrielles et aux perspectives d’avenir pour ce canton cévenol.

Ce livre est une étude objective, écrite très simplement par trois complices qui connaissent bien ce dont ils parlent : non seulement ils sont nés, de parents gueules noires, dans ce pays ; mais ils ont eux-mêmes œuvré dans les mines : durant de nombreuses années pour deux d’entre eux, pendant une dizaine de mois pour le troisième. Et ils ont suivi, avec beaucoup d’intérêt, mêlé de crêve-coeur (et de nostalgie), tout ce qui s’est passé, à La Grand-Combe et dans son canton, depuis près de trente ans.

Comme La Grand-Combe en Cévennes…, ce livre d’une amitié et une mémoire par 14 images est enrichi de plus de 140 documents iconographiques : cartes et plans, cartes postales anciennes et photos récentes. Il porte témoignage et permet de mieux connaître et, partant, d’aimer, une terre et des hommes qui ont fait si longtemps, par leur travail, leur sueur et leur peur, la prospérité de plusieurs cantons de la Cévenne, des Cévennes. Région : Languedoc-Roussillon / France

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2/ L’exploitation des houillères en Languedoc
et le marché du charbon au XVIIIe siècle

ConcTubeuf

Auteur : Guy-Roland Galy
Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale – Année 1969 – Volume 81 – Numéro 92 pp. 163-195

SOURCE et LECTURE DES PAGES > cliquez sur le lien : www.persee.fr

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3/ LES VISAGES ET LES VOIX de Patrick LAUPIN

Les Visages et les Voix : Le Chemin de la Grand-Combe par Laupin

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Il est des livres qui traversent les années et trouvent toujours leurs lecteurs, contrairement à de nombreux autres qui, au bout de six mois, quittent définitivement l’étal des libraires, bien qu’on en ait abondamment parlé dans les journaux à la mode. L’ouvrage de Patrick Laupin, Les Visages et les Voix, appartient à la première catégorie. Sa première édition, chez Cadex, remonte à 1991, elle fut suivie d’une deuxième chez Comp’Act en 2001 et en voici la troisième chez un nouvel éditeur, La Rumeur Libre, qui se distingue par son exigence…

Patrick Laupin est issu d’une famille de mineurs du bassin houiller des Cévennes. Il a passé une bonne partie de son enfance dans ce milieu, il en a conservé des souvenirs très vifs et, à l’heure de la fermeture des puits et ensuite, il revient sans cesse sur les lieux. Au-delà des souvenirs d’enfance dans lesquels se mêlent les êtres et les paysages, c’est l’enfouissement d’un groupe ouvrier dans l’oubli par le biais de la destruction de leur outil de travail qui se dit dans ce beau livre souvent émouvant, mais toujours d’une grande rigueur intellectuelle.

Et c’est une ode à la classe ouvrière qu’écrit Patrick Laupin : calmement, avec une pudeur jamais prise en défaut, avec un respect de chaque instant…, à l’opposé de la condescendance de certains politiciens qui se penchent sur la France d’en-bas ou du mépris d’autres qui s’apitoient hypocritement sur les travailleurs qui se lèvent tôt. La démagogie est totalement absente de ces pages: Patrick Laupin n’attend rien de ces hommes et de ces femmes dont il parle, car il leur doit déjà tout: “J’ai toujours éprouvé tenir mon langage de cette vallée arborescente de fougères, de cette terre austère et patiente rythmée par le labeur. Enfance, amour et mémoire, ce livre est le souvenir, toujours vivant en moi, de ceux de ma famille, qui travaillèrent à la mine.” Mieux, il entend redonner la parole à une corporation qu’on a voulu réduire au silence, à l’inexistence: “Et je suis convaincu que des êtres restent à jamais séparés des autres lorsqu’ils ont une expérience impossible à transmettre.” Car la première violence faite au travailleur qu’on prive de son travail, c’est le silence qu’on lui impose…
Ce livre est inclassable, il se joue des genres littéraires: ce n’est pas un roman, ce n’est pas un récit, ce n’est pas un essai, c’est la succession de trente-six textes (souvenirs, descriptions, proses au statut indéterminé, poèmes en prose, vers, propos d’anciens mineurs…) dont quatre sont composés exclusivement de paroles de mineurs recueillies sans doute par l’auteur.

Patrick Laupin ne décrit pas pour le simple plaisir de décrire mais pour capter quelque chose de profond qui renvoie à la construction de son identité, même si le lecteur appréciera de très beaux passages comme celui-ci:

Il y a l’émergence d’un vide dans cette lumière de plomb gonflée d’un creux d’éther, d’un bleu étale vrombissant du jaune et du vert les plus limpides, du mauve violet parfumé d’orage, d’orange des chênaies, de lueurs presque rousses, du jaune vieil argent des ormes guetteurs arqués en à-pic.

L’écriture est exigeante, précise, minutieuse, mais le réel reste en équilibre instable, prêt à s’évanouir si l’attention du lecteur vient à manquer : c’est une écriture à lire lentement pour ne rien perdre de ce qui se dit dans ces pages, une écriture à l’opposé du bavardage contemporain, dans lequel un mot chasse l’autre, un livre chasse l’autre.
Dans le dernier texte, « le Chemin de la Grand-Combe », les phrases commencent et ne se terminent pas, font de la place à une autre phrase qui, à son tour…

Ainsi Patrick Laupin ouvre-t-il de multiples perspectives qui ne s’annulent pas, mais s’ajoutent pour dire le monde dans sa diversité, car la richesse du réel ne s’épuise pas et tout se mêle alors. Le style de Patrick Laupin (son phrasé, car, le lisant, c’est aussi une voix qu’on entend) est reconnaissable entre cent autres.

Il s’agit toujours de dire, de lutter contre le non-dit, de dépasser “l’informulable, l’indéchiffrable, l’intransmissible” , de vaincre ces zones d’ombre pour rendre aux humains d’ici – les mineurs et leurs proches – une dignité que la société de la marchandise, avec sa sacro-sainte rentabilité, leur a déniée. Et c’est alors toute la beauté d’un travail, toute la noblesse d’une vie ouvrière qui se donnent à lire, qui se transmettent par ce livre. Modestie et dignité d’une vie austère et grandiose :

… les cabas de cuir où l’on emmène juste ce qu’il faut manger. le même que l’on garde toute une vie, des années.

le contraire exactement d’aujourd’hui où tout se jette dès qu’utilisé une fois. Car la vie humaine aujourd’hui est jetable. Alors, dans ce travail ingrat et dur, c’était la vie en ce qu’elle est irremplaçable, la vie au travail avec ses luttes contre la matière, contre l’exploitation, contre les risques, la lutte pour vivre mieux, la solidarité, l’amitié… Il fallait dire et répéter ces choses simples qu’actuellement les penseurs de deux sous, bien en cour, qualifient d’archaïques et de ringardes :

Les mineurs en grève sur le carreau, l’embrasure énorme et monstrueuse du puits sans un bruit. Vide noir sacré.

Notre époque entend faire table rase de ce qui n’est plus rentable au prix de vies brisées: il lui faut tout enfouir dans l’oubli, jusqu’à la mémoire pour que la contestation ne gêne pas le règne de la marchandise. Patrick Laupin entend ici redonner vie à certains de ces hommes sacrifiés par l’économisme ambiant. Il y réussit fort bien.

Les mineurs ont recouvré leur mémoire. Il leur prête sa voix : un homme parle dans la cacophonie du spectacle généralisé qui n’est que silence de mort. Un homme parle et le sens alors s’élève, pour tous ceux qu’on a privé de mémoire et de parole, un sens s’élève, donné en partage pour que se réunisse enfin le plus grand nombre qui n’a rien à attendre en dehors de la lutte. Reste au lecteur à se confronter à cette absence qui devient présence : l’avenir est de retour.

ISBN : 2355770042
Éditeur : LA RUMEUR LIBRE EDITIONS (10/10/2008)
Source : Lucien WASSELIN, le 20 juin 2017
La Tribune de la Région Minière, 3317, p.4, 2009
(à propos de Les Visages et les Voix)

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IV / Le Puits Sans-Nom

Couverture

Le Puits Sans-Nom

Par : Mireille PLUCHARD
Édité par : Presses de la Citée

Source : GoogleBooks (belles pages à lire)

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Articles présentés par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.11.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

Saint Florent 1975, le puits dynamité (video)

Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité
Photo : le chevalement du puits … [de Saint Florent], s’effondre dans un fracas de béton et de [ferrailles, soulevant] un énorme nuage de poussière.
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I/ Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité.

Paul Rouverand, ancien correspondant de Midi Libre, et président de l’association La Mémoire des mineurs remémore cet événement qui a mis un  point final à l’histoire minière dans la vallée.

On est le 26 mai 1975, le village vit au ralenti. Le dynamitage du puits Saint-Florent est prévu vers 12h30. La circulation a été interrompue aux deux entrées du village.  Les volets sont clos, mais les fenêtres sont ouvertes dans les quartiers voisins. Toutes les mesures de sécurité ont été prises.

Le haut chevalement du puits, ouvrage en béton au sommet duquel tournaient inlassablement les molettes de la cage d’extraction est d’abord abattu à la dynamite. Puis le chevalement du puits, haut de 53 m s’effondre dans un fracas de béton et de tôle qui soulève un énorme nuage de poussière.

Cette douloureuse ablation a eu lieu sous le regard de nombreux mineurs perchés sur les hauteurs de la commune, qui ont vu avec tristesse et quelques larmes s’abattre les superstructures de leur puits comme un navire qui sombre corps et biens. A l’époque le puits était le plus moderne d’Europe.

Il ne restait alors plus qu’un énorme trou béant d’une profondeur de 656,50m et d’un diamètre de 7,50 m. Pendant 3 mois, quatre camions on fait des va-et-vient incessants entre le terril et l’emplacement du puits de mine pour déverser du remblai dans ce gouffre béant. Ensuite une dalle en béton a été coulée pour éviter tout incident.

Rappelons que le creusement du puits Saint-Florent avait commencé le 2 septembre 1946 (le premier tir de mine pour son creusement fut donné par Victorin Duguet, natif du Martinet, à l’époque président des Charbonnages de France) et terminé le 25 octobre 1956. La première tonne fut extraite  au mois de novembre 1954 et la dernière le 21 octobre 1974.

C’est donc pendant 20 ans que le puits a fourni une grande part de la production des Cévennes. Au total 9 413 000 tonnes furent extraites du sous-sol. Il y a eu jusqu’à 1412 mineurs au fond et 722 en surface. Tous les jours, 23 cars transportaient les mineurs.
A l’époque la commune, prospère et active, vivait à l’ère du charbon et comptait de nombreux commerces. Hélas il n’en est plus de même aujourd’hui. Mais Saint-Florent a su faire face et son emplacement a attiré de nouveau résidents et de nombreuses maisons se sont construites.

L’association, la Mémoire des mineurs, qui a vu le jour avec une vingtaine d’anciens mineurs, met tout en œuvre pour laisser une trace du passé minier aux futures générations. Elle propose  2 films seront  le vendredi 29 mai à 20h45 à la salle Aragon :  » La catastrophe du Pontil le 19 décembre 1958 «  et  « Manifestation et dynamitage du puits de St Florent ».

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II/ VIDEO – film d’archives (56′) : la destruction du Puits Saint Florent, avec la participation de Victorin Duguet, désormais à la retraite au Martinet.

Film 16mm n&b de Jean-Paul Aubert
Avec la collaboration de :
Patricia Garnier / Alain Nahum / Éric Pittard / Jean-Henri Roger
Et de : Bruno Serci / Renaud Victor / Claudine Visayse
Chansons : La cançon del minaire / Tòni / Cevenas 75 / interprétées par Patric
1979 / Durée : 56mn

Numérisation et restauration : Patrice Besnard / Labo VAO / 2012

Les années 70 marquent la fermeture du Bassin Houiller des Cévennes. Les puits ferment les uns après les autres. Celui que nous avons filmé est celui de Saint Florent (l’un des plus modernes), tout près d’Alès et de la Grand Combe dont les puits fermeront à leur tour un peu plus tard. Ce n’est pas qu’il n’y ait plus de charbon. Il y en a beaucoup. Dans la région, on connaît le charbon depuis le Moyen-Age… Mais il y a le pétrole ! et il est même avantageux de faire venir le charbon de l’étranger. Conséquence : à Saint Florent et dans les villages voisins, les cafés ont presque tous fermé. Pour faire ses courses il faut une voiture, aller dans les villes voisines, dans les grandes surfaces. Mais dans les villages, la vie a disparu.
En même temps qu’on détruisait les puits, on ouvrait des musées, parfois sur le lieu même de la mine… Un syndicaliste prend la parole et donne son point de vue : ceux qui ont passé leur vie au fond de la mine se retrouvent sans rien, leur maison ne leur appartient même pas, ce sont les étrangers qui achètent les vieilles maisons… Comment vivre dans un pays mort ?

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I/ Source (texte) : MidiLibre
Titre original : « Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité. »
II/ Source Film : archives-video.univ-paris8.fr

Reblogué : par Mas de la Regordane/GD
Première publication : 30.11.2017
Dernière mise à jour : 17.12.2017

La Grand-Combe, la galerie de mine Sainte-Barbe (video)

La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe avait marqué l’histoire des minesPhoto DR : L’entrée de la galerie Sainte-Barbe telle que l’on peut la voir aujourd’hui
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I / La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe
avait marqué l’histoire des mines

Un site oublié des visiteurs, pourtant digne d’intérêt.

Son appellation de « galerie Sainte-Barbe” peut traduire à elle seule son importance au sein des installations de Ricard du début du siècle dernier, dans ce qui était le pôle minier des Cévennes. Nommée du nom de la patronne des mineurs, vénérée dans tous les bassins houillers, elle allait avoir un rôle prépondérant à jouer dans l’évacuation du charbon à partir des puits du Pontil et [du puits] de la Fontaine en direction du [puits]  Ricard.

Murée voici une quinzaine d’années, la Galerie Sainte Barbe sert depuis, de collecteur d’eau, coulant à profusion et se déversant dans le ruisseau Grand-Combe ‘et non pas le ruisseau Sans Nom plus au nord). Il était dit aussi qu’elle ne tomberait pas dans l’oubli et méritait bien d’être intégrée dans le parcours des visites de la Maison du mineur. Pour cela, la municipalité en collaboration avec les Amis du musée du mineur, allaient aménager ses abords, restaurer sa magnifique architecture sur laquelle sera peinte une fresque, œuvre de l’artiste Jean-Claude Sibillat. Mais aussi, implanter un panneau explicatif sur lequel le visiteur pourra découvrir l’année du début de son creusement et surtout à quoi elle avait servi.

Un peu d’histoire sur la galerie Sainte-Barbe

On peut lire sur le panneau implanté à quelques mètres [à droite] de l’entrée de la galerie Saint-Barbe « que celle-ci avait été creusée au temps de la Compagnie des Mines de la Grand-Combe pour développer l’exploitation à partir des puits du Pontil, de la Forêt et de la Fontaine

1902 – «Son creusement est entrepris depuis la vallée Ricard à la côte 215 m, puis en …
1903 … à la côte 228 m à partir du puits Castelnau au Pontil.
1907 – la galerie principale jusqu’au puits du Pontil, longue de 2 330 m est terminée. Maçonnée, elle est large de 3,30 m et haute de 2,40 m. Les travaux d’aménagement, gares, recettes, pose des voies, des lignes électriques.., sont réalisés entre 1907 et 1909.
1909 (octobre) – La liaison avec le puits Castelnau est effective. Peu avant le terminus de ce puits, un embranchement de 410 m mène au puits du Pontil.
1914/18 – Un autre [embranchement] à 500 m de l’entrée menant au puits de la Forêt, verra durant la seconde guerre mondiale, sa longueur portée à de 426 m à 1 826 m jusqu’au puits de la Fontaine n° 2. Un dernier diverticule desservait l’exploitation du [puits de] Sans Nom. L’ensemble des galeries atteignait ainsi une longueur totale de 4 300 m.
1952 – Durant 50 ans, 25 millions de tonnes de charbon sortiront de la galerie Sainte-Barbe

Une belle initiative en somme, s’inscrivant afin de mettre en avant, deux précieux témoins de l’exploitation du charbon. On se souvient aussi que deux années plus tard, en 2011, dans le même style et avec la même collaboration, c’est le puits de la Trouche, par les vestiges de son chevalement en pierre, qui était invité à faire partie du patrimoine. Deux inaugurations qui avaient drainé à chaque fois la grande foule et l’honneur donné à André Pezon [décédé le 09.01.2014 à 88 ans, NdE], alors président des Amis du musée de couper les rubans.

Mais comment ne pas dire aujourd’hui que cette réelle volonté de voir ces deux entités de la ville compléter la visite de la Maison patrimoniale n’a pas été suivie d’effet. Il apparaît clairement que très rares sont les visiteurs, à se rendre sur place, admirer d’une part ce chevalement du puits de mine, le plus ancien dans le Pays grand-combien. Mais également, pourtant à quelques encablures du puits Ricard classé aux Monuments Historiques, l’entrée majestueuse de la galerie. La végétation abondante trahit même ce que l’on pourrait qualifier un sentiment d’abandon, tandis que des ronciers et autres figuiers s’incrustent dangereusement dans les fissures de sa façade. Il y aurait sans doute quelque chose à faire de ce côté-là, de même qu’organiser des visites de groupes dans ces lieux chargés d’histoire.

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II / VIDEO années 50 – galerie Sainte Barbe
(visionner de 00′:40″ à 01′:52″)

00:26 – sortie de la galerie des mines de Sainte Barbe, de berlines remplies de charbon.
00:40 – gros plan sur le fronton de la Galerie Ste Barbe.
00:43 – gros plan sur le conducteur d’une locomotive électrique qui tire …
00:46 – …des berlines où sont installés des mineurs qui entrent dans la galerie
01:16 – sortie de berlines remplies de charbon.
01:25 – maintenant ce sont les mineurs qui ressortent de la galerie, à bord d’un train de berlines tirées par une locomotive électrique à bord de laquelle se trouve évidemment le conducteur et un mineur (contremaitre ?) qui descend en marche.  Sourires des mineurs … pour la caméra 😉

§

Source I : MidiLibre.fr
Publication : 2015
Titre original : « La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe avait marqué l’histoire des mines. »
Source II : Youtube

Reblogué par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.10.2017
Dernière modification : 02.01.2018

Histoire des puits de charbon de La Grand-Combe

PtsRicard
Photo [1960?] du téléférique dont les bennes passaient au-dessus du puits Ricard et remontaient les « stériles », soit les schistes, du lavoir de Ricard, vers le « crassier » ou « terril » de la cote 595, situé au SSE de la commune de Champclauson.
.
Au moyen-âge, les hommes se contentaient de ramasser dans des paniers d’osiers, le charbon qui affleurait les terrains ; aussi ne creusaient-ils que de faibles excavations.

Puis ils percèrent des galeries à flanc de montagne, ce qui leur permit de s’enfoncer plus avant dans la terre à charbon.

Ensuite la puissance toujours accrue des machines à vapeur, leur permirent d’exploiter des puits de plus en plus profonds et d’en extraire la houille, tout en pompant (l’hexaure), l’eau des cours d’eau souterrains qui envahissaient les galeries, tandis que des systèmes de ventilation se perfectionnaient pour amener de l’air frais au fond des galeries et d’en extraire celui qui était vicié par les gaz (grisou, co2 …) et les poussières.

Enfin, grâce aux moyens très puissants de pelles mécaniques équipées de godets pouvant charger jusqu’à 250 tonnes, les « découvertes » permirent aux houillères de passer d’une exploitation dangereuse du fond des mines à celles de terrains à ciel ouvert, plus sécurisées et confortables, transformant (souvent contre leur gré), le statut des mineurs de taupes à celui de conducteurs d’engins de travaux publics.

I/ DÉCOUVERTE, FAISCEAU, GALERIE, MINE, PANNEAU, PUITS, TUNNEL, VEINE

AFFENADOU (découverte de)
Localisation : En deça de Portes
Étymologie : ?
2010
 (18.08) Photo berline de 2 700 litres à l’Affenadou, en bordure de la découverte.

ARBOUSSET (puits de l’)
Localisation : installé sur la commune du Martinet.
Étymologie : nom surtout porté dans le Gard et la Lozère, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse l’arbousier de l’occitan « arboç. »
1879 – création du puits de l’Arbousset.
1900
 – dégagement instantané au puits de l’Arbousset, 16 morts.
1921 – coup de grisou au puits de l’Arbousset, 16 morts.
2010 (19.10) – Photo du bâtiment de la machine d’extraction.

AUZONNET (puits de l’)
1924/27 – Fonçage et sondage (Réf. Arch. Rochebelle 3D9)

BASTIDE (Puits de La)
Localisation : au SSE de Saint Florent sur Auzonnet
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 98,08 mètres ; diamètre ; 6 mètres.
1951 : creusement du puits

BÉRAUD (mines de houille de)
Localisation : Laval-Pradel (30110), lieu dit : le Mas Dieu
2001 – vestiges

BRISSAC
(puits)
Localisation : implanté à Brissac, sur la commune de Rochessadoule.
Étymologie : Brissac est un nom de famille qui représente un nom de localité d’origine canton de Branges (Hérault), ancien nom de domaine gallo-romain, forme du nom d’homme briccius. [Source Filae.]
1869 – explosion de poudre au puits Brissac, bilan : 9 morts.
1954/58 – Fermeture du puits Brissac.
1960 – installation au puits des Oules n°2, d’une machine d’extraction récupérée lors de la fermeture du puits Brissac (en ???)

BROUSSOUS (mines de houille de)
Localisation : commune de Laval-Pradel, route du Martinet, lieu dit Broussous.
2005 – désaffecté, vestiges.

CALAMINE (mine de zinc et de pyrite, dite Mine de la Calamine)
Localisation : ?
1900 ? – une concession de minerai de fer liée à celle de houille de la Grand Combe ne semble guère avoir été exploitée.
1907 ? – de nouvelles recherches ont lieu pour le zinc.
1910 ? – établissement d’un permis d’exploitation et premiers bâtiment construit.
1912 – achèvement des bâtiments d’exploitation.
1913 – attribution d’une concession pour la S.A. La Calamine à Saint-Étienne.
1925 – exploitation interrompue.
1933 – bâtiments déséquipés et abandonnés.

CASTELNAU (puits de)
Localisation : lieu dit « Le Pontil » situé sur la D906, entre l’Affenadou et l’Aubarède, commune de Laval-Pradel.
Étymologie : du nom de l’ingénieur G. A. Clément Currières de Castelnau. [Castelnau est un nom de famille de la région du sud-ouest qui signifie « château neuf », a du désigner le propriétaire ; aussi localités très fréquentes en : Aude, Aveyron, Lot, Tarn. source Filae.]
Dimensions : profondeur : 582,91 mètres : diamètre : 4 mètres.
1898 – date du creusement : le puits sert à l’extraction et permet de remonter le charbon de la cote -70, jusqu’au travers-bancs de Sainte Barbe (cote 260 à 217) (voir Galerie Sainte Barbe.)
1907 – le puits de Castelnau est doté de nouveaux équipements.
1939 – le puits va bientôt fermer.

CHAMPCLAUSON (veine de)
Localisation : écart au Nord de La Grand-Combe, l’actuel quartier de Champclauson est situé sur une montagne qui domine la ville.
Étymologie :
Caractéristiques – 3 veines : Corniche, Chauvel et Crouzette.
1845 – Les veines de Champclauson ont été activement exploitées à flanc de montagne, puis perforées en profondeur grâce au creusement du puits du Pétassas.
18?? – galerie dite du Trou du mulet à Champclauson
1957 – production de 325 000 tonnes de charbon.
1964 (31.12) – fermeture de la mine de Champclauson.

CORNICHE (mines de la, veine de la)
Localisation : à Champclauson.
Étymologie : ?
1837 à 1847 ?
2010 (19.08) – regarder l’inscription sous celle de la mine Thérond.

COUZE
(puits de)
Localisation : au nord de Saint Jean de Valériscle.
Étymologie : ce nom est celui d’une localité du département de la Dordogne, il indique l’origine familiale. [source Filae.]
Dimensions – profondeur : 215,16 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1909 / 1910 – creusement du puits.

DESCOURS
Localisation : quartier Rochebelle à Alès (Réf. Archives Rochebelle 3D8)
Dimensions – Profondeur : 266,17 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1880 – creusement du puits.

DESTIVAL (puits)
Localisation : Saint-Martin-de-Valgalgues entre La Grand-Combe et Alès.
Étymologie : de Jules DESTIVAL né en 1867, ing. div. Cie Gd-Combe-1898.
Destival, nom de famille de 55 personnes nées en France depuis 1890, dans 20 départements, dont l’Ardèche et la Dordogne. [source Filae.]
Le gisement de (ou Bure de) Drulhes, estimé à 120 000 000 de tonnes, est creusé et aménagé dans le but d’exploiter cette cuvette de houiller située à 2,5 km au Nord du puits Destival.
Destival (puits) > Dimensions – profondeur : 822,20 mètres ; diamètre : 6 mètres.
Drulhes (bure) > Dimensions – profondeur : 176,70 mètres ; diamètre : 6 mètres
1938 – début du forage du puits pour une profondeur prévue de 1 000 m.
1942 – fin du forage arrêté à -822 m par suite d’une importante venue d’eau. La tour en béton du puits Destival, haute de +67m est construite en cette année.
1949 – installation d’une machine d’extraction Venot à poulie Koepe.
1957 – production de 380 000 tonnes de charbon.
1959 – production de près de 650 000 tonnes de charbon.
1980 (05.05) – grève au sujet de l’exploitation du panneau de Ladrecht.
1981 (10.06) – fin de la plus longue grève d’Europe avec occupation du fond.
1984/5 – fermeture du puits Destival : fin de l’exploitation du charbon dans les Cévennes.
2002 – destruction du chevalement du puits Destival.
2017 – la molette de la tour, décore l’un des ronds points de la ville. Le site a été transformé en zone artisanale.

DRULHES (bure ou gisement de) : voir puits DESTIVAL

FAILLE (puits de La) :
Localisation : quartier Rochebelle, commune d’Alès.
Réf. Archives de Rochebelle réf. 1D16

FAMEL (Puits)
Localisation : au Sud de la commune de Saint Martin de Valgalgues
Étymologie : du nom de Pierre Famel, fondateur de la Société des Houillères du Nord d’Alès.
Dimensions – profondeur : 475,56 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1932 – date de creusement du puits.
1963 – remblaiement du puits.

FELGIE (puits de la)
Localisation :
Étymologie :
Dimensions – profondeur :  59 mètres ; diamètre : 3 mètres.
18?? – date de creusement du puits.

FONTAINE (puits n°1 de La)
Localisation : à Champclauson
Étymologie : Une fontaine coulerait-elle dans les parages ?
1883 – l’approfondissement du champs d’exploitation du faisceau de Grand’Baume fit créer le puits de La Fontaine n°1, commencé en cette année.
1936 – sert à l’aérage et au service.

FONTAINE (puits n°2 de La)
Localisation : à Champclauson
Étymologie : idem La Fontaine n°1
1891 –  l’approfondissement du champs d’exploitation du faisceau de Grand’Baume fit créer le puits de La Fontaine n°2, servant à la remontée du charbon de la cote -117 à la cote 295, où il sort à flanc de montagne.
1950VIDEO – court métrage sur le puits n°2 de la Fontaine (de 04:19 à 06:34).
2010 (19.08) – Carreau du puits de la Fontaine n°2, au fond le bâtiment de la machine d’extraction, avec sa station de transformation électrique.

FONTANES (puits)
Localisation : à Saint Martin de Valgagues, 300 mètres au nord du puits Destival.
Étymologie : Nom d’origine de la Lozère (48).
Dimensions : profondeur : mètres 411,34 ; diamètre : 4,30 mètres.
1874 – le puits Fontanes est fonçé entre 1874 et 1878.
1884 – le puits entre en service. Il a un diamètre de 4,3 m et sera profond de -411 m, avec un chevalement de +35 m de haut, en poutrelles métalliques à treillis.
1896 – Accident : dégagement instantané au puits Fontanes, 24 morts.
1929 – modernisé avec des poutrelles à treillis métalliques de 35 m de hauteur,
la machine d’extraction à vapeur passe à l’électricité, avec la nouvelle centrale thermique de Rochebelle.
1949 – entrée en service du puits Destival, le puits de Fontanes reste ouvert, mais ne sert plus qu’à l’aérage et au service.

FORÊT (puits, galerie de La)
Localisation : au nord du puits Ricard.
Étymologie : de la Forêt d’Abilon, nom biblique ou d’une personne qui se nommait ainsi ?
1882 – L’exploitation du Faisceau de Grand’Baume dans le val de la Grand-Combe, dispersée au début dans de nombreuses mines à faible extraction par plans inclinés et petits puits, fut approfondie grâce au puits de la Forêt commencé en cette année et arrêté peu avant 1936.

FOURNIER (Puits)
Localisation
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 99,87 mètres.

GOUFFRE (puits n° 1 du)
Localisation : au Nord-Ouest de La grand-Combe
Étymologie : du nom de la montagne du Gouffre
1847-1855 – début de la construction du puits.
1896 (21.02) – un glissement de terrain de plusieurs millions de tonnes de mètres cubes détruisit les installations de ce puits et l’extraction dut être reportée sur les puits les plus proches et particulièrement sur le puits du Ravin.

GOUFFRE (puits n° 2 du)
Localisation :
Étymologie : idem puits du Gouffre n° 1
1935 (août) – ouverture du puits [d’extraction du] Ricard (cote 217 à cote -583) qui couplé au puits d’aérage du puits du Gouffre n°2 (cote 199 à cote – 255) permet d’exploiter deux belles veines d’anthracite, à 770 mètres de profondeur, soit en …
1936 … la région la plus profonde de la Cie des Mines de La Grand-Combe.

GRAND-BAUME (découverte de, faisceau de, veines de)
Localisation : La Levade, quartier NNO de La grand-Combe.
Étymologie : une baume est un terme de géomorphologie, synonyme de :  abri sous roche, caverne, grotte.
Les veines du faisceau de Grand-Baume ont été exploitées à la montagne d’Abilon, par des galeries, dans la région de La Levade …
1836 … elles sont remplacées cette année par le puits Mourier sur la rive droite du Gardon, jusqu’en …
1880 et, la production baissant, à partir de …
1848 … par le puits de la Trouche sur la rive gauche.
1990 – ouverture des travaux de la mine découverte de Grand Baume

GRANGIER (puits)
Localisation : commune de Bessèges.
Étymologie : [Grangier est un nom de famille dérivé de grange, ferme, métairie ; a désigné celui qui exploitait une ferme, métairie. source Filae.]
1861 – coup de grisou au puits Grangier, 3 morts.

LADRECHT (panneau de)
Localisation : voir puits Destival.

LALLE (mine de)
Localisation : implanté sur la commune de Bessèges.
Étymologie : [Il semblerait judicieux de le rapprocher de laleu, laleux, ancien surnom de l’homme qui possédait un alleu, un fonds de terre exempt de droits féodaux ; on parlait souvent de « franc-alleu », du francique « alod » : « propriété intégrale. » Source Filae.]
1861 – inondation du fond de la mine de Lalle, 105 morts

LARNAC (puits de)
Localisation : au NNE de Saint Jean de Valériscle.
Étymologie : [Larnac est un nom de lieu. Ce nom est originaire d’une localité du Gard. Source Filae.]
Dimensions – profondeur : 193,05 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1825 1931 – creusement du puits.

LAROCHEFOUCAULT (puits de)
Localisation :
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 32 mètres ? ; diamètre : ? mètres.
1832 – creusement avant cette date.

LASCOUS (Tunnel de Ricard – Lascous)
Localisation : commune du Pradel, lieux dit du Mazel.
1952 – suite à l’arrêt de l’usine du Mazel, mise en service du tunnel de Lascous reliant directement le puits de Laval aux nouvelles usines du Ricard.

LAVAL (puits n° 1 et n°2 de, mines de)
Localisation : route de Cassagne, commune de Laval–Pradel).
Étymologie : [« Laval » est un nom de famille assez fréquent, représente un nom de plusieurs localités et de hameaux issu du latin « vallis » qui signifie vallée ; aussi nom de domaine situé dans un val. Source Filae.]
1873 – mise en valeur du gisement de Laval par la création d’un nouveau centre d’exploitation qui ne produisit régulièrement qu’à partir de …
1880 … après qu’on eut creusé un travers-bancs à la cote 207 pour sortir le charbon à flanc de montagne, et construit une voie étroite de 1 800 mètres aboutissant au chemin de fer. Plus tard l’approfondissement des travaux amena à creuser des puits pour remonter le charbon au niveau du travers-bancs : c’est la naissance officielle du puits Laval n°1, ensuite puits du Mas Dieu, …
1933 … remplacé par le puits de Laval n° 2 qui en …
1950VIDEO– court métrage sur le puits à partir de 03:43.
1957
 … a produit 156 000 tonnes de charbon.

LUMINIÈRES (mine des, tunnel des, veine des)
Localisation : Au NNE de Champclauson, au vallat (ruisseau) de la Trouche, cote 300.
Étymologie : ?
Dimensions : prolongé par les travers-bancs n°4 et n°5, sa longueur totale était de 3 900 mètres
1932 – année de mise en valeur des veines des Luminières. Négligées jusqu’en …
1933 …elles sont en préparation et …
1936 … fourniront à partir de cette année, un excellent charbon gras dont l’extraction se fera par une galerie à flanc de montagne, débouchant à la cote 300, près du puits de la Fontaine n° 2.
1950VIDEO – court métrage sur le puits à partir de 06:41.
1951 – réalisation de la liaison avec le Puits de La Serre.
1957 – production de 200 000 tonnes de charbon.
1961 – cessation de l’exploitation
1964 – abandon de la Galerie des Luminières
2010 (18.08) – Entrée condamnée de la mine des Luminières en contrebas du puits de la Fontaine n°2 à Champclauson

MAGES (Puis des Mages)
Localisation : commune des Mages
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 60 mètres ; diamètre : 6 mètres.
1870 – date probable du creusement.

MALBOSC (mine de houille de, puits n°1 et n° 2)
Localisation : Commune de Laval -Pradel
Dimensions Malbosc 1 – profondeur : 191,88 mètres ; diamètre : 4 mètres.
Dimensions Malbosc 2 – profondeur : 16,81 mètres ; diamètre : 3 mètres.
– Mine faisant partie de l’ensemble d’industrie extractive des mines de Rochebelle.
1861 – puits de Malbosc 1 et 2 (retour d’air) creusés à partir de cette année avec l’installation d’un siège complet (criblage, lavage) par la Cie houillère de Rochebelle, près de la limite de sa concession
1868 – abandon par suite de venues d’eau trop importantes (pertes du gardon)
1882/85 – reprise du creusement
1897 – nouvel abandon.
1932 – liaison pour exhaure et ventilation avec le quartier Malbosc du siège de Laval,
– établissement d’un important espace de stockage proche de la voie ferrée.
1951 – modernisation de l’espace de stockage.
1953 – agrandissement de l’espace de stockage.
1964 – raccordement au puits des Oules.
1990 – espace de stockage non délaissé, mais très réduit.

MASCART (puits)
Localisation :
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 153,01 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1908 – creusement du puits.

MAS DIEU (puits du)
Localisation : près de Laval.
Étymologie : du nom du lieu dit « Mas Dieu », étape de l’ancestral chemin de la Regordane qui part de l’île de France, passe par la commune voisine de Portes et se termine à Saint Gilles du Gard. 
1950
– Étude du Houiller du Mas-Dieu  (Réf. Arch. Rochebelle 3D9)
servit à l’aérage – voir puits de Laval n° 1, voir mines de BÉRAUD

MAZEL (Usine de préparation et de transformation du charbon du)
Localisation : commune de Laval, lieux dit du Mazel.
1880 (autour de) – construction d’ateliers de criblage et lavage du charbon par la Cie des Mines de la Grand Combe pour traiter les produits de la mine de Laval à laquelle ils étaient reliés par une voie ferrée dite de Bellière longue de 1500 m (et au puits des Oules n°1 par un tunnel de 300 m …  s’il avait été mis en production.)
1908/23 – développement des installations avec installation d’une gare d’expédition.
1952 – arrêt avec mise en fonctionnement de la galerie de Lascous reliant directement le puits de Laval aux nouvelles usines de Ricard.
1985/86 – en ces années, les ateliers sont toujours en activité sur le site.
1986 – lors de la fermeture de ceux de Ricard afin de recevoir le charbon des mines à ciel ouvert de Grand Baume et Mercoirol.

MERCOIROL (découverte de)
Localisation : au sud ouest de Saint Florent sur Auzonnet
Étymologie : nom de famille de [36 personnes nées en France depuis 1890, dans 5 départements : Ardèche (07) (207), Drôme (26) (7), Paris (75) (5), Tarn (81) (3), Bouches-du-Rhône (13) (2). Source Filae.]
Production : Véritable chantier de travaux publics (terrassement), c’est aussi un ballet de pelles mécaniques, équipées de godets de grandes capacités et de Dumpers, camions géants à roues de 4 mètres de diamètre et pouvant transporter jusqu’à +70 tonnes.
2001 – Fin d’exploitation de la découverte de Mercoirol.

MINETTE (puit de La)
Localisation : La Grand-Combe
1875 (06/09)
– Réf. Rochebelle 3D7, police pour le fonçage du petit puits de la Minette

MOLIERES (puits de)
Localisation : au Sud-Ouest de Saint Ambroix.
Étymologie : [« Molières » est un nom de localités d’origine (Aude, Drôme, Tarn-et-garonne, Lot) ;  issu du latin « mollis » (mou), désignait des terres molles, humides – peut représenter aussi, notamment dans le nord de la France, le latin « molaria », désignant un lieu d’extraction de pierres meulières. Source Filae.] – [Une pierre meulière, ou meulière, est une roche sédimentaire siliceuse (ou roche siliceuse) utilisée jusqu’aux environs des années 1880 pour fabriquer des meules à grains. Source Wikipédia.]
1957 – production de 320 000 tonnes de charbon.

MONTAUD (puits de, colline de)
Localisation : située près de Cendras au Nord-Est d’Alès.
Étymologie : « Montaud » est un nom de localité d’origine (Ariège, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Landes, etc), désigne (un) mont haut. Source Filae.]
1230 – texte mine-témoin.fr { découverte des premiers gisements de terre noire sur la colline de Montaud [qui seront « administrées » par des redevances dues à] Bernard de Soucanton, abbé de l’abbaye Bénédictine de Cendras. Les exploitants étaient pour la plupart des forgerons et des chaufourniers. Travaillé localement, ce charbon se trouvait donc essentiellement destiné aux forges et à la fabrication de la chaux. Les méthodes d’exploitation mises en œuvre étaient alors relativement élémentaires. Soit l’on creusait des galeries (ou fendues) à flancs de coteaux afin de parvenir au gisement visé. Soit encore on creusait des baumes, sortes de petits puits de faible profondeur qui possédaient une tendance assez fâcheuse à se transformer en fondrières en cas de pluies de forte intensité. Une dernière méthode, plus économique et plus rapide, consistait, pour le cas où la couche présentait un affleurement, à « gratter » le charbon directement au sol.}
1832 – creusement avant cette date
Dimensions – Profondeur : 37,85 mètres.

MOULIN (mine du)
Localisation : Laval-Pradel, route de Mercoirol, Lieu dit : Mercoirol
– mine d’antimoine, puis mine de houille du Moulin ou mine de Mercoirol.
2005 – site détruit, présence de vestiges.

MOURIER (puits)
Localisation : rive droite du Gardon,  aux Taillades (Branoux-les-Taillades).
Étymologie : du nom de Raoul Mourrier, l’un des associés des frères Talabot. [« Mourier » est un nom localise dans le Midi et Normandie, issu du latin « morum » mure, ronce, désignant un lieu planté de muriers ; nom de domaine devenu patronyme. Source Filae.]
1841 – « la Mine de houille Mourier faisait partie de l’ensemble d’industrie extractive des mines de la Grand Combe. Travaux commencés en cette année par Talabot frères, Mourier & Cie. Apport à la Cie des Mines de la Grand Combe.
1846 – le puits Mourier a un diamètre de 2 mètres, foncé en cette année
coordonnés X : 733.625, Y : 3215.302, Z : 219.06
1880/1886 – remplacé par les puits des Nonnes n°1 et n°2 et réaffecté à la ventilation.
1918 – fin de l’extraction, liaison avec le puits de Trescol et utilisation pour la ventilation, l’exhaure et l’introduction de remblais jusqu’en 1925
1930 – construction des Cités Mourier, rénovées en 1946
1940 – démantèlement définitif du puits Mourier
1946 – les Cités Mourier sont rénovées
1975 – le puits Mourier était fermé par une dalle de béton
1980 – destruction partielle des Cités Mourier.

MULET (trou du, plan incliné du trou du)
1862 (25/02) – Cie des mines de la Grand-Combe : acte d’achat de terrains nécessaires à l’exécution des travaux des plans inclinés du trou du Mulet et de Champclauson à la Grand-Combe (Réf. Arch. Rochebelle 6D2)

NONNES (puits n°1 et n°2 des, terril des, camps des, caserne des)
Localisation : sur la rive droite du Gardon, au Sud du puits Mourier.
Étymologie : tire son nom d’un couvent de nonnes, établi au milieu du 16e siècle. [« nonne » est un sobriquet ironique, signifiant religieuse. Source Filae.]
Production (lien).
1550 – Le martinet à fer [gros marteau à bascule, longtemps mu par l’énergie hydraulique d’un moulin à eau, et utilisé depuis le Moyen Âge pour des productions industrielles diverses comme la fabrication du papier, du tan, du foulon, du chanvre, le forgeage du fer, le battage du cuivre.] des Nonnes (ses restes sont attestés en 1927.)
1829 : Vente de terrain de Daniel Edouard Michel à la Société d’exploration des mines du
domaine des Nonnes : 1829-1831
1880 – Un puits est ouvert sur Branoux-les-Taillades : le puits des Nonnes.
1910 – Le terril des Nonnes est principalement formé de schistes de Trescol
1918 – Fin de l’exploitation et transformation en camp de prisonniers des Nonnes.
L’endroit deviendra lieu de stockage des débris évacués de l’extraction de la houille, un crassier sera dressé au camp des Nonnes
1924 – Construction de baraquements pour ouvriers algériens.
1930/1 – Anciens carreaux et terril du puits Mourier aplanis et …
1932 … transformés en vélodrome pour des compétitions cyclistes aux Taillades. L’idée en revient à Louis Riquet, comptable aux mines de la Grand-Combe. La première piste, en cendrée, est réalisée par les mineurs eux-mêmes après leurs journées de travail. Remplacement des baraquements par des bâtiments en dur.
1937 (à 1945) Destruction des baraquements et/ou recouverts par le terril.

NOUVEAU (Puits)
Localisation : commune d’Alès (Nord du puits Descours)
Étymologie :
Dimensions – Profondeur : 522 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1904 – début du creusement
1952 – fin d’exploitation

OULES (puits des n°1)
Localisation : sur le territoire de la commune de Laval-Pradel.
Étymologie : [« Oules », issu du latin « olla », marmite, employé métaphoriquement pour désigner une montagne. Source Filae.]
1889 – creusement du puits n°1, mais cet ouvrage était passé à côté du gisement qui est découvert par des sondages réalisés à partir de 1924.
1913 (25.04) – Calque coupe géologique du puits des Oules (Réf. Rochebelle 3D7)

OULES (puits des, n°2)
Localisation : sur le territoire de la commune de Laval-Pradel.
Étymologie : voir puits des Oules n°1.
Dimensions – profondeur : – 650 mètres.
1924 – des sondages indiquent un gisement manqué par le puits des Oules n°1
1947/50 – le puits est foncé durant ces 4 années, sur une profondeur de -650 m utilisant le n°1 pour l’introduction du personnel et du matériel. Tours réfrigérantes.
1950VIDEO – court métrage sur le puits à partir de 03′:15″
1960 – équipement définitif et début de l’exploitation proprement avec l’installation d’une machine d’extraction récupérée lors de la fermeture du puits de Brissac à Robiac.
1962 – Installation d’une 2ème machine récupérée sur le puits Silhol (Molières-sur-Cèze).
1966 (15/01) – Réouverture du quartier Sud des Oules à la suite d’un incendie.
1968 – concentration sur le site de l’extraction de la mine de Laval
1978 – … et sur celle du puits Ricard.
1986 – arrêt du puits. la fermeture définitive du puits n°2 des Oules marque la fin de l’exploitation du charbon dans les Cévennes.
1990 – démantèlement du chevalement principal et des principaux bâtiments (salles des machines) en 1990.1960 : machine Venot à tambour de 850 ch. 1962 : machine C.E.M. à poulie Koepe.
1991 – destruction du puits et réhabilitation du site.

PANISSIERE (Puits de)
Localisation : au Sud de Saint Florent sur Auzonnet.
Étymologie :
Dimensions – profondeur ; 575,75 mètres
1960 – creusement du puits.

PARAN (puits)
Localisation :
Étymologie :
Dimensions – il a été l’un des puits les plus profonds du bassin (- 810m).

PÉTASSAS (puits du, galerie du)
Localisation : au Nord de Champclauson. [Nom : mine de houille dite galerie du Pétassas. Commune : Portes – Source Inventaire-Patrimoine…]
Étymologie : ?
Dimensions – profondeur : 181,44 mètres : diamètre : 4 mètres.
1850 / 1873 – creusement d’un travers-banc à la cote 400
1888 – creusement du puits, en profondeur de la cote 413 à la cote 240.
1933 – après épuisement des parties profondes, le puits a été arrêté et l’exploitation a été reportée en amont de la galerie d’écoulement naturel des eaux, avec sortie des produits par un travers-bans à la cote 400

PIN (veine du)
Localisation : Montagne Sainte Barbe
Étymologie : du nom de l’un des arbres les plus représentés à La Grand-Combe.
1855 – la veine du Pin est épuisée depuis cette année, mais en :
1936 – la veine de la Montagne Saint-Barbe est toujours exploitée au niveau de la veine du Pin.

PISANI (puits)
Localisation : commune du Martinet (origine du nom.)
Étymologie : [Pisani est un sobriquet. L’origine de ce nom est corse ; son étymologie vient de pisa : pise désigne (une personne) originaire de Pise (Italie). Source Filae.]
1923 – coup de grisou au puits Pisani, bilan 9 morts.
1949 (12/03) – clichés des travaux de dénoyage du puits Pisani (Réf. Arch. Roch. 5L1/P1)
1950 – Recherches s/venues d’eau, par J. Louis ing. civil mines (Réf. Arch.Rochebelle 3D9)

PONTIL (puits n° 1 du, puits n° 1 du, découverte du)
Localisation : lieu dit « Le Pontil » situé sur la D906, entre l’Affenadou et l’Aubarède, commune de Laval-Pradel.
Étymologie : nom de famille de [personnes nées en France depuis 1890, en : Seine-Maritime (76) (10), Aude (11) (8), Meurthe-et-Moselle (54) (3), Lozère (48) (3), Calvados (14) (3). Source Filae.]
1886 – l’exploitation du faisceau de Grand’Baume fit créer ce puits au chevalement en bois (tour carrée à 3 niveaux).

PONTIL (puits n°2 du)
Localisation : lieu dit « Le Pontil », commune de Laval-Pradel.
Étymologie : idem (puits n°1 du) Pontil.
1888/90 – l’exploitation du faisceau de Grand’Baume fit créer ce puits.
1892 – installation de ventilateurs.
1899 – installation d’une centrale thermoélectrique.
1936 – sert à l’aération du puits Castelnau voisin.
1937 – approfondissement et modernisation.
1950VIDEO – court métrage sur le puits à partir de 02:44.
1958 (18.12) : coup de grisou (article) au puits du Pontil, 9 morts.
1963 – arrêt de l’exploitation, remblaiement et ferraillage des chevalements.
1986 – les bâtiments en maçonnerie ont été détruits et en …
1990 – … par les travaux de la (mine) découverte de Grand Baume.
2001 – Fin d’exploitation de la découverte du Pontil :
2005 – le seul élément actuellement conservé est le château d’eau le plus élevé.

RAVIN (puits du)
Localisation : lieu dit le Ravin
Étymologie : [ravin est un nom topographique qui a du désigner (une) maison située dans un endroit raviné par les eaux. Source Filae.]
1847 à 1855 – foncement et exploitation du puits.
1896 – un glissement de terrain de plusieurs millions de tonnes de mètres cubes détruisit les installations du puits du Gouffre et l’extraction dut être reportée sur les puits les plus proches et particulièrement sur le puits du Ravin.
1936 – le puits est toujours en activité, mais n’extrait qu’un faible tonnage.

RICARD (puits, usine de, vallée de, veine de)
Localisation : Vallée de Ricard, rue des poilus au NNE de La Grand-Combe
Étymologie : du nom de Joseph Ricard, actionnaire de la Société des Mines de la Grand’Combe constituée par acte du 10 mai 1836 et du 27 juillet 1837. [Ricard est une forme normande, picarde et occitane de Richard, nom de personne d’origine germanique Richard, compose de ric qui signifie puissant et hard qui signifie dur, fort. Source Filae.]
Dimensions – profondeur : 799,80 mètres ; diamètre : 5,50 mètres.
1881 (/07/09) – Réf. Rochebelle 3D7 : Résumé du sondage de Ricard.
1896 – la mise en valeur des veines de Ricard, envisagée dès cette année, n’a été réalisée que des années …
1932 à 1935 – année du montage du chevalement de ce puits d’extraction (cote 217 à cote -583) qui couplé au puits d’aérage du puits Gouffre n°2 (cote 199 à cote – 255) permet d’exploiter deux belles veines d’anthracite, à 770 mètres de profondeur, région la plus profonde de la Cie des Mines de La Grand-Combe.
1938 – incendie au puits Ricard, 2 morts.
1948
 – Wikipédia [Lors de la grande grève des mineurs de 1948, des affrontements ont lieu entre grévistes qui occupent le puits Ricard avec un piquet de grève, et la compagnie républicaine de sécurité (CRS) no 161, de Marseille. Le matin du 21 octobre, le carreau de mine est expulsé sur ordre du ministre SOCIALISTE Jules Moch. L’après-midi, une importante manifestation de mineurs pour la réoccupation du puits a lieu. Les affrontements sont extrêmement violents, et les manifestants débordent les CRS qui sont submergés, battus par les mineurs. Refluant, ils sautent ou sont jetés du haut d’un mur de 6 ou 10 mètres de haut. 14 CRS sont gravement blessés, 56 plus légèrement. Aucun coup de feu n’est tiré ce jour-là, et on ne connait pas le bilan des blessés chez les mineurs. Les grévistes occupant le puits Ricard seront finalement évacués à l’aide de blindés.]
1950VIDEO – court métrage sur le puits à partir de 00’05 ».
1959 – puits Ricard + puits des Oules : 1 000 000 de tonnes de charbon produites.
1978 – la fermeture du puits Ricard annonce la fin de l’exploitation du charbon dans les Cévennes.

ROTHSCHILD (mine de)
Localisation : La Grand-Combe
1842 – (Réf. Rochebelle 3D5 – plan roulé (10/06/1842 – 05/02/1843 )

ROUX (mine)
Localisation : La haute Levade (chemin de) 14, 14 bis
Étymologie : d’un nom de famille ?
186? – fonctionne en liaison avec le puits de la Trouche.

SAINT ANTOINE (puits)
Localisation : quartier Rochebelle, commune d’Alès.
Étymologie : Fernando Martins de Bulhões, dit « frère Antoine », prêtre franciscain, né en 1195 à Lisbonne, mort le 13 juin 1231 près de Padoue.
Dimensions – profondeur : 47,46 mètres ; diamètre : ? mètres.
1850 – creusé avant cette date.

SAINTE-BARBE (galerie, montagne, travers-bancs, veine)
Localisation : au nord de La Grand-Combe.
Étymologie : du nom de la Sainte protectrice des hommes qui travaillent au contact du feu comme les artificiers, artilleurs, électriciens, mineurs et pompiers. Sa fête est fixée au 4 décembre et donne lieu à des grandes réjouissances qui pouvaient durer plus de 7 jours dans les années 1950. [Barbe … ancien nom de baptême féminin et matronyme, issu du latin « barbara » qui signifie étrangère. Source Filae.]
Veines de la Montagne Sainte Barbe – exploitées depuis le XVe siècle, elles fournissaient un charbon très recherché.
1849 – les veines sont exploitées par galeries, avec un développement rapide à partir de cette année 
1855 – année de l’épuisement des veines.
1902 – Le  travers-bancs de Sainte Barbe (cote 260 à 217) est creusé jusqu’en 1910 : il débouche sur la place du Ricard. La galerie Sainte Barbe voit son creusement entrepris depuis la vallée Ricard à la côte 215 m …
1903 – … puis à la côte 228 m à partir du puits Castenau au Pontil.
1907 – la galerie principale jusqu’au Pontil, longue de 2330 m est terminée. Maçonnée, elle est large de 3,30 m et haute de 2,40 m. Les travaux d’aménagement, gares, recettes, pose des voies, des lignes électriques.., sont réalisés entre 1907 et 1909.
1909 (octobre) – la liaison avec le puits Castelnau est effective.
Peu avant le terminus de Castelnau, un embranchement de 410 m mène au puits du Pontil. Un autre à 500 m de l’entrée menant au puits de la Forêt verra durant la seconde guerre mondiale, sa longueur portée à de 426 m à 1826 m jusqu’au puits de la Fontaine n° 2. Un dernier diverticule desservait l’exploitation du puits Sans Nom. L’ensemble des galeries atteignait ainsi une longueur totale de 4300 m. Durant 50 ans, 25 millions de tonnes de charbon sortiront de la galerie Sainte-Barbe
1936 – la Galerie Sainte-Barbe fait environ 2 km de longueur ; creusée dans le flanc de la montagne, elle est desservie par des locomotives électriques à trolley.

SAINTE-BARBE (puits)
Localisation : ce puits est situé sur la commune de Graissesac (34), mais il rattaché aux Mines de la Grand-Combe (30)
Étymologie : voir Sainte Barbe ci-dessus.
1877 – coup de grisou au puits Sainte-Barbe, 45 morts

SAINT DOMINIQUE (Puits)
Localisation : commune d’Alès
Étymologie :
Dimensions – Profondeur : 141,59 mètres ; diamètre : ? mètres.

SAINT FLORENT (puits de)
Localisation : commune de Saint Florent (sur Auzonet).
Étymologie : [Florent est un nom de baptême et (un) patronyme représentant le nom latin « florentius », cognomen (prénom) latin assez fréquent, formé sur le participe présent « florens », c’est-à-dire fleurissant. Source Filae.]
Dimensions – profondeur : 656,30 mètres : diamètre : 7,05 mètres.
1946 (02 septembre) – creusement du puits Saint-Florent
1954
 (novembre) – la première tonne est extraite du puits
1956
– achèvement du puits.
1957 – ce sont 250 000 tonnes de charbon extraites.
1959 – ce sont 900 000 tonnes de charbon qui sont produites.
1974 (21 octobre) – la dernière tonne de charbon a été extraite du puits.
1975 (25 mai à 12h30) – Signe annonciateur des temps à venir, le puits Saint-Florent, un des plus modernes d’Europe et le plus moderne du bassin cévenol, est dynamité.
Bilan – 20 ans durant, le puits a fourni une grande part de la production des Cévennes.
9 413 000 tonnes furent extraites au total du sous-sol.
1 412 (jusqu’à) mineurs au fond et
722 (jusqu’à) mineurs en surface.
23 cars transportaient les mineurs tous les jours.

SAINT GERMAIN (puits)
Localisation : commune de Saint-Jean-du-Pin, arrondissement au nord d’Alès.
Étymologie :
1870 – année de création du puits Saint Germain.
1973 – 20 Août : remblayage du puits.
2017 – il subsiste un chevalement en maçonnerie : Photo

SAINT JEAN de VALÉRISCLE (puits n°1, n°2, n°3, n°4)
Localisation : à Saint-Jean-de-Valériscle
Étymologie : du nom du hameau de Saint Jean. [vient de l’hébreu johannes, signifiant « Dieu accorde ». Source Filae.]
Dimensions : puits n°1 – profondeur : 47 mètres ; diamètre : 4 mètres ; (chevalement en pierre).
Dimensions puits n°2 – profondeur : 180,61 mètres ; diamètre : 4 mètres.
Dimensions puits n°3 – profondeur : mètres 203,65 ; diamètre : Nommé Puits St Michel.
Dimensions puits n°4 – profondeur : 355,58 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1800 – d’abord exploité en affleurements, les veines de Saint Jean ont été atteintes …
1845 … creusement du puits n°1 avec un chevalement en pierre (tour carrée).
1850 – le puits est équipé d’une machine à vapeur.
1870 – creusement du puits n°2.
1875 – creusement du puits n°3.
1880 – l’activité augment très sensiblement avec l’arrivée du PLM, le chemin de fer de l’Auzonnet qui passe tout à côté des puits …
1892 – creusement du puits n°4
1936 … qui furent approfondis et multipliés permettant d’exploiter les encore vierges veines de Molières, connues plus au Nord aux Mines de Bessèges.
– Les stériles ont été transportés sur le terril du Cambonnet au Sud de la commune.

SAINTE MARIE (puits de)
Localisation : rive droite du Gardon, quartier Rochebelle au NNE d’Alès.
Étymologie : du nom de la Vierge Marie (de l’église de Rochebelle ?) [Le nom de baptême popularisé par le culte de la Vierge Marie (qui) fut sans doute à l’origine de ce nom de famille. Sainte Marie, « myriam » en hébreu habitait la bourgade Nazareth en Galilée c’est là que l’archange Gabriel vint lui annoncer qu’elle serait mère du messie attendu par les Juifs ; cette annonciation et les événements qui s’ensuivirent en firent la jeune femme la plus célèbre et la plus vénérée de tous les temps : plus de cent autres saintes et bienheureuses portent le nom de marie. Source Filae.]
Dimensions – Profondeur 528,61 : mètres ; diamètre : 4 mètres.
1878 – premier creusement du puits.
1885 – 1901 – 1904
– autres forages.
1957 – production de 270 000 tonnes de charbon.
1968 – le site de Rochebelle à Alès est fermé.

SAINT MARTIN DE VALGAGUES (puits n°1, n°1bis, n°1ter dit FAMEL et n°4 de)
Localisation : au Sud de la commune de Saint Martin de Valgalgues,
Dimensions (puits n°1) – profondeur : 426,90 mètres ; diamètre : 4 mètres.
Dimensions (puits n°4) – profondeur : 630,21 mètres ; diamètre : 6 mètres.
1908 – creusement du puits n°1 et exploitation par la société Houillère du Nord d’Alais de charbon de qualité anthracite sous forme de grenettes, de chatilles, de grains et de boulets de marque N, « l’empereur des boulets ».
1912 – dégagement instantané à St-Martin-Valgalgues, 24 morts.
1923 – construction des douches et vestiaires (400 monte-habits)
1929 (29.06) – fonçage du puits n°1ter, dit Puits Pierre FAMEL (voir ci-dessus)
1934 – Fond 324 ouvriers ; Jour 217 ouvriers.
1950 – creusement du puits n°4.

SAINT MICHEL (puits) – cf. puits n°3 de Saint Jean de Valériscles

SAINT PIERRE (Puits)
Localisation : quartier Rochebelle, commune d’Alès.
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 24,23 mètres
1832 – creusé avant cette date.

SANS NOM (puits de, faisceau de)
Localisation : au Nord du puits Ricard sur la départementale qui mène à Portes.
Étymologie : de l’appellation pour le moins curieuse de la rivière du « Sans-Nom » qui coule désormais en canalisation souterraine du Nord au Sud de la Vallée du Ricard.
Faisceau de Sans nom – le charbon de ses des veines est remonté de 80 mètres par un grand plan incliné intérieur aboutissant à un travers-bancs à flan de coteau.
1855 – épuisé depuis cette année, la veine de la Montagne Saint-Barbe sera toujours exploitée à plusieurs reprises jusqu’en …
1897 … au niveau de la veine du Sans-Nom qui contient à cette époque des réserves importantes.
1923 – une nouvelle exploitation avec sortie de charbon par plan incliné y sera active jusqu’après 1936.

SERRE (Puits de La)
Localisation : Nord de Champclauson, concession de Comberedonde.
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 434,85 mètres ; diamètre : 4 mètres.
1873 – creusement du puits

SILHOL (puits de)
Localisation : situé sur la commune de Molières-sur-Cèze.
Étymologie : – du nom d’Emile Silhol Réf. Acte de société M. de Robiac, Emile Silhol et Auguste Grangier (15/11/1846).
– Silhol est un nom du Sud-Est (qui) signifie : petit seau, surnom de celui qui s’en servait ; aussi nom de lieu : Les Silhols en Ardèche. Source Filae.]
1962 – une machine du puits Silhol est récupérée pour le puits des Oules n°2.
2010 (19.08) – ancien bâtiment sur le carreau du puits Silhol.

SOULT (puits)
Localisation : installé sur la commune d’Alès, quartier Rochebelle.
Étymologie : du nom de l’un des fondateurs de la Société Civile d’ Exploration de Mines constituée à Paris (1927) : Soult, Bérard, Beyckert, Larochefoucauld, Cressac, Vassal …) et de la société civile de Rochebelle et Trélys.
1828 – creusement de la galerie dite Nationale (La Loubière, Alès) et des 2 puits vassal (Saint-Martin) et Soult (Alès)
Dimensions – profondeur : 80 mètres.

SOULT (puits d’AÉRAGE)
Localisation : installé sur la commune d’Alès, quartier Rochebelle.
Étymologie : idem précédent.
Dimensions – profondeur : 15,07 mètres.
1830 – creusement avant cette date.

THÉROND (puits)
Localisation : sur la place centrale de Champclauson sur les bases de la mine de la Corniche de 1837
Étymologie : ce puits tire son nom de monsieur Simon Thérond, actionnaire de la Société des Mines de la Grand’Combe constituée par acte du 10 mai 1836 et du 27 juillet 1837. [Thérond est un patronyme issu du nom de localité d’origine : le Théron, située dans l’Aveyron ; c’est aussi un nom de hameaux que l’on retrouve dans le Lot et le Puy-de-dôme ; il représente une variante du terme pré-latin « turo » qui signifie hauteur et aurait désigné l’habitant d’une maison située sur une colline. Source Filae.]
Dimensions : longueur : 2 300 mètres + embranchement de 1 800 mètres débouchant sur le carreau du Puits de Pétassas. Largeur de la section de la galerie : 4 mètres, double voie et 2 rigoles d’écoulement des eaux.
1841 – 1899 – Ancien bâtiment sur le carreau de la mine Thérond.
2010 (19.10) – Entrée condamnée de la mine Thérond.

TRAVERS (mines de fer du)
Localisation : à Bessèges
Étymologie :
2010 (19.10) – Entrée condamnée de la galerie du Travers.

TREYLIS
(puits de)
Localisation :
Étymologie : Treille ?, Trouillas ? (derivé du latin « torculum » qui signifie pressoir.)
1957 – production de 80 000 tonnes de charbon.

TRESCOL (puits de)
Localisation : route vers Champclauson.
Étymologie : Nom de famille de [personnes nées en France depuis 1890, dans plusieurs départements, comme : Gard (30) (68), Lozère (48) (4), Hérault (34) (4), Moselle (57) (3), Paris (75) (1). Et dans des communes comme : Saint-Julien-les-Rosiers (14), Saint-Martin-de-Valgalgues (3). Source Filae.]
1847 et 1855 – années de construction du puits de Trescol.

TROUCHE (mine de la, puits de la)
Localisation : rive gauche du Gardon, rue des Cités de la Trouche à La Grand-Combe.
Étymologie : [Trouche est une variante de troche, nom d’origine toponymique désignant une touffe de tiges sur un même pied ; provin : nom de domaines ou de hameaux ayant engendré un patronyme. Source Filae.]
1758 – « un bail daté de (cette) année nous apprend que les fermiers généraux du prince [de Conti] ont affermé la mine de la Trouche à Dautin père et fils pour la somme de 400 livres et que cette exploitation lui procure un revenu de 200 livres par an… »
1763 « … ils (les Dautin) s’associent un bourgeois d’Alais, Pierre Deleuze qui, après bien des péripéties, intéresse à ses projets quatre habitants de la ville dont un boulanger, pour fonder une société qui tient le marché. Mais tout ce dont traite la société n’excède pas un revenu annuel de 3 900 livres dit l’acte. » Étude, Guy-Roland-Galy, 1969, vol. 80, n°92, p 180.]
1848creusement du puits de la Trouche par la Cie des Mines de La Grand-Combe. Le charbon extrait est amené aux usines de Trescol par une voie ferrée qui utilise le petit pont viaduc et une galerie de liaison.  Le chevalement est constitué d’une tour carrée en pierre.
1860fonctionne seul, puis en liaison avec la mine Roux à la Levade.
1870 – sert d’aération à la liaison entre le puits de la Fontaine n°1 et le carreau de Trescol.
1914 à 1923 – construction des cités ouvrières de la Trouche en remplacement des casernes Larguier (de 1855 environ)
1925 – réarmé pour l’épuisement.
1926 – Le puits est équipé d’une machine électrique de 40 CV.
1946 – remise en service provisoire (nouvelle salle des machines pour moteur électrique) 1949 – mise hors service et arrêt définitif du puits.
1975 (9/19.12) – remblayage avec 800 m3 de déblais.
2011
 – les vestiges du chevalement en pierres du puits de la Trouche sont invités à faire partie du patrimoine.

TUBEUF (Puits)
Localisation : commune d’Alès (Nord du puits Descours)
Étymologie : du nom de son fondateur, le marquis de Tubeuf.
Dimensions – Profondeur : 98,70 mètres ; diamètre : 3 mètres.
1776 – début du creusement
1??? – fin d’exploitation

VASSAL (puits)
Localisation : installé sur la commune d’Alès, quartier Rochebelle.
Étymologie : du nom de l’un des fondateurs de la Société Civile d’ Exploration de Mines constituée à Paris (1927) : Vassal, Soult, Bérard, Beyckert, Larochefoucauld, Cressac …) et de la société civile de Rochebelle et Trélys.
1830 – creusement du puits (profondeur 50 m, diamètre 2 X 3)

VARIN (puits)
Localisation : Hameau des Brousses
Étymologie :
2010
(19.08) – Bâtiment des bains-douches du puits Varin.

VENT – MALETTE (Puits de) 
Localisation : quartier Rochebelle, commune d’Alès.
Étymologie :
Dimensions – profondeur : 31,75 mètres
1832
 – creusé avant cette date.

VERRERIE (galerie de la, puits)
Localisation : cette galerie traverse la vallée de Ricard à 30110 La Grand-Combe
Étymologie : du nom de l’usine de verrerie installée à proximité et dont les fours à haute température, sont alimentés au charbon.
1938 – Début de l’exploitation
1981 – Fin de l’exploitation
2010 (19.10) –  Bâtiment de la machine d’extraction du puits de la Verrerie.

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ANNEXES

– Les Centrales électriques
Ces centrales thermiques à vapeur produite par la combustion de charbon, produisent du courant électrique d’une puissance de 5 000 à 30 000 volts. De faible puissance, elles se multiplieront sur tout le territoire pour ensuite, se voir remplacer par des centrales moins nombreuses, mais plus performantes comme la dernière, celle du Fesc (1947-1981).

1895 – groupes électrogènes dispersés en divers sites d’exploitation
1898 – centrale électrique de 600 Kws près du puits de Pétassas
1904 – centrale de La Pise qui montera en puissance jusqu’à 35 000 Kws
1936 – 3 centrales d’une puissance totale de 51 000 Kw
19?? – centrale thermique de Molières-sur-Cèze (30) – Détruite
19?? – centrale thermique de Rochebelle à Alès (30) – Détruite
19?? – centrale thermique du Bousquet d’Orb (30) – Détruite
1947 – centrale du Fesc (vidéo à 07:34) – puissance : 105 000 Kw
1981 – destruction de la centrale du Fesc : 0 Kws
2017
– constat : en France, plus de 50 centrales thermiques détruites !

– Les Lavoirs

FRUGÈRE (lavoir de la)
1909 – début des activités du lavoir.
1936
 – sont traitées 1 200 tonnes de menu, par poste de travail de 8 heures.

MARTINET (atelier de criblage et lavoir du)

MAZEL (atelier de criblage du)
1936 – par poste de travail de 8 heures, sont criblées 200 tonnes de tout-venant

RICARD (atelier de criblage du) relié par chemin de fer au lavoir de la Frugère
1936 – par poste de travail de 8 heures, sont criblées 2 000 t. de tout-venant
1989 (17.11) – Dynamitage du lavoir du Ricard.

SAINT JEAN (atelier de criblage et lavoir de)
1936 – par poste de travail de 8 heures, sont traitées 400 tonnes de tout-venant

TRESCOL (atelier de criblage et lavoir de)
1911 – inauguration d’une importante station de criblage.
1912 – mise en service du lavoir.
1936
 – par poste de travail de 8 heures, sont traitées 1 500 tonnes de tout-venant

Les Centres d’Agglomération

La PISE (Le centre d’agglomération de) dispose de 11 presses à agglomérer la poussière de charbon – appelée « fines » – à l’aide d’un liant : le « brai » (dérivé du charbon) ou le « bitume » (dérivé de pétrole.)
1935 – 3 presses capables de fabriquer 34 t/h de briquettes (10 kg.)
1936 – 8 presses à roues mouleuses fournissant 70 tonnes/heure de boulets.

Usine à zinc de la Pise.

§

II/ Liste des puits cévénols (source apphim.fr)

Liste des puits Début Fin
1 Tubeuf 1776 1910 CONCESSION
Rochebelle
2 Vassal 1830 Rochebelle
3 Puits 1,2,3,4,5 1845 1968 Grand-Combe
4 Nonnes 1846 1918 Grand-Combe
6 Ravin 1847 1938 Grand-Combe
7 La Trouche 1848 1949 Grand-Combe
8 Gouffre 1 1850 1896 Grand-Combe
9 De Sans Nom 1850 1917 Grand-Combe
10 Grangier 1850 Robiac et Meyrannes
11 Ste Hortense 1850 1924 Lalle
12 Terret 1850 Lalle
13 Champclauson 1850 1964 Grand-Combe
14 Trescol 1851 1970 Grand-Combe
15 Nord 1856 1928 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
16 Sud 1856 1950 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
17 Robiac 1860 Robiac et Meyrannes
18 Sihol 1863 1966 Robiac et Meyrannes
19 Central 1863 1953 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
20 Varin 1866 1966 Robiac et Meyrannes
21 Saint Germain 1867 1921 Provençal et Saint Germain
22 Brissac 1870 1954 Robiac et Meyrannes
23 Parran 1870 1930 Salles de Gagnières et du Martinet de Gagnières
24 Estampes 1872 Robiac et Meyrannes
25 Serre 1873 1969 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
26 Fontanes 1874 1985 Grand-Combe
27 Sainte Marie 1 1878 1967 Rochebelle
28 Provençal 1878 Provençal et Saint Germain
29 Arbrousset 1879 1973 Trélys et Palmesalade
30 Laval 1 1880 Grand-Combe
31 Descours 1880 1967 Rochebelle
32 Lavernède 1880 1928 Salles de Gagnières et du Martinet de Gagnières
33 Viaduc 1880 1925 Salles de Gagnières et du Martinet de Gagnières
34 Pisani 1881 1959 Trélys et Palmesalade
35 Forêt 1882 1976 Grand-Combe
36 Fontaines 1 1883 Grand-Combe
37 Pétassas 1888 1933 Grand-Combe
38 Pontil 2 1888 1963 Grand-Combe
39 Oules 1 1890 1986 Grand-Combe
40 Fontaines 2 1891 1962 Grand-Combe
41 Castelneau 1896 1966 Grand-Combe
42 Gouffre 2 1900 1985 Grand-Combe
43 Saint Martin 1 1900 Nord d’Alais
44 Saint Martin 1bis 1900 1936 Nord d’Alais
45 Chalmeton 1901 Robiac et Meyrannes
46 Du Malagra 1901 Lalle
47 Galerie Sainte Barbe 1902 1963 Grand-Combe
48 Puits du Mas Dieu 1903 1930 Grand-Combe
49 Nouveau 1904 Rochebelle
50 Mascard 1908 Grand-Combe
51 Couze 1909 Grand-Combe
52 Recherche 1910 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
53 Pereyrol 1916 Portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
54 Larnac 1925 Grand-Combe
55 Famel 1929 1963 Nord d’Alais
56 Laval 2 1930 1974 Grand-Combe
57 Ricard 1932 1978 Grand-Combe
58 Verrerie 1938 1981 Grand-Combe
59 Destival 1938 1985 Grand-Combe
60 Saint Florent 1946 1974 Grand-Combe
61 Oules 2 1947 1986 Grand-Combe
62 Bastide 1951 Grand-Combe
63 Panissière 1960 1974 Grand-Combe
64 Mages Grand-Combe
65 Felgie Grand-Combe
66 Fournier Grand-Combe
67 Soult Rochebelle
68 larochefoucault Rochebelle
69 Lascours Rochebelle
70 Montaut Rochebelle
71 Saint Antoine Rochebelle
72 St Dominique Rochebelle
73 Saint Pierre Rochebelle
74 Vent Malette Rochebelle
75 Sondage Robiac et Meyrannes
76 Julien Lalle
77 Travers Lalle
78 Forges Lalle
79 Puits 3 1958 portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
80 Ouest portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
81 Aérage portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
82 Valadier portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
83 Tom pouce portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
84 Puits 1 portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
85 Puits 2 portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
86 Auzonnet portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
87 Bertrand portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
88 Bel air portes Sénéchas, Cessous Trébiau et Comberedonde
89 Thomas salles de Gagnières et du Martinet de Gagnières
90 Sirodo salles de Gagnières et du Martinet de Gagnières

Source : apphim.fr

§

Rédaction : Georges Delannoy, Mas de la Regordane
Première publication : 25.11.2017
Dernière révision : 14.08.2018

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Vallée Ricard, le lavoir dynamité

IMG_20171124_20545971 Kg d’explosifs répartis en 300 charges. Et le lavoir céda !
(Photo Philippe Roussière)
.
1989 – Vendredi 17.11 – à La Grand-Combe, le Lavoir [de la vallée Ricard] est dynamité !

Il n’aura donc fallu que quelques secondes pour que le lavoir de la vallée Ricard soit réduit d’un tiers, dans un nuage de poussière. Une opération menée avec une rare précision, dans la brume qui baignait hier matin La Grand-Combe. La citée minière cévenole qui depuis quelques mois vit au rythme de la réhabilitation des friches industrielles, s’est mise ainsi à l’heure de la dynamite.

Au total 71 kg [d’explosif], répartis en plus de 300 [charges] installées en place, en des points stratégiques par les employés de La Forézienne. Une entreprise qui depuis la mi-octobre, s’attachait à préparer le terrain en assurant la pré-découpe de l’ossature métallique du bâtiment. Un travail indispensable mené sous le contrôle de la CEMEREX de Vitrolles qui s’était occupée, bien avant que l’on en arrive au grand boum d’hier, de l’étude du basculement. Car les choses n’étaient pas aussi simples qu’il peut y paraître.

Pour démolir le tiers de ce lavoir qui fonctionnait encore il y a un peu plus d’un an, il ne suffisait pas de jouer les dynamiteurs. Encore fallait-il tenir compte de l’environnement. C’est à dire les deux autres structures, mais aussi la « Sans-Nom » une rivière canalisée qui passe à un mètre cinquante au-dessous du bâtiment. La démolition en a tenu compte en établissant un plan de bataille pour qu’elle souffre le moins possible de ce coup fatal porté à l’un des derniers symboles du passé minier grand-combien.

LavoirRicard1

En décembre puis en janvier, deux nouvelles explosions conduiront cet héritage d’un passé pas si lointain, dans l’armoire aux souvenirs.

Les nostalgiques, il y en avait quelques uns hier matin, l’appareil photo en bandoulière, pour écraser une larme. Sous leurs yeux embués, se dessinait un peu mieux le « La Grand-Combe » de demain. Verdoyant, sans poussière. Une nouvelle porte pour les Cévennes touristiques.

§

Source : MidiLibre
Publié : Samedi 18 novembre 1989
Photo : Philippe Roussière
Titre original : « La Grand-Combe Le Lavoir dynamité »

Retranscrit par : Mas de la Regordane
première publication : 25.11.2017
Dernière mise à jour : 26.12.2017

Le Pontil 1958, le grisou tue 9 mineurs

§

Ingénieurs des Mines de La Grand-Combe

2014-08-02 16.01.06-1
Photo : Médaille d’or des Mines

LISTE DES INGÉNIEURS (ET ASSIMILÉS*)
DES MINES DE LA GRAND-COMBE ET D’ALÈS

(détail des infos : date de naissance/décès – Titre, École – date d’arrivée et de départ de la  Compagnie des Mines/des H.B.C./des H.B.C.M./ville de Retraite/[dernière année connue])

A

AGNEL Siméon 1875/?, ing. aux mines-1909
ANCELIN
Jean 08.12.1923/?, EMP, HBCM-1944/80
ANDUZE Robert 17.06.1929/?, ECP, HBCM-1984
AUCOUTURIER Joseph 05.04.1920/?, ing Gd-Combe 45/8?, R/Alès-99
AULAGNIÉ ?/?, 1913/1919 dir. Sté Houil. du Nord d’Alès.

B

BAILLE Martin 1869/?, ing.  Cie mines Gd-Combe-1900/1902
BAJAN
 Pierre 1912/?, ing. Civil Mines, Cie Gd-Combe-1946?/74
BARBERIS François 05.01.30/?, ETMA, HBCM-1984
BARGETON Georges 06.09.1927/?, ECL, HBCM-1984
BARON Henri 26.06.1918/29.04.2002, Centrale, Gd-Combe 1944/80
BARON Jules 1820/?, ing. usine plomb de Gd-Combe-1863
BARRAL M. ?/?, chef domaines forestiers, cie mines Gd-Comb-1936
BARRAULT Narcisse 1848/?, ing. mines Grand-Combe-1875/81
BATAILLE M. ?/?, serv tech fond, Grand-Combe-1936
BEAU François Pierre 9.10.1815/14.09.79, EP, Mines, Dg Gd-Combe-1849/63 – Maire Gd-Combe 1850/63. Élu Conseiller général. 2 petits fils MpF
BEAU François Auguste 1851/?, ing. div Cie Gd-Combe-1881/96
BERNARD L. ?/?, serv tech fond cie mines Gd-Combe-1936
BIGUET Charles 1849/?, ing. mines Gd-Combe-1882
BLANC H. ?/?, serv tech fond Grand-Combe-1936
BOFFY Gérard 06.03.47/?, ETMA, HBCM-1984
BOISSIN Albert ?/?, ing div T.P. de L’État (Mines), Alès
BONNEAU Norbert 10.04.21/?, ing. mines, Gd-Combe-1960, Alès
BORGNETTA : ?/?, ing. Cie Gd-Combe
BOUDROT
Pierre 11.07.21/?, ing. Gd-Combe, Rt/Mtpellier12.99
BOURDALOUE ?/?, ing. chemins de fer du Gard, 1840 invente le chemin de fer bis-automoteur qui a fonctionné jusqu’en 1914/18.
BOUTEILLE ?/?, directeur, S.A. des mines de Cessous-1922/1953
BOYER Jean ?/?, 1917/1938 dir Sté Mines Nord d’Alès
BOYER Pierre ?/?, ing. serv tech fond cie, Dir. Gd-Combe-36/5?
BOYER René 08.11.21/?, ing. Gd-Combe-53/9?, Rt/Mtpellier-2018
BRINGUIER ?/?, ing., S.A. des mines de Cessous-1922/1953
BRUN Odilon 188c/?, ing. Gd-Combe-(11)1905
BRUNEL Aimé 20.08.30/?, EMSE, HBCM-1984
BRUNEL Henri Frédéric : 1879/?, ing. 1910
BUCLEZ H. ?/?, service tech fond, Cie Mines Gd-Combe-1936
BUCLEZ Jean 25.11.25/?, ing. ECP, Grand-Combe-194?/
BUREAU Joseph ?/?, ing. mines d’Albi, 01.11.1904/1913 dir Sté Houil. du Nord d’Alès.

C

CALLON Jules 09.12.1815/08.06.75,EP,mineParis, Dg Gd-C-46/48,R75
CAMARET (de) Charles 1853/?, ing. Gd-Combe-1888
CAPPELAERE ?/?, dir. général des H.B.C. [1960]
CASTELNAU Marc(elin) 1823/?, ing. mécanicien Pise/Gd-Combe-1853/69
CASTELNAU (de) Clément 08.05.1849/1907, EP, Mines, Dg Gd-C 96/98
CAYROL Joseph 1836/?, ing. civil La Pise-1885
CAZAMIAN Pierre (fils) médecin des HBC [1946-1954]
CHAZEL André ?/?, chef compta, Grand-Combe (1962)
CLAIRET J. ?/?, serv tech fond cie mines Gd-Combe-1936
CLÉMENT J. Jacques 18.10.49/?, Dg ADIRA Alès, HBCM-1984
COFFINHAL M. ?/?, chef serv appro? Cie Gd-Combe-1936
COSTE ?/?, médecin des HBC [1948-1953]

D

DALMAS Edmond 1883/?, ing. civil des mines-1909
DALMAS
 ?/?, Mines Gd-Combe, Retraite-(02)1963
DARODES Georges 1853/?, ing. mines Grand-Combe-1900/09
DARTAYRE Pierre 24.07.30/?, A. et M., HBCM-1984
DAUPLAN Marcel ?/?, A. et M., chef compta cie mines-1936, R/Alès
DAVID Laurent 1884/1958,ing.min-10.1906/29,dir.mines Rocheb-30/44
DELANNOY Georges 26.07.1922/19.09.2011,EP, Gd-C-47/64, Dg 81/04
DELAUNAY Louis 1860/1938, EP, Mines, pdt cons adm cie Gd-Combe
DELOCHE ?/?, Gd-Combe [1960]
DESTIVAL Jules 1867/?, ing.div. Cie Gd-Combe-1898
DUBOIS Claud/e/ius 1865/1926, Gd-Combe, dir.adj.cial-1905/23
DUCASTAING
Jean ?/?, ing. Fesc, Dg cie mines Gd-Combe-1936
DUCOS ?/?, Mines Gd-Combe R/(02)1961
DURAND Jean-Marie : 06.11.29/20??, ing. ASS, Gd-Combe, Hbcm-1984

E

ESTEVE Pierre ?/?, Dga cie mines Grand-Combe-1936

F

FAISCAU ?/?, ing. Grand-Combe-1950, R/Montpellier-(12)99
FALQUE
 G. ?/?, ing. chef Grand-Combe-1936,
FALQUE P. ?/?, ing div jour cie mines Gd-Combe-1936, Marseille
FAMEL Pierre ?/27.11.34, fonde 25.05.1900 Sté Houil. du Nord d’Alès
FILLERON ?/?, ing. Gd-Combe 1964
FLÉCHON Étienne. ?/?, serv fond cie mines Gd-Combe-1936/64
FOULON (LE) Claude 04.05.37/?, École Violet, Hbcm-1984
FOURNEL Émile 30.05.34/?, EMSE, Hbcm-1984
FRANCO Nicolas 24.10.1948/?, ETMD, Hbcm-1984
FRESSEIX de Veyvialle Barthélémy 1816/? ing.civ.LaTrouche-1848
FUMAT Victor 18.03.1842/07, ing. MinesParis, cie Gd-Combe-1864/95

G – H – I

GALLIER René 10.01.24/?, docteur en droit, Hbcm-1984 [R(12)1999]
de GAULLE Xavier 9.11.1887/9.02.1955, ing.civ.mines, StMartV1920/22
GAUSSERES Amédée 1876/?, ing. civ. mines Gd-Combe-1903/08
GÉNINA 19??/?, ing. mines Gd-Combe-1948 (cf. École Libre)
GIBRAT Robert ?/? ing, Fesc, prof d’électrotech. Éc/MinesParis
GIRARD 1900/10.1904 directeur Sté Houil. du Nord d’Alès.
GODARD
 Jean 1898/09.1972, ing.div.jour, Fesc, Gd-Combe-1936/(04)62
GONTIER Charles 1878/?, ing. Gd-Combe-1903
GRAFFIN Louis C. Émile 1829/?, ing.PP52/63, Dg cieGd-Combe 64/96
GUÉNARD C. ?/?, ing cie mines Grand-Combe-1936/
GUILHAUMAT Jules 1842/?, ing. aux mines-1873
GUIGNON ?/?, ing principal, dir Sté Houil. Nord d’Alès 1938/1946

IDOUX Henry : 1875/?, ing. aux mines-(01)1906

J

JALABERT Louis Ferdinand : 1828/?, ing. Cie Grand-Combe-1885
JOURDAN
 : 18??/197?, cocher aux mines, GdCombe, R/(05)1959

L

LAFITTE Henri : 1856/?, ing. mines Gd-Combe-1887 
LAGARDE
 : ?/?, cie mines Gd-Combe – R/?1963
LANGE Louis : 1856/?, ing cie Grand-Combe-1880
LARGUIER
 Émile : ?/?, ing serv cial cie mines Gd-Combe-1936
LAVERSANNE
Jacques : 15.09.49/?, Min Paris, Hbcm-1984
LAUNAY (de) Louis : ?/?, pdt cons adm cie mines Gd-Combe-1936
LIVET Georges 18?/19?, chef étud géol géom cie Gd-Combe-1918/52

M

MAGNE Joseph : 1878/?, ing. div. mines Gd-Combe-1904/10
MALGLOIRE
François : ?/?, ing Grand-Combe [1964]
MARCILLAT François : 1823/?, ing. Champclauson,Gd-Combe-1853
MARCY : ing. S.A. des mines de Cessous [1922-1953]
MARION Émile : ?/?, ing div jour cie mines Gd-Combe-1936/(04)1962
MARSAUT J.-B. : dirigeant de la cie de Bessèges-1859/1914
MATHET François : 1823/1908, MinesParis, ing. civ. cie Gd-C-1852/57
MAZODIER Marius : 1864/? , ing. ppl aux mines-1897/1902
MAZODIER Marie Maurice : 1863/?, ing. mines Gd Combe-1900
MENET Charles : 07.04.1955/?, CentraleParis, Hbcm-1984
MESMEUR : ing Grand-Combe-1955, R/Montpellier-(12)99
MESTRIUS
André : 23.09.27/?, minRabat, Dg CdF Én. Alès Hbcm-1984
MEUSNIER Charles : 1829/?, ing. civ. -1860
MOREL : Ing. chef mines Rochebelle, Dg groupe Sud Hbc-1942?
MUTELLE Robert : 21.07.23/?, ing. Grand-Combe, Alès

N – O

OLLIER Jean Luc : 19.07.46/?, ETMA, HBCM-1984

P – Q

PEGUET (Pequet) Claude : 1853/? ing. mines Gd-Combe-1879/84
PEREZ
Paul : 01.12.55/?, A. et M., Hbcm-1984
PIN
Patrick : 31.07.47/?, médecin Hbcm-1984
PLA Richard : 15.07.51/?, A. et M., Hbcm-1984
PLACE (de) : 02.10.1884 (Réf. 2D1 plans du rdc et 1er étage)
PLANES
André : ?/?, ing chef serv cial Cie Mines Gd-C-1936
PLATON (xMartin) Hippolyte : 1825/, géom.chef, Cie Gd-Comb-1857/86
PLATON Hippolyte Gabriel : 1863/?, ing.civ, Cie Mines Gd-Combe-1897
POPEK Yvan : 01.01.43/?, MinDouai, HBCM-1984

R

RAVIART André : 28.10.1929/?, MinNancy, Dga HBCM-84-StEtienne, Alès
REGERAT
 Germain : 1878/19??, ing.aux mines Grand-Combe 1905/34
REINHARD A. : ?/?, Serv Tech Fond Cie Mines Gd-Combe-1936/12.1962
REVEL Bertrand : 08.07.56/?, MaitriseDroit, HBCM-1984
RICATEAU : Dg mines
ROTHSCHILD (baron James de) / actionn. Cie des Mines Gd-Combe-1936
ROUSSEL Henri : 21.06.31/?, A. et M., HBCM-1984

S

SAINT-JEAN : médecin des Houillères de Cessous [1929-1944]
SANGOY Victor : 1864/?, ing. div. aux mines-1895/98
SERPENTIER
François : 09.08.25/?, Médecin des HBCM Gd-Combe.
SERRADELL Henri : 20.08.23/?, EMSE, HBCM-1984
SOBOUL Émile, 1867/?, ing.div. Grand-Combe-1898/1905
SOUBEIRAN (de) Alfred : 1855/1936, EP75, MinesParis, Gd-Combe 1908/9
SOULIER – HBCM Gd-Combe – retraite 08.1959

T

TALABOT Paulin : ?/?, Grand-Combe 1833
TEIL Adrien : ?/?, Serv Tech Fond, Cie Mines Gd-Combe-1936
THIBAUD : ?/?, ing.chef Cie Grand-Combe, contemporain de Trautmann
TRAUTMANN Louis : 1821/?, EP, MinParis, ing.chef, Dg Cie Gd-Combe
TURPIN
 Michel : 188?/1958, IngPp, Fesc, Gd-Combe 1919/54, R/Alès

U – V – W – X – Y – Z

VARIN Félix (dit D’AINVELLE) : 21.01.1806/05.06.1857, EP, mines, 04.1847 Ing.chef,
Dg La Gd-Combe et Bessèges. Maire d’Alès. RT 03.03.1857
VOLLE
Jean : 18.05.23/?, Ing Grand-Combe, Alès, Marseille [12/99]

§

Abréviations :

A.et M. (Arts et Métiers) – ASS (…) – Cie Mines Gd-C 1936 (présent sur le listing 1936 de la Cie des Mines de la Grand-Combe) – ECP (Ecole Centrale Paris) – École VioletEP ( Ecole Polytechnique) – EMC (…) – EMSE (…) – EMP (…) –  ETMA (…) – ETMD (…) – G-C ou Gd-Combe (La Grand-Combe) – HBCM-1984 (présent sur le listing 1984 des Houillères du Bassin du Centre Midi, section Cévennes) – Ing. (Ingénieur) – MinDouai (École des Mines de Douai – Nord) – MinParis (École des Mines de Paris).

N’hésitez pas à nous communiquer d’autres noms,
dates ou précisions en cliquant
ICI

BONUS

1856/57 Liste des naissances à La Grand-Combe
1857/58 Liste des naissances à La Grand-Combe
1858/59 Liste des naissances à La Grand-Combe
en bas de page, retrouvez les années précédentes ou suivantes.

§

Source : archives Georges Delannoy©
Première publication : 23.11.2017
Dernière mise à jour : 04.08.2018

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DEUTSCHLAND

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Aachen, Bergisch-Gladbach, Berlin, Biberach, Bonn, Bremen, Brunswick, Düren, Düsseldorf, Eschweiler, Essen, Frankfurt-Am-Main, Gehrden, Germering, Göppingen, Gütersloh, Hagen, Hamburg, Hanover, Hemer, Immerstadt, Ingelheim, Ismaning, Köln, Krefeld, Kreutztal, Langen, Lingen, Mainz, Manheim, Marburg, Mengen, München, Neuenstein, Nieder Olm, Norderstedt, Oberhausen, Ober Ramstadt, Oschatz, Pforzheim, Potsdam, Rosenheim, Rutesheim, Saarbrücken, Schleswig, Siegen, Solingen, Stuttgart, Trier, Ulm, Unna, Vöhringen, Wachtberg, Wesseling, Wolnzach

962e99ae10880f1943c9207f3a55d113.png ANGLETERRE – GREAT BRITAIN
GRANDE BRETAGNE

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Barnet, Birmingham, Bolton, Broxbarn, Crawley, Egham, Harlow, Leatherhead, Liverpool, London, Pontefract, Portsmouth, Rugby, Ruislip, St Albans, Whyteleafe

2626597ea4ab72bc7fcf76f6832d3a40.png ANGOLA

Bom dia, boas vindas sobre o sitio web Mas de la Regordane

Luanda

61f8fdf237b7d0e2e9af3756ab766138.png ARABIE SAOUDITE

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Jiddah, Riyad,

f23b387199775721966324fb40b852e6.png ARGENTINE – ARGENTINA

Buenos dias, bienvenida en el sitio Mas de la Regordane

Buenos Aires, Córdoba, Salta

33243ebe2cd1b86033b75d6e0d6efaae.png ARMENIE (République d’)
Հայաստանի Հանրապետություն
Hayastani Hanrapetut’yun

Bonjour, bienvenue sur le site Mas de la Regordane
Yerevan

23a038cfc14d2d3af16706932bd5439a.png AUSTRALIE – AUSTRALIA

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Adelaïde, Melbourne, Perth, Sydney

125px-Flag_of_Austria_svg.png AUTRICHE (République d’)
Republik Österreich

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Vien

0d1aedb69d1c4c32ea25a06e9d9ce471.png BAHREÏN – مملكة البحرين

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Bahreïn

125px-Flag_of_Belarus_svg.png BéLARUS (République de)
Рэспубліка Беларусь
Республика Беларусь

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Kaunas,

1fd5319f04c1f0300e99a6af96d041c2.png BELGIQUE – BELGIË – BELGIEN

Vlaenderen – Bonjour, bienvenue sur le site Mas de la Regordane
Goedendag, welkom opbe website van Mas de la Regordane
Guten Tag und Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Aalst, Anderlues, Antwerpen, Auvelais, Awans, Bierbeek, Boncelles, Boutersem, Braine-Lalleud, Brugelette, Brunehaut, Brussels, Charleroi, Cognie, Courcelles, Court-saint-Étienne, Dendermonde, Diest, Dison, Edegem, Elsene, Engis, Erembodegem, Eupen, Farciennes, Fleurus, Floreffe, Geel, Genappe, Genk, Gent, Gizegem, Gosselies, Grez-Doiceau, Haasdonk, Haasrode, Harelbecke, Herstal, Hoboken, Houthulst, (la) Hulpe, Huy, Incourt, Jalhay, Jette, Kain, Koekelare, Kortrijk, Kruishoutem, Lebbeke, Léglise, Leuwen, Liège, Limal, Lobbes, Lot, (la) Louvière, Lubbeek, Malmédy, Mechelen, Merchtem, Monceau-sur-sambre, Mons, Morlanwelz, Nandrin, Nassogne, Neufchâteau, Nivelles, Opwijk, Peruwelz, Pont à Celles, Quaregnon, Rochefort, Ronse, St Ghislain, Seraing, Sint Pieters Leeuw, Spa, Tessenderlo, Tienen, Velaine, Verviers, Visé, Waterloo, Wellin, Wemmel, Wervik, Wilrijk, Zaventem, Zemst

98890c805e54b7b4ad215a51300425d1.png BENIN

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Cotonou, Oueme

 BOTSWANA
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545c0d5c559b2279552ca325a063188d.png BREZIL – BRAZIL

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Blumenau, Cabo Frio, Curitiba, Rio de Janeiro, Sao Paulo

BRUNEI (sultanat de) 

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125px-Flag_of_Bulgaria_svg.png
BULGARIE

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Sofia

d2ea3adf823271cc0ff2d24dda95a4b6.png BURKINA FASO

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Ouagadougou

a69b3a8f3054ca68839d487b7fb0153a.png BURUNDI (République du)
Republika y’u Burundi
Republic of Burundi

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Bujumbura

6f198b185c8ba0db36ae7b07eb803d1e.png CAMEROUN – CAMEROON

meumakiri !
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Douala, Kousseri, Yaoundé

a3ba75a062f5891871a919ad4f7a8a32.png CANADA

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Alma, Amos, Baie Beaconsfield, Burnaby, Beloeil, Brampton, Brossard, Burlington, Calgary, Chandler, Charny, Comeau, Coquitlam, Cowansville, Disraeli, Dollard des Ormeaux, Dorval, Drummondville, Edmonton, Edmundstone, Gaspé, Gatineau, Grandby, Ile Perrot, Joliette, Lassale, Laval, Longueuil, Lorraine, Mirabel, Mississauga, Montréal, Noranda, Ottawa, Pierrefonds, Port Mann, Prince George, Rosemère, Québec, Repentigny, Richmond hill, Ste Agathe des Monts, St-Basile, St Hyacinthe, St-Jérôme, St-Raymond, St Sauveur des Monts, Salaberry de valleyfield, Shawinigan, Sherbrooke, Sorel, Stoneham, Terrebonne, Toronto, Trois Rivières, Valcourt, Vancouver, Victoriaville, Windsor

a662cb6cee829f7984027552598b97e6.png CHILE (República de)
CHILI (République du)

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Santiago

b0097d39908313e849c7691acbd49491.png CHINA – 中國 – CHINE – 中国

Bejiing, Hong Kong

125px-Flag_of_Cyprus_svg.png
CHYPRE – CYPRUS

Grec : …
Turc : Günaydın, hoş gelme üzerinde Mas de la Regordane web site

Limasol

457fb1d0c062875b872b5c851f0159bd.png COLOMBIE – COLOMBIA

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Bogotá

CONGO – BRAZAVILLE,

Bienvenue sur le Site Mas de la Regordane

Pointe Noire

1496a427fb83d76b30fc428535d6bbc3.png CONGO (RDC)

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Kinshasa

91f74eb92ba42ba2b893784787a08e2b.pngCOREA – 남조선 – COREE – 南朝鮮

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Séoul

125px-Flag_of_Costa_Rica_svg.pngCOSTE RICA (República de)
COSTA RICA (Republique du)

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

San José

aecd59cc7f7e5cfcfc998fb4b74bf684.png COTE D’IVOIRE

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Abidjan, Yacolidabouo, Yamoussoukro

600df07ee4579b5a79f662201326e1e0.png DANEMARK (Royaume du)
Kongeriget DANMARK


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Kalundborg

c47d1bdca4409eac6b5d05ec1cb34620.png DJIBOUTI – جمهورية جيبوتي – Ǧumhūriyyah Ǧībūtī

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Djibouti

918f582b065981a3be06122aa70f838b.png DOMINIQUE (République Dominicaine)
Dominicana (República)

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Santo Domingo

561a06907ab3184ba79ab5a4df7e67cc.png EMIRATS ARABES UNIS
الإمارات العربيّة المتّحد 

Dawlat a°l i°marat a°l ‘arabiyya a°l muttahida

Dubai

0e87575a43eb7a3011e2cce4d62fc5cf.png EGYPTE

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Alexandrie, (le) Caire, Gizeh, Mansura, Tanta

d77b84cfbe1b524edd333a515c443a55.png ESPAGNE – ESPANA – SPAIN

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Albal, Albox, Alicante, Altea, Aravaca, Ávila, Avilés, Badalona, Barcelona, Benidorm, Bilbao, Cadiz, Calahorra, Carlet, Cartagena, Chiclana, Collodo-Villalba, Córdoba, Elche, Gandía, Granada, Granollers, Guadalajara, Jaén, Jalance, Leganés, Lleida, Madrid, Manlleu, Mijas, Mondragón, Morell, Murcia, Nerja, Oliva, Olot, Pamplona, El Puerto De Santa María, El Puig, Reus, Sabadell, Salt, Sevilla, Sitges, Tarragona, Torrefarrera, Úbeda, Valencia, Zaragoza
Canarias : Ibiza, Málaga, (las) Palmas, Trapiche

2c098f40ab1954f52a3f0d53ed933217.pngFINLAND – SUOMI

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Helsinki, Jyväskylä, Nokia

9f8576c99712b5476e7d55bad1e5a12b.png FRANCE

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01 Ambérieu-en-Bugey, Bourg en Bresse, Ceyzérieux, Izernore, Oyonnax – 02 Laon, Rouvroy, St Quentin – 03 Cusset, Montluçon – 04 Manosque – 05 Eygliers – 06 Antibes, Cannes, Grasse, Menton, Mougins, Nice, Saint Laurent du Var, (la) Trinité s/Mer, Valbonne, Villeneuve-loubet – 07 Annonay, Aubenas, Dunières-sur-eyrieux – 08 Blaise, Rocroi, Sedan – 09 Espaillat – 10 Lusigny-sur-barse, Renault, Romilly s/Seine, Troyes – 11 Narbonne, Roubia, Villesèque des Corbières – 13 Aix en Provence, Aubagne, Arles, Bouc bel Air, Chateauneuf les Martigues, Chateaurenard, Istres, Marseille, Martigues, Miramas, Perthuis, Rognac, Septèmes les Vallons, St Martin de Crau, Venelles, Vitrolles – 14 Bayeux, Biéville-Beuville, Caen, Franceville-Merville, Touques – 16 Angoulême, Barro, Soyaux – 17 Châtelaillon, la Rochelle, Saintes, Vandré – 18 Jouy, Menetou-salon, St Doulchard, St Florent s/Cher, Vierzon – 19 Brive la gaillarde, Tulle – 20 Ajaccio, Aléria – 21 Asnières, Beaune, Genlis, Quétigny, St Thibault, Villars – 22 Dinan, Lamballe, Langueux, Lannion, Loudéac, Morlaix – 23 Nouzerines – 24 Bergerac, Corgnac s/l’isle, Lamothe-Montravel, Périgueux – 25 Audincourt, Besançon, Étupes, Montlebon, Valentigney, Vaucluse – 26 Chabeuil, Montélimar, Valence – 27 les Andelys, Evreux – 28 Chartres, Dreux, le Mée, Pontault – 29 Brest, Chateauneuf du Faou, Concarneaux, Plougastel Daoulas, Quéménéven, Quimper,Rosporden – 30 Beaucaire, Manduel, Nimes – 31 Balma, Carbonne, Cugnaux, Goutevernisse, Lavelanet, Lévignac, Muret, St Gaudens, Toulouse – 33 Blagnac, Bordeaux, Cenon, Cestas, les Eglisottes, Gujan-Mestras, Laruscade, Libourne, Lormont, Loubès, Mérignac, Parempayre, St Christoly de Blaye, St Médard en Jalles, St-Sulpice-et-Cameyrac, Talence – 34 Agde, Béziers, Castelnau le Lez, Frontignan, Lattes, Montpellier, Nissan-lez-Ensérune, Palavas, Paulhan, Sète, Villeveyrac – 35 Redon, Rennes, Retiers, St. Méen – 36 Chateauroux – 37 Chinon, Joué les Tours, Tours – 38 Chavanoz, Echirolles, Grenoble, Lusinay, Meylan, Morestel, la Mure, Poncharra, Pont de Chéruy, Romans, St Martin d’Héres, St Hilaire, Vienne – 39 Arlay, Champagnole, Dôle, St Claude, Saunier – 40 Amou – 41 Blois – 42 Pélussin, Riorges, Roanne, St Chamond, St Denis s/Coise, St Etienne, St Priest en Jarez, Veauche – 44 (la) Baule-escoublac, Bouguenais, Haute Goulaine, Héric, Nantes, Nort sur Erdre, Orvault, St-jean de boiseau, St Herblain, St Nazaire – 45 Autruy s/Juine, Blois, Cernoy en Berry, Châlette s/Loing, Donnery, Gien, Loges, Olivet, Orléans, St Jean de Braye, (la) Varenne, Vienne en Val – 46 Cornac – 47 Agen, Villeneuve s/Lot – 49 Angers, Brigné, Trélazé – 50 Cherbourg, Courlaville, Coutances, Gavray, St. Lô, Tourlaville – 51 Chalons sur Saône, Coligny, Courtisol, Reims, Tinqueux – 52 Chaumont, Langres – 53 Château Gontier – 54 Florange, Laxou, Longuyon, Lunéville, Nancy, Pont-à-Mousson, Roville, Thionville, Vandoeuvre – 55 Clermont-en-argonne, Dieppe s/Douaumont – 56 Lanester, Lorient, Vannes – 57 Creutzwald, Guéblange, Illange, Marly, Merlebach, Metz, Montigny les Metz, St Avold, St Privat la Montagne, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville, Woippy – 58 Nevers – 59 Aniche, Armentières, Bailleul, Bondues, Cambrai, Coudekerque-Branche, Croix, Douai, Frélinghien, Fresnes-sur-escaut, Grande Synthe, Harnes, Haubourdin, Hazebrouck, Helleemes, Hem, Lanbersart, Lille, la Madeleine, Marcq en Baroeul, Mons en Baroeul, Montigny en Gohelles, Mouvaux, Noeud les Mines – Onnaing, Pérenchies, Ronchin, Roubaix, St Saulve, Sin le Noble, Somain, Tourcoing, Valenciennes, Wasquehal, Wattignies, Wattrelos, Waziers – 60 Béthisy st Pierre, Chantilly, Clermont de l’Oise, Compiègne, Creil, Laigneville, Lassigny, Méru, Nogent s/Oise – 61 Alençon – 62 Arras, Bonnières, Boulogne sur Mer, Carvin, Dourges, Hénin-Beaumont, Lens, Libercourt, Lillers, Saint Omer – 63 Beaumont, Clermont-Ferrand, Issoire, Riom – 64 Bayonne, Biarritz, Orthez – 65 Lourdes, Tarbes – 66 Perpignan – 67 Bichheim, Haguenau, Hoenheim, Illkirch-graffenstaden, Lingolsheim, Obernai, Reichshoffen, Sélestat, Strasbourg – 68 Altkirch, Colmar, Mulhouse, Thann, St. Louis – 69 Bron, Caluire et Cuire, Charbonnières, Décines-charpieu, Fleurieux, Givors, Limonest, Lyon, Mions, Neuville s/Saône, Oullins, Rillieux la Pape, Rives de Giers, St Chamond, St Denis, St Fons, St Genis-laval, St Jean de Touslas, Tavare, Vénissieux, Villefranche s/Saône, Villeurbanne, Vaulx en Velin – 70 Vezoul – 71 Bourg, Mâcon, Paray le Monial, Villeneuve la Montagne – 72 La Flèche, Lagée, le Mans – 73 Chambéry, Flumet, la Motte Servolex, St. Jean de Maurienne, Viviers du Lac – 74 Annecy, Annemasse, Rumilly, Seynod, Thonon les Bains – 75 Paris – 76 Bardouville, Barentin, Bihorel, Bois-Guillaume, Bolbec, Canteleu, Elbeuf, le Havre, Lillebonne, Mesnerettes, Mt st Aignan, Moulineaux, Oissel, Rouen, St-Aubin-lès-Elbeuf, St Etienne du Rouvray, St Saëns – 77 Avon, Château-Landon, Chelles, Clayes-Souilly, Égligny, Fontainebleau, Jouarre, Lognes, Meaux, Noisiel, Ozoir la Ferrière, Ponthierry, Roissy en Brie, Serris, Torcy – 78 Achères, Andrésy, Bonnières, Carrières s/Poissy, Carrières s/Seine, Chanteloup-les-vignes, le Chesnay, Les Clayes s/Bois, Croissy s/Seine, Elancourt, Epônes, Guyancourt, Houilles, Mantes la Ville, Marly le Roi, la Maule, Montesson, Montigny le Bretonneux, les Mureaux, Plaisir, Poissy, Sartrouville, St. Germain en Laye, Trappes, Versailles, Vernouillet, le Vésinet, Voisin le Bretonneux – 79 Bouin, Cours, Niort, Pierrefitte – 80 Amiens, le Cardonnois, Doullens – 81 Albi, Castres, Mazamet – 82 Montauban – 83 Brignoles, Carqueiranne, la Crau, Draguignan, Hyères, Ollioules, le Pradet, St Cyr s/Mer, Ste-maxime, St Maximin, Six Fours, Solliès Pont, Toulon – 84 Apt, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Monfavet, Orange, le Pontet, Rasteau – 85 Chantonnay, Curzon, Fontenay le Comte – 86 Buxerolles, la Capelle-Morthemer, Chauvigny, Montmorillon, Poitiers – 87 Champagne, Limoges, St. Junien – 88 Gérardmer – 89 Bierry les Belles Fontaines, Neuilly, le Plessis – 90 Belfort, Sevenans – 91 Athis-Mons, Chilly-Mazarin, Corbeil Essonnes, Courcouronnes, Draveil, Evry, Gif s/Yvette, Grigny, Massy, Mongeron, Monrangis, Morsang s/Orge, Palaiseau, Ris Orangis, Ste-Geneviève-des-Bois, St Michel s/Orge, Viry Chatillon – 92 Billancourt, Bois-Colombes, Chatenay Malabry, Clamart, Clichy, Courbevoie, Fontenays aux roses, Genneviliers, Issy les Moulineaux, Levallois-Perret, Meudon, Montrouge, Nanterre, Puteaux, St Cloud, Suresnes, Villeneuve la Garenne – 93 Aulnay s/Bois, (le) Blanc Mesnil, Bobigny, Bondy, le Bourget, la Courneuve, Drancy, Epinay s/Seine, Gournay s/Marne, les Lilas, Montreuil, Neuilly Plaisance, Noisy le Grand, Noisy le Sec, Pantin, Pierrefitte s/Seine, Romainville, Rosny s/Bois, St Denis, St Ouen, Sevran, Stains, Villemonble, Villepinte – 94 Alfortville, Arcueil, Boissy st Léger, Bonneuil s/Marne, Cachan, Charenton le Pont, Créteil, Gentilly, Ivry s/Seine, Joinville le Pont, Kremlin-Bicêtre, Limeil-Brévannes, Maison Alfort, St Gratien, St Mandé, Thiais, Valenton, Villeneuve st Georges, Vincennes, Vitry s/Seine – 95 Argenteuil, Arnouville-lès-Gonesse, Bezons, Cergy, Cormeilles en Parisis, Deuil la Barre, Eaubonnne, Enghien, Ermont, Ezanville, Franconville, Garges les Gonesse, Gonesse, Goussainville, Herblay, Pontoise, St Brice s/Forêt, St Gratien, St Leu la Forêt, Soissy s/Montmorency, Taverny, Vauréal, Villier le Bel – France d’Outremer : Guadeloupe (Le François), Guyanne, Martinique, Nouvelle Calédonie, Polynésie (frse), Réunion (le port)

5e135b4d39ab36d2cc4843675b90f62f.png GABON

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Libreville, Port Gentil

7be50e46ae50503d81d78aede4176ec0.png GHANA (République du)
Republic of GhanaHello

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Accra

4772d7b732bb50e1417d2bece166d4c8.png GRECE – Ἑλλάς – GREECE

Athena, Komotiní

0a76599d67e26cfb22a7fb86003b9f29.png République de GUINEE

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Conakry

7618a5dee176e09052cccadc7e67cd33.png República de Guinea Ecuatorial
République de Guinée équatoriale
República da Guiné Equatorial

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Malabo

fa2fa7c34771da839732395be706ccfa.png République d’HAÏTI – Repiblik Dayiti

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Port au Prince

82fa16ef4ec32bac589bf15698c42ce6.png Magyar Köztársaság
République de HONGRIE

Здравствулте!,
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Budapest, Gyor

0330a2dc8098ecb79744592bbcb0b106.png INDE – भारत गणराज्य
Bhārat Ganarājya – Republic of India

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Bombay, Buldana, Mumbai, Udaipur

e7c104d8e8277abcd0cd600e37733f52.pngINDONESIA – INDONESIE

Bandung (Java), Jakarta, Petaling Jaya, Samarinda

45059358225cd2a2248ffb369118ebb0.png جمهوری اسلامی ايران
Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān
République Islamique d’IRAN

Qom

d0c83cdb2c8b1a42fbc69e5525dc0272.png IRELAND – IRLANDE

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Cork, Dublin, Louth

11f4c09b11671eb9501dbec2defcc6cb.png Lýðveldið Ísland – ISLANDE

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Reykjavík

228bfda1ae18be678229a9474cac5908.png מדינת ישראל – ISRAEL

Shalom, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Haïfa, Jérusalem, Kefar Shemaryahu, Ramat Gen, Tel Aviv.

ae50616846b8ec4d364e81b775e09a14.png ITALIA

Buongiorno, benvenuto nel sito web del Mas de la Regordane

Aci Catena, Bari, Bergamo, Brescia, Carrara, Cesena, Civita Castellana, Como, Correggio, Cosenza, Favaro Veneta, Firenze, Forlì, Genoa, Guastalla, Lodi, Macerata, Maranello, Milano, Modena, Padova, Parma, Pisa, Pontebba, Recanati, Rivoli, Roma, Solaro, Soleria, Torino, Udine, Valensa, Vertemate, Vincenza

f68527718ae633b6c80a7ba0604a194a.pngJAPON – 日本国 – NIHONKOKU

Nishinomiya, Otsu, Tokyo

 Jordanie
Amman

 Kazakstan
Pavlodar

125px-Flag_of_Kosovo_svg.png KOSOVO
Republika e Kosovës

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Priština (Приштина)

125px-Flag_of_Kuwait_svg.png KUWAYTKOWEïT
دولة الكويت 
Dawlat al Kuwayt

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Koweit city

986978de115933b5a57bcb26a84cc46b.png LIBAN – لبنان – LEBANON

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Beirut (Beyrouth)

1a101ea69a9311df0d42798e7e2b62ad.png Latvijas Republika
République de LETTONIE

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Rézekne

2d9970548471294452a74ea60c1ab4db.png LUXEMBOURG – LUXEMBURG

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Contern, Eischen, Frisange, Keispelt, Leudelange, Schoos

fc95a2c5cf22efeddbc588fd247838ac.png الجماهيرية العربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى
LYBIE
Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste

Tripoli

ff95e424fc3baace0f4b6ebed625359b.png MADAGASCAR
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Antananarivo, Toamasina

1539704db52e0c8667e2136a6b8ec029.png MALAYSIA – Bersekutu Bertambah Mutu

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Batu Yajah (Perak), Kuala Lumpur, Sibu

f491d964ca0bb09e912c03d143f30660.png MALI

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Bamako

 Manama,
Al Manamah338b4d9ce6fc47840bda336ccb7dd076.png MAROC – المغرب – MOROCCO

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Agadir, Aïn al Awda, Aïn al Mouali, Aït Qiaarzou, Ameskalli, Anoual, Asfi, Asni, Azib al mahareg, Batcha Naïma, Benguerir, Berkane, Berrechgoun, Bir Haïda, Bou Assel, Casablanca (Da°r a°l bayDa), Castillejos, Essaouira, Fès, Ifrane, el Jadida, Kefifat, Khemisset, Khouribga, Marrakech, Media, Meknès, Mohammedia, Nador, Ouarzazate, Oujda, Rabat-Salé, Safsaf, Saïdia, Salé, Sefrou, Settat, Sidi Qasim, Tanger, Taza, Temara, Tétouan, Tikiouine, Tiznit, Youssoufia, Zaïo

4f781dcc08c0208318b1942d11a5aaac.png République islamique de MAURITANIE
الجمهورية الإسلامية الموريتانية
Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah al-Mūrītāniyyah

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Nouakchott

15c447f5df08da348234152337f6afd3.png MAURITIUS – MAURICE

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Curepipe, Moka, Pamplemousses, Quatres Bornes (Plaine Wilhelm)

15fab408150aed525909a61aca44b82e.png MEXICO

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Mazatlán, Mexico, Morelia, Zapopan

887676d90a56308ae5834f7d1ff83651.pngMONACO

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82309509b03a6de6b6e4478eaf339bb2.png MONTENEGRO
Crna Gora – Црна Гора

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Tivat

 Muscat, 
Masqat 

3b5302057674f889d53d7b6e7a8a19b6.png NEDERLAND – HOLLANDE

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125px-Flag_of_Nicaragua_svg.png NICARAGUA

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e6c129b71e0ddc056a83a8b1070bddfb.png NIGER

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ba59f6b04401f004d71d3ee1d8c43fb9.png NIGERIA

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Abuja, Lagos

e0e3224fe1331b854757759d1f732fe1.png Kongeriket Norge
Royaume de NORVEGE
Kongeriket Noreg

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Bergen, Oslo, Skien, Tønsberg

779be617b58b05f948fc3998b8110d9e.png PAKISTAN – اسلامی جمہوریۂ پاکستان
Islāmī Jumhūrīyah Pākistān

Karachi, Lahore

63d9081019b8d316f40da4d9b811186b.png República del Perú
République du Pérou

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Lima

cb00adf797ff40200d8b0b85734e89ca.png Republika ng Pilipinas
Republic of the Philippines
República de las Filipinas
République des PHILIPPINES

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Baguio, Benguet

a6bee9a5cc094fcb3186797b1ffd8408.png POLOGNE – POLSKA – POLAND

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7df44b50199032a05fc57a1184e46fb4.png PORTUGAL

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f1ea6b7fa1e6c59caccee7ea8eb9e0c2.png QATAR

Doha

0c490915063a9ed88f6ee069fd887af5.png ROUMANIE – ROMANIA

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Bucharest (Bucuresti), Cluj-Napoca, Resita

c4829375a2ba93ab8a4bec6b00025975.png Россия – RUSSIA

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Barnaul, Moscou, St Petersbourg, Tyumen

18b16baad98d724b523d70332817c76c.png RWANDA

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Kigali

918f582b065981a3be06122aa70f838b.png Dominicana (República)
République DOMINICAINE


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Santo Domingo

561759448368dd9866c6899915f684ef.png SãO TOMé E PRíNCIPE
República Democrática de São Tomé e Príncipe
République démocratique de Sao Tomé et Principe

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São Tomé

39299a01f7f52ef5cc82381225c81f68.png SENEGAL

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Dakar, Médina, Nianing, Pikine, Thies, Touba, Ziguinchor

125px-Flag_of_Sri_Lanka_svg.png SRI LANKā
Prajathanthrika Samajavadi Janarajaya
இலங்கை சனநாயக சோஷலிசக் குடியரசு
Illankai Chananaayaka Chosalisa Kudiyarasu
Democratic Socialist Republic of Sri Lanka
République démocratique socialiste du Sri Lanka

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Dankotuwa

33289222f08ff123c2e2d33e7f8e5b95.png SVERIGE (Konungariket)
Royaume de SUEDE

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Göteborg, Hässleholm, Nässjö, Örebro, Stockholm, Uppsala, Vetlanda

9d2cf486396b3781417fa6f03ebe6420.png SUISSE
SCHWEIZ
SVIZZERA


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d940cceda22d481316f5e34e64562884.png SYRIE – SYRIA

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Damas,

f26d76002e27b6b4babc7b63b69ab26c.png TAIWAN – Taoyüan – Tai-wan

Taipei

125px-Flag_of_Tanzania_svg.png
TANZANIA (Jamhuri ya Muungano wa)
The United Republic of TANZANIA
République unie de TANZANIE


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Iringa

b9f773124403ea98623ad91982ec24a9.png TCHAD

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N’Djamena

125px-Flag_of_the_Czech_Republic_svg.png TCHEQUIE
Česká republika (Česko)
République tchèque

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Kolín, Prague

125px-Flag_of_Thailand_svg.png
THAILANDE

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Bangkok

eae1aba125be1f985b165c25c307aa8e.png TOGO

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Lomé

f3b8d4bcb102f71600071aba84c94798.png TUNISIE – تونس

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e49197dac3f3877647be38991029936c.png TÜRKIYE – TURQUIE

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Diyarbakir, Istanbul, Konya, Osmaniye,Trabzon, Urfa, Zonguldak

cdcf3a028c1982ebab6aaa1b1d54c08b.png UKRAINE – Україна – Ukraïna

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Kiev, Mukachevo, Odessa

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ETATS UNIS D’AMERIQUE

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 Vanuatu
Vila (Efate)

9adc58230eaca8f6ee9ef0d07f03f327.png VENEZUELA (República Bolivariana de)
République bolivarienne du Venezuela

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Caracas, (La) Victoria

b2c7a22c3bcd158a2b8c0bdaf33142ac.png VIÊT NAM 
(Cộng hòa Xã hội Chủ nghĩa)
Republic Socialiste du VIETNAM

Hanoï, Bac Ninh (Thua Thien)

483d42d1ba9e2f23518286d3aefaf82f.png YEMEN

Sana

Demain, tous crétins ?

TousCretins

.

Arteplus7
nous présente ci-dessous, un documentaire sur une recrudescence de crétins (non pas l’insulte, mais la pathologie), réalisé par de T. de Lestrade et S. Gilman : plutôt inquiétant, je dirais même très inquiétant.

 » Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge « Idiocracy » ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?
Épidémie ?
Huit ans après « Mâles en péril », qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. « Demain, tous crétins ? » relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure. »

VIDEO >

§

ARTEplus7 : ajoutée le 10 nov. 2017
Documentaire : T. de Lestrade et S. Gilman (France, 2017, 56mn) ARTE F
Facebook : http://www.facebook.com/artetv
Twitter : http://www.twitter.com/artefr
Catégorie : Films et animations
Licence : Licence YouTube standard
Reblogué par : Mas de la Regordane.fr

Territoire à La Grand Combe (vidéo) 2

LGC12
Photo : l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception
à la Grand-Combe en 1908
.
L’équipe TVsud, accompagnée d’Albert Albérola, nous emmènent visiter l’église de La Grand-Combe, l’une des plus grande, pour ne pas dire la plus grande église du Gard. Nous y découvrirons l’impressionnant orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique.

Puis, avec le père Guy Laporte (curé de La Grand-Combe et des pentes du Lozère) nous admirerons les vitraux qui évoquent : l’ancienne église de la Frugère, la construction de l’église actuelle avec la bénédiction de la première pierre par l’abbé Méjean et le sanctuaire marial de Notre Dame de Laval, situé sur le territoire de la commune voisine de Laval-Pradet.

Retour à la Mine avec Marc Jouve, agent de patrimoine à La Grand-Combe qui nous présentera Amédée Speciale, fils d’un mineur arrivé en 1949 de sa Sicile natale avec 17 membres de sa famille pour venir travailler à la mine et notamment celle du Puits Ricard.

Enfin un petit tour au restaurant gastronomique des Salles du Gardon, commune située sur l’autre rive du Gardon, où nous découvrons Jacky Szczepaniak, chef de cuisine et son originale « (l’)Ecole Buissonière » (avec un seul « n » je vous prie) qui propose une carte bien alléchante dans les locaux de l’ancienne école des Salles du Gardon.

Cliquez sur le lien ci-dessous (si la vidéo n’apparait pas) >>>

https://www.youtube.com/watch?v=kJSv9davp-U

§

Source : TVSud émission du 19.03.2012
Blogué par : Mas de la Regordane, le 17.11.2017

Histoires des rues de La Grand-Combe©

LGC2

Si « l’Histoire des rues de la Grand-Combe© G. Delannoy » (30110) m’était contée, ou si ces dernières pouvaient parler, elles auraient bien des choses à nous dire.

Cliquez sur le nom des voies et obtenez, via Google, la carte et les images du lieu.

N’hésitez pas à partager vos connaissances, en laissant un message : cliquez  ICI.

§


A

  • place de l’ABBÉ JEAN ESPAZE
    – Qui était ce prêtre ? On cherche, tout en pouvant affirmer qu’il portait un nom bien cévenol, du Gard (originaire de la commune de Lassale ou celle de Cardet ?)
    .
  • rue ABBÉ MASSON
    – C’est qu’il y en a des abbés Masson, répertoriés dans les pages de Google ! Qui a une idée duquel il s’agit ? Laissez nous un message en cliquant > ICI.
    .
  • rue ABBÉ MÉJEAN
    – Cette voie longe le côté Est de l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception.
    1888 – remplacement des anciens vitraux : un nouveau vitrail représente la bénédiction de l’église primitive de la Frugère – installée dans un ancien atelier de la Cie des Mines – par l’abbé Alexis Méjean, ancien directeur du Collège de Sommières et 1er curé de La Grand-Combe.
    .
  • rue ABILON FORÊT
    – Quartier de La Forêt, croise la rue des Poilus.
    – 1750 : Le Grand Dictionnaire Historique mentionne « Abilon » ou « Abidon », ville d’Égypte, où l’épine blanche est toujours fleurie. * Athénée, l. XIII.
    – 1782 (13.03) Un document précise : « à La Grand-Combe, les concessions des Mines de Houilles de la Forêt d’ABILON, du MAS-DIEU et celles de TROUILHAS, sont accordées par arrêté du Conseil d’État, au Maréchal de CASTRIE ». [Source]
    – 1891 à 1915 : Total des naissances pour le patronyme ABILON = 1 seule ! Serait-ce notre Abilon propriétaire d’une forêt à La Grand-Combe ? [Filae]
    .
  • rue des AIRELLES
    – Cette voie relie la Calade de l’Arboux à la rue de la Parrau.
    – L’airelle est un sous-arbrisseau de montagne pouvant atteindre 20 à 50 cm de hauteur. Les airelles possèdent des baies rouges ou noires et ont un goût acidulé, très peu sucré, mais riche en pectine. Appartenant au même genre botanique que les myrtilliers, les airelles rouges et les canneberges. [Académie du fruit et légume]
    .
  • rue ANATOLE FRANCE
    – Commence rue Sainte Barbe au niveau de l’arrière de l’Église Notre Dame de l’Immaculée Conception et se termine au rond point surmonté d’une petite clède.
    – Rue commerçante, on y trouve du sud au nord : une pharmacie, un magasin d’appareils acoustiques, un bureau de tabac, une fleuriste, la dalle de La Poste, sous les bâtiments de laquelle se trouvait la caserne des pompiers qui depuis a migré rue des Poilus, dans les locaux réaménagés d’une ancienne usine de chaussure les locaux du Parti Socialiste, le Secours Populaire et l’école de musique.
    – Du nom du célèbre écrivain français Anatole Thibault, dit Anatole France (né le 16 avril 1844 à Paris, † 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire.)
    .
  • rue de l’ANCIENNE ADMINISTRATION
    – Quartier la Forêt, aboutit à la Départementale 128.
    .
  • chemin de l’ANCIENNE CONDUITE
    – Quartier de Champclauson, débouche et longe la Départementale 286.
    .
  • ancienne ÉCURIE de GAZAY
    – Quartier de Champclauson.
    – Origine : voir > caserne Gazay
    .
  • rue de l’ANCIEN PLAN GAZAY

    – Origine : voir > caserne Gazay
    .
  • rue de l’APÔTRE
    – Débute rue de l’Abbé Méjean, face à la façade Est de l’église NDIC.
    – Cet apôtre du Christ a poussé l’humilité, au point de n’avoir pas transmis son nom à la rue 😉
    .

    A R B O U X
    .
  • rue des ARBOUSIERS
    – quartier de l’Arboux.
    – L’arbousier est un arbuste remarquable grâce à ses fruits et à ses jolies baies en forme de fraises. Nom : Arbutus unedo – Famille : Ericacées – Type : arbuste – Hauteur : 2 à 5 m – Exposition : ensoleillée et mi-ombre – Sol : ordinaire – Feuillage : persistant – Floraison : août à novembre – Récolte : août à novembre.
  • voie communale de la Calade de l’ARBOUX
    – Voie étroite reliant le chemin de l’Arboux, par des escaliers, la rue Anatole France
    . Cette ruelle n’est pas praticable en voiture (pente, escaliers et étroitesse)
  • chemin de l’ARBOUX
    quartier de l’Arboux.
    .
  • place de l’ARBOUX
    – relie la rue du Cimetière à la rue Jules Ferry. Parking.
    – n°2 :  Centre Social (et culturel) de la Grand’Combe
    .
  • rue de l’ARBOUX
  • rue Nouveau Chemin de l’ARBOUX
  • Rue du Vieil ARBOUX
    – relie le chemin de l’Arboux et la rue des Airelles.
    .
  • rue des ARMOISES

    – L’armoise (Artemisia) est une plante de la famille des Astéracées, originaire plus particulièrement du bassin méditerranéen, dont font partie l’absinthe, l’estragon, qui parfume nos plats, ou le génépi, qui aromatise la célèbre liqueur.
  • chemin de l’ARUM
    – Relie la rue de la Parreau à la rue de l’Arboux.
    – Originaires d’Afrique du Sud où ils poussent au bord des ruisseaux et des pièces d’eau, les arums sont des plantes bulbeuses très racées et élégantes qui fleurissent abondamment. Le plus courant, rustique et facile à cultiver est l’arum d’Ethiopie blanc, aux grandes feuilles vernissées en forme de pointes de flèche, vert foncé. Il peut atteindre 80 cm à 1 m de haut. Les arums fleurissent de mai-juin à septembre.-
  • chemin de l’AUBÉPINE

    – L’aubépine est originaire d’Europe et d’Asie de la famille des Rosaceae. Ce petit arbuste buissonnant et épineux donne des fleurs blanches, roses ou rouges, à la fin du printemps et des petits fruits rouges (les cenelles), comestibles, au début de l’automne. L’aubépine est souvent présente en bordure de bois et dans les haies.
    .
  • impasse d’AUBIGNAC
    – Quartier de l’Aubignac
    – Origine : voir rue d’Aubignac.
    .
  • rue d’AUBIGNAC

    – Origine : cf. hameau d’Aubignac (commune de Mialet 30140) situé au SSO à 28,5 km de la Grand Combe (par la D 160), au NN-Est de Mialet.  Ou autre étymologie : lieu où « l’aube s’illumine » + terminaison traditionnelle « ac. » En effet, c’est derrière la colline, de ce lieudit que le soleil se lève (à l’Est) et embrase la Combe.
  • rue Mas d’Aubignac : voir à MAS D’AUBIGNAC
    .
  • pont d’AUBIGNAC

    – Origine : voir rue d’Aubignac et ancien lieu dits ou passait un pont plusieurs fois remanié (pierres de taille, rambardes métalliques, passage à niveau, encagé dans un épais treillis de béton) qui permettait de franchir plusieurs voies du chemin de fer des mines. Il reliait les quartiers du centre ville à ceux de La Pise et de Ribes.


    B

     

  • impasse BACH
    – quartier de l’Arboux, croise le chemin de la Pinède.
    – Jean-Sébastien ou Johann Sebastian (né à Eisenach, le 21 mars 1685 † à Leipzig le 28 juillet 1750) fut un musicien, organiste, et compositeur allemand ; à la Grand-Combe, tout comme Hector Berlioz, il aurait mérité mieux qu’une « impasse » pour représenter la musique germanique.
    .
  • impasse des BAINS

    – Y avait-il là des bains publics ? pour permettre aux grand-combiens de se laver à une époque où à peine 6% des habitants avaient une salle de bain. A partir des années 1925/30, les mineurs purent, au sortir de la mine, se décrasser aux douches des « Lavabos », bâtiment que les mineurs du Nord appellent la « salle des pendus. »
    .
  • rue des BAINS

    – Idem que l’impasse.
    .
  • rue BASSE PLATON  – Non, il ne s’agit pas du célèbre philosophe grec, mais d’Hippolyte Platon, géomètre expert des Mines dans les années 1930. Il n’y a qu’une seule rue Hippolyte Platon en France : à La Grand-Combe 😉
    .
  • rue BASSE du TEMPLE
    Qui peut nous confirmer qu’il y eut, ou il y a un temple (protestant) à cet endroit ? Merci de nous laisser un message en cliquant  ICI
    .
  • BAYONNET
    – Quartier de Champclauson
    .
  • rue François BEAU
    – Du nom du directeur général de la Cie des Mines de La Grand-Combe (vers) 1863 ; à ne pas confondre avec Beau-François de la fin du XVIIIᵉ siècle, principal membre des Chauffeurs d’Orgères. En consultant le Monument aux morts de la commune, on constate que deux de ses petits fils sont Morts pour la France.
    .
  • Villa BÉCHARD
    – voir > rue VILLA BECHARD
    .
  • chemin du BERBEZIER

    – Du nom du petit ruisseau Berbézier qui coule à Trescol.
    – Berbezier : nom porté dans le Gard et l’Hérault, le nom correspond à l’ancien occitan « berbiguièr » qui désigne un berger.
    .
  • rond point Francis BERGER
    – du nom d’un élu …
    – Y convergent la rue des Poilus, la rue de la Clède, la rue Anatole France, la rue du Mas Lafont (en sens interdit). Au centre se trouve une clède « éclatée » (pour en montrer l’intérieur).
    .
  • impasse BERLIOZ
    – Quartier de l’Arboux, débute sur la rue du 19 Mars 1962
    – Il s’agit bien d’Hector Berlioz, compositeur, chef d’orchestre, critique musical et homme de lettres français (né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André † le 8 mars 1869 à Paris. A la Grand-Combe, tout comme Sébastien Bach, il aurait mérité mieux qu’une « impasse » qui ne glorifie pas trop la renommée de la musique française.
    .
  • rue du BOLINO
    – Quartier de Champclauson
    – Du nom d’une célèbre marque de pâtes italiennes précuites ? des italiens, il y en eut qui virent rejoindre les Mines de La Grand-Combe, mais peut-être s’agit-il plutôt de Bolino, village du centre-est de la Pologne qui dût lui aussi, nous envoyer de courageux mineurs de charbon.
    .
  • chemin du BOLINO
    – Quartier de Champclauson
    – S’il s’agit 1°/ du village polonais, alors pourquoi avoir dit « du Bolino ». Comme dirait l »oncle » de Boris Vian, dans sa chanson la Valse des Bombes Atomiques : « il y a un problème là d’dans, j’y retourne immédiatement. » Ou 2°/ de François Bolino, propriétaire en 1877 à La Grand-Combe ?
    .
  • place BOUZAC
    – Au débouché du Pont Soustelle, face à l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception.
    – Bouzac, vous avec dit Bouzac ? comme c’est bizarre ! du nom d’un ancien hameau de La Grand-Combe, c’était un petit mamelon de terre qui fut arasé pour réaliser le plateau Bouzac sur lequel vint s’installer la place du même nom.
    1830  – c’est déjà le plateau Bouzac.
    1851
     – c’est déjà la place Bouzac.
    1918 (11.11) – devient place de la Victoire, de la 1° guerre mondiale.
    1954 – devient place Jean Jaurès, soit 40 ans après la mort de ce dernier.
    2012 – une rénovation d’envergure remporte en …
    2014 – …. la 3° place au prix national Arturbain.
    .
  • rue du BRUGAS
    – Débute au pont Soustelle et suit la ligne SNCF jusqu’à la rue du Mas Chazelle.
    .
  • chemin des BRUYÈRES

    .
  • rue des BRUYÈRES
    – Quartier de l’Arboux


    C

     

  • Boulevard Jules CALLON
    – Débute au bld Talabot et se termine rue Pasteur, parallèle à la ligne SNCF.
    – Pierre-Jules Callon (9 décembre 1815 – le 8 juin 1875).
    1846-1866 – Ingénieur et professeur à l’école Polytechnique, il séjourna 20 ans à La Grand-Combe, comme directeur des mines (46/48), ingénieur-conseil (48/63) et administrateur délégué (de 63 à sa mort en 75). Il cumula toutes ces activités avec celles de professeur à École des maîtres ouvriers mineurs d’Alais qu’il fonda en 1946 et une multitude de postes dans les universités, les mines, les filatures, les chemins de fer …. de France et à l’étranger.
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  • traverse CALLON
    – En l’honneur de Jules Callon : voir ci-dessus, boulevard Jules CALLON
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  • impasse de CALQUIÈRES

    – Étymologie : voir ci-dessous, rue des Calquières.
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  • rue des CALQUIÈRES

    – Étymologie : calquièra – substantif féminin – onomastique : La Calquière ; réservoir d’eau dans lequel les tanneurs font tremper leurs peaux..
  • CAMP des FOUGÈRES
    La fougère est avec le châtaignier, l’un des éléments caractéristique de l’arborescence grand-Combienne. En ce lieu avait été établi l’un des premiers camps (de toiles, comme à l’armée) de travailleurs des mines de charbon de la Grand-Combe.
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  • CAMP de la PLANÈTE
    – Parallèle au dessus de la rue des Poilus au Nord de la ville.
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  • rue de la CANTINE
    Champclauson, départementale 286

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  • rue des CARRIÈRES
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  • rue des CAS DU BALCON
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    C A S E R N E S
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    Les premiers contingents d’ouvriers des mines étaient « logés » dans des bâtiments précaires, ressemblant à s’y méprendre à des casernes militaires. D’abord en bois, puis « en dur », il en reste encore, même si la municipalité s’attache à les faire disparaitre.
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  • caserne du BUREAU
  • caserne de la CANTINE
  • caserne de la CARRIÈRE
  • casernes LARGUIER
    – 1855 (environ) – détruites de 1914 à 1923 et remplacées par les cités ouvrières de la Trouche
  • casernes des Champclauson
    – détruites en 2015
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  • casernes NEUVES – (1900/)
  • caserne DEDIEU
  • caserne DELEUZE
  • caserne de l’ÉCURIE
  • Caserne ÉLISA (1900/détruite)
  • caserne GAZAY
    – Localisation :
    – ? du nom de Jean-Pierre Gazay (1823/†?), propriétaire à Trescol en 1855.
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  • caserne du GOUFFRE (1902/Détruite?)
  • caserne LUCE
  • caserne de NERS ou Deners (-1900/)
  • caserne Neuve (1900/détruite ?)
  • caserne du PRESBYTÈRE
  • caserne PUECH
  • caserne VEYVIALE (1903/)

    FRESSEIX de Veyvialle Barthélémy, 1816/? ing.civil LaTrouche-1848
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  • rue de la CAVE à BRAI
    – Parallèle à la rive gauche du Gardon, débute à l’extrémité de la rue de 11 Novembre 1918 et finit au début de la rue de la Pise.
    – Cette voie est ainsi dénommée, car elle donnait autrefois sur les aires (appelées caves) où l’on stockait le brai, résidu de la distillation des goudrons de houille, utilisé entre autre comme liant dans la fabrication des boulets de charbon.
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  • rue de la CENTRALE
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  • rue des CÈPES
    – Quartier de l’Arboux.
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  • rue des CHÂTAIGNIERS
    – Le châtaignier ou châtaignier commun (castanea sativa Mill.) est un arbre à feuilles caduques de la famille des fagacées. Il produit des fruits : les châtaignes. Lorsqu’il est en nombre sur un territoire délimité, il forme une châtaigneraie. Il fut surnommé dans certaines régions de la Méditerranée « arbre à pain« .
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  • chemin de CHAMPCLAUSON à PORTES
    – Quartier Champclauson.
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  • rue CHÂTEAU
    – Quartier de La Levade
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  • chemin du CHÊNE

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  • rue des CHÊNES VERTS
  • rue du CHÈVREFEUILLE
  • chemin Bas du CIMETIÈRE
  • chemin Haut du CIMETIÈRE
  • rue du CIMETIÈRE

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    C I T É E S
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  • rue des CITÉS CARRIÈRE
    – quartier de Champclauson
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  • rue des CITÉS FORÊT
    – quartier la Forêt, débouche sur la rue Abillon Foret.
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  • rue CITÉ des PELOUSES

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  • rue des CITÉS de RIBES
    1914 – début de la construction des cités de Ribes
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  • chemin des CITÉS d’URGENCE
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  • rue des CITÉS de la TROUCHE
    – quartier de La Levade
    1914
    à 1923 – construction des cités ouvrières de la Trouche en remplacement des casernes Larguier dâtant de 1855 environ.
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  • rue de la CLÈDE

    – le mot clède est la francisation de l’occitan « cleda » et désigne une claie. C’est par une métonymie qu’il désigne, dans les mas cévenols, un petit bâtiment annexe servant autrefois à sécher les châtaignes. [Wikipédia].
    1955 – Cette rue avait un aspect sale, plutôt repoussant et misérable.
    Depuis, elle a trouvée une nouvelle jeunesse ; à l’extrémité Nord de cette rue, un rond point sur lequel trône une reproduction « éclatée » d’une clède traditionelle.
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  • rue de la Basse CLÈDE

    – au sens premier, le mot clède, est la francisation de l’occitan « cleda » soit en français une claie. Dans les mas cévenols, ce mot désigne un petit bâtiment en annexe servant autrefois à sécher les châtaignes.
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  • rue de la CORNICHE
    – Quartier de Champclauson, rejoint le chemin et la rue Bolino.
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  • rue COURTE

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  • rue de la CROIX … (… DE TRESCOL 1901)

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  • rue de la CURE

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  • rue des CYPRÈS

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    D

  • rue de la DÉCOUVERTE
    – Quartier de Champclauson
    .
  • chemin DÉPARTEMENTAL 128
    – Débute rue des poilus, rue des Citées Sainte Barbe,
    et longe la rivière du Sans Nom en direction du Pradel.
  • chemin DÉPARTEMENTAL 154
    – De Branoux-les-Taillades au col de la Baraque.
  • chemin DÉPARTEMENTAL 286
    – Le PAILLET D286, vers le quartier de Champclauson
  • chemin DÉPARTEMENTAL 297
    – Voie parallèle à la rue du Dépôt à Laval.
  • route DÉPARTEMENTALE 728
    – Quartier de La Levade, voie débutant rue Jules Guesde.
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  • rue du DÉPÔT
    – Voie parallèle à la rue de La Grand-Combe à Laval D.297
    .
  • montée du DISPENSAIRE
    – Quartier de Champclauson
    .
  • rue du DISPENSAIRE
    – Quartier de Champclauson
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  • rue Ferdinand DURAND



    E

  • rue de l’ÉCOLE PUBLIQUE
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  • rue des ÉCOLES
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  • rue de l’ÉCUREUIL
    – Hameau forestier du Ravin
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  • rue des ÉGLANTIERS
    – Quartier de Ribes.
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  • place de l’ÉGLISE
    – Quartier de Champclauson, parallèle à l’église de Champclauson.
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  • rue de l’ÉGLISE

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  • l’ENFER
    Quartier de Champclauson, voie parallèle à la piste d’envol de l’aérodrome de La Grand-Combe-Champclauson
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  • rue de l’ESCALIER

    F

  • rue du FESC

    – Du nom de la centrale thermique à charbon qui produisit de l’électricité de 1947 à 1981, date de sa destruction.
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  • rue de la FAïSSE
    – Parallèle à la rue du Gouffre à la sortie de la ville en direction de La Levade.
    – Étymologie : une « faïsse » ou « faysse », [ ou encore bancaou, restanque] désigne la terrasse ou gradin de culture, bande de terre soutenue par un mur en pierre sèche : le paret. Ces terrasses rendaient possibles les cultures là où elles ne l’étaient pas, en utilisant cette technique des paliers horizontaux soutenus par des murets.
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  • Rue Jules FERRY
    – débouche sur la rue Anatole France.
    – homme politique français, Jules Ferry (5.04.1832, Saint-Dié † 17.03.1893, Paris.)
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  • avenue Marcel FEYDÉDIÉ
    – Quartier de Trescol, parallèle à la rue Hippolyte Platon.
    – Peintre grand-combien, président de 1947 à 1982 de l’association l’Essor Provençal et auteur en juin 1957 du blason de la Grand-Combe : de sinople (vert) au pairle cousu de sable, chargé, en chef, de deux pics affrontés et en pointe, d’une lanterne de mineur, le tout d’or, et accompagné de trois châteaux du même ouverts et ajourés aussi de sable.
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  • avenue des FLEURS
    – Voie parallèle au quai du 11 Novembre 1918.
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  • chemin des FOSSÉS

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  • rue des FOSSÉS
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  • rue des FOUGÈRES
    – Quartier de la Forêt, débouche sur la rue du Murier.
    – La fougère, en latin « filicaria », est une plante résistante qui se développe généralement en forêt. Elle se plait aussi en pot pour décorer les balcons ou terrasses. La fougère se distingue par ses feuilles verdoyantes et élégantes. Il en existe de nombreuses variétés comme l’Adiantum, le Davallia, le Phyllitis ou le Athyrium.

    .
  • rue de la FRUGÈRE
    – Vallée du Ricard, parallèle à la rue de la Clède et à la rue des Poilus.
    – Étymologie : Graphies anciennes : Frodegarius, 937 et Frotgeriarum 1272.
    Frugère est un nom de famille d’origine toponymique que l’on retrouve avec Frugères-les-mines (bassin minier de Brassac en Haute-Loire) ; comme patronyme, a désigné l’originaire de cette localité : un Frugérois (ou une Frugéroises) serait -il venu s’employer aux mines de La Grand-Combe ?
    .
  • rue Victor FUMAT – (Liste des ingénieurs)

    1864 – Arrivée à la Grand-Combe de Victor Fumat (1842 † 1907), ingénieur inventeur d’une lampe de mineur qui porte son nom. Il fut chef d’exploitation de la Compagnie des Mines de La Grand-Combe de 1864 à 1897.
    . Rue qui prolonge la rue des Poilus à la sortie Nord de la ville, en direction du quartier de la Forêt.


    G

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  • passage du GARDON
    – Voie reliant la rue du Riste au quai du 11 Novembre 1918.
    . Du nom de la rivière qui sépare la ville des Salles du Gardon.
  • place GAZAY

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  • plan GAZAY

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  • rue des GENÊTS
    – Quartier de l’Arboux
    – Le genêt est un classique des campagnes, sous sa forme « cytisus scoparius » (dit genêt à balais). C’est un arbrisseau de 1 à 2 m de haut que l’on rencontre un peu partout en France, dans les landes, les bois et les lieux incultes des terrains siliceux.
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  • rue du GOUFFRE
    – Voie prolongeant le boulevard Jules Callon en direction de La Levade.
    – Du nom de la Montagne (et du puits) du Gouffre.
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  • impasse GOUNOD
    – Du nom du compositeur de musique français Charles Gounod (né le 17 juin 1818 à Paris, † le 18 octobre 1893 à Saint-Cloud.)
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  • rue des GUÉRILLEROS ESPAGNOLS
    – De guérillero espagnol, terme générique désignant un combattant espagnol qui, après s’être battu en Espagne dans les rangs républicains contre les soldats de Franco lors la guerre d’Espagne (1936-1939), s’est réfugié en France.
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  • Rue Jules GUESDE
    – Quartier de La Levade
    – Homme politique français.†
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  • H

  • rue HAENDEL
    – Voie débouchant sur le chemin de la Pinède.
    – Georg Friedrich Haendel ou Händel est un compositeur allemand, devenu sujet anglais, né le 23 février 1685 à Halle-sur-Saale, † le 14 avril 1759 à Westminster.
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  • chemin de la HAUTE LEVADE
    – Quartier de La Levade débute rue Jules Guesde et finit à la D.728
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    H.L.M.
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  • chemin des H.L.M.

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  • H.L.M. de l’ARBOUX
    du nom de la colline de l’Arboux sur laquelle ont été construits dans les années 50/60 les HLM actuels.
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  • HLM des PERVENCHES

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  • HLM des PELOUSES
  • HLM La PINÈDE
  • HLM de RIBES
    – Quartier de Ribes.
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  • place Victor HUGO
  • rue Victor HUGO

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    J

     

  • impasse des JARDINS

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  • place Jean JAURES
    – place centrale de la Ville, entourée de l’église, mairie, collège Léo Larguier.
    – 1851 place Bouzac, 1918 de la Victoire, 1954 place Jean Jaurès.
    (année 1950 vidéo à 08′:48″)
    – au n°2, le Collège Léo Larguier.
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  • Square JEAN MACÉ

    – Jean François Macé, (né le 22 août 1815 à Paris, † 13 décembre 1894 à Monthiers), est un pédagogue, enseignant, journaliste et homme politique français.
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  • Rue JEANNE D’ARC
    – Quartier de Ribes
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    .

    L

  • rue des LAVOIRS
    – Voie débutant rue Anatole France et longe La Poste.
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  • rue LAPAROT > voir rue de la PARREAU
  • rue Enclos Lasserre  > voir rue des Poilus
  • rue LEPIC

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    M

     

  • boulevard du 8 MAI 1945
    – S’initie à la rue Maisons Vieilles, croise la rue du Mas Chazelles, la rue Citée des Pelouses, la rue des Prés, la rue des Pelouses, la rue Mas Chapon, la rue des Peupliers et aboutit au quai du 11 Novembre 1918.
    – date de l’armistice de la guerre de 1939-1945
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  • rue MAISONS VIEILLES
    – Voie coupée par l’impasse des Jardins, la rue de la Villa Béchard, le boulevard du 8 Mais 1945 et le quai du 11 Novembre 1918.
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  • place Baptiste MARCET
    – Relie la rue Pasteur par un rond point et la rue du Gouffre.
    – Du nom du fondateur la Fédération Nationale des Mutilés du Travail. Né le 20.10.1883 au Puy en Velay, orphelin élevé à Allègre par son oncle., il devient apprenti maréchal-ferrant et fréquente les centrales syndicales de Paris. Non-violent, il fait voter des lois au bénéfice des mutilés du travail, † 1964 à Allègre.
    .
  • avenue du 19 MARS 1962
    – Quartier de l’Arboux, croise la rue du Mas Lafont et rejoint la rue des Poilus au niveau du n° 45.
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  • rue du MARRONNIER
    – Quartier de Ribes.
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    .
  • rue du Mas d’AUBIGNAC
    – Rue en forte pente débutant à la rue de la Pise (quartier Aubignac), croise l’impasse des Oliviers, la rue des Oliviers, la rue des Violettes et se termine à l’intersection du chemin de Saint Andéol et de la rue du Ruisseau.
    .
  • rue MAS CHABROL

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  • impasse MAS CHAPON
    – Voie débutant rue du Mas Chapon.
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  • rue MAS CHAPON
    – Relie la rue du Brugas au boulevard du 8 Mai 1945.
    .
  • rue MAS CHAZELLES
    – Relie la rue du Brugas au boulevard du 8 Mai 1945.
    .
  • rue MAS LAFONT
    – Surplombe la vallée Ricard, parallèlement à la rue des Poilus ; en sens unique.
    – Au n°2 : Mas de la Régordane, maison de Maître de 1850, à rejoindre en tournant à gauche, au niveau de la Maison des Métiers Anciens, 45 rue des Poilus, D 128. Puis aller au bout de l’avenue du 19 MARS 1962 et tourner à gauche.
    .
  • rue MAS PAILLASSIER
    Le Paillassier est un lieux dit, situé en Lozère à 18 km de La Grand Combe (via N106, D154 et D532), sur la commune de Saint-Martin-de-Boubaux (48160), à une altitude de 617 m.
    .
  • MAS ROUMESTAN (1897/détruit?)
  • place MATHIEU LACROIX

    – Poète occitan, Mathieu Lacroix. lou Troubaïré Massoùn (1819 Nîmes † 1864). Enfant naturel d’une pauvre couturière, son buste orne l’une des places de la ville.
    .
  • rue du MAZEL
    – Quartier de Champclauson.
    .
    .
  • place du MAZEL
    – Quartier de Champclauson.
    .
  • square MENDES FRANCE

    – Pierre Mendès France, surnommé PMF, (né le 11 janvier 1907 à Paris, † 18 octobre 1982 à 75 ans à Paris), est un homme d’État français.
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  • impasse MERMEJEAN
  • rue MERMEJEAN

    .
  • avenue des MINEURS
    – Quartier de Ribes.
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  • rue Frédéric MISTRAL
    – Quartier de Trescol, parallèle à la rue Hipollyte Platon, côté opposé à la ligne SNCF.
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  • square François MITTERRAND
    – Président socialiste de la république française ; né le 26 octobre 1916, à Jarnac, † 8 janvier 1996, à Paris.
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  • chemin de la MONTAGNE BERNARD

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  • rue MONTAGNE BERNARD
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  • rue Raoul MOURIER   

    – Du nom de l’un des associés des frères Talabot, il a donné son nom au Puits Mourier qui était situé sur la rive droite du Gardon, à Branoux-les-Taillades.
    .
  • rue du MURIER
    – Quartier la Forêt, débouche sur la rue Abillon Forêt.
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    N

     

  • rue NATIONALE
    Quartier de Champclauson
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    O

  • rue des OLIVIERS
    – 2° voie à droite, en montant la rue du Mas d’Aubignac.
    .
  • impasse des OLIVIERS

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    P

     

  • Le PAILLET D286
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  • rue du PAILLET
    – Hameau forestier du Ravin
    .
  • rue de la PAIX
    – Relie la rue de la Clède au boulevard Talabot au niveau de la gare de Pise.
    .
  • rue de la PARREAU (rue Laparot)
    – Voie débouchant sur la rue Anatole France.
    .
  • rue du PASSAGE

    .
  • rue du Passage à NIVEAU

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  • Passage de la TREILLE
    – Voie reliant la rue du Riste au passage du Gardon.
    .
  • Passage des PUITS
    – Impasse débutant à la rue du Riste.
    .
  • rue PASTEUR
    – Voie débutant à l’église NDIC et se terminant boulevard Jules Callon.
    . Rue commerçante et d’écoles colle le Lycée Pasteur.
  • impasse des PELOUSES

    .
  • rue des PELOUSES

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  • La Pension
    – Petite voie du quartier de Champclauson, au NNE des anciennes écuries de Gazay.
    .
  • rue des PERVENCHES
  • rue des PEUPLIERS
  • place Roger PEYRIC
    – « place de Ribes, située entre l’AFPA et le local boulistes. »
    – en « hommage à Monsieur Roger PEYRIC, ancien membre du Conseil Municipal »
    Adopté à l’unanimité (Cf. n°IX du PV du Conseil Municipal du Je 26.012012.)
  • chemin de PIERREDON
    – quartier de La Levade
    .
  • chemin de la PINÈDE
    – Quartier de l’Arboux.
    .
  • rue de la PINEDE

    .
  • chemin des PINS
    .
  • rue de La PISE
    – Voie située en contrebas du quartier de Ribes.
    .
  • zone industrielle de La PISE OUEST
  • chemin du PLANAS
  • place du PLANAS
  • rue de la PLANÈTE
    – débute sur la rue du 19 Mars 1962 au niveau de la rue du Mas Lafont et aboutit au 45, rue des Poilus, entre le musée de la Mine et le musée des Outils Anciens.
    .
  • rue des PLATANES

    .
  • rue Hippolyte PLATON
    – du nom du expert géomètre en chef de la Cie de Mines de La Grand-Combe.
    PLATON : 1825/†?, service certain de : 1857/1886
    .

rue des POILUS
Situation  : au Nord de la ville, dans la vallée du Ricard et menant au puits (classé monument historique) du même nom. Débute au rond point Francis BERGER et prolongée au Nord par la rue Victor FUMAT.
Historique : d’abord rue de la Verrerie (cf. puits de la Verrerie) du fait d’une ancienne verrerie qui fonctionnait au charbon. Puis en 1938, sous le mandat communal de monsieur Soustelle, fut nommé : rue « Enclos Lasserre » du nom d’une famille de gros propriétaires dont certains de ses membres jouaient d’une part au Casino de Monté-Carlo et en même temps n’hésitaient pas à financer les grèves ouvrières. A meilleure explication, nous supposons que c’est l’un de leurs ancêtres qui fit construire vers 1850 l’actuel « Mas de la Regordane »(2017), appelé successivement « Mas Lasserre », puis « Villa de la Verrerie » et clin d’oeil de l’histoire : en 1967 « Maison Serre », du patronyme de François Serre, commerçant en meubles, très estimé à la Grand-Combe.
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Que d’eau à la Grand-Combe

RuisseauChampclausonRTrescol
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Le Gardon (dit d’Alès) est bien sûr la rivière la plus connue de la commune de La Grand-Combe. Déjà qu’il a du mal à couler toute l’année, il n’existerait pas sans d’innombrables petites rivières discrètes, mais qui savent se manifester ici et là, et notamment lors des fameux épisodes cévenols.

ARTICLE 1

La prévention contre les épisodes cévenols est nécessaire

Alors que la canicule ne s’arrête pas de sévir à l’approche de la mi-septembre, les prévisionnistes météorologiques du plateau de Bouzac, n’en présagent rien de bon. « Après la sécheresse, cela va être le déluge, comme l’an dernier. » En effet, septembre et octobre sont les deux mois d’automne durant lesquels, et par tradition, les épisodes cévenols sont les plus marqués. Chacun garde en mémoire les dégâts causés l’an dernier à la mi-septembre, à la Tour, au Pradel, au Mas Dieu, mais aussi à La Grand-Combe et notamment dans la partie inférieure de la vallée Ricard. Une vague avait déferlé vers les Tuileries et avait inondé tout le secteur entre le pont et le parapet du Gardon. Rien de plus normal alors, côté municipal, que l’on s’intéresse de très près à divers points dits sensibles, afin de ne pas revivre cela.

Les ruisseaux sont nettoyés pour éviter tout encombrement

C’est ainsi qu’au début de l’été, les deux entrées d[u] ruisseau Sans Nom et [du ruisseau] de la Forêt, ont été curées par l’entreprise Jouvert. Débarrassés des embâcles formés devant les énormes grilles, mais aussi de centaines de m3 de terre et de rochers, l’écoulement des flots même par fortes précipitations, en sera facilité. D’autant que le ruisseau Grand-Combe [autre appellation du ruisseau Sans Nom, dans sa partie canalisée – NDLE], qui collecte les deux et traverse en souterrain sur plus d’un kilomètre la vallée Ricard, a été lui aussi contrôlé et à la sortie considéré comme “propre”, par les autorités compétentes. Il en est de même à Trescol, pour le ruisseau le Berbezier.

Le secteur des Tuileries, dans une cuvette, reste donc toujours le plus délicat. Pour éviter que la rue se retrouve à nouveau sous un mètre d’eau, les services techniques ont fait réaliser à la sortie du pont S.N.C.F., un trou séparant la rue et le ruisseau Grand-Combe. Des travaux confiés à l’entreprise Colas. « Il s’agit-là d’une surverse qui en cas de grosses pluies et de la montée des eaux, va absorber le surplus que les avaloirs n’auront pas pu engloutir », ont confié Christian Brun, l’adjoint aux travaux et Thierry Arnoux, le conducteur de travaux de Colas. D’autre part, une opération de contrôle des avaloirs sur la cité, est sur le point d’être achevée.

ARTICLE 2

À Champclauson, des nouvelles rassurantes du ruisseau couvert

https://www.youtube.com/watch?v=kLIW_1tvTPE
Vidéo 6′:00″ – 
Ruisseau couvert de La Grand-Combe – « Spéléo Secours Français »

Au fil des ans, des décennies même, cela est devenu une préoccupation majeure pour la municipalité de La Grand-Combe.

Selon le premier magistrat, « il convient certes de s’occuper de ce qu’il y a au-dessus, mais désormais de ce que l’on appelle les ruisseaux couverts, héritage des ex-Houillères. Et ceux existant dans la cité minière, se comptent en kilomètres. » Voici deux années, une expédition (composée d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles, des élus, des pompiers, des spéléos) s’était aventurée dans le ruisseau Grand-Combe [autre appellation du ruisseau Sans Nom, dans sa partie canalisée], traversant de part en part la vallée Ricard.

Il convenait de contrôler si le lit du ruisseau [Grand-Combe] n’était pas encombré, ni ses immenses voûtes. Un bon kilomètre à crapahuter et à gravir des cascades, dans des immenses salles de dix mètres de hauteur. La délégation était remontée en surface ravie de ce qu’elle avait découvert et, qui plus est, avait donné des nouvelles rassurantes de l’état du tunnel en général. On sait également que celui de Trescol dans lequel s’engouffre le [ruisseau] Berbezier, avait été débarrassé de ses milliers de tonnes de schistes émanant des crassiers, autres inquiétants vestiges miniers.

Une partie de la voûte effondrée en 2015

Le crassier, très instable, est sans cesse rongé et tous ces schistes arrachés lors des fortes pluies, sont précipités dans le tunnel. Enfin, il restait … [le ruisseau de] Champclauson, sans doute le plus préoccupant. L’an dernier, une partie de la voûte dans sa partie inférieure, côté sud, s’était subitement abattue, risquant de boucher l’écoulement des eaux. Fort heureusement, la forte déclivité à la sortie du ruisseau et l’immensité de la galerie souterraine, avaient minimisé les risques.

Une sortie en mauvais état

La visite de lundi par une délégation composée de pompiers, de spéléos…, de Jean-Jacques Viala, des services techniques et à laquelle s’était joint le géologue Alésien Michel Wienen, avait été programmée depuis longtemps. Il convenait de choisir une période où le débit du ruisseau souterrain ne devait pas gêner la progression du groupe dans les anciens ouvrages miniers, à partir de la Galerie Thérond.

Là encore, trois bonnes heures de visite, à inspecter les lieux pour le moins sinistres sous la gare de la Forêt fossile, de Mécanique Vivante, du pont et du cirque Vost, pour déboucher au grand air, sans avoir rencontré de sérieuses difficultés. « Si ce n’est le contournement d’un immense gourg et le fait d’avoir dû escalader une cascade glissante », a signalé Jean-Jacques Viala. Pour le reste, hormis la sortie en très mauvais état, les anciens ouvrages résistent au temps. »

ARTICLE 3

Les ruisseaux et rivières, à (ou proche de) la Grand-Combe

  • Le ruisseau de l’Arboux :
    ruisseau situé près de l’actuel cimetière. A fourni les pierres de grès de l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception de la Grand-Combe.
    .
  • Le ruisseau de Bellière :
    coule de Laval-Pradel aux Salles du Gardon
    .
  • Le ruisseau Berbézier :
    à Trescol
    .
  • Le ruisseau Blanc :
    coule parallèlement à  la D 906, de Laval à Saint Martin de Valgagues.
    .
  • le ruisseau de Bremo :
    sépare les communes des Salles du Gardon et de Branoux, se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Broussous :
    coupe la D 453 au NNE de Portes et se jette dans le Luech au niveau de la jonction de la D 243a et de la D 29.
    .
  • Le ruisseau de Champclauson :
    quartier Champclauson.
    .
  • La rivière du Gardon d’Alès :
    Coule du Nord au Sud de La Grand-Combe rivière de 2ème catégorie – Blancs, Carnassiers, Lieu.
    .
  • Le ruisseau Grand-Combe :
    prolongement canalisé du ruisseau Sans Nom à l’entrée de la Vallée Ricard.
    .
  • Le ruisseau des Luminières :
    cité dans le livre : Le Puits Sans-Nom de Mireille Pluchard.
    .
  • Le ruisseau du Nayzadou :
    coule des hauteurs de Branoux et se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Sans Nom :
    coule de l’Ouest du Pradel à l’entrée de la Vallée Ricard (où il est canalisé et porte le nom de ruisseau Grand-Combe).
    .
  • Le ruisseau de la Trouche :
    rue des Cités de la Trouche, près de l’ancien puits de la Trouche.
    .

…. et plein d’autres ruisseaux dans les alentours de la Grand-Combe.

§

Source article 1 : Le Midi Libre, du 10.09.2016

Source article 2 : Le Midi Libre, du 10.11.2016
Photo : Ruisseau souterrain, Le Berbezier à Trescol (Crédit DR)

Vidéo insérée en tête de l’article 2
Réalisée par : « Spéléo Secours Français »
Publié par : BORIE alain
Ajoutée sur Youtube le : 5 octobre 2017

Commentaires et tableau : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.11.2017
Dernière mise à jour : 07.06.2018

Tourisme à La Grand-Combe

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La Grand-Combe guide de tourisme

Visitez La Grand-Combe : informations touristiques

La Grand-Combe est située dans le département du Gard, région Occitanie (ex. Languedoc-Roussillon), dans le sud de la France à 49 km de Nîmes, la préfecture.

Visites et attractions à proximité de La Grand-Combe

Aux alentours et à proximité de La Grand-Combe, voici quelques communes que nous avons visitées et pouvons vous recommander :

Saint-Ambroix Saint-Ambroix 15 km

Anduze Anduze 17 km

Bambouseraie de Prafrance Bambouseraie de Prafrance 17 km

Vézénobres Vézénobres 20 km

Banne Banne 20 km

Naves Naves 23 km

Barjac Barjac 28 km

Lussan Lussan 28 km

Le Pont de Montvert Le Pont de Montvert 28 km

Sauve Sauve 31 km

Montclus Montclus 32 km

 

Joyeuse Joyeuse 34 km

Labeaume Labeaume 34 km

Goudargues Goudargues 35 km

La Garde-Guerin La Garde-Guerin 36 km


Marchés cévenols à visiter proche de La Grand-Combe

  • à 00 km – La Grand-Combe : Mercredi et Samedi
  • à 10 km – Bessèges : Jeudi
  • à 11 km – Alès : Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi, Samedi
  • à 14 km – Saint-Ambroix : Mardi
  • à 17 km – Saint-Jean-du-Gard : Mardi
  • à 17 km – Saint-Paul-le-Jeune : Lundi et Vendredi
  • à 18 km – Anduze : Jeudi
  • à 23 km – Naves : Samedi
  • à 26 km – Villefort : Jeudi
  • à 28 km – Barjac : Vendredi

Plus d’informations sur La Grand-Combe, Languedoc-Roussillon

Sites touristiques de La Grand-Combe et lieux d’intérêt proches

Que faire à La Grand-Combe ?

  • Camping
    Camping Font de Merle : Branoux les Taillades.
    Hébergement familial en bord de rivière.
  • Courrier : envoyer une carte postale ?
    La Poste (centrale)
    6 B rue Anatole France 30110 La Grand-CombeBoites aux lettres de la Poste :

    boiteBoîte à lettres 9 B rue Anatole France 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres 6 rue de la République 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres rue du Marronnier 30110 La Grand-Combe
  • Maisons d’Hôtes
    le Mas de la Regordane : 2 rue du Mas Lafont, Vallée Ricard
  • Musées
    La Forêt de Fossiles : quartier Champclauson, rue Eglise
    La Maison des métiers anciens : 45, rue des Poilus, Vallée Ricard
    La Maison du Mineur : rue des Poilus, Vallée Ricard

  • Sports
    Centre Nautique des Camboux : lac des Camboux, Ste Cécile d’Andorge
    Centre de Vol à Voile Gardois : CVVA, aérodrome, quartier Champclauson
    Complexe Sportif Charles de Gaulle : 53 rue des Poilus
    Stade André Drulhon : boulevard du 8 Mai 1945
    Stade Sainte Barbe : quai 11 novembre 1918 (gymnase, fitness, foot…)§

    Aux alentours de La Grand-Combe
     :voyons aussi d’autres lieux avec des classifications touristiques officielles, ainsi que d’autres lieux d’intérêt à visiter qui devraient vous inspirer, si vous êtes en visite et vous vous demandez quoi faire ensuite.

Grands sites naturels du Gard près de La Grand-Combe

Jardins remarquables près de La Grand-Combe

LA MERVEILLEUSE BAMBOUSERAIE D’ANDUZE (VIDÉO)

Unique en Europe, ce jardin extraordinaire est classé Monument Historique. Ici, depuis le XIXème siècle poussent des dizaines d’espèces de bambous venues depuis tous les continents.

  • à 17 km : la Bambouseraie de Prafrance
  • à 20 km : le Jardin du Temple
  • à 22 km : le Jardin du mas de l’Abri
  • à 35 km : le Jardin des Sambucs

Monuments Religieux près de La Grand-Combe

  • à La Grand-Combe :
    l’église (1 000m², orgue Cavaillé-Coll)
    Le temple de Trescol
  • à Uzès :
    la Cathédrale Saint-Théodorit
    la Tour de la Fenestrelle

Les plus beaux villages près de La Grand-Combe

  • à 36 km : La Garde-Guérin
  • à 39 km : La Roque-sur-Cèze
  • à 39 km : Balazuc
  • à 39 km : Vogue

Des sites d’une grande beauté naturelle près de La Grand-Combe

  • à 14 km : la Grotte de la Cocalière
  • à 24 km : les Bois de Païolive
  • à 33 km : le Mont Lozère (1 699 m, point culminant des Cévennes)
  • à 37 km : le Mont Aigoual (1 567 m, observatoire météo, station de ski)
  • à 39 km : Réserve naturelle nationale des Gorges de l’Ardèche
  • à 40 km : les Cascades du Sautadet
  • à 41 km : la Grotte des Demoiselles

Villes fleuries près de La Grand-Combe ( de 1* à 4* )

  • à 00 km : La Grand-Combe 1*
  • à 11 km : Alès 4*

Géographie administrative de La Grand-Combe

Commune : La Grand-Combe (30110) – Canton : La Grand-Combe
Arrondissement : Alès (30100) – Département : Gard (30)
Région : Occitanie (ex Languedoc-Roussillon)

Distance à La Grand-Combe

  • 049 km de Nîmes (préfecture du Gard)
  • 372 km de Bordeaux
  • 265 km de Nice
  • 532 km de Paris
  • 564 km de Strasbourg
  • 767 km de Calais

Communes aux alentours de La Grand-Combe

12 autres communes à moins de 17 km de La Grand-Combe :

Stop aux Smartphones et portables !

TableauMultimedia.
Au Mas de la Regordane, il n’y a pas de télévision et les invités sont gentiment priés de restreindre l’usage de leurs smartphones, portables, tablettes et autres PC avec ou sans … pomme.
Lisez plutôt l’article ci-dessous pour comprendre ce qui motive notre invitation, à limiter le flux des ondes négatives qui perforent notre corps 24h/24.

L’effet des smartphones sur nos jeunes est plus qu’effrayant

Chère lectrice, cher lecteur,

Personne, je pense, n’avait anticipé la catastrophe historique provoquée par les smartphones.

La psychologue américaine Jean M. Twenge étudie depuis vingt-cinq ans le comportement social et affectif des jeunes. Elle a observé ces dernières années un séisme.

Dans un article intitulé « Les smartphones ont-ils détruit une génération [1] ? », elle explique que tout a changé à partir de 2012.

Cette année-là, plus d’un ado sur deux était équipé d’un smartphone. Aujourd’hui, c’est quatre sur cinq.

Durant cette période, les évolutions suivantes se sont produites. Elles concernent toutes les classes de la population, riches ou pauvres :

  • les symptômes dépressifs se sont accrus de 50 % chez les filles et de 21 % chez les garçons, de 2012 à 2015 ;
  • le nombre de filles qui se sont suicidées a triplé entre 2007 à 2015, et celui des garçons doublé ;
  • le nombre de jeunes qui voient des amis tous les jours a baissé de 40 % entre 2000 et 2015 ;
  • actuellement, les jeunes de 16 ans sortent moins que ne le faisaient ceux de 12 ans en 2009. Ils sont en train de cesser progressivement de sortir et de se socialiser dans les parcs, squares, etc., et restent seuls chez eux avec leur smartphone ;
  • en 2015, seuls 56 % des élèves de terminale sont « sortis » avec quelqu’un, contre 85 % des jeunes dix ans plus tôt, un chiffre qui était stable depuis les années 1960 ;
  • le nombre d’enfants qui manquent de sommeil a augmenté de 57 % entre 1991 et 2015 ;
  • aux États-Unis, où l’obtention du permis de conduire était le rêve de tous les jeunes autrefois, le passeport pour la liberté, on observe un désintérêt massif des adolescents, qui préfèrent rester dans leur chambre sur leur smartphone et se faire conduire par leurs parents ;
  • concernant la consommation d’alcool, les rencontres amoureuses, les adolescents se comportent comme nous le faisions à 15 ans, et ceux de 15 ans comme nous le faisions à 13 ;
  • s’ils sortent moins souvent, les rares fois où ils le font sont abondamment communiquées sur Snapchat, Instagram ou Facebook. Ceux qui ne sont pas invités se sentent donc cruellement exclus : le nombre de jeunes filles se sentant rejetées et isolées a augmenté de 48 % de 2010 à 2015 et le nombre de garçons de 27 %.

« J’essaye de leur parler et ils ne me regardent pas. Ils regardent leur smartphone. »

Lorsqu’ils se confrontent malgré tout aux enfants de leur âge, leur manière d’interagir est profondément dégradée.

En effet, bien que physiquement ensemble, cela n’interrompt nullement le fonctionnement des smartphones.

« J’essaye de leur parler de quelque chose, et ils ne me regardent pas droit dans les yeux. Ils regardent leur téléphone ou leur Apple Watch », témoigne une jeune fille dans l’article cité ci-dessus.

  • « Et qu’est-ce que ça te fait, quand tu essayes de parler à quelqu’un en face-à-face et qu’il ne te regarde pas ? », lui demande la psychologue.
  • « Cela me fait mal. Mal. Je sais que la génération de mes parents ne faisait pas ça. Je peux être en train de parler de quelque chose de super-important pour moi, et ils ne m’écoutent même pas. »

Oui, on imagine que ça fait mal, en effet…

Piégé par mon smartphone

En ce qui me concerne, j’ai tenu sans téléphone mobile jusqu’à il y a quelques mois. Pendant longtemps, je me suis débrouillé avec des « télécartes ».

Mais les cabines publiques ont peu à peu été supprimées. En cas d’urgence, j’étais obligé d’emprunter le téléphone des gens. Mais avec le smartphone, ils sont devenus de plus en plus réticents à cause de toutes les informations personnelles ; trop dangereux de laisser ça entre les mains d’un inconnu, aussi sympathique soit-il.

Mais c’est ma banque qui a eu raison de mes résistances.

Comment ma banque m’a vaincu

Au mois de février, ma banque m’a envoyé un courrier m’expliquant que tous les clients devaient désormais utiliser leur smartphone pour « scanner » un code apparaissant sur l’écran pour accéder à leur compte…

Penaud, j’ai acheté un smartphone. J’étais décidé à ne m’en servir que pour la banque mais, bien sûr, très rapidement j’ai passé mes premiers appels et il s’est mis à sonner en retour…

La chute

En juillet, je m’en servais, pour la première fois, connecté à ma voiture. En août, ma fille m’installa Whatsapp, et m’inscrivit au groupe de la famille, ce qui me valut de sentir des vibrations toutes les cinq minutes, et voir apparaître toutes sortes de « notifications » sur l’écran que ma curiosité avait le plus grand mal à ignorer…

Peu à peu, ma vie a basculé.

Il y a dix jours, je me suis retrouvé pour la première fois à me promener dans la rue en « textant ».

J’ai alors levé le nez autour de moi. Je ne regardais plus le ciel bleu. Je n’entendais plus les oiseaux chanter. Je ne souriais plus aux passants (ni aux passantes…). J’étais dans la prison psychique de mes messageries et je me suis rendu compte que la plupart des gens autour de moi étaient… pareils.

Le patron d’Apple avait interdit l’iPhone à ses enfants

Ce matin, un article explique que le grand Steve Jobs, patron d’Apple, avait interdit le smartphone à ses enfants [2].

De même pour Bill Gates, fondateur de Microsoft, qui ne voulait pas d’ordinateur chez lui.

Y avait-il quelque part un problème que ces « génies de l’informatique » avaient remarqué et dont leurs clients ne s’étaient pas aperçus ?

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… »

Les gens sont en train d’oublier combien la vie était douce avant ces engins. Moi je m’en souviens, je vivais ainsi il y a quelques mois encore.

Je montais dans ma voiture, ou dans le train, et je partais réellement.

Je ne poursuivais pas la conversation avec les gens que je venais de quitter. Les séparations étaient plus dures, mais les retrouvailles étaient aussi beaucoup plus intenses.

En voyage, je lisais. Dans ma voiture, je rêvais. J’écoutais de la musique sans jamais être interrompu par un brutal appel téléphonique.

Quand j’arrivais chez des amis, j’étais présent, je ne poursuivais pas des échanges parallèles avec des collègues ou d’autres personnes à des centaines de kilomètres de moi. C’était plus agréable pour tout le monde.

En réunion, au travail, je me concentrais uniquement sur les problèmes discutés autour de la table. Je n’avais pas le choix. Impossible de m’évader en appuyant sur un écran pour recevoir des nouvelles de ma famille ou de mes amis, ou encore pour traiter les questions liées à d’autres collègues, autre part.

Je comprends bien l’aspect excitant de ces machines. Vous êtes tout le temps stimulé. Vous vous sentez important. Vous avez l’impression d’être dans le coup, de mener une vie trépidante. Vous êtes enivré. Le grand frisson de la vie moderne, connectée, toujours en mouvement.

Vous recevez de délicieuses décharges d’adrénaline chaque fois que ça bipe, que ça buzze, que ça sonne.

Mais si vous regardez les choses en face, vous risquez aussi beaucoup plus de devenir un zombie dépressif.

Alors, cette fois, c’est décidé : je laisse mon smartphone à la maison ! Une fois par mois, je consulterai mes comptes, et ce sera tout.

Je brise mes chaînes. Je retourne dans le monde normal. Je dis stop à la dépression, aux insomnies, aux idées suicidaires. Adieu, mon smartphone !

À votre santé !

JM Dupuis

§

Sources de cette lettre :
[1] TheAtlantic.com/Magazine
[2] Independent.co.uk/life-style
Publié par : JM Dupuis
Du magasine (en ligne) : Sante Nature Innovation
Reblogé le : 05.11.2017 à 10:35
Par : Mas de la Regordane.

Qui veut détruire la nature ?

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La destruction de la nature est voulue

La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouvel pouvoir économique. Pourquoi ?

Pour 3 raisons !

La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie et vont pouvoir générer de nouveaux profits (avec notamment une augmentation de la consommation de médicaments et de prestations médicales)

Par ailleurs, la nature constitue un référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive : elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace entièrement contrôlé, surveillé et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

Enfin la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre et donc leur libre-arbitre. Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises et se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaines, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondé sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

§

Source originelle : non identifiée
Source identifié
: SYTI.net
Publié sur
: Mas de la Regordane
Le : 03.11.2017 à 12:47 – Par : L2F

Georges Delannoy, 38 ans au charbon

Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait: » A boire! à boire par pitié ! »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: « Caramba! »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

Victor Hugo

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Georges Delannoy (1er rang à droite sur la photo) en visite avec des mineurs de la Ruhr
.
Quand à la Grand-Combe, j’allais à l’école de la Villa Béchard, puis à l’école publique de la rue Emile Zola et enfin au Lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès, en début d’année, les professeurs nous demandaient toujours d’écrire notre nom sur une feuille de papier et de préciser la profession de nos parents. Mon père m’avait fortement spécifié d’écrire :   » mineur. » Et comme je manifestais mon étonnement devant tant d’incompréhensible modestie, il ajoutait : « est mineur toute personne qui travaille à la mine. » me faisant ainsi comprendre que les mineurs constituaient une grande famille et que ce titre était sa seule prétention.

Georges Édouard Delannoy
1947 – 1985, 38 ans aux Charbonnages de France

Nationalité : Française
Activités : Ingénieur Polytechnicien, mathématicien, conférencier-expert.

Distinctions principales (dans l’ordre de ses préférences) :
– Chevalier de l’Ordre de la Médaille Militaire
– Médaille d’or des Mines
– Officier de l’Ordre National du Mérite
– Médaille d’or du premier prix de mathématiques
– Chevalier de la Légion d’Honneur

Georges aimait parler de la mine et dialoguer avec les mineurs, improviser des discours, faire des mathématiques, raconter l’histoire de France, s’exprimer en langues étrangères, jouer au bridge, fumer un bon cigare …

1922 (26.05) – Naissance à Alger, son père est officier d’artillerie à Blida.

ÉTUDES

1927/36 – Collège colonial de Blida, ville de garnison d’Algérie Française

1937/38 – il est élève au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

1939  – Passionné de sciences, élève de mathématiques, il obtient la médaille d’or du prix de mathématiques Gautheron-Jabert.

1940/41/42 Lycée Blaise Pascal, Taupe et Hypotaupe, classes prépa. au gdes écoles

1942/43 (22.09) – Il est admissible à l’École Polytechnique et considéré par l’Armée Française comme élève Officier, mais du 11.11.42 au 20.06.43, la Nation Française « l’invite » à passer plus de 7 mois aux Chantiers de la Jeunesse

1943/44/45 – (00.07) Déporté dans le camp de travail des usines d’aviation Heinkel à Halberstadt (Harz) Allemagne

1945 (15.04/15.09) Officier du renseignement dans l’armée américaine

1945/46 (01.10) – Georges Delannoy est lieutenant d’active et débute les cours de l’École Polytechnique, promotion … 1942 Rouge

HOUILLÈRES DU BASSIN DES CÉVENNES

1947 (15.09) – Ingénieur « du fond », 1° division, groupe Centre, H.B.C., La Grand-Combe.

1948 (17.04) – Ingénieur à la 1° division, au puits Ricard, il habite à La Levade

1950 – Ingénieur chef de siège

1951 (01.01) – Ingénieur à la 2° division

1952 – Ingénieur (01.05) chef des services généraux du jour au Service construction du puits Ricard, du puits des Oules. (25.06/20.07) en formation au CERCHAR à Creil (60)

1953 – Ingénieur divisionnaire au Service construction

1954 – Ingénieur divisionnaire, Service construction aux : (01.07) Travaux du jour, (24.11) Division mécanique de la Pise, (27.12) Atelier de la Verrerie

1956 (01.04) – Ingénieur divisionnaire, adjoint à l’ingénieur en chef, chargé des études techniques, marchés et commandes à la division Centre, aux Bureaux centraux

1957 (03.01) – Ingénieur divisionnaire, Direction des Travaux du Jour.

1957  (31.12) – Ingénieur principal – direction générale, puis secteur centre

1960 – Ingénieur principal, service des Études du Jour.

1961 – Chef des études générales, adjoint technique & gestion financière du directeur général du Bassin avec sous ses ordres, 110 ingénieurs, 1 500 employés et techniciens et 10 000 ouvriers

HOUILLÈRES DU BASSIN DE LORRAINE

1965 (17.02) – Ingénieur en chef, directeur commercial des HBL à Merlebach (57)

1966 (00.12) – Expert pour le compte de Sofrémines auprès du gouvernement du Pérou

CENTRE DE RECHERCHE DES CHARBONNAGES DE FRANCE

1968 – Directeur technique au CERCHAR à Verneuil en Halattes (60)

1970 – Directeur des services Administratifs du CERCHAR, 35 rue Saint Dominique 75007 Paris

1971 – Directeur général du CERCHAR, établissement qui deviendra par décret du 7 décembre 1990 : INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des RISques),
33 rue de la Baume 75008 Paris

1976 (01.03) – Admis à l’Honorariat de Chef d’Escadron de Réserve d’Artillerie

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Photo : Georges Delannoy, pelle DEMAG à godet de 14m3 à la « découverte » de Carmaux

HOUILLÈRES DU BASSIN DE CENTRE MIDI

1981 (01.05) – Directeur général adjoint des HBCM.
(19.10) – Directeur Général des HBCM à Saint Étienne

1984 (15.07) prend sa retraite de Directeur des HBCM

RETRAITE ACTIVE

1985
(3°trimestre) : il abandonne ses Mandats de :
– Représentant permanent HBCM
– Administrateur des Houillères : HBCM, HBL et HBPCN.
– Administrateur à : Cdf Chimie  – CdF Informatique – CdF International – Méridionale Commerciale et Financière – SOMECA …
– Électeur du Comité national de la Recherche Scientifique

Représentant français :
– Commission de la Recherche Technique du Comité d’Étude des Producteurs de Charbon d’Europe Occidentale (CEPCEO)
– Commission de Recherche « Charbon » de la Commission des Communautés Européennes
– Comités franco-allemand et franco-soviétique de coopération scientifique

Membre permanent :
– Britisch Institute of Fuel & Chartered Engineer « CEng ».
– Comité Français de la Fondation de Recherches internationales sur les Flammes (FRIF)
– Commission des Recherches Scientifiques sur la Sécurité dans les mines et carrières (CORSS) et de la sous-commission des Dégagements instantanés (SCODI) au Ministère de l’Industrie et de la Recherche.
– Conseil de l’Association nationale de la Recherche Technique (ANRT)
– Conseil de la Société de l’Industrie Minérale et Président du District de Paris (Arrondissement minéralogique de Paris I et Rennes)
– Comité scientifique Consultatif du Centre interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA)
– Conseil de Surveillance du Groupement d’Entreprises pour le Traitement de l’Information (GETI)
– Conseil de Surveillance du Groupement d’Édition et de Documentation de l’Industrie Minérale (GEDIM) et Président du Comité de liaison du Groupement de Documentation des industries extractives
– Conseil Scientifique de l’École Nationale Supérieure de la Métallurgie et de l’Industrie des Mines de Nancy
– Président de la Commission pour la Cokéfaction des Fines Lorraine (comité Marienau)
– Président d’Honneur du District du Centre-Ouest de la Société de l’Industrie Minérale
– Expert du Gouvernement Français auprès de la Commission des Communautés Européennes pour les énergies nouvelles (gazéification du charbon)
– Représentant de la France à L’ICCR (Comité International de la Recherche Charbonnière).

1985
 – Reprend du service comme expert minier et conférencier international

1986 – Conseil d’administration des HBCM

1987 – 40ème anniversaire du CERCHAR (1947-1987)

1989 – Conseil d’administration et 20ème anniversaire des HBCM ( 1979-1989)
et Conseil d’Administration des HBL et Conseil des administrateurs et anciens administrateur des HBL 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993

2007 (31.12) Sénat : Cérémonie de clôture des Charbonnages de France

2011 (19.09) – Décès à Paris, à l’âge de 89 ans.

OUVRAGES

1957 (10) – Note sur le dégagement de grisou dans les charbons (avec J.M. Durand)
1972
(07) – Le CERCHAR et la recherche de sécurité (avec Jean Dangréaux)
1973 (02) – La documentation technique dans les Charbonnages de France (avec J. Mounier)
1974 (01/02) – L’avenir du charbon en France et dans le monde, revue Entropie n°55
1974
(05) – Techniques de mesures au fond dans le domaine de la sécurité
1976 (04) – Visite dans les charbonnages de la République Populaire de Chine
1977 (04) – Valorisation des rejets solides de l’industrie houillère (avec R. Chauvin)
1978
(03) – Les principes généraux de la gazéification du charbon
1978 (06) – Utilisation de l’hexafluorure de soufre comme gaz traceur (avec C. Froger et N. d’Albrand)
1978 (07) – Information sur les activités du CERCHAR
1978 – La recherche dans les Houillères, comment aller plus vite
1980 (06) – Gazéification et liquéfaction du charbon, La Jaune et la Rouge, n° 353
1980 (??) – L’avenir du CERCHAR (actuellement INERIS, Institut National de l’Environnement industriel et des RISques.)

§

Source : wikipedia.org/wiki/Georges_Édouard_Delannoy
Rédaction : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 02.11.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Origine du mot Régordane ?

regordane

Une étude complète a été faite par Marcel GIRAULT, docteur en histoire-archéologie, lors de sa thèse sur La Régordane (Le Chemin de Régordane – éditions Lacour-Ollé, 1988). Je ne ferai que reprendre les grandes lignes de ses recherches.

 » D’abord historiquement on a pensé que le mot Régordane venait de l’empereur Romain GORDIEN qui aurait donné son nom à cet axe comme la Voie d’Agrippa ( Voie domitienne).

Il y a la thèse de Gaëtan CHARVET qui attribue l’origine de Régordane à la traduction celte : Reg=Cours d’eau et ourdan=chemin, le chemin des cours d’eau.

Clovis Brunel, chercheur en phonétique et linguistique s’orienterait sur le fait qu’étymologiquement le mot Régordane viendrait du latin «gurges » qui signifie gourt, précipice, abîme. Le chemin de Régordane est celui des précipices et des gourts, ce qui n’est pas raisonnable pour ceux qui l’ont parcouru.

Dans le même état d’esprit, dans un sens plus proche de la réalité le mot gourt ce rapproche énormément du terme cévenol «gourgue » qui désigne un réservoir d’eau situé en contrebas d’une source et sert de bassin d’irrigation. La terre Régordane serait alors le gourgue cévenol destiné à irriguer le bas pays (La Gardonnenque).

On a aussi essayer de rapprocher le terme de Régordane à celui de Gévaudan. Cette démonstration aussi remarquable qu’elle soit, ne semble pas tenir, car le Gévaudan comme tout le monde le sait se trouve beaucoup plus à l’ouest. D’autres suggestions ont été faites mais toutes comme celles énoncées ci-dessus ne furent retenues.

La plupart du temps l’origine d’un mot provient soit de l’appellation d’une région soit de celle d’un individu ou vice et versa ou les deux confondus.

Le mot de Régordane a été prononcé la première fois, connu à ce jour,  dans le testament d’Almérade seigneur d’Anduze le 12 janvier 1052. Il y est fait mention que l’église  de Portes est située dans la Forêt de Régordane. 3 siècles plus tard, le nom de Régordane apparaît à notre connaissance 3 fois dans la région :

1.     En 1323 Guillaume I er de Budos seigneur de Portes lègue à son fils tout ce qu’il possède « in provincia de Régordana ».

2.     En 1325 André I er  de Budos reconnaît percevoir une rente sur la «terre de Régordana ».

3.    En 1381 la vente d’une châtaigneraie sise au lieu de Portes, terroir de Régordane. Un lieu vient d’être associé à un territoire.

Nous pouvons aussi nous interroger sur l’origine toujours inexpliquée d’une famille de Régordane dont nous connaissons quelques descendants  aux XII et XIII siècles, tous juristes et qui évoluent dans la région de Montpellier et d’Alès. A cette époque qui dit famille de Régordane et d’un certain rang social, sous-entend une terre de même nom. En étant très prudent mais cela est plausible, cette famille l’aurait perdu peut être en la donnant en dot à l’occasion du mariage d’une fille, dot dont aurait pu bénéficier la Famille d’Anduze qui à l’époque possédait une grande partie des châteaux forts qui jalonnaient la route d’Ales au Puy.

Pourquoi aussi ne pas penser à ce bailli de Régordane qui signe des actes à Luc et au Chambonnet en 1315 ou à dame de Régordane femme de Guillaume Manent qui vendit en 1257 à l’abbé Hugues la moitié de ses marais dans la région de St GILLES. Ces terres se trouvent à côté du Mas Molines et se nomment les Régordanes.

Ce mot de Régordane est mentionné sans en connaître le pourquoi sur une carte du XIII ième siècle gravée par R. Haldingham et conservée en la cathédrale de Hereford (GB)  sous le vocable de Récordanorum et semble indiquer un massif montagneux implanté au sud de Clermont Ferrand.

Guy de Bazoches, un chanoine de Châlons  au XII ième siècle parle de ST Gilles ville implantée en Gothie au pied de la montagne qu’on appelle Régordane.

Il existe donc un lieu de Régordane mais aussi une région de Régordane qui reste à définir. Cette dernière en se limitant aux recherches les plus lointaines pourrait être comprise entre Luc et Ales. Mais les indications données sur des cartes pourraient élargir cette zone et en faire un losange allant de Pradelles à Alès du nord au sud, et de St Germain de C.  à Largentière d’ouest en est.

[Le Chemin (ou la Voie) de Régordane]

Au fil du temps le nom de Régordane a été donné à un trajet ou à un chemin. Ce pourrait donc être en même temps  un chemin et celui d’une région dans un cadre géographique et politique bien défini. On retrouve cette définition dans d’autres lieux tels que : Chemin du Forez (Chemin qui traverse la région du Forez) ou Corniche des Cévennes ou route touristique du Val de Loire.

Aujourd’hui, le terroir de Régordane, ainsi que la forêt ont cessé d’exister. Aucun des plans cadastraux du XIX ième siècle à nos jours n’en a conservé le nom, ni même à Portes où la parcelle de Régordane avait été localisée à proximité du cimetière actuel. Seul un affluent de l’Avesne entre la Commune de Laval et de St Julien les Rosiers porte le nom de Valat de la Régordane sur le Cadastre de Laval.

On peut encore trouver le nom de Régordane à Navascéres, province de Navarre qui se caractérise par un lieu planté de châtaigniers sauvages (Ré gorda).

Bref le débat est lancé. Qui dit la vérité ? Le nom de Régordane vient-il d’une personne, d’un lieu ou d’une région ? Parviendrons-nous à élucider ce mystère ? Alors pour apporter un peu de rêve et de fantaisie (mais peut être réelle) imaginons que la Régordane a dû être un lieu bâti ou un château qui a été rayé de la carte, mais dont le souvenir s’est reporté sur le territoire ou la région. A la manière de la ville «d’YS » il a survécu sous l’aspect d’un chastel faé et le chemin qui porte son nom nous amènera peut être un jour à la rencontre des roumieux* »

*Roumieux : ceux qui étaient déjà allés à Rome, bien que tous les pélerins fussent « roumieux » ou « Jacques » ceux qui allaient à Saint-Jacques de Compostelle[NdE].

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Par : Alain Derbecq
Publié le : 13.11.2004 à 11:45
Source et copyright : Histoire

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Titre original : D’où vient le nom « Régordane »

Historique de la Grand-Combe©

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La Grand-Combe (vue aérienne) est une ville située au fond d’une combe (vallée), où l’on a toujours tout vu en … grand. On va évidemment beaucoup parler de mines, de charbons, de naissances et de morts, mais on ne va donc pas évoquer que « les 30 glorieuses », mais plus de 200 années de glorieuses réalisations. Souvent oubliées, ces dernières ne demandent qu’à renaitre. A vous de voir !

GLORIEUSES ANNÉES DE LA GRAND-COMBE

LA RENAISSANCE … DU CHARBON

1200 – Un document officiel fait état d’une exploitation de charbon à Lunas et à Cendras. Les mines de charbon des Cévennes sont parmi les premières de France (on n’a pas trouvé de trace « officielle » plus ancienne d’extraction de charbon).

1300 – À côté d’Alais (Alès), des moines bénédictins dirigés par Bernard de Soucanton, afferment contre redevance, l’exploitation des terrains du monastère de la Montagne de Montaud.

1698 (13/05) – Un édit de Louis XIV confirme l’autorisation pour chaque propriétaire du sol, d’extraire à sa guise le charbon qu’il recèle.

1744 – Un nouvel édit du roi Louis XV stipule qu’à l’avenir nul ne peut exploiter une mine de houille sans avoir obtenu, au préalable, une autorisation du contrôleur des finances.

1760 – Désormais, il y a environ 80 exploitations dans les Cévennes.

1770 – Arrivée de Pierre-François de Tubeuf qui découvre plusieurs gisements. Il révolutionne les techniques archaïques d’extraction en introduisant l’usage du coin, du treuil et des wagonnets (chiens de mines). Il fait percer le premier puits de Rochebelle. Il va toutefois susciter des haines : les habitants le rejettent, car il fait aussi boucher les ouvertures qui servent à leur consommation personnelle.

1773 – Pierre-Francois Tubeuf (1730-1795) obtient de Louis XV, la concession exclusive pour 30 ans de l’exploitation des mines du Gard dans la région d’AlèsSaint-AmbroixUzèsPont-Saint-EspritVillefortAnduze, soit une zone de plus de 3 000 km². En contrepartie, il doit verser 800 livres annuelles à la nouvelle École Royale des Mines, et devra aussi indemniser les propriétaires fonciers. Par ses innovations techniques, il contribue au développement des mines de charbon des Cévennes, mais il se heurte au néo-féodalisme des exploitants, souvent fermiers du duc de Castries, seigneur de Portes.

1781 (21/03) – Le Corps des Mines a été créé par l’arrêt du Conseil, suivi d’autres.

1789 (14/07)Révolution « dite française » : en devoir de mémoire, une cérémonie commémorative se déroule chaque année à la Grand-Combe, mais aucune rue de la ville ne porte son nom.

1791 – Pierre de Tubeuf émigre en Amérique du Nord, où il meurt assassiné en 1795.

1806 (18/05) – Vente de terrain de Jacques Pierredon, meunier et cultivateur au moulin des Tourilles [commune de Saint Côme et Maruejols] à Alexandre Tubeuf (fils)

1810 (20/09) – Vente de terrain de Jean-Louis Rocheblave à Pierre et Alexandre Tubeuf frères
Napoléon instaure le Code Minier qui définit les conditions d’attributions des concessions minières qui sont désormais soumises à des règles strictes d’exploitation, La concession devient perpétuelle et transmissible, entraînant ainsi la constitution d’importantes sociétés minières qui assurent à l’actionnaire, le fruit de son apport.

1819 – Naissance à Nîmes de Mathieu Lacroix en provençal « lou Troubaïré Massoùn » : il est l’enfant naturel d’une pauvre couturière qui meurt alors qu’il n’a que neuf ans. Entré à l’école des Frères, depuis quelques mois seulement, on l’en retira aussitôt et il fut « placé » chez un chiffonnier qui l’envoyait mendier dans les villages alentours ; à l’âge de 12 ans, il fut adopté par Suzette Tilloy veuve et seule comme lui qui le tira de cet enfer. Elle lui fit apprendre alors le métier de maçon.

Quelques années plus tard Suzette mourut et son fils adoptif vint s’installer à La Grand Combe on ne sait pas trop pourquoi [eh, parce qu’il y avait beaucoup de travail, pardi ! NdE], où il exercera jusqu’à sa mort son métier de maçon, tout en rimant de la poésie en Occitan, sa langue naturelle » (suite en 1853.)

1820 – L’épouse et les fils de Pierre-Francois Tubeuf récupèrent la mine de Rochebelle, puis font construire une verrerie au château de Traquette (près de Montpellier ?) À la même époque, le Duc de Castries revend les mines à un marchand de Nîmes.

1829 – Création des Houillères de Trélys et Palmesalade de la compagnie des mines fonderies et forges d’Alais.

FONDATION DE LA COMPAGNIE DES MINES DE LA GRAND-COMBE

1830 (09/08) La France est gouvernée par Louis-Philippe Ier, roi des français. « Dans le Gard, la situation de l’industrie houillère n’était pas brillante : beaucoup de concessions morcelées dans les vallons abrupts des Cévennes, mais peu de capitaux, de population, de communication. » L’extraction passera de 1836 à 1845, de 34 432 tonnes à 295 618 t.

1833 (10/01) – Sous le gouvernement de Thiers, Paulin Talabot obtient du Parlement et du Ministère des Travaux Publics, l’adjudication de son projet de chemin de fer et le concours financier de la Cie des Mines et du baron James de Rothschild.

1835 – Un jeune de 13 ans, gagne environ 24 francs par mois, tandis que la corbeille de 5 kg de pommes de terre coûte 1 francs !

1836 – Fondation de La Grand-Combe, avec 674 habitants, auxquels viendront s’ajouter ceux des territoires cédés par les 5 communes environnantes, afin de constituer l’aire de la nouvelle citée, soit  : Blannaves (ex Branoux-Les Taillades), Laval, Les Salles du Gardon, Portes et Sainte Cécile d’Andorge.
– Les diverses concessions des mines produisent déjà  34 432 tonnes de charbon.

1837 – Constitution de la Société en Commandite des Mines de La Grand-Combe et des chemins de fer du Gard, l’un des premiers chemins de fer de France.

1841 – La Grand-Combe et Alès sont reliées au réseau, sur l’actuelle ligne des Cévennes, ce qui désenclave les gisements de charbon du bassin houiller d’Alais dont le maire, le docteur Auguste Serre (élu de 06.11.38 à 18.10.43) prend l’initiative, en accord avec sa municipalité, de créer une école pour pallier au déficit de qualification de la main d’œuvre des mines.

1843 – Création par ordonnance royale du 22 septembre, de École des maîtres ouvriers mineurs d’Alais. L’école ne devait être, au début, qu’une institution bien modeste en ses installations et dans son organisation. Deux salles du collège communal y devaient suffire, et le principal de ce collège devait être chargé de l’administration matérielle des élèves qu’il prenait en pension an prix de 360 francs.

1844 (01/09) – Visite des mines et des hauts fourneaux de La Grand-Combe par H. Lambron de Lignim, lors du congrès scientifique de France, tenant sa 12° session au palais de la cour royale de Nîmes, présidé par le comte de Gasparin, pair de France, ancien ministre et président dudit congrès. (Réf. Annales du congrès p.89)

1845 – La nouvelle Cie des Mines de La Grand-Combe extrait 295 618 tonnes de charbon.

1846 – À la demande de Paulin Talabot, La Grand-Combe voit l’arrivée de l’ingénieur polytechnicien trentenaire (né le 09.12.1815) Jules Callon. Il sera directeur de l’École des maîtres ouvriers mineurs d’Alais (45/49) dont il disait volontiers qu’elle était « son enfant », directeur des mines de La Grand-Combe (46/48) ingénieur conseil (48/63) et administrateur délégué (63/75). La ville compte 4011 habitants.
– Construction de l »Usine à zinc » par M. Mirial, concessionnaire des mines de Pallières et A. Serre. Production de blendes et calamines liées au plomb argentifère de Pallières et au charbon de la Grand Combe.

1848 (22.25/02) – Fin à la monarchie de Juillet, départ du roi Louis-Philippe Ier et établissement de la Seconde République : Jules Callon publie un mémoire sur la géologie et l’exploitation des mines de houille de La Grand-Combe qui restera un modèle de géologie pratique et servira de vade-mecum à tous les ingénieurs de La Grand-Combe.
(/09) – Inauguration de l’école laïque de Champclauson.

1849 – Création de la Compagnie des mines de Portes et de Sénéchas.
– Maitre Lucien Ferdinand Chapon, 35 ans, officie comme Notaire à La Pise

1850 – Le nouveau maire de La Grand-Combe est François (Pierre, Marie) BEAU, né le 19.10.1815 à Morlaix † 14.09.1879 à Vals-les-Bains, officier de la Légion d’Honneur. École Polytechnique, puis École des Mines. Directeur d’exploitation de la Cie des Mines de 1849 à 1863. Maire jusqu’en 1863. Conseiller général du Gard en 58, 61, 71, 74.
– Édification d’un mas au 2 rue Lafont, désormais Mas de la Regordane.
– Au recensement de cette année, la ville compte 4 730 habitants.
(16.09) – Acte de société pour l’exploitation des mines de Portes par la Société de la Houillère de Portes et de Sénéchas.

1851 (22/02) – la Loi française fixe à 12 ans l’âge minimum au travail. Le conseil municipal fait aplanir au lieu dit Bouzac, du nom d’un hameau de La Grand-Combe, soit un petit mamelon de terre qui deviendra le plateau Bouzac, puis la place Bouzac.
(04/11) Une grande croix de fer est érigée et bénie (16/11) par monseigneur Jean-François, Marie Cart (1799-1855), évêque de Nîmes qui accorde en ce jour de la clôture d’un jubilé, quarante jours d’indulgence, pour une durée perpétuelle, à quiconque réciterait un Notre Père et un Ave Maria en passant devant elle.

1852 – la Compagnie des Houillères de la Grand’Combe et des Chemins de Fer du Gard, cède les chemins de fer de Nîmes à Beaucaire et de Nîmes à Alais à la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Avignon, qui fusionnera plus tard en 1857 avec le PLM, puis après sa nationalisation en 1938 devient la S.N.C.F.
(15.07) – Arrivée à La Grand-Combe d’Émile Graffin qui entre à la Cie des Mines, où il fera toute sa carrière, durant 46 années consécutives (suite en 1863.)
(/10) – Consécration de l‘église de Champclauson, premier édifice religieux construit par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

1853 (21/08) – Aix-en-Provence, [le poète Grand-Combien , Mathieu Lacroix] lis au public rassemblé, sa poésie intitulée « Paouré Martino » (Pauvre Martine), récit de la mort d’un mineur suite à un coup de grisou que sa femme Martine vient d’apprendre. Mathieu Lacroix fut vivement applaudi par une foule qui comptait tout ce qu’il y avait de beau monde en Provence.

1854 – Maitre Lucien Ferdinand Chapon, 40 ans, officie comme Notaire à La Pise.

1855 – la Compagnie des Houillères de la Grand’Combe est transformée en société anonyme sous la dénomination de Compagnie des Mines de la Grand’Combe.
– Création de la Compagnie Houillère de Bessèges.
– L’Usine à Zinc de la Pise devient « A.B. Simon et Cie », David directeur.

1847 – C’est le docteur Lucas Pawlowsky, 33 ans, qui soigne les grand-combiens

1856 – Au recensement de cette année, la ville compte 6 315 habitants.

1857 (04/10) – église de la Grand’Combe : suite à une importante allocation de la Compagnie des Mines de la Grand-Combe qui a abondé dans le projet d’érection d’une église dans la nouvelle commune. Oeuvre de Pierre Prosper Chabrol, célèbre architecte (protestant) de Paris qui assiste à la bénédiction par Mgr Plantier de la nouvelle église, au son du canon et de la musique d’Alès. Une grande procession a lieu à cette occasion. Une foule immense issue de tous les villages et villes du Sud de la France, assistent en ce jour, à la pose de la première pierre de l’église de la Grand-Combe dont « le clocher devient le centre et le point de ralliement des rues et des places » de la commune. Elle sera consacrée quelques années plus tard Notre dame de l’Immaculée Conception, sera dotée d’une seule nef, mais plus large que celle de Notre Dame de Paris… (suite en 1864)

1858 – La GrandCombe devient chef-lieu de canton.
(21/05) – Décès à 47 ans de l’abbé Jean Méjean qui ne vit donc l’église terminée.
(20/06) – L’abbé Joseph-Charles Serre, auparavant curé de Rochefort le remplace.

1859 (15/02) – Le Fesc, commune de la Grand-Combe, François Romejon dit Fayen, 40 ans, quitte ses champs : sa femme Louise, née Dumas, vient d’accoucher d’une petite Eugénie.

1860Champclauson : tandis que l’Italie perd la Savoie au profit de la France de Napoléon III, le canton de Champclauson – et le territoire qui l’environne, jusqu’à la crête de la montagne – est distrait le 24 juillet, de celui de la commune de Portes, au bénéfice de celle de la Grand-Combe, suite à une loi du 04 juillet de la même année.
– L’usine à zinc de la Pise est vendue à la « Société des Mines et Usines de Pallières », et transformée en usine à plomb, Souchay est alors directeur.

1861 – Une inondation au fond de la mine de Lalle, cause 105 morts.
– Au recensement de cette année, la ville compte 7 780 habitants.

1863Émile GRAFFIN est le nouveau maire de La Grand-Combe : né à Paris en 1829, où il fait l’École des Minespromotion 1849, entré en août 1852 à la Cie des Mines, il est nommé ingénieur principal en 1856, il prend le titre et les fonctions de directeur de l’exploitation en 1863. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1867, il devient directeur de la Cie des Mines en 1879 ; directeur général en 1896, et prend sa retraite en 1896.

1864Inauguration de l’église de la Grand-Combe : achèvement des travaux de l’église de La Grand-Combe (coût de 410 000 frs), construite en grès du pays, issues du ruisseau de l’Arboux, près de l’actuel cimetière et de la carrière de la mine de Champclauson.
– décès à la Grand-Combe du poète Mathieu Lacroix, né 45 ans plus tôt en 1819 à Nîmes.
– arrivé à La Grand-Combe de Victor Fumat (1842-1907), ingénieur et inventeur d’une lampe de mineur, chef d’exploitation de la Compagnie des mines de La Grand-Combe de 1864 à 1897.

1866 – Un magnifique bâtiment de pierre est construit sur la place Bouzac : c’est l’école privée des Frères de la Doctrine Chrétienne qui perdure jusqu’en 1923 ; il ne compte alors qu’un seul étage.
– Au recensement de cette année, la ville compte 9 367 habitants.

1867Ouverture de la Ligne des Cévennes entre Grand’Combe-la-Levade et Villefort. Ainsi, c’est la première fois que la Lozère est accessible par le train !

1868 – Le temple de Trescol (culte Réformé Évangélique) est construit à Trescol par la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. Il est orné de belles colonnades avec balcons.

1869 – explosion de poudre au puits Brissac, de Rochessadoule : 9 morts.
– Maître Numa Quiminal, 29 ans, officie comme Notaire au quartier de la Clède.

1870 – Établissement de la 3ème république pour 69 ans, 10 mois et 6 jours.

1872 – Au recensement de cette année, la ville compte 8 872 habitants.

1874 – La Grand-Combe : sur 613.000 tonnes extraites, on a fabriqué 178 000 tonnes d’agglomérés ; quelques années auparavant, on laissait sur le carreau de certaines exploitations 40% de houille extraite : on ne savait pas utiliser les charbons en poudre !
La Grand-Combe compte 10 000 habitants.
– « Les ventes du magasin de subsistances et d’objets de première nécessité de la Cie (pain, vin, viande) se sont élevé à 1 917 000 frs ; aucune difficulté ne s’est produite );  » écrit le rédacteur de cette note qui oublie … la faillite de nombreux petits commerces 😉

1875 (08/06) – Paris : décès de Jules Callon, véritable bienfaiteur de La Grand-Combe, personnage carré, mais respecté.
(11/06) La municipalité décide d’ériger un buste de Callon, sur une place de la ville.
– En cette année, l’âge minimum pour travailler dans les mines passe de 10 à 12 ans.
– M. Jacomin, ingénieur en chef des ponts et chaussées écrit dans ses « Annales des Mines, 7e série tome VIII, 1875″ : « depuis 1848, il n’y a eu ni grèves, ni révoltes, ni agitations politiques, et tout fait espérer la continuation d’un état de choses si honorable pour les patrons et pour les ouvriers. »

1876 – Au recensement de cette année, La Grand-Combe compte 10 152 habitants.
– Une loi interdit le travail des femmes au fond des mines.

1877 – Année de construction du vieux pont à arches de pierre qui reliait les Salles du Gardon à La Grand-Combe : il sera remplacé en 1955 par le pont Soustelle.
– Coup de grisou au puits Sainte-Barbe, à Graissesac (34) : 45 morts. Ce puits est rattaché aux Mines de la Grand-Combe et emploie des mineurs de notre ville.

1878 – Création de la Société Anonyme des Houillères de Rochebelle.
– L’ancienne Usine à zinc de la Pise est à nouveau vendue à la « Cie des Zincs Français ».
(06/12)
– Naissance à La Gd-Combe, au n°6 de la rue de la République, de Léo Larguier dans une vieille famille de paysans huguenots. Son père Albert, Anselme est menuisier de formation est épicier avec sa mère Pauline, Clarisse Thérond qui s’occupe aussi du foyer. Élève à l’école laïque du quartier de la Frugère, puis rue François Beau (actuelle rue Anatole France et enfin au lycée Jean Baptiste Dumas d’Alais, suivi de celui de Nîmes où il passe son Bac en 1898 ; il s’intéresse déjà à la poésie. Démobilisé en 1918, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1919, membre de l’Académie Goncourt (1936), commandeur (L.H.) en 

1879 (/11) – inauguration de l’église de la Levade. Cette chapelle (dite) de secours et son presbytère sont édifiés par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

1880/81 – Les grandes orgues de la Grand-Combe : elles sont l’oeuvre de Vincent Cavaillé-Coll, l’un des derniers représentants de l’illustre famille des fabricants d’orgues de Paris. Mille trois cent tuyaux rendent, depuis plus de 100 ans, les mêmes sonorités d’origine, à la raison que cet instrument est l’un des seuls de France, à n’avoir pas été modifié de fâcheuse façon.
– Décret proscrivant les congrégations enseignantes non autorisées.
– L‘évêque de Nîmes considère que les paroisses minières (La Grand’Combe) sont parmi les meilleures de son diocèse. (Cf. G. CHOLVY … Thierry Blot – 2000 – ‎Church history)

1881 – Expulsion des ordres religieux. – Grève importante de mineurs.
– Au recensement de cette année, la ville compte 12 138 habitants.

1882 – Création de l’école gratuite obligatoire et laïque.
– L’Usine à zinc de la Pise retourne du plomb … au zinc (ajouts de nouveaux fours.)

1884 – Rétablissement du divorce qui avait supprimé sous Louis XVIII.

1885 – Vente de l’Usine à zinc à « Cie des Mines de la Grand Combe » et location à la « Cie des Mines de Vialas » pour le plomb.

1886 – Au recensement de cette année, la ville compte 11 341 habitants.

1888Église de La Grand-Combe : les anciens vitraux sont remplacés par ceux issus des ateliers du peintre et maître verrier parisien, Oudinot. En plus des scènes traditionnelles de la vie de Jésus, l’un des vitraux représente la bénédiction, par l’abbé Méjean, de l’église primitive située à la Frugère et un autre, le pèlerinage à Notre Dame de Laval, avec la représentation d’un puits de mine.

1889 – Transformation de l’Usine à zinc en ateliers d’entretien et magasins de matériel. Inauguration à Alais (Alès) du lycée Jean Baptiste Dumas.

1890 (08/07) – Loi sur la création des délégués mineurs à la sécurité.

1891 – Au recensement de cette année, la ville compte 13 141 habitants.

1894 (29/06) – Loi sur les caisses de prévoyance et de retraite des ouvriers mineurs. Les représentants ouvriers participent à leur gestion. Cette loi est inspirée par les travaux d’Étienne Dupont, successeur de J. Callon à l’École des mines d’Alès.

1895 – Un pont suspendu est construit aux Taillades, pour passer le Gardon et rejoindre la Haute-Levade ; tandis qu’une route asphaltée est aménagée le long de la vallée du Gardon : la future RN 106. – Maître Marie P.H. Imberton (1865/19??) est notaire à la Clède.

1896 (24/01) – Éboulement de la montagne du Gouffre à la Grand-Combe.
– Accident au puits Fontanes, un dégagement instantané fait 24 morts.
– Au recensement de cette année, la ville compte 13 358 habitants.

1898 (15/04) – Loi sur les accidents du travail.

1899 – La ville de La Grand-Combe érige au poète ouvrier Mathieu Lacroix, un buste du sculpteur Tony Noël, Grand Prix de Rome.

1900 (25.05) – Décret portant institution de la Concession des mines de houille de Saint-Martin de Valgalgues (Alès-Nord)

1901 – Fondation de l’Harmonie des Mines de La Grand-Combe.
– Au recensement de cette année, la ville compte 11 484 habitants.

1902Galerie de mine Sainte Barbe : son creusement est entrepris depuis la vallée Ricard à la côte 215 m.

1903 – Publication du recueil « La Maison du Poète » du poète grand-combien Léo Larguier : c’est son premier ouvrage qui est aussitôt primé par l’Académie Française.

1904 – Suppression des congrégations religieuses.

1905 (29/06) – Loi sur le temps de travail au fond (8 h pour les abatteurs).
(09/12) – Loi de séparation de l’Église et de l’État. L’église NDIC passe sous gestion étatique. Fin du concordat napoléonien et de l’antique union entre l’Église catholique de France et le pouvoir politique : c’est l’invention de la laïcité à la française.

1906 – « Les Isolements » parution du 2° volume de vers du poète grand-combien Léo Larguier dont la ville de naissance compte, au dernier recensement, 11 292 habitants.

1907 (23/07) – Texte sur les conditions d’hygiène au fond des mines.

1908 (29.03) – Naissance à La Grand-Combe d’Émile Aujolat, 2° fils de Louis et de Marie Domergue. Agriculteur, employé 30 ans aux Mines, il prend sa retraite en 1961 à 53 ans

1909 – Création de la Société grand-combienne d’éclairage et d’énergie (jusqu’en 1945).
(22/10) – Inauguration de la galerie Sainte Barbe. Les travaux dureront 7 ans et l’exploitation cessera en 1963.

1910 (13/09) –  Loi sur les maladies professionnelles.
– Création de l’association Les Joyeux Mineurs, sté de farandoles de la Grand-Combe.

1911 – Création de Société grand-combienne d’alimentation et distribution d’eau.
– Au recensement de cette année, La Grand-Combe compte 11 547 habitants.

1912 (26.11) – accident spectaculaire entre deux trains en gare de La Grand-Combe au P.K. (point kilométrique) 660.980

1913 (27/03) – Né à La Gd-Combe de Michel Rodde (†2009) peintre, prix Othon-Friesz 1952

1914 (01/08) – Suite à l’assassinat la veille du dirigeant socialiste Jean Jaurès et à l’ultimatum allemand à la France, cette dernière décrète la mobilisation générale.
Ainsi débute la 1° guerre mondiale – Édification de la Citée de Ribes, avec plan d’urbanisme, maisons indépendantes et jardins par la Cie des Mines de La Grand-Combe.

1916 – Les premiers mineurs algériens apparaissent à La Grand’Combe en raison de la chute de la production dans les mines du Nord. La majorité sont des Kabyles.

1917Le Glaneur de Cévennes, journal de l’Action Française est imprimé à La Gd-Combe.

1918 (04/03) – René Rieubon, naissance à La Grand-Combe et décédé à 92 ans, le  à Port-de-Bouc dont il fut le maire de 1944-1990.
(11/09) – Fin de la 1° guerre mondiale : en devoir de mémoire, une cérémonie commémorative se déroule chaque année à la Grand-Combe, ainsi qu’une rue de la ville porte désormais son nom.

1919 (25/03) – Loi sur l’allocation aux retraités et aux veuves.
(09/09) – Loi limitant la durée des concessions à 99 ans et réduisant ainsi les prérogatives des compagnies.

18.10 Mariage de Léo Larguier avec Elvira, fille d’Eduardo Tourn pasteur de la « Chiesa Valdense, église réformée du Val d’Aoste. De cette union naitra Catherine Dobuzinskis-Larguier

1920 (/02) – Édition du « Manuel du sauveteur muni de l’appareil respiratoire Tissot. »
– Arrivée à La Grand-Combe, pour un séjour de deux ans, d’un jeune marié de l’année, l’ingénieur civil des mines Xavier de Gaulle, frère ainé du futur général Charles de Gaulle, père de Geneviève de Gaulle (née le 25.10.1920 à Saint-Jean-de-Valériscle, déportée en Allemagne le 2.02.1944, décédée le 14.02.2002), 1ère des trois enfants que lui donnera Germaine Gourdon, une jeune châtelaine qui décédera en 1925.

1921 (04.04) – Coup de grisou au puits de l’Arbousset, au Martinet : 16 morts.
– Au recensement de cette année, la ville compte 11 232 habitants.

1922 – Création de la Société Anonyme des mines de Cessous.
(11/11)
– Inauguration sur la désormais place de la Victoire à La Grand-Combe du monument aux morts de la 1° guerre mondiale, oeuvre de l’artiste Réal del Sarte, hommage aux 423 enfants de La Grand-Combe, tombés au champ d’honneur.

1923 – Place de la Victoire : l’école des Frères de la Doctrine Chrétienne (1866), devient les Bureaux Centraux de la Cie des Mines de la Grand-Combe, après travaux et ajout d’un étage, par les architectes marseillais G. Mouriès et A. Champollion ;
– Le monument aux morts : l’oeuvre de Réal del Sarte est déplacée du Sud au Nord de la place de la Victoire, anciennement place Bouzac et future place Jean Jaurès (1954).
(18.02) – Petite annonce : « On demande des jeunes filles désirant apprendre la broderie sur bas de soie et de fil. Travail avantageux. S’adresser à Mme Burely – cité de Ribes. » Source : « Le Moniteur des Cévennes », hebdomadaire produit et distribué à La Grand-Combe de 1900/1950 environ).

1924 (29/02) – Attaque par 4 bandits sur la rampe Saint-Charles à Alès, de la voiture transportant la paie des ouvriers de Rochebelle, tuant un garde et blessant le cocher (Réf. Midi Libre, 10/09/1965)

1926 – Pour info, depuis cette année, « Alais» s’appelle « Alès».
– Au recensement de cette année, la ville compte 12 378 habitants.

1927 – Incendie à l’ancienne Usine à zinc, devenue ateliers d’entretien.

1929 – Autorisation est donnée à la pharmacie de la Société de Secours des mines de Portes et Sénéchas de vendre des médicaments au public non sociétaire.

1930 (01/07)La Gaule Cévenole : non, ce n’est pas l’histoire de Jules César et d’Astérix le Gaulois dans les Cévennes, mais le nom de l’association de pêche de la Grand-Combe qui avait son siège au Cinéma Coste, rue Pasteur.

1931 – Au recensement de cette année, la ville compte 12 116 habitants.

1932 – Construction d’un vélodrome aux Taillades, selon l’idée de Louis Riquet comptable aux mines de la Grand-Combe. Après leur travail, les mineurs eux-mêmes réalisent la première piste.
(15.06) – Petite annonce : « La mairie porte à la connaissance des intéressés que la pesée des cocons [de soie] aura lieu à la mairie tous les jours non fériés de 8h du matin à midi. » Source : hebdomadaire « Le Moniteur des Cévennes.
(19/09) – Pierre Reinhart né à La Grand-Combe († Paris), religieux franciscain travaille au Togo où il exerce comme vicaire général puis administrateur diocésain du diocèse de Dapaong (1984-1991).

1934 (14.08) – Suite à une énième tentative d’encaisser les dettes d’un habitant du hameau du Mas Dieu, commune de Laval-Pradel, Albert Étienne, huissier à la Grand-Combe sera d’abord porté disparu, puis son cadavre retrouvé dans un four…

1936 (21.05) – Paris : élection du poète Léo Larguier à l’Académie Goncourt. 
(21/06)
– La durée du travail est fixée à 39 h pour les mineurs de fond.
– Naissance du Syndicat d’Initiative de La Grand-Combe désormais installé au 4 de la rue Anatole France.
– Au recensement de cette année, la ville compte 12 343 habitants.

1937 – La commune de « Laval» s’appelle désormais « Laval-Pradel».

1938 – La gare de La Grand-Combe la Pise passe sous la coupe de la S.N.C.F.
(02/12) – incendie au Puits Ricard, 2 morts : les chefs de poste Camille Bertrand et Émile Mathieu. L’ouvrier Bertholdo, contribue à l’extinction du feu. L’abbé Veyras célèbre la messe de deuil.

1939 – Suite aux travaux consécutifs à l’incendie de 1938, l’ingénieur et architecte industriel belge Charles Tournay, fait une chute mortelle du haut du chevalement en béton armé, du puits Ricard.
– Association «La Boule noire» : autorisation est donnée par la Cie des Mines, d’aménager une baraque au quartier des Casernes neuves (Réf. Arch. Rochebelle 6D12).
(01/09)
 – Déclaration de guerre de la France à l’Allemagne d’Hitler, à la raison d’un traité d’assistance avec la Pologne : les mineurs de La Grand-Combe sont mobilisés.

1940 (20/06) – Appel « historique dit du 18 juin » : en devoir de mémoire, une cérémonie commémorative se déroule chaque année à la Grand-Combe, mais aucune rue de la ville ne porte son nom.

1941 – Bail de la Cie des Mines à Monsieur le curé, l’abbé Homs et ses successeurs pour divers immeubles au lieu-dit villa Béchard (Réf. Arch. Rochebelle 6D12 / 1941-1954.)

1942 (09.01 vers 12h35) – Naufrage du SS Lamoricière («La mort ici erre»). Sur les 394 embarqués, 301 noyés dont de nombreux enfants du Centre Guynemer («Guigne mer»). Seuls 93 passagers dont 4 enfants et membres d’équipage seront sauvés. L’enquête pour établir la qualité réelle des briquettes Grand Combe qui alimentaient les chaudières de ce navire français reliant Alger à Marseille n’aboutira pas. (17.01) – Journal La Croix : Jeudi matin a été célébrée à Marseille une messe pour le repos des âmes des victimes de la catastrophe du Lamoricière et du Jumièges. Une affluence considérable, telle qu’on en vit rarement, était réunie sous les voûtes de la cathédrale de la Major.

1943 – Sabotages aux Houillères des Cévennes (Dossiers de déclarations de
sinistres et P.V. d’inspection – Archives de Rochebelle, réf. 13C3).
– Léo Larguier se réfugie à Avignon et se voit élu à l’Académie du Vaucluse.

1944 (28.08) – Henri Martel, député mineur communiste du Nord lance un appel à la radio de Londres :

 » Dans les bassins libérés les mineurs furent au premier rang dans les combats victorieux. Ils surent garder, les armes à la main, les mines et les installations de surface contre la volonté dévastatrice de l’ennemi. Aujourd’hui la joie au cœur, ils sont redescendus à la mine, ils redoublent d’ardeur à l’ouvrage, afin d’intensifier la production de guerre et hâter la libération de leurs frères ennemis sous la botte hitlérienne. « 

(22/10) – les appels à la reprise du travail viennent de tous les bords politiques. La presse socialiste n’est pas moins empressée que celle du PC et de la CGT pour adresser des suppliques aux mineurs et le journal l’Espoir rapporte ce jour :

 » Le charbon manque, il faut du charbon… Quant à toi, camarade mineur, je sais que tes bras sont prêts, je sais que tu es disposé à œuvrer avec cœur. Je sais que tu seras heureux de dire, quand l’or noir s’écroulera autour de toi, sous les coups répétés de ton marteau-piqueur : allons-y c’est pour les copains, c’est pour la France, c’est pour la République sociale. « 

(13/12) – Nationalisation des mines du Nord et du Pas de Calais.

1945 (08.05) – Fin de la 2ème guerre mondiale et en ce jour, Fête de la Victoire : en devoir de mémoire, une cérémonie commémorative se déroule chaque année à la Grand-Combe, ainsi qu’une rue de la ville porte son nom.
– Si « la guerre gagnée, la bataille va continuer sur le front de la mine. Le charbon devient le levier du relèvement économique et de l’indépendance.
(12/05) – Le journal la Tribune rapporte que Léon Delfosse, syndicaliste CGT, explique aux mineurs « Il faut que notre pays redevienne fort, puissant, indépendant. Pour cela, nous devons maintenant gagner une autre bataille [celle] du charbon».
– La Sté Grand-combienne d’Alimentation distribue des bons pour pantalons et vestes.

NATIONALISATION des MINES, HOUILLÈRES DU BASSIN DES CÉVENNES

1946 (17/05) –  Loi n°46-1072 relative à la Nationalisation des combustibles minéraux. La Cie des Mines de La Grand-Combe devient H.B.C. (Houillères du Bassin des Cévennes)
(/06) Les Bureaux Centraux de la Cie des Mines deviennent ceux des HBC, Secteur Centre.
(15/09) – Loi sur la reconnaissance de la silicose comme maladie professionnelle.
– En France et en cette année, l’ouvrier mineur est le plus payé : sur le plan social, il bénéficie de la gratuité du logement, du combustible de chauffage, des soins médicaux, des médicaments et une retraite à 50 ans. Sont créés des comités d’entreprise, des colonies de vacances pour les enfants, des bourses pour les écoles et quantités d’œuvres sociales.
– Au recensement de cette ann