Vie des mineurs de La Grand-Combe et des Cévennes

MineursBriquet
[Photo : C’est l’heure du Briquet (casse croute)]

CONDITIONS DE TRAVAIL  et  VIE DES MINEURS

1. Généralités sur le travail dans les mines de charbon en Cévennes

Au XIXe siècle, le développement de l’extraction du charbon dans le bassin minier d’Alès est notamment freiné par le manque de main d’œuvre, la main d’œuvre locale restant attachée à l’agriculture. En 1850, le mineur cévenol est encore un paysan-mineur. Il se consacre à la mine quand la terre ne le réclame pas, du début d’hiver à la fin du printemps.

Dans les années suivantes, les crises dans l’agriculture ajoutées au déclin de la sériciculture accélèrent l’exode rural dans le Massif Central et en Hautes Cévennes. A la mine, le recrutement ignore les habitants originaires du bassin houiller qui, s’ils quittent leurs occupations, préfèrent occuper des emplois de service dans les grandes villes. De plus, les protestants répugnent à travailler pour les compagnies minières et métallurgiques appartenant aux grands capitalistes catholiques. Les compagnies minières privilégient donc le recrutement de personnel, si possible de religion catholique, en Ardèche, en Lozère, Haute-Loire et un peu dans la vallée du Rhône. L’Ardèche et la Lozère fournissent les deux tiers des embauches. A compter de 1840, les compagnies minières du bassin houiller cévenol recrutent ainsi une main d’œuvre déracinée, logée dans des casernements insalubres, faiblement rémunérée, qui se soumet à l’ordre et la discipline prônés par la Compagnie exerçant une emprise paternaliste sur son personnel.

En 1911 et 1912, les besoins en charbon croissent avec le rapide essor industriel de la France. Les compagnies recourent à de la main d’œuvre espagnole et algérienne. Fin 1913, le bassin houiller cévenol emploie 16% de travailleurs étrangers. Mal vus, perçus comme des briseurs de grèves par les mineurs cévenols, ceux-ci obtiennent leur renvoi.

Pendant la guerre de 14-18, la Mine remplace les soldats mobilisés par des femmes, des personnes âgées, des prisonniers de guerre et de la main d’œuvre étrangère (Espagne, Europe centrale, Russie…) et coloniale (Afrique du Nord, Madagascar, Indochine). La Mine obtient aussi le retour des mineurs mobilisés, qu’ils soient locaux ou travailleurs des mines du Nord de la France envahies par les Allemands ou situées dans les zones de combat.

En 1918, une population hétéroclite travaille dans le bassin houiller cévenol. Les nombreux mineurs nord-africains constitueront désormais une fraction importante de la population étrangère du bassin. Les mineurs polonais sont regroupés à Saint-Jean de Valériscle, où une cité leur est dédiée avec une école polonaise créée en 1921 pour la scolarisation des enfants dans leur langue maternelle. Ils y resteront jusqu’en 1946.

En 1952, le bassin houiller cévenol emploie 19.371 ouvriers dont 77% de Français, 10% de Nord-africains, 5% d’Espagnols, 3% de Polonais et 3% d’Italiens.

2. Personnel de la mine

Les ingénieurs employés par les compagnies du bassin houiller cévenol sont majoritairement formés à l’Ecole des mines de Saint-Etienne. L’ingénieur est le seul représentant de la direction que côtoie le mineur. Il descend au fond journellement au fond de la mine pour organiser et diriger le travail st s’assurer de la sécurité.

Les agents de maîtrise (géomètre, dessinateur, comptable…) constituent 6% de l’effectif total ; ils exercent surtout des tâches de surveillance. Le géomètre dresse le plan de la mine donnant l’état des lieux et permettant de se repérer sur les chantiers.

Les maîtres-mineurs secondent l’ingénieur ; le plus souvent, ce sont d’anciens mineurs qui ont suivi une formation spécialisée.

Les mineurs de fond représentent 65 % de l’effectif total de la mine. En Cévennes, les couches de charbon sont souvent minces. Elles sont donc exploitées par des galeries assez basses dans lesquelles le charbon s’évacue fréquemment par trainage et, jusqu’au début du XXe siècle. Cette évacuation se fait à bras d’homme ou par traction animale. Le travail au font s’effectue par équipes de 6 à 10 mineurs. Différentes qualifications rendent compte du travail effectué. Le piqueur taille et abat le charbon ; il travaille à la main jusqu’en 1930, date à laquelle se généralise l’emploi du marteau-piqueur. Le travail du piqueur, particulièrement pénible et usant, s’effectue dans des positions souvent inconfortables ; le boiseur installe et entretient les soutènements qui empêchent l’effondrement des galeries ; le rouleur (25% des mineurs de fond) évacue le minerai abattu par le piqueur ; les ouvriers d’entretien, manœuvres et aides sont affectés aux tâches subsidiaires.

Les mineurs au jour représentent 25% de l’effectif total de la mine. Ils sont machinistes, mécaniciens, électriciens, lampistes ou placières (deux emplois souvent tenus par des femmes) ou gardiens…

Les placières travaillent sur le carreau ou dans les ateliers où elles trient, lavent, calibrent, conditionnent… le charbon. Elles sont généralement employées entre 12 et 20 ans ou, avec leurs enfants, lorsqu’elles sont veuves de mineurs. De 1904 à 1913, les femmes et jeunes filles comptent pour 16% des embauches dans le bassin minier cévenol. Les trois quarts sont âgées de 13 ou 14 ans. Les salaires féminins sont encore plus faibles que les salaires masculins. En 1909, les femmes et jeunes filles ne touchent que 70% du salaire versé aux adolescents apprentis au fond.

3. Travail des enfants à la mine

Avant 1914, les mines du bassin houiller cévenol emploient de très nombreux jeunes garçons et filles. Les jeunes de 12 à 16 ans constituent 6% du personnel des mines et ceux de 16 à 18 ans en constituent 7%. Les dirigeants considèrent que les enfants doivent être très tôt employés au travail à la mine afin de ne pas être rebutés par la pénibilité des tâches à accomplir. De plus, les enfants, plus dociles que les adultes, sont plus faciles à soumettre.

Les enfants travaillent d’abord au jour, au triage du charbon évacué de la mine. A 16 ans (souvent même avant), les garçons descendent au fond avec le statut d’apprentis ; ils sont affectés au roulage des wagonnets ou au trainage des paniers montés sur patins ; ils sont aussi manœuvres, aide-boiseurs et parfois aide-piqueurs. L’expérience acquise, ils deviennent des mineurs de fond. Après de longues années de travail, certains jeunes hommes peuvent suivre les cours de l’Ecole des maîtres-mineurs, créée à Alès en 1841, dont les archives attestent que nombre de ses élèves ont commencé à travailler à la mine à l’âge de 9 ou 10 ans.

4. Mouvements sociaux dans les mines cévenoles

Au XIXe siècle, la journée de travail du mineur dure douze voire quatorze heures. Les mineurs payés à la tâche perçoivent de très faibles rémunérations. Les conditions de travail sont rendues pénibles par les eaux d’infiltration et la poussière saturant les galeries où les effondrements et les coups de grisou sont fréquents.

A compter de 1840, les compagnies minières du bassin cévenol recrutent hors du bassin, en Ardèche et en Lozère essentiellement, une main d’œuvre plus docile. Déracinée, logée dans des casernements insalubres, faiblement rémunérée, elle se soumet à l’ordre et la discipline prônés par la Compagnie. 1848 et la proclamation de la IIe République voient l’explosion des mouvements ouvriers en France. La crise économique entraîne un chômage massif qui atteint le bassin houiller cévenol. De 1851 à 1870, le Second Empire est l’époque du capitalisme conquérant. Malgré un encadrement moral et politique serré, des grèves éclatent régulièrement dans les mines du bassin d’Alès, porteuses de revendications sur le relèvement des salaires, la réduction de la durée de la journée de travail, la fermeture des magasins de vivres de la Compagnie et le renvoi de certains cadres. Les compagnies minières en appellent à la gendarmerie, à l’armée, à la Justice, au livret ouvrier… Sévèrement réprimées, les grèves n’aboutissent pas à la satisfaction des revendications. Les meneurs sont licenciés et/ou arrêtés. Malgré tout, le mouvement syndical s’affirme peu à peu tandis que le socialisme se réorganise et retrouve ses assises.

Les crises que traversent la filière charbon dans les années 1890 et 1900, notamment du fait de la concurrence des charbons étrangers, amènent à réduire les salaires, le temps de travail et même les effectifs. Ainsi, de 1890 à 1913, le nombre de mineurs employés à Portes, Trélys, Cessous (Le Martinet) et Lalle (Bessèges) diminue de 30% tandis que la production régresse de 2,1 millions de tonnes en 1891 à 1,8 million en 1904. Défavorisées par le coût du transport, les mines de charbon du Gard ne comptent que pour 8% de la production nationale en 1890 et 5% en 1910.

Dans tout le bassin, les travailleurs revendiquent des améliorations dans les conditions de travail et la sécurité par de nombreuses grèves. Entre 1902 et 1911, l’échec des grèves, la répression patronale, la division des militants ouvriers, l’instabilité des syndicats, et la création des « syndicats-maison par les compagnies minières entravent le mouvement ouvrier dans le bassin houiller cévenol. Toutefois, en 1905, la durée légale de la journée de travail est ramenée à 8 heures pour les mineurs. A compter de 1909, les mineurs sont rémunérés à l’heure. En 1910, le Code du Travail est voté. 1914 voit la première grève de mineurs victorieuse. Le droit à la retraite est reconnu. Les mineurs obtiennent aussi le licenciement de travailleurs étrangers perçus et/ou utilisés comme briseurs de grève. En 1919, les mineurs obtiennent une hausse substantielle des salaires.

En 1936, les grèves concernent tout le bassin houiller cévenol (au Martinet, au Puits Pisani, la mobilisation ouvrière débute dès février). Les compagnies négocient avec les mineurs et accordent les hausses de salaires et avantages matériels réclamés. L’action syndicale se poursuit dans la métallurgie jusqu’à la répression de fin 1938.

La proclamation de la guerre suspend les revendications ouvrières. Très vite, les Cévennes protestantes et le bassin houiller, bastion du militantisme ouvrier et fief du Parti communiste, résistent par principe au régime de Vichy et les mesures prises à l’encontre des ouvriers, des jeunes et des Juifs renforcent cette opposition. Les mineurs se mobilisent à travers les grèves qui perturbent la production industrielle en 1941 à Trélys, en 1942 à la Grand Combe, Bessèges et Molières où des arrestations ont lieu. En 1942, les syndicats sont interdits, ce qui n’empêche pas la relance du mouvement syndical. Avec l’occupation de la zone sud, les entreprises minières gardoises bénéficient des achats allemands. D’ailleurs, en 1943, 60% de l’économie gardoise travaille pour le Reich. Début 1943, le recrutement des Mouvements de la Résistance s’étend au bassin houiller. Les mineurs participent aux attaques contre l’occupant et le régime de Vichy. Ils subissent, eux-aussi, la répression sanglante du régime de Vichy et de la Milice.

En juillet 1944, la grève générale des mineurs d’Alès, du bassin de la Grand combe, de Molières… paralyse la production. Violemment réprimée par les Allemands et la Milice, elle perturbe le repliement allemand après le débarquement des Alliés en Provence. En 1946, en contre partie des efforts de production abondante de charbon qui leur sont demandés, les travailleurs obtiennent le Statut du mineur garantissant leur salaire, leurs conditions de travail et la protection sociale de leur famille. Les profondes mutations qui transforment l’espace gardois à compter de 1950 s’accompagnent de la disparition progressive de l’extraction de charbon en Cévennes, malgré les luttes entreprises par les mineurs pour sauver leur outil de travail. Le bassin houiller cévenol se vide de l’essentiel de sa population active qui part vers des reconversions professionnelles plus ou moins faciles.

L’extraction du charbon s’arrête à Saint-Jean de Valériscle en 1953, au Martinet en 1959 et à Saint-Florent sur Auzonnet en 1973. L’exploitation se poursuit quelques temps encore à la Grand Combe et à Portes, avant de s’interrompre là-aussi.

5. Santé des mineurs et de leur famille

En 1848, les conditions de vie dans les villes minières sont très difficiles. La population du bassin houiller cévenol est dans un piètre état de santé. Le taux de mortalité infantile (décès d’enfants de moins de 5 ans) y atteint 252 pour 1.000 alors que la moyenne nationale est de 167 pour mille en France. L’espérance de vie du mineur voisine les 40 ans.

En 1914, 65% des mineurs cévenols meurent avant 55 ans et 20% avant 35 ans. Il faut attendre 1960 pour voir les accidents du travail se raréfier.

Silicose et pneumoconiose du mineur de charbon rassemblent les affections engendrées par l’inhalation de poussières minérales contenant du dioxyde de silice. La silicose proprement dite correspond à l’exposition aux poussières de silice pure ; la pneumoconiose du mineur de charbon résulte de l’inhalation de poussières mixtes (charbon et silice en proportions variables). Le développement de la maladie connait deux phases : une phase d’alvéolite après capture des particules minérales et une phase plus tardive de fibrose. En fonction de l’intensité de l’exposition et du profil évolutif propre à chaque individu, la pneumoconiose évolue d’une forme nodulaire simple à la fibrose massive progressive. Les complications possibles des pneumoconioses sont infectieuses, cardiaques ou dégénératives (emphysème, fibrose associée). Il n’existe pas de traitement spécifique des pneumoconioses. La prévention primaire reste le meilleur traitement. La surveillance des sujets à risque est fondamentale pour permettre une reconnaissance précoce de la maladie et une réparation du dommage subi dans le cadre des maladies professionnelles.

La poussière est inhalée lors du creusement dans la roche des travers-bancs (galeries reliant le puits aux chantiers d’abattage du charbon). La mécanisation de l’abattage aggrave cette nuisance puisque les machines (marteaux-perforateurs et marteaux-piqueurs) produisent beaucoup plus de poussières que les outils à main. Jusqu’à la Loi du 2 août 1945, les compagnies minières ne reconnaissent pas la silicose comme maladie professionnelle du mineur.

En 1898, la Loi fait progresser la réparation des accidents du travail à la mine. Généralement, la Compagnie offre au mineur blessé un emploi moins pénible et elle embauche les veuves et orphelins de mineurs décédés d’un accident de travail. En 1879 et 1880, 34 mineurs meurent suite à des accidents du travail dans le Bassin houiller cévenol.

6. Conditions de vie des mineurs

Au XIXe siècle, la révolution industrielle entraîne la concentration de populations souvent étrangères dans les bassins miniers où elles sont contraintes de s’installer. Ces ouvriers doivent être rapidement logés à proximité de leur lieu de travail. Les logements sont d’autant plus difficiles à trouver que prévaut, en cette première moitié du XIXe siècle, une véritable pénurie de logements en France. Les ouvriers recrutés hors du bassin minier vivent donc dans des conditions déplorables.

Durablement marqués par les théories de Saint-Simon, la plupart des capitaines d’industrie mènent une politique « paternaliste » envers leur main-d’œuvre visant à prendre en charge chaque instant de la vie de l’ouvrier, pour assurer son bien-être, mais surtout pour mieux le contrôler. Le saint-simonisme rêve d’un « nouveau christianisme » dont les fondements seraient la science et l’industrie, et l’objectif la plus haute productivité. Par ailleurs, des utopistes imaginent les ouvriers vivant et travaillant en coopérative.

Pour remplacer dans l’urgence les baraquements érigés spontanément par les nouveaux arrivants pour se loger, la compagnie apporte la solution de la « caserne ». C’est un bâtiment en longueur, à deux ou trois niveaux construit à proximité des puits d’extraction, souvent en rase campagne. Les logements d’une pièce sont desservis par des couloirs et des escaliers communs. Bien que cette solution soit peu coûteuse, facile à réaliser et qu’elle permette une surveillance aisée, la caserne comme tout immeuble comportant des espaces collectifs où les ouvriers peuvent se rencontrer, se réunir…, est un « foyer d’immoralité » aux yeux du paternalisme patronal. La Compagnie ouvre des magasins où s’approvisionnent les mineurs. Devenus plus tard des économats, ils feront partie des cibles des revendications syndicales à cause de l’inféodation à l’employeur qu’ils créent et seront interdits en 1910.

A partir de 1860, à la « caserne », la Compagnie préfère la maison individuelle, où l’ouvrier vit en famille et où le jardin potager ne joue pas seulement un rôle économique. Cette maison individuelle s’insère dans une cité ouvrière créée de toute pièce. Le logement accède directement à l’espace extérieur public. D’un seul niveau, il comprend deux pièces. Les critères d’attribution des logements, basés sur la valeur de l’ouvrier à l’atelier, font de ces habitations une récompense sociale.

Ces cités minières ne sont pas habitées par les seuls ouvriers mineurs. Elles logent aussi des cadres et des employés, d’où la diversité des types de maisons et de leur implantation dans la cité. En construisant les cités, la Compagnie veut attacher ses ouvriers au sol houiller en excitant chez eux le sentiment de l’épargne et l’amour de la propriété. Elle cède à ceux qui se distinguent par leur bonne conduite des parcelles de terrain… et leur avance de l’argent pour les aider à les aménager. L’ouvrier élevé à la condition de propriétaire devient économe et rangé ; il travaille avec courage et surtout, nouvel ami de l’ordre, il abandonne… les cabarets.

Rappelons les ravages causés par l’alcool parmi les ouvriers aux XIXe et XXe siècles. Ainsi, St-Jean de Valériscle, premier site d’extraction industrielle du charbon dans la haute vallée de l’Auzonnet compte 14 cafés en 1914 et un mineur peut boire 5 à 6 litres de vin par jour (de faible degré d’alcool, il est vrai !), plus de l’absinthe dont la consommation sera interdite en 1917.

Créer une cité ouvrière de qualité réduit considérablement le turnover de la main d’œuvre. Des investissements parfois considérables sont lancés, qui s’ajoutent à l’immobilisation de capitaux exigée par l’ouverture d’un puits de mine, par exemple, mais les compagnies amortissent la dépense grâce à la pratique de loyers suffisants pour rentabiliser l’investissement. En dehors des logements, les compagnies édifient également dans les cités des écoles, église, coopérative, cantine, salle des fêtes, complexe sportif, dispensaire médical, pharmacie…

Créer une cité ouvrière à proximité de son usine n’est donc pas simplement une œuvre philanthropique mais d’abord le fruit d’un calcul de rentabilité du travail. Elle permet en effet de garder à proximité du lieu de production une population réputée très mobile et ainsi de conserver le plus longtemps possible les bénéfices d’une main-d’œuvre qualifiée. Cette population est attirée par des logements confortables, mais aussi par de nouveaux équipements financés par le patron. C’est un moyen de contrôler la vie de l’ouvrier, en orientant totalement sa vie dans et hors de l’usine, du berceau jusqu’à la maison de retraite.

Au XXe siècle, les ouvriers voient de plus en plus mal un tel contrôle social. Les classes populaires aspirent à la propriété individuelle et à une amélioration de leur condition sociale, au-delà de leurs simples conditions sanitaires. Malgré le contrôle strict des dirigeants patronaux, une telle concentration de populations ouvrières permet, paradoxalement, une meilleure organisation syndicale des ouvriers dans la première moitié du XXe siècle. Ce sont ces mêmes ouvriers qui deviennent souvent les fers de lance des grandes grèves de 1936 en France. Les villages ouvriers constituent l’une des expressions les plus achevées de l’impact exercé par l’industrialisation sur l’organisation sociale en général, et sur la vie des hommes, des femmes et des enfants  en particulier. Ce type d’urbanisation va se prolonger jusque dans les années 1960, car la pénurie de logements sociaux s’aggrave après les destructions de la seconde guerre mondiale. Il n’en demeure pas moins qu’en France, les politiques immobilières patronales ont engendré dans l’ensemble un habitat ouvrier de qualité médiocre.

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Sources écrites :

  • Le Gard de la Préhistoire à nos jours, sous la direction de Raymond HUARD – Editions Jean-Michel Bordessoules, Saint-Jean d’Angély 2003
  • Les mines des Cévennes – Michel VINCENT – Terre cévenole – St-Hilaire de Brethmas,2006
  • Balade en sol mineur. Histoire des mines du bassin houiller d’Alès – Hubert RIVELAINE – Le Plein de sens Editions – Montpellier, 2003§

    Source : www.st-florent-passe-present.fr
    Rédaction  :  Edmée Fache

    Reblogué par : Mas de la Regordane
    Première publication : 09.02.2018
    Dernière mise à jour : 09.02.2018

 

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Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.01.2018
Dernière mise à jour : 01.02.2018

La Grand-Combe après la mine, 1995

LGCvueGenerale1.JPGLA GRAND-COMBE

Voici un texte écrit par une professeure à l’École d’architecture de paysage (Université de Montréal, Québec, Canada) dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est particulièrement pessimiste et terriblement réductrice. Mais bon … c’est un point de vue intéressant pour le débat du re-nouveau de La Grand-Combe, ville qui n’a pas cessé, depuis son existence, de relever les défis.

Paysage de mine, paysage miné –
Appropriation créatrice et action destructrice (Extrait)

Depuis la fermeture des puits en 1985 [1993/2001, NdE], la vie locale de la Grand-Combe, petite ville minière située à une quinzaine de kilomètres d’Alès, est fortement marquée par la crise économique. Le nombre d’habitants (environ 6 500 en 1993) est en déclin, avec une forte proportion d’anciens mineurs à la retraite et de chômeurs.

La configuration du lieu en fait un isolat géographique, enclavé au pied des Cévennes, éloigné des axes de circulation principaux qui relient Alès, Montpellier, Nîmes. C’est aussi un isolat culturel, un microcosme créé pour l’exploitation du charbon au milieu du XIXe siècle. Le déclin de l’activité de la mine est lisible dans l’ambiance de la ville et de ses alentours. Les nombreuses façades aux volets fermés, le rythme de vie ralenti créent une atmosphère engourdie. Au cœur de la ville, les bâtiments de traitement du charbon ayant été récemment détruits, le site du Puits Ricard forme aujourd’hui une friche de 30 hectares s’étendant jusqu’à la gare, béante, grise, fermée au nord par une haute colline de remblais.

  Photo J. Epstein : Mine dans le paysage.

Tout autour de la ville, des vestiges rouillés d’infrastructures industrielles et des éléments de bâtiments en briques rougeâtres parsèment le paysage qui est asséché, avec des terrils qui se consument encore, vers Champclauson, entrecoupé de remblaiements. Le remblai plus visible est celui qui recouvre l’ancien petit village de la Forêt, jouxtant la Grand-Combe juste au nord du site du Puits Ricard. Des pans entiers du paysage sont enfouis sous de tels amoncellements de pierres grises, accumulés à mesure que furent creusées les galeries et lentement reboisés avec des plantations de pins. (Photo J. Epstein.)

Un site façonné par la mine

L’aspect désolé de ce lieu est le résultat de l’activité ancienne de la mine, au moins autant que la conséquence de son arrêt. Les marques du déclin économique sont si fortes qu’on a tendance à oublier que la détérioration du site avait commencé pendant le fonctionnement de la mine. Les terrils, la destruction d’hectares de forêts de châtaigniers remplacés par des pins, l’assèchement de sources et les remblais dus au creusement des galeries se firent dans la durée, lentement. Cette altération se poursuit avec la mine à ciel ouvert par laquelle les Houillères ont remplacé l’exploitation des mines de fond depuis quelques années, étendant les détériorations en amont de la friche industrielle, vers Villefort.

Mais le déclin économique et la diminution du nombre d’habitants depuis la fermeture des puits de fond, jouent aussi un rôle déterminant dans cette évolution. Tant que la Grand-Combe était peuplée et active, les effets destructeurs de la mine s’accompagnaient en effet de pratiques d’appropriation de cet espace par les mineurs, notamment la culture des jardins. Les deux façons dont la mine s’était inscrite dans ce lieu (appropriation créatrice individuelle et collective avec les jardins ; action destructrice globale de l’industrie) formaient une dynamique qui a maintenu pendant longtemps une relation d’équilibre entre le sauvage, la nature cultivée et l’industrie. On peut faire l’hypothèse que les actes de façonnement de ce territoire par les mineurs jouaient un rôle dans le maintien de cet équilibre, aux plans esthétique, morphologique, biophysique et surtout symbolique, influant sur la perception que les habitants avaient de cet espace. Cet équilibre est maintenant rompu ; un certain seuil de détérioration du site par l’industrie semble avoir été dépassé. Aujourd’hui, le déclin des gestes d’appropriation laisse une place prépondérante à l’enfrichement, à l’action destructrice de la mine à ciel ouvert, à l’assèchement et aux ravages causés par les feux. Les actes de façonnement du paysage disparaissent, donnant à voir un pays de plus en plus vide, où la présence des mineurs est de moins en moins visible.

La manière dont les pratiques disparues, les usages encore vivaces, les traces d’anciennes coutumes encore lisibles dans le territoire sont évoqués, décrits, montrés par les anciens mineurs éclaire cette dynamique du déclin. Descriptions et observations permettent de cerner les mutations du rapport entre gestes créatifs et destruction globale du site ; elles révèlent comment est perçue la relation entre le paysage d’ensemble et ses détails ; elles soulèvent aussi des questions sur le changement de statut des mineurs qui passent du rôle d’acteurs à celui de spectateurs des transformations de cet espace, et sur l’évolution de leurs représentations d’un lieu qui, autrefois vécu et approprié, devient aujourd’hui un paysage dont ils perçoivent l’inéluctable dégradation.

Les jardins

Le complexe minier s’est incrusté dans les reliefs accidentés du milieu rural et montagnard cévenol. La plupart des habitants des collines autour de la ville ou des anciens villages cévenols intégrés dans le « périmètre minier » de la Grand’Combe étaient à la fois paysans et mineurs. Les tâches étaient parfois réparties entre la femme qui entretenait le jardin et l’homme qui travaillait à la mine, mais dans bien des cas hommes et femmes étaient employés par la mine et entretenaient le jardin après leur journée de travail. Les jardins étaient situés soit autour des maisons, sur des terrains plats ou en terrasse, soit sur des lots beaucoup plus éloignés de l’habitat principal, le long des chemins des galeries ou dans des prairies. Dans l’évocation de ce que fut ce lieu du temps de l’activité de la mine, ce sont des images de verdure idyllique qui ressortent, images idéalisées de l’époque où la Grand-Combe et ses alentours étaient habités, « vivants », contrastant fortement avec le site actuel décrit comme « vide, triste, sombre, mort ». Ces jardins sont aussi décrits comme les symboles d’une abondance passée, avec leurs récoltes qui assuraient bien plus que l’auto-subsistance de chaque famille, certaines productions étant régulièrement vendues entre voisins. On évoque aussi le marché de la Grand-Combe qui rassemblait – et qui rassemble encore dans une moindre mesure – les mineurs, les paysans-mineurs et les paysans venus des parties plus éloignées des Cévennes.

Les descriptions et l’observation des jardins révèlent aussi des éléments dont on parle moins : la façon dont la mine y était inscrite avec des objets miniers récupérés et « détournés » pour la culture des légumes ou comme objets décoratifs. Ce type de réappropriation est plus évident dans les petites communes autour de la ville, où le nombre de « petits jardins » potagers et d’agrément était autrefois très important. Mais elle existe aussi dans les jardins situés dans la Grand-Combe, sur les collines au-dessus de l’ancien site de la centrale de la Pise. La plupart des objets réutilisés dans les jardins étaient encombrants, lourds, le plus souvent rouillés, tordus, et en très mauvais état. Il s’agit le plus souvent de « rails, ferrailles, tiges de fer biscornues ». (Taurines, Cammarata 1988) Ces différents matériaux étaient le plus souvent réutilisés pour la confection de tonnelles. Les anciens rails qui servaient à la progression des berlines dans les galeries étaient utilisés comme piliers ou comme armatures pour le soutien des grillages, pour les poulaillers ou les clapiers ou pour confectionner des clôtures. Les anciennes boiseries en pin étaient réutilisées pour construire des réduits et des garages. Des objets isolés étaient aussi réutilisés, de façon plus décorative : berlines servant de bacs à eau pour l’arrosage, morceaux de charbons mis en évidence dans une partie du jardin.

Ces pratiques de réappropriation s’apparentent à celles des milieux ouvriers ; c’est « la perruque » dont parle de Certeau (1980 : 68-74). Elles donnent à la culture utilitaire des jardins une dimension créatrice, personnelle. Cependant, ces « détournements » sont peu pensés en termes esthétiques et restent très étroitement liés à des fonctions utilitaires. Ils reflètent autant une relation de dépendance vis-à-vis de la mine qu’une créativité individuelle librement réappropriée. Les anciens mineurs parlent peu des conditions de récupération de ces objets, où se lit la dépendance dans laquelle ils vivaient : les petits lopins de terre cultivés en jardins avaient souvent été loués ou vendus par la mine, la réappropriation et la réutilisation des objets avaient même été codifiées par les Houillères, chaque mineur achetant à bas prix sa part de ferrailles au cours de ventes s’effectuant régulièrement. Par cette récupération, comme par les autres conditions de la vie quotidienne (logement, éducation, soins…), « le mineur, peu à peu (…) s’instituait comme membre de la famille minière ». (Taurines, Cammarata 1988)

L’ambivalence entre réappropriation et dépendance semble expliquer la discrétion de ces marquages, leur absence d’ostentation. Quand ils étaient entretenus, les terrasses et jardins cultivés constituaient dans le territoire des fragments de nature verdoyante, parfaitement visibles, mais les détails du marquage des jardins n’étaient pas perceptibles de loin. Hormis quelques rares cas de mise en scène d’éléments bâtis de la mine (anciens puits entourés de fleurs), ces jardins dénotent l’inscription de la mine de façon ponctuelle, comme en pointillé. Les objets, comme la berline ou le morceau de charbon, peuvent être montrés avec fierté, mais la lecture de ces ensembles d’inscriptions n’était possible que par un regard rapproché, en nuances et vues de près. Les jardins étaient habituellement faits par les mineurs en prévision de leur retraite. Pour les retraités, de moins en moins nombreux, qui continuent à les entretenir, la présence des marques d’appropriation contribue encore à donner un sens « minier » à cet espace, avec toutes les ambivalences et les contradictions de la mine – valorisation/dévalorisation, fierté/dépendance. Mais cette lecture est bien plus elliptique qu’elle ne fut. Ces marques, ces repères sont de plus en plus ténus dans le paysage. Les terrasses et les jardins abandonnés, le « retour à la nature sauvage » et l’enfrichement qui « assombrissent » le lieu sont évoqués comme une évolution inévitable.

L’action destructrice de la mine

Certains usages de la nature (promenades en forêt, cueillette de champignons, baignades), qui ont toujours eu de l’importance, donnent aujourd’hui au mineurs un statut de témoins de l’action destructrice de la mine.

L’évocation des promenades en forêt autour de la Grand-Combe est le prétexte à décrire des coins de nature où on se réunissait l’été, « au frais » ; ce sont des lieux valorisés, comme les jardins, pour leur verdure et la présence de l’eau. Ces lieux, situés à l’intérieur du « périmètre minier », sont tout proches de la ville, mais cachés, « dans la forêt » ou le long du Gardon. Dans certains cas, l’usage « récréatif » et l’agrément contemplatif du lieu s’accompagnaient et s’accompagnent encore de gestes d’appropriation. Juste au-dessus de la Grand-Combe, vers le lieu-dit La Forêt, des cabanes et des bancs ont par exemple été construits de façon tout à fait sommaire par des familles maghrébines qui viennent encore s’y réunir et célébrer des fêtes. Mais si certains de ces usages sont encore vivaces, la plupart des lieux évoqués ont disparu, enfouis sous les remblais de la mine. Les anciens lieux de promenade maintenant recouverts de pierres sont décrits comme ayant été des oasis jadis « frais, verts, avec des sources ».

Au-delà de l’idéalisation propre à la mémoire, les anciens mineurs décrivent des souvenirs précis de ruisseaux, de chemins, avec maints détails sur la disparition d’espèces animales, de plantes, de sources. Ces lieux sont ceux devant lesquels ils passent chaque jour depuis plusieurs décennies, dont ils connaissent les détails, dont ils ont vu les plus petits recoins disparaître. Ils montrent aussi des coins de nature ou des lieux-dits qui sont encore visibles, mais déjà inaccessibles, et dont on sait qu’ils seront bientôt enfouis par la mine à ciel ouvert, dans le creux de la combe. C’est le cas notamment du petit village de Notre-Dame de Laval, en contrebas du Mas Dieu, où se trouvaient de nombreux objets miniers réutilisés dans le cimetière et l’église. Ces repères sont de plus en plus réduits, encerclés par la mine à ciel ouvert ou déjà enfouis. Les derniers indices des coutumes associées au mode de vie minier sont dominés par l’image d’ensemble de la dégradation.

En décrivant ainsi ces détériorations, les mineurs montrent une conscience fine des transformations de leur espace, jusque dans ses composantes écologiques. Cette observation consciente est d’ailleurs devenue une conscience paysagère, qui semble née de la déprise industrielle, et de l’évolution de leur statut. Autrefois acteurs des transformations de cet espace, ils ne sont plus aujourd’hui que les spectateurs de ce qui devient dès lors un paysage. Mais ils révèlent aussi leur impuissance face à ces mutations. Cette absence de « prise » (Berque 1992) sur le devenir du paysage n’est pas spécifique à cette situation, mais ici le fatalisme et le sentiment d’impuissance sont peut-être accentués par l’ambivalence créée par la mine, les anciens mineurs ayant participé malgré eux, par leur travail, à ces détériorations dont ils perçoivent aujourd’hui les conséquences visuelles et écologiques.

Deux autres points sont importants à relever. Pendant l’activité de la mine de fond les mineurs voyaient la nature se détériorer lentement et les coins de nature disparaître peu à peu. Or, c’est seulement depuis la fermeture de la mine que le déclin est perçu comme irréversible (???, NdE]. Il semble donc probable que pendant l’activité de la mine, la perception des détériorations globales du paysage, à laquelle s’ajoutait la perception des nuisances dues au traitement du charbon, étaient compensées par la vitalité de la culture quotidienne. Dans le même sens, le rôle de l’appropriation d’objets de la mine dans les jardins peut être interprété comme un palliatif, ou encore un antidote, à l’action destructrice de la mine. Créer et décorer des zones de verdure avec les objets de l’industrie qui la détruisait peut avoir été pour les mineurs une façon d’annuler symboliquement les actions destructrices, dont ils n’étaient pas les « décideurs », mais auxquelles ils participaient.

Mais la signification des gestes d’appropriation qui se construisaient à travers un bricolage de valeurs et de connaissances, ne saurait se réduire à cette seule fonction symbolique. Cette interprétation laisse ouverte en particulier la question du rôle concret des gestes de réappropriation dans la formation morphologique et esthétique du territoire, dans sa dynamique biophysique. La compréhension des significations culturelles de ces gestes gagnerait à être complétée par une analyse de leur rôle physique et « écosystémique », par une étude reliant ethno-botanique, géographie et écologie. Il serait notamment important de connaître leur apport dans le maintien des ressources en eau, analysant en quoi l’entretien des jardins jouait un rôle dans l’irrigation des terres, en quoi leur abandon a contribué à l’assèchement.

Absence d’ostentation et authenticité

L’importance de la proximité du regard, dans le marquage des jardins, dans les promenades, dans l’observation des détails de leur espace, semble laisser croire que les anciens mineurs aient été et seraient encore étrangers à la notion de paysage comme ensemble visuel cadré, vu de loin, hérité de la tradition picturale. Or, même si les « vues de près » semblent prédominantes, il serait simpliste de réduire leurs formes de regard actuelles et passées à ce seul registre. Comme dans toute perception, le rapport au paysage se jouait et se joue dans une imbrication complexe de vues proches, lointaines, d’images cadrées, mobiles, d’ambiances. C’est l’« expérience variée » dont parle Wittgenstein (1958), la dynamique « phénoménologique » de la perception dont les interactions sont aussi denses que celles du bricolage de sens par les gestes (Epstein 1984).

Par contre, il est une caractéristique qui semble spécifique à cette situation : l’absence d’ostentation dans leurs manières de parler du site. Cette absence d’ostentation que nous avions relevée dans le marquage des jardins, se manifeste tout particulièrement par une quasi-absence de représentations picturales de l’espace et par une résistance de la part des anciens mineurs à la mise en spectacle du paysage. Il y a une volonté tacite et parfois clairement énoncée de ne pas « mettre ce lieu en paysage », de ne pas en faire un objet de consommation.

Les anciens mineurs connaissent bien, soit par les médias, soit par les actions de requalification qui ont pris place à la Grand-Combe même, les discours institutionnels qui ont aujourd’hui cours sur la « mise en paysage » des espaces (Lizet 1991 ; Cloarec, de la Soudière 1992). Les projets de réaménagement du site minier s’appuyaient sur la nécessité d’un changement d’image du site, d’une mise en valeur de son paysage, d’un développement du tourisme comme alternative à la mine. Mais ces tentatives de requalification n’ont trouvé aucun écho chez les anciens mineurs et se sont soldées par un échec. Cette situation est tout à fait différente de celle d’autres régions en crise (zones post-industrielles ou rurales) où certains chercheurs ont relevé une « intériorisation », par les habitants, de modèles paysagers valorisés dans le cadre du tourisme, et qui finissent par coexister avec les modes anciens de représentation de l’espace (Cadiou 1991). Ici, le devenir du site continue à être associé à la détérioration, à la toute-puissance de la mine, maintenant à ciel ouvert. La mise en valeur de tout « potentiel touristique » est dévalorisée ; ils n’y croient pas. [???, NdE]

Judith Epstein

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Source originale : books.openedition.org
Consultez la source : plus complète (notes, références …)
Titre original : Paysage de mine, paysage miné – Appropriation créatrice et action destructrice (Extrait, p.123-133)
Editeur : © Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1995
Auteure : Judith Epstein, professeur à l’École d’architecture de paysage, Université de Montréal, Québec, Canada.

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Blogue et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.12.2017
Dernière mise à jour : 30.12.2017

Henri Baron, 36 ans au charbon

EcoleMineStEtienne

VIE DE MONSIEUR HENRI BARON

Henri BARON est né vers la fin de la grande guerre, le 26 juin 1918, de parents commerçants, à Montpellier. Son père tenait un commerce rue de la Loge. Le jeune Henri a fait ses études primaires à Montpellier, puis a suivi à Béziers les enseignements des Frères des Écoles Chrétiennes (au P.I.C.) qui l’ont conduit au double baccalauréat : «Math Élem » en juin, «Philo Lettres» en octobre. Après une « Math Sup. » et une « Math Spéciale » à Montpellier, il est allé à Lyon, terminer sa préparation aux concours. Admissible à Polytechnique, il est reçu à l’École Centrale ainsi qu’aux Mines de Saint-Étienne et de Nancy.

Nous sommes alors en 1939. C’est la déclaration de guerre. Il est alors mobilisé le 15 septembre 1939 à l’École d’Artillerie de Poitiers. Il fera la campagne de Belgique comme aspirant puis la retraite sur Dunkerque. Là, il aura la chance d’être embarqué sur un bateau anglais. Transféré en Algérie, il sera démobilisé le 31 octobre 1941 à Alger. Il rejoindra immédiatement Saint-Étienne, car il a choisi l’École des Mines de cette ville où il fera ses trois années de scolarité qui le conduiront au titre d’ingénieur. Il en sortira donc en mai 1944.

Cette même année, il se marie avec Pierrette CAMBON, originaire elle-même de Montpellier, qu’il a rencontrée en 1942 et avec qui il s’était fiancé en 1943. A cette époque de restriction, l’achat d’un costume posait un problème de tickets et il n’était pas question de les investir dans un habit de cérémonie à usage limité. Henri BARON s’est donc marié en grande cape, tenue des Ingénieurs des Mines de Saint-Étienne, à l’étonnement des Montpelliérains qui ne connaissaient pas cet uniforme. [voir photo]

Il commence alors sa carrière professionnelle, engagé comme Ingénieur du Fond par la Compagnie des Mines de la Grand Combe. Il sera affecté successivement aux Exploitations des Mines « Luminières », « Champclauson » puis au siège de « Ricard ». Fin 1946, les Mines de la Grand Combe sont nationalisées et deviennent le « Groupe Centre » du Bassin des Cévennes, lui-même rattaché à la nouvelle entité « Charbonnages de France ». En 1948, il est promu Ingénieur Divisionnaire et nommé Chef des Sièges « Laval-Mazel » et « Oules ».

Huit ans plus tard, il est promu Ingénieur Principal et à ce titre sera responsable du secteur « Trescol » du Groupe Centre, à la fois pour le fond et le jour. Au total, il est chargé d’une production de 2 500 tonnes par jour avec un effectif de 2 000 personnes. En 1960, il prendra en outre le commandement du secteur « Sud » qui comprend les Sièges de « Rochebelle, Destival, Fontanès et Saint-Martin de Valgalgues ».

En 1962, il est appelé à des fonctions moins directement opérationnelles. Il devient chef des « Services Généraux » de l’ensemble du Bassin, regroupant sous son autorité les Services « Sécurité », « Organisation », « Essais », « Matériels ». En 1968, il dirigera pendant une courte période le Service des « Études économiques, statistiques et contrôles de gestion » du Bassin.

En effet, c’est cette même année 1968 que sont promulgués les décrets « Bettencourt » (du nom du ministre de l’époque) : les sept Bassins (Aquitaine, Auvergne, Blanzy, Cévennes, Dauphiné, Loire et Provence) sont regroupés en un seul Bassin dénommé : « Houillères du Bassin du Centre et du Midi » (HBCM) dont la direction générale est fixée à Saint-Étienne. Henri BARON, dès 1969, est appelé à cette nouvelle direction générale où, promu Ingénieur en Chef, il assume la centralisation et l’unification de la Gestion des Ingénieurs et Cadres Supérieurs ainsi que la coordination et l ‘harmonisation de la Gestion des Personnels « Maîtrise et Ouvriers ». En 1976, il devient Secrétaire Général des HBCM, il supervisera alors l’ensemble des Services Administratifs. Il gardera ses fonctions jusqu’au 1er janvier 1980, date à laquelle, faisant valoir ses droits à la retraite, il se retirera dans sa ville natale de Montpellier.

Ce déroulement de carrière montre une incontestable réussite professionnelle. Ce sont, bien entendu, des qualités techniques qui l’ont permise mais également des qualités humaines. Il est intéressant de souligner à cet égard la part importante de fonction de gestion de personnels qu’il a assumée. Madame BARON me faisait remarquer que, bien que l’essentiel de cette activité se soit déroulée près d’Alès et pour les dix dernières années à Saint-Étienne, elle n’en a pas moins déménagé une dizaine de fois. En effet, l’Ingénieur, Responsable d’un puits, résidait dans le logement prévu à cet effet à une très proche distance de « son puits ». Il ne faut pas oublier en outre, qu’à l’époque, le téléphone était une « denrée » très rare et que souvent seul le logement de l’Ingénieur en disposait. Madame BARON m’indiquait d’ailleurs que son mari, lorsqu’il montait dans sa chambre, débranchait rapidement son téléphone du salon pour aller le rebrancher immédiatement à l’étage de peur qu’un appel ne parvienne pendant ce court laps de temps. Peut-être « en rajoutait-il un peu » comme l’on dirait maintenant. L’avantage par contre de ces déménagements successifs était une amélioration progressive du « standing ». En effet le monde de la Mine était très hiérarchisé et chaque promotion conduisait à un logement un peu plus grand avec un jardin tendant progressivement vers le « parc ». Je n’ai pas connu, bien sûr, les diverses habitation de Monsieur et Madame BARON, mais j’ai pu constater ce phénomène lors d’un stage que j’ai effectué dans les Mines de la Sarre. Là, Monsieur l’Ingénieur en Chef était presque un châtelain. Mais peut-être les Cévennes et Saint-Étienne n’étaient-ils pas la Sarre et Monsieur et Madame Baron n’ont-ils jamais été des châtelains !

En 1980 donc, Henri BARON retrouve sa ville natale où il aura une vie sociale très active. Déjà, durant sa période d’activité professionnelle, il avait été un militant dynamique dans les milieux syndicaux et associatifs. En effet, il avait été Président du Syndicat des Ingénieurs du Bassin des Cévennes de 1959 à 1969 et à ce titre de 1959 à 1964 et en 1968, 1969, Administrateur du Bassin des Cévennes.

Il avait été également à la Grand Combe, Président du club sportif omnisports bien qu’il n’ait jamais pratiqué lui-même de sport. Comme dit Madame BARON, il était et il le disait lui-même un sportif de gradins. Mais il fallait un Ingénieur des Mines comme Président et il s’était dévoué. Cela dénote d’ailleurs un trait de son caractère, il était très serviable et ne savait pas refuser. C’est ce qui l’a conduit à s’occuper de la Société des Ingénieurs Civils de France dont il deviendra le Président régional une fois à la retraite. De même il sera Président de l’Association Languedoc-Roussillon d’ « Intermines » (le regroupement des anciens élèves des trois écoles des Mines : de Paris, Nancy, Saint-Etienne) de 1980 à 1989. Les promotions d’Officier au titre de l’Ordre National du Mérite et de l’Ordre des Palmes Académiques viendront récompenser son action en 1988.

Parmi toutes ses activités, il en est une qui mérite que l’on s’y attarde un peu. Il s’agit de son goût pour l’histoire, spécialement pour l’histoire médiévale. Ce goût avait pu se concrétiser car Mme BARON possédait dans l’Aveyron, à Sainte Eulalie-de-Cernon une maison. Cela lui permit de découvrir dans le village une ancienne commanderie. Sa réhabilitation et sa mise en valeur l’ont occupé activement. Il a convaincu le Maire de l’intérêt de cette découverte. Il a également, dès 1966, fondé un foyer rural orienté vers l’initiation des jeunes ruraux à l’Histoire et aux Arts Médiévaux. Ceci l’a conduit à devenir Maire-Adjoint et Membre de la Société des Arts et Lettres de l’Aveyron. Madame BARON trouvait d’ailleurs que cela faisait beaucoup d’activités extérieures dont Henri BARON s’occupait au détriment des questions de la maison. Mais il se défendait, paraît-il, en disant que son épouse s’en occupait tellement bien qu’il était inutile qu’il le fasse. Je retiendrai pour moi cette pirouette.

Henri BARON est entré en 1988 à l’Académie et il y fut un membre de qualité et assidu. C’est d’autant plus méritoire que malheureusement il était atteint d’une rétinite pigmentaire, maladie génétique qui lui fut transmise par sa mère. Cette maladie s’est développée progressivement pendant sa retraite. Son champ visuel s’est réduit petit à petit, jusqu’à ce qu’un soir, il demande à son épouse si l’applique lumineuse du coté de son lit était éteinte, or elle était allumée. Madame BARON m’a confié que ce souvenir lui était très douloureux. Cette perte d’autonomie qui le contraignait à se faire aider par un fidèle ami Louis PELISSIER pour ses déplacements ou par son épouse, obligeait également celle-ci à respecter un ordre rigoureux dans la maison pour lui permettre de garder ses repères.

Il paraît, que malgré les difficultés que lui créait cet handicap, Henri BARON ne s’était pas départi de sa joie de vivre, de son dynamisme et de son humour. Il m’a été indiqué qu’il témoignait de sa joie de vivre en intronisant, dans l’Ordre International des Anysetiers dont il était dignitaire, les nouveaux membres par des discours en vers. Je suis tout admiratif car j’en serai bien incapable et heureusement cet exercice ne m’a pas été demandé aujourd’hui.

Et puis, ce 29 avril 2002, alors qu’il était dans sa 84ème année, il est décédé dans la maison familiale qu’il occupait, dans la nuit, calmement, sans souffrance, d’un problème cardiaque. Le SAMU n’a pu que constater le décès. Il semblerait que rien ne laissait prévoir cette fin, un électrocardiogramme réalisé deux mois avant n’avait rien indiqué et aucun accident n’était intervenu antérieurement. Au dire de Madame BARON, ce fut d’une certaine façon une belle fin de vie même si, bien sûr, elle l’aurait souhaitée plus tardive.

Henri BARON a eu une vie riche, bien remplie, complète, que ce soit professionnellement ou familialement. En effet, Monsieur et Madame BARON ont un garçon et une fille qui eux même ont réussi leur vie professionnelle et familiale, quatre petits enfants. Beaucoup de gens souhaiterait avoir une vie comparable. Si c’est toujours une tristesse de voir disparaître quelqu’un, je crois, à avoir entendu parler les amis qui l’ont connu, qu’ils retiendront de lui, la leçon d’optimiste et de courage qu’il aura donné jusqu’à la fin malgré le lourd handicap qui avait accompagné la dernière étape de sa vie.

Pour ma part, je viens d’essayer de rendre compte de la vie de cet homme que j’aurai aimé connaître, d’abord pour ses qualités humaines mais également afin de m’entretenir avec lui de son activité professionnelle.

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Source : Académie des Sciences et Lettres de Montpellierd – 2005
Par : Pierre Louis,  successeur et auteur de l’éloge d’Henri Baron

Blogué et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 29.12.2017
Dernière mise à jour : 30.12.2017

La Grand-Combe : La Forêt, quartier d’avenir ?

Projet sur le Quartier de La Forêt.

Ecoquartier du hameau de la forêt, La Grand-Combe, Languedoc Roussillon (30)

Note synthétique

« L’identité et le pouvoir d’innovation d’un lieu sont garantis par la conservation de sa complexité. » Alberto Magnaghi, « Le projet local », Éditions Mardaga, Liège, 2003

L’éco-quartier : un système en crise

Les éco-quartiers sont trop souvent des pièces urbaines performantes sur le plan environnemental, mais manquant de liens avec leur contexte. Ici, au vu des rares disponibilités foncières de la commune, c’est surtout un enjeu pour l’ensemble de la Grand-Combe. C’est pourquoi il est important de repenser ce que peut être un éco-quartier et construire non pas un morceau de ville autonome, mais un fragment riche de multiples relations : spatiales, sociales, historiques, économiques, environnementales ou en un mot : urbaines.

Un dessous hérité, un dessus à renouveler

Pendant plusieurs décennies, le visage de la Grand Combe a été façonné par l’exploitation de son « dessous ». Activités, logements et équipements ont été conçus pour et par la mine. Il en reste des cicatrices, mais aussi les fondements d’une identité : la logique de l’ingénieur a tiré des lignes tendues, modelé de grandes plateformes, construit des bâtiments rationnels. Par ailleurs, la vie des mineurs et de leurs familles a laissé d’autres traces, plus molles dans leurs géométries : des petites terrasses en pierre sèche où installer leurs jardins, des petits édicules pour leurs outils ou leurs voitures. Cette logique plus organique, du passage du temps et de l’usage des lieux, s’exprime aujourd’hui par le retour du naturel et de la friche. Dans le but d’affirmer l’identité des lieux et de ne surtout pas la lisser, nous pensons que la reconquête du « dessus » devra s’appuyer sur le ferment poétique que constituent ces deux énergies contraires : celle de l’ingénieur et celle de l’organique.

Le « déjà-là » comme ressource essentielle

Considéré pour ses aspects esthétiques mais également pratiques et économiques, le « déjà-là » sera la base de toute intervention sur le site. Il s’agit de révéler le lieu à lui-même, par touches successives, en revendiquant la dimension opportuniste d’une telle position mais également sa valeur culturelle. C’est une manière de repenser notre rapport à la consommation des ressources et d’affirmer que les traces du passé orientent nécessairement nos pas futurs. Si certaines actions structurantes doivent s’imposer sur le paysage, d’autres peuvent se contenter d’ajustements, dans une logique d’adaptation bienveillante de ce qui existe aux besoins d’aujourd’hui.

Le réalisme économique au centre du projet

Il est impossible aujourd’hui de penser un projet urbain en prenant comme a priori que tout y sera construit et vendu : qui pour habiter dès à présent sur ce site en friche ? Qui pour construire ces logements ? La manière dont les choses se fabriquent et leur temporalité est aussi déterminante que le reste, et l’incertitude sur ce point est intégrée à notre démarche. De façon très pragmatique, afin de développer une offre de logement complémentaire à celle qui existe dans les autres quartiers de la Grand’Combe, nous proposons d’explorer plusieurs pistes de montages opérationnels : appel classique à des promoteurs, l’habitat participatif, l’accompagnement à l’auto-construction, la simple définition de lots à bâtir, petite promotion, etc. C’est aussi la condition d’une véritable mixité urbaine.

À l’échelle du bâtiment, outre la maîtrise des coûts de construction, considérer l’économie comme centrale pose la question plus large des ressources et des entreprises locales. En activant les filières bois et pierre, mais aussi d’autres acteurs économiques, nous pensons que ce projet peut contribuer à les faire monter en qualité et les consolider économiquement.

Une balade ascensionnelle dans sept « situations habitées »
(1 à 7) à travers trois éléments de liaison (A-B-C)

À partir d’une lecture attentive du « déjà-là » nous avons circonscrit sept situations, chacune porteuse d’un potentiel spécifique pour le renouveau du quartier. Ces « situations habitées » combinent constructions neuves et réhabilitations ; créations et simples reprises d’espaces publics ; programmes de logements et d’activité. Trois éléments de liaison sont identifiés afin de les mettre en relation entre elles et avec le reste du territoire. L’ensemble fabrique une image possible du futur quartier. Comme le dit Jean-Luc Godard, « ce n’est pas une image juste, mais juste une image », qui extrapole à partir des éléments de connaissance en notre possession actuellement. Par son pouvoir d’évocation, cette image est néanmoins le moteur d’émergence de projets, peut être tout à fait différents que ceux envisagés au départ.

Depuis le centre-ville en empruntant la vallée Ricard, la place basse (1) marque le seuil du nouveau Quartier de la Forêt. C’est un espace ouvert par un travail de défrichage et de démolition sélective qui fait l’articulation avec le fond de la combe. Les logements existants ont été réhabilités. Plus tard, un local associatif pourra y être implanté, ou un emplacement sera réservé à un équipement public dans la logique des grands objets de la vallée Ricard.

Depuis cette place, pour débuter l’ascension du coteau, on peut emprunter un parcours piéton. C’est la traverse Est-Ouest (A), nouvel élément structurant du quartier qui s’appuie sur les escaliers existants en partie basse et nous mène jusqu’au Camp Fougères.

Sur notre droite, nous longeons le jardin des ingénieurs (2a). À l’intérieur d’une enceinte qui accueillait anciennement des maisons plus cossues, des logements participatifs ont été construits, en articulant finement espaces partagés et espaces plus intimes. La qualité et la diversité de la végétation qui confèrent à ce lieu une atmosphère hors du commun a été préservée par l’implantation des nouveaux bâtiments.

Au nord de ceux-ci se trouve la cité de la Forêt (2b), déjà habitée au moment du projet. Par de petites interventions ciblées d’amélioration des logements et de leurs abords, elle a profité du renouveau global du quartier.

Toujours sur la traverse, nous croisons le promontoire des écoles (2c). Sur la gauche, l’ancien bâtiment a été transformé en pépinière d’entreprise par une réhabilitation exemplaire sur le plan environnemental. Des maisons- ateliers ont été construites à ses pieds. L’immeuble d’habitat collectif a été conservé pour diversifier l’offre de logements et accueillir décohabitants et célibataires.

Cet ensemble de trois sous-entités est relié par le renforcement de la structure végétale qui était présente initialement. Elles constituent ainsi le parc habité (2).

En haut de l’escalier existant qui a été conforté, nous atteignons le plateau des halles (3). À l’emplacement des anciennes casernes, quatre halles ont été implantées. Dans l’axe de la traverse Est-Ouest, une de ces halles reste ouverte, offrant un espace public ombragé. À terme, un ou plusieurs petits commerces pourront s’y installer. Construites par la commune, les autres halles ont été revendues par travées : des auto-constructeurs ont édifié leurs propres logements et des locaux d’activité sous ce toit commun. Le bois, particulièrement adapté à l’auto-construction, est mis à l’honneur.

Toujours sur la traverse, la montée du coteau nous fait pénétrer un bois. C’est la chênaie habitée (4) qui accueille dans sa partie haute des maisons à patios. Celles-ci ont été implantées librement sur des lots à bâtir et construites principalement en bois. Cela respecte la logique organique de la situation mais permet également une certaine évolutivité : du T3 au T6, les maisons peuvent s’adapter à l’évolution de la famille. Un accompagnement architectural des acquéreurs a permis d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Ayant traversé la chênaie, nous arrivons enfin au Camp Fougères (5). Sur les terrasses laissées par les anciennes constructions, des bandes de logements ont été édifiées de manière relativement compacte le long d’un ouvrage hydraulique en béton de site. Parce que chaque terrasse était particulière, les typologies sont toutes différentes, du T2 au T5. Les bandes au nord, soit trente logements, ont été portées par un opérateur classique. Au sud, ce sont des maisons densément articulées que des familles elles-mêmes ont construites. Une esplanade publique est réservée au centre du système, et l’ensemble est relié par un réseau de venelles apportant de la fraîcheur en été. Chaque logement a un emplacement réservé à proximité immédiate pour la première voiture. Les autres véhicules des ménages peuvent stationner le long de voirie. Jetant une nouvelle lumière sur les lieux et attirant des initiatives, cette première opération a entraîné la reconfiguration de l’ensemble du quartier par un effet de levier.

Autour du Camp Fougères, la lisière cultivée (6) est une bande de 50M d’épaisseur constituée de jardins potagers et de vergers. Ceux-ci s’appuient sur les terrasses vernaculaires construites par les mineurs-jardiniers de l’époque. Pour les habitants, c’est un lieu convivial et partagé, support de projets communs ou individuels.

Plus loin, nous entrons dans la forêt des loisirs (7). Dans une épaisseur de 100 m à partir de la lisière, c’est la partie la plus pratiquée d’une forêt. C’est le lieu des cabanes dans les arbres, des parcours de bi-cross, et le point de départ de randonnées. Il est également arpenté par les autres habitants de la Grand-Combe, et les touristes.

Si je suis en voiture, le serpent carrossable (B) s’enroule autour du Camp Fougères et me permet de rejoindre la place basse. C’est l’ancienne voirie confortée qui permet de desservir l’ensemble des situations habitées. Dans la partie nord du Camp Fougère, un nouveau bouclage permettra de relier directement la cité de la Forêt.

Sinon, je peux rejoindre la Grand-Combe par le sentier de l’Arboux. Avec la vallée Ricard, via le Quartier de la Forêt, mais aussi la place de la mairie, il forme la boucle de la Grand-Combe (C). C’est une nouvelle lecture de l’étendue géographique de la commune et une manière pour le quartier d’être raccordé au système urbain, autant spatialement que dans les représentations mentales.

Un quartier réinstallé dans son territoire

Porte d’entrée de la Grand-Combe depuis le Nord, le nouveau quartier ainsi constitué contribuera à borner un élément structurant de la commune qu’est la vallée Ricard, aujourd’hui bien peu lisible et difficile à faire muter. L’objectif à long terme est de renaturer le vallon et d’intégrer son chapelet d’équipements au paysage. De la place basse du Quartier la Forêt au parking du supermarché en passant par le centre de secours, cela permettra de réaffirmer le lien entre la ville et sa géographie et par-là retrouver le sens du nom : « La Grand-Combe ».

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Source : atelierarchitecture.fr/Urba
Lieu : 30110, La Grand-Combe
Maître d’ouvrage : Mairie de la Grand-Combe
Maître d’oeuvre : Virage
– Atelier du Rouget Simon Teyssou & associés
– Atelier de Montrottier Loïc Parmentier & associés
– Atelier de L’Ourcq Felix Mulle & associés
– Euclid Ingénieurie ( BET TCE)
– Agence Franck Boutte (consultant & ingénierie en environnement)
– Plus2 Paysages (paysagiste)

Calendrier : Lauréat du concours
Montant de l’enveloppe : 5 500 000 € HT / 6 578 000 TTC
Panneaux du concours : Planche n°1 – Planche n°2
Fiche projet : La Grand-Combe

courrier@atelierarchitecture.fr – 04 71 46 90 24
46, avenue du 15 Septembre, 15290 Le Rouget
Daté de : 

Reblogué par : Mas de La Regordane / GD
Première publication : 27.12.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

 

Techniques minières à la Grand Combe et ailleurs (video)

BriquetteCharbon
Photo : Maquette d’un train de wagons, chargés de charbon, depuis des trémies.

Du pic et aux galeries soutenues par des pieux de bois, aux haveuses et aux soutènements marchands, il a fallu plusieurs siècles de progrès techniques pour moderniser, rentabiliser et sécuriser les exploitations minières de toutes matières et donc de la houille, synonyme du charbon.

I/ Techniques charbonnière dans les mines de la Loire (Saint Étienne)
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Source :  par : brgmTV. Publié le : 23.07.2012
Les houillères du bassin de la Loire. Film extrait de la cinémathèque de Charbonnages de France et édité en 2007 dans le cadre du double DVD « Du charbon au pays de Cézanne, Histoire des mineurs dans le Centre-Midi », sur l’histoire des mineurs et du charbon en Provence (Gardanne, Meyreuil) et dans les Houillères du Bassin  du Centre-Midi (HBCM).
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II/ Les chantiers de dressant vers 1993

et vue sur différents métiers de la mine à VOUTERS (HBL)
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Source :  par : Alain Meier. Publié le : 27.12.2013
Catégorie : Films et animations
Licence : licence YouTube standard
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III / Le soutènement marchand dans les mines du Nord et de Provence

un film produit par CdF (Charbonnages de France) qui donne une suite au slogan sécuritaire archi connu des mineurs : « Ou tu me boises, ou je t’écrase ! »
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Source :      brgmTV Publié le : 23.07.2012
Automatisation de la production du charbon. Les plus récents progrès de la technique minière dans un chantier automatisé des Houillères de Provence. Film extrait de la cinémathèque de Charbonnages de France et édité en 2007 dans le cadre du double DVD « Du charbon au pays de Cézanne, Histoire des mineurs dans le Centre-Midi », sur l’histoire des mineurs et du charbon en Provence et dans le Centre-Midi (1972). © BRGM – Charbonnages de France
Catégorie : Actualités et politique
Licence : licence YouTube standard

IV Le métier de « mineur de fond », par un ancien de la fosse n°2 d’Oignies

V / Les découvertes, l’avenir de l’exploitation du charbon

Enfin, de nombreux syndicalistes passéistes, des membres timorés du gouvernement français, ont d’une part incité les mineurs à vouloir perdurer dans leur galeries, oh combien dangereuses, et d’autre part mis des bâtons dans les roues des ingénieurs visionnaires (qui ont tout de même forcé le passage) en équipant les mines de pelles géantes. En effet, bien souvent le charbon est comme Lagardère qui, si l’on ne vient pas à lui, s’arrange pour venir à nous, grâce aux moyens hyper puissants dont on dispose aujourd’hui et qui permettent de produire de façon enfin rentable et bien moins risquée.

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Textes et mise en page : Mas de la Regordanne/GD
Première publication : 16.12.2017
Dernière mise à jour : 01.01.2018

Emile Aujoulat, 30 ans de mines à La Grand-Combe

LGC.12
Photo de La grand-Combe (30110) dans les années 1900 ?

[Jolie trouvaille sur Internet que cette page personnelle décrivant parfaitement et en un style simple, mais réaliste, l’ambiance des « Riches Heures des Mines de La Grand-Combe. »]

AUJOULAT des HUBACS

[1908] C’est le 29 mars 1908 à La Grand-Combe que nait Émile Auguste AUJOULAT, dernier des 3 fils ayant survécus, le benjamin de Louis Jean Pierre AUJOULAT et de Marie Lucie DOMERGUE.

[1911] Il n’a pas 3 ans, lorsqu’en 1911, meurt cette soeur ainée, Anne Marie Rosalie, qui fût, sans nul doute, une seconde maman. Mais il est bien trop jeune pour en avoir des souvenirs.

[1919] Au retour de la guerre, selon la coutume, son frère ainé Louis reprend la ferme familiale. Son cadet, Ernest qui est aussi son parrain, part travailler aux Mines. Il a peut-être 14 ans, mais il doit contribuer aux travaux de la ferme.

[1924] A la mort de sa mère, en 1924, il n’a pas 16 ans. Seul avec son père, suite au départ de l’ainé, ils tentent de reprendre cette moitié de ferme. Tâche impossible, ils se replient sur leur petit commerce, et autres travaux saisonniers, surtout l’hiver, à la …

Compagnie des Mines de La Grand-Combe :

à 15 ans, du 19 Octobre 1923 au 05 Avril 1924,
à 16 ans, du 26 Septembre 1924 au 09 Mars 1925,
à 18 ans, du 15 Novembre 1926 au 25 Avril 1927,
à 22 ans, du 01 Mars 1930 au 02 Avril 1930.

[1934] Mais sur la commune de Saint Étienne de Lugdares, il fait la rencontre de Sidonie Eva Vialle, originaire du Brouzet[-les-Alès ?], et plus jeune de 6 ans. Ils se marient dans cette commune le 07 Avril 1934. Il avait 26 ans, et elle avait 20 ans. Ils s’installent à La Grand-Combe, ou à peu près 15 mois après …

[1935] … nait Francis, le 14 Juillet 1935. Ils déménagent, du quartier [commune] des Salles du Gardon à celui de Ribes, la dernière rangée de Maison, la plus haute [rue des Églantiers].

[1937] Puis le 07 Juin 1937, c’est la naissance de Raymond, et un peu plus tard …

[1943] le 20 Juillet 1943, [la naissance] de Colette. La maison devient trop petite, et ils se déplacent, toujours à Ribes, mais dans une maison plus grande (cuisine, couloir, 3 autres pièces et toilette/douche). Enfin, le petit dernier, Michel, le 11 Décembre 1953, alors que l’ainé à déjà 18 ans.

Pour faire vivre toute cette famille, Émile travaille à la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. D’abord MANOEUVRE, ses origines fermières, sa connaissance du soin des animaux, notamment des chevaux pendant son service militaire, son respect de la personne et de la hiérarchie, lui permettent de devenir le COCHER DES INGÉNIEURS.

[1948 ?] Le dimanche, il menait en calèche à la messe, les femmes des Messieurs Godard, Guénard, Marion … En semaine, c’était leurs enfants qu’il conduisait à l’école, à coté de l’Usine à Zinc. Son fils ainé, Francis, se rappelle encore lorsqu’il pouvait grimper à l’arrière de cette calèche.

[1954 ?] Avec la motorisation, les chevaux disparaissent des Mines, et il se retrouve manoeuvre, toujours pour la Compagnie des Mines de La Grand-Combe, mais à l’usine du Parc à Charbon.

[1961]  Après ses 30 ans de service, il prend sa retraite en 1961, à 53 ans. Mais il aime le travail et Michel, son plus jeune, n’a que 8 ans. Déjà, hors journée, il travaillait chez Allain, pour livrer le charbon. Il continue, et en plus, travaille aussi à l’Usine de Biscotte, située à la cime de Ribes. Et pour se reposer, il lui reste encore ses trois jardins avec vignes (Les Hautes Faïsses de Ribes, L’Impostaire, et Le Pont des Salles) : il fait son vin et son alcool, car il a le droit de brûlage, (malheureusement non transmissible).

[1977] N’oublions pas son plus grand plaisir, ou comment lier l’utile à l’agréable : durant des années, finalement jusqu’à ce que son petit fils prenne la relève, à son tour, à 14 ans, en 1977 : les longs week-end de Pâques, Pentecôte, les saisons d’été, avec son cousin, le Père Martin, à la buvette de la Trappe de Notre Dame des Neiges. [à 71 km de La Grand-Combe]

[1981] Bon mangeur, bon vivant, il est décédé le 11 Janvier 1981, dans de grandes souffrances que la médecine de l’époque ne pouvait encore que peu soulager, sinon guérir. Seule, cette foi inébranlable qui renverse les montagnes.

Son épouse, Sidonie Eva, restera encore quelques années dans cette cité de Ribes. Puis elle se rapprochera un peu plus de La Grand-Combe, quelques temps en face de l’ancienne gare routière, route de Trescol, ensuite aux Pelouses,  finalement à la Maison de Retraite des Pins, à l’Arboux.

[2006] Le temps venant, bien qu’en pleine santé physique, son esprit s’est progressivement éloigné des réalités de ce monde, et cette mère au foyer, toujours très attentionnée pour la famille, les proches, fervente croyante, pieuse et pratiquante, jusqu’à son dernier jour, s’en est allée ce mercredi 11 Janvier 2006, soit 25 ans, jour pour jour, après son mari Émile.

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Source : aujoulat.free.fr
Par : Thierry AUJOULAT

Reblogué sur : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 20.12.2017
P.S. les années entre [ ] ont été ajoutées par nos soins.

Drame à Frugères les Mines 20 Mai 1952

[Nous publions ici un long article sur la mort de 12 mineurs dans les Houillères d’Auvergne le 20 Mai 1952. Ce récit très sobre, mais très complet, détaille les évènements, cite le nom des hommes qui ont péri et ceux qui leur ont porté témoignage. Ce serait une bonne chose qu’une narration exemplaire de ce type, soit faite, concernant tous les accidents du travail, surtout quand il y a eu mort d’homme. Des morts « au champ d’honneur du travail », comme ceux qui sont morts pour la France, au champ d’honneur des combats. Le rédacteur de ce texte a su prendre de la hauteur et parler aussi des autres morts dont ceux de La Grand-Combe qu’il cite plusieurs fois et notamment pour signaler que ce même mois de Mai 1952, deux mineurs grand-combiens avaient, eux aussi, trouvé la mort.]

Les mines du Grosménil : Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Il y a maintenant 64 ans que cette catastrophe est survenue le 20 Mai 1952. Voici quelques photos du site de Grosménil à Frugères les mines certaines photos pour certains seront inédites car provenant de collection privée. Cette mine était très active et employée beaucoup de mineurs jusqu’à ce 20 Mai 1952 ou 12 mineurs y laissèrent la vie. En fin de cet article vous aurez le récit complet de cette triste catastrophe relaté par Raymond Caremier.

L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Douze victimes qui laissent une trentaine d’orphelins, tel est le bilan de cette catastrophe qui endeuille toute la population laborieuse de cette partie de la Haute-Loire. Récit de ces tristes journées qui tétanisent le peuple dans toute la lourdeur du silence, de l’injustice et de l’incompréhension.

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre, le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

Tout en fin d’article Vous aurez [le récit poignant, les témoignages et des] photos d’époque de la catastrophe. Celles-ci ne sont pas très nettes, car ce sont des coupures de journaux de l’époque.
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

FRUGÈRES LES MINES
LA CATASTROPHE DU PUITS DU PARC LE 20 MAI 1952

Pour ne pas oublier, le « Challenge du souvenir » …

Chaque année, à la date anniversaire de la catastrophe, et pendant plusieurs décennies,
le club de football local a organisé un tournoi de sixte dont l’équipe victorieuse recevait le « Challenge du souvenir ».
Remis en jeu chaque année, le trophée et toutes les valeurs qu’il représentait valaient au Bassin Minier un engouement et une ferveur empruntés de solidarité et de respect.

1 – L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

En ce matin de printemps du 20 mai 1952, les équipes du puits du Parc sont descendues aux différents étages d’exploitation de la mine. Une équipe composée de 20 mineurs sous les ordres du chef de poste Fernand Borel est chargée d’exécuter des travaux préparatoires à l’exploitation de nouvelles couches de charbon à l’étage 620..

Ils empruntent tout d’abord une cage qui les conduits à l’étage 515, puis par une seconde cage ne pouvant contenir que cinq personnes et actionnée par un treuil à air comprimé, ils descendent ainsi 100 mètres plus bas, à l’étage 620.

Quatorze d’entre eux restent à la base du puits pour effectuer des travaux de maçonnerie, de forge et d’autres occupés à creuser une galerie destinée au retour des berlines du futur engagement.

Le chef de poste accompagné de cinq autres mineurs se rendent sur le chantier qui commence à 600 mètres de la base du puits. Deux d’entre eux se portent au front de taille , tandis que trois autres continuent un chantier de percement d’un plan incliné montant vers l’étage 571 où se trouve une galerie minière en préparation.

Ce plan incliné de 45° dans le rocher d’une section de 3,5 mètres par 2,70 mètres est divisé en deux parties ; une pour revoir le déblai, une seconde beaucoup plus étroite, équipée d’échelles, réservée au passage des personnels.

Les travaux de ce plan avaient avancé précédemment d’une quarantaine de mètres et il ne restait plus qu’une vingtaine de mètres pour atteindre la fameuse galerie de l’étage 571.

Le travail s’effectue de façon normale sauf vers le chantier du plan incliné. Vers les 11 heures, le chef mineur Nicoud en visite à l’étage rencontre son beau-frère Fernand Borel et les deux hommes observent qu’à son extrémité « que le chantier travaille ».

Une série d’éboulements continus de faible importance empêche André Blanquet et Léon Delort de se porter en tête du chantier. Le chef de poste Fernand Borel leur donne pour consigne de dégager la base au fur et à mesure des éboulis et de charger blocs et débris dans les bennes.

Pendant cette phase de travaux, un des trois mineurs abandonne ses collègues pour se rendre dans la grande galerie.

Vers midi, Fernand Borel se rend vers les deux hommes, André Blanquet, rescapé de la catastrophe raconte :
« Mon camarade m’a demandé l’heure, et je lui répondis qu’il était environ midi. A cet instant précis le chef de poste se recula d’un bond, l’air horrifié et s’écria « sauvez-vous les gars » ». Il avait certainement vu arriver la masse de rocher ; nous-mêmes sentions à cet instant un souffle bizarre, mais pas encore d’une grande puissance ; nous nous trouvions dans la poussière, notre lampe se distinguait seulement par un point rouge. »

Léon Delort et André Blanquet obéissent immédiatement en se faufilant entre les bennes et cherchent à gagner l’extrémité de la galerie et le puits ou tout au moins une partie de la galerie fortement aéré par un ventilateur.

Une seconde explosion se produit suivie d’un puissant souffle qui projette à terre André Blanquet. Un épais nuage de poussière s’engage à grande vitesse dans la galerie rectiligne. L’odeur aigrelette du gaz carbonique, le grisou, suit son chemin. Les hommes ne s’aperçoivent plus.

Cette seconde explosion a mis hors d’usage le ventilateur et a endommagé les compresseurs à air nécessaires à la manœuvre de la petite cage d’accès existante.

Six mineurs pourront, non sans difficulté, y accéder tandis que deux autres se sont placés sur le toit de l’engin. La mise en service de compresseurs supplémentaires va les hisser jusqu’à l’étage 515 .

Pris en charge par les mineurs de cet étage, Louis Joanny de Sainte-Florine André Dantal , Pierre Charbonnel et René Badon de Lempdes, Paul Gauthier et André Blanquet de Frugères-Les-Mines, Paul Brumerelle et Pierre Bardy de Vergongheon sont conduits au jour. Ils vont être les seuls rescapés !

Le machiniste s’empresse de renvoyer la cage vers le bas, hélas , son arrivée n’est suivie d’aucune sonnerie, d’aucun signal.

La nappe de gaz nocifs avait fait son œuvre de mort.

L’alerte a été donnée au jour. Comme une trainée de poudre, la funeste nouvelle se répand dans toutes les communes du bassin.

En moins d’une heure, une foule muette et anxieuse se presse autour du puits tragique.

Des épouses, des mères, des mineurs ignorent si l’un des leurs se trouve parmi les victimes …

2 – LA POPULATION RÉUNIE SUR LE CARREAU DE LA MINE
Sur le carreau de la mine, la population attend anxieusement, la gorge serrée, les premières remontées, on se remémore que trois mineurs en 1929 et cinq mineurs le 10 avril 1942 avaient été les malheureuses victimes d’un semblable dégagement instantané de gaz carbonique.

Ici, en moins d’une heure le gaz est parvenu à l’étage 515.

La présence de l’importante nappe de gaz interdit le travail de l’équipe de sauvetage. Sous la direction des ingénieurs MM. Collange et Michel et de M. Nicoud chef mineur, les équipes de secours, munies d’appareils respiratoires descendant à l’étage tragique, tandis que des mesures d’aération et de ventilation sont prises.

Il faut attendre deux longues heures, incroyablement longues, avant que l’équipe puisse descendre sans risque.

Parvenus au fond, ils découvrent près de la cage les corps des mineurs Raphaël Licois, Albert Bouche, Robert Mallet, Constantion Chiado-Fioro, Alexandre Sahunet et Albert Flory. .

Au fond de la fouille du puits, les malheureux De Noni et Fuzet vraisemblablement trompés par l’obscurité et suffoqués par les gaz apparaissent dans le halo des lampes. Le cadavre du chef de poste Borel est découvert aux abords du lieu où le dégagement s’est produit. René Bernard et Jean Knorst sont trouvés sur le lieu même de leur travail.

La mort a fait son œuvre. Avec acharnement les corps sont remontés un à un vers la surface.

Entre 14h30 et 15heures sont remontés les corps d’Albert Bouche, Constantino Chiado-Fioro, Albert Flory, Alexandre Sahunet et Raphaël Licois. A cette triste liste s’ajoute la dépouille de Robert Malet, forgeron, qui intervenait exceptionnellement au fond de la mine.

Un profond silence étreint la foule. Les hommes se décoiffent, les femmes sanglotent !.

Derrière les porteurs de civière qui transportent les corps à la salle de déshabillage, un bien triste cortège se forme, celui des parents qui pleurent un être cher.

De temps à autre, la foule qui se trouve devant la porte d’entrée laisse passer une femme, un frère, un mère , qui va rendre une funèbre visite à l’un des disparus.

A 17h30 le corps du chef Borel est arraché à la terre.

Une heure plus tard les sauveteurs ramènent les corps de Raymond Fuzet  et de Jean Knorst .
Vers 19 heures les victimes Léon Delort et Bruno de Noni rejoignent leurs camarades. Dix minutes plus tard, la dernière dépouille est sortie du fatal puits, c’est celle de René Bernard.

Une chambre mortuaire est installée en fin de soirée à proximité de la chambre de déshabillage où sont transportés les corps des victimes, les mineurs à tour de rôle vont veiller toute la nuit sur leurs camarades.

Vers les 19h 30, Monseigneur Chappe , Evêque du Puy arrive au puits du Parc et s’incline devant les victimes et s’entretient longuement avec les familles éprouvées.

Pendant des heures, la foule demeure aux alentours comme si elle ne veut pas s’arracher à la douleur et hésitant à laisser ceux qui, hier encore, étaient au milieu d’eux.

Puis, petit à petit, les groupes se disloquent. Chacun repart chez soi, tristement.

3 – LE VIBRANT HOMMAGE AUX VICTIMES

Jeudi 22 mai 1952, jour de l’Ascension, est un jour de deuil pour l’ensemble de la population du bassin minier. Dans les rues de Frugères-Les-Mines, les visages sont graves.

Dès les premières heures de la matinée , en vélo, en moto, en voiture et même en autocar des milliers de personnes convergent vers le carreau du puits du Parc où doit être célébrée la cérémonie officielle , la foule des anonymes vient apporter un dernier salut aux douze mineurs tombés au champ d’honneur du travail.

Bien avant la cérémonie, sur le carreau de la mine et sur les flancs de la colline la foule s’entasse dans un impressionnant silence.

Un à un, les cercueils de chêne clair sont posés près de la salle des machines. Dix cercueils sont ainsi alignés sous des monceaux de fleurs et de gerbes. Deux autres cercueils, à la demande des familles seront amenés à la fin de la cérémonie religieuse.

Tandis que la foule ne cesse d’arriver, avant que ne commence le service funèbre, les mineurs en bleu de travail, lampe accrochée à leurs vêtements montent une garde d’honneur autour des cercueils.

A leurs côtés, des gendarmes arme au pied, la Lyre des Mineurs de Sainte-Florine, les Sapeurs-Pompiers de Vergongheon, Sainte-Florine et Arvant placés sous la direction des Lieutenants Bouquet, Labaume et Gaubens.

Devant cette haie d’honneur, sont rangés les drapeaux des différents syndicats de Mineurs du Bassin d’Auvergne, des associations d’Anciens Combattants et de Prisonniers de Guerre, de l’Amicale « Rhin et Danube », de l’Amicale des Anciens du Maquis de la 33e Compagnie et de l’Amicale du groupe de résistance d’Arvant.

Au centre du catafalque, parmi les innombrables gerbes et couronnes, on remarque celle des Charbonnages de France, de la Ville de Clermont, du Consulat d’Italie à Lyon, des différents syndicats du personnel de la S.C.A.L , des établissements Ducellier et Conchon-Quinette , des Fédérations et des syndicats C.G.T, C.G.T-F.O et C.F.T.C, des Cheminots de Clermont, des Mutilés et Invalides du Travail.

Sur l’autel dressé devant la rangée de cercueils ont été placées les dix lampes que les mineurs tenaient à leur main au moment de leur mort.

La messe est célébrée par l’abbé Mallet curé de Sainte-Florine. Tout au long de l’office, la chorale composée des choristes des paroisses de Lempdes, Vergongheon, Sainte-Florine et Frugères accompagne la liturgie.

Dans une poignante tristesse « Le Chant des Adieux » retentit, tandis que le Chanoine Reynaud, Archiprêtre de Brioude , assure au nom de l’Eglise toute sa sympathie envers les familles de victimes.

La Lyre des Mineurs de Sainte Florine entonne une marche funèbre.

Après la cérémonie religieuse, l’autel est enlevé et les dépouilles mortelles des deux mineurs pour lesquels la famille avait demandé des obsèques civiles sont portées aux côtés des autres cercueils.

Dans un émouvant silence, sont lus les télégrammes reçus de La Sarre, du Bassin d’Aquitaine, des Charbonnages de France et de nombreux bassins miniers et les messages de sympathie venus de la France entière.

Commencent alors les éloges funèbres prononcés par les représentants des Houillères, par les représentants du personnel, par M. Jean Pomel Conseiller Général du canton d’Auzon et M. Carcassès Préfet de La Haute-Loire, porteur du message du Président de La République .

M. Millot, Président du conseil d’Administration du Bassin d’Auvergne : « Le deuil qui nous frappe, dit-il, est si lourd, si cruel que les mots apparaissent bien ternes et bien usés et pourtant comment nous taire ».

Après avoir présenté au nom des Houillères du Bassin d’Auvergne ses condoléances aux familles des victimes, il rend hommage au dévouement inlassable des sauveteurs et termine très ému son allocution « Je vous adresse mineurs de Grosménil morts à la tâche, un suprême et dernier adieu ».

Au nom du syndicat des mineurs C.G.T, la voix étranglée par les sanglots, M. Loubert adresse un dernier message aux victimes : « Adieu camarades nous ne vous oublierons pas et nous aiderons de notre mieux les êtres chers que laissez sur terre ».

M. Louis Travers, Secrétaire local de la C.F.T.C prend la parole : « Le nom de Frugères, dit-il, restera gravé en lettres de sang dans notre bassin minier, nous demeurerons fidèles à nos morts qui ont consenti un sacrifice d’une sublime grandeur. Ils étaient nos frères de travail, ils étaient d’une grande famille « la famille des travailleurs ».
« Inclinons nous ! Saluons bien bas ces victimes tombées au champ d’honneur du Travail, compatissons à la douleur de ceux qu’ils ont laissés : leurs femmes, les orphelins, leurs vieux parents. Comme pour nous donner une leçon de fraternité, le destin a voulu dans sa cruauté, rassembler des hommes de tous âges, de communes différentes aussi, d’idéal différent également. »
« C’est bien dans ces sentiments là , poursuit-il, que la classe ouvrière de chez nous communie en ce jour de deuil, c’est bien dans ces sentiments que de tous les coins de France sont parvenus à l’adresse des familles si rudement frappées et à l’adresse de la corporation toute entière les témoignages de sympathie et de véritable affection. »
Sur un ton poignant de sincérité, il termine par : « Au revoir camarades, ce n’est qu’un au revoir frères ! »

Alors que M. Jean Edouard au nom de la Fédération des mineurs Force Ouvrière présente ses vives condoléances aux familles, c’est au tour de M. Archaud d’apporter le salut de la Fédération des Mutilés et Invalides du Travail.

Amputé des deux jambes à la suite d’un accident du travail survenu en 1913 en gare de Clermont-Ferrand, Jules Archaud s’avance aidé de deux mineurs : « Les travailleurs du sous-sol viennent une fois de plus d’être éprouvés, ce qui leur arrive plus souvent qu’à leur tour. Aussi est-ce étreint par l’angoisse que je m’incline devant les dépouilles de ces victimes et devant la douleur des familles que je m’incline devant ces douze héros du travail. »

Madame Simone Troigros responsable fédérale de la C.F.T.C s’adresse à la foule en ces termes : « Le travail qui doit faire vive les hommes a été pour vos mineurs ce qui a détruit votre vie. Votre présence par la pensée nous incitera à lutter pour que soient conjurés au vingtième siècle les éléments qui vous ont vaincus ».

Au nom des travailleurs nord-africains, M. Belaoues, en des termes d’une simplicité touchante tient à s’associer à la douleur des familles des victimes et à les assurer de sa vive sympathie.

M. Jean Pomel, maire de Vergongheon, Conseiller Général d’Auzon très ému s’écrie « Au moment où la terre va recouvrir les corps des douze victimes, comment exhaler notre douleur ? » « Loin de nous la pensée d’accuser quiconque de cette terrible catastrophe, cette destinée, cette mort aveugle qui fauche même les meilleurs, sans distinction et sans raison, ne menace-t-elle pas tous les travailleurs du sous-sol ? Y-a-t-il une profession plus noble mais aussi plus meurtrière ? »

C’est au tour de M. Carcassès de prendre la parole qui délivre le message du Président de La République M. Vincent Auriol : « « Douloureusement ému par la catastrophe minière de Frugères, je vous prie au nom du Gouvernement de la République et en mon nom personnel, de transmettre aux familles des victimes l’expression de ma profonde et affectueuse sympathie. Je tiens à leur donner l’assurance que, dans l’épreuve si cruelle qui les frappe, elles peuvent compter sur la solidarité de la Nation. »

La cérémonie s’achève par le discours du représentant de l’Etat, les cortèges se forment ..

Dans leur cercueil, les mineurs, un à un, quittent pour la dernière fois le puits du Parc.

4 – TOUT LE BASSIN MINIER EN DEUIL

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

  • La cérémonie terminée, à Frugères-Les-Mines le long cortège se forme derrières les corbillards d’Albert Bouche et Léon Delort tandis que les cercueils des autres mineurs sont acheminés par ambulance vers leur commune respective. En tête du cortège, « La Lyre des Mineurs », puis viennent les drapeaux des Anciens Combattants de 1914-1918, des A.C.P.G, de l’Amicale « Rhin et Danube », des anciens F.F.I. Les enfants des écoles portant des bouquets précèdent les corbillards dont les cordons sont tenus par des mineurs en tenue de travail. Le lent défilé se dirige vers le cimetière communal. Au nom de la population, M. Dorel Maire de Frugères adresse un dernier adieu aux disparus.
  • Le matin à Sainte-Florine, on inhume le corps de Raymond Fuzet .Un de ses anciens camarades rend un dernier hommage en présence de M. Migeon Sous-préfet de Brioude et de M. Barbier maire de la localité. Les mêmes personnalités sont présentes aux obsèques d’Alexandre Sahunet. Après l’ absoute donnée par l’ abbé Mallet, un cortège groupant « La Lyre des Mineurs », les enfants des écoles, les pompiers, les associations de Sainte-Florine et toute la population accompagnent le mineur à sa dernière demeure.
  • La dépouille de Bruno de Noni a été déposée dans l’église de Brassac-Les-Mines. A 14h30 toute la population de la localité s’est assemblée pour l’office religieux célébré par le Chanoine Ferrandon. Un long cortège comprenant de nombreuses personnalités parmi lesquelles M. Duché Sous-préfet d’Issoire, M. Dassaud Sénateur, MM. Laroussinie, maire de Brassac, M. Coiffier maire-adjoint et tout le Conseil Municipal suit le char funéraire.
  • A Lempdes, après l’absoute donnée par le Chanoine Anglade , en présence d’une nombreuse assistance et M. Carcassés Préfet , sont inhumés René Bernard, Fernand Borel et Robert Mallet après le discours d’adieu prononcé par M. Combes , maire de la localité.
  • C’est à Bournoncle-Saint-Pierre qu’est inhumé Raphaël Licois où l’absoute est donnée par le Curé Chazelet et en présence de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture et de Gabriel Alezais maire de la commune.
  • A Vergongheon l’inhumation de Constantino Chiado-Fioro précède celles d’Albert Flory et de Jean Knorst . L’absoute est donnée par l’abbé Martin en présence de M. Badault, Chef de Cabinet du Préfet et de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture tandis que M. Jean Pomel prononce l’éloge funèbre.

LES DOUZE VICTIMES

A la mairie de Frugères, c’est Gabriel Chalchat, Chef de Service aux Houillères d’Auvergne qui a la triste et pénible tâche de procéder aux formalités administratives. Sur le registre d’état-civil, chacun des 12 actes de décès est libellé ainsi : « Le vingt mai mil neuf cent cinquante deux, douze heures trente, est décédé accidentellement au puits du Parc … »

  • Fernand Borel (38 ans) né à Aigueperse (Puy de Dôme) le 26 mars 1914, Chef de Poste embauché le 13 octobre 1938 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire) , fils de Florent Borel et d’ Adélaïde Roussel , marié un enfant,inhumé à Lempdes.
  • René Bernard (34 ans), né à Ardes sur Couze (Puy de Dôme) le 28 juillet 1917, ouvrier mineur embauché le 3 septembre 1945 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire), fils de Bernard Laurent Bernard et de Marguerite Lapirot, marié 2 enfants,inhumé à Lempdes.
  • Albert Henri Bouche (39 ans), né à Frugères Les Mines le 1er août 1912, , ouvrier mineur embauché le 15 octobre 1934, domicilié à Frugères Les Mines, fils de Antoine Bouche retraité mineur et de Marguerite Orlhac, marié 3 anfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Bruno Guiseppe de Noni (36 ans) , né le 31 octobre 1915 à Revine-Lago (Région de Vénétie – Italie), ouvrier mineur embauché le 9 octobre 1947 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Luigi Angelo de Noni et d’Elivira Magagni domiciliés à Brassac Les Mines (Puy de Dôme), marié 3 enfants,inhumé à Brassac Les Mines.
  • Léon Auguste Delort (37 ans), né le 4 novembre 1914 à Tanavelle (Cantal), ouvrier mineur embauché le 18 décembre 1945 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Jean Baptiste Delort cultivateur à Tanavelle et de Marie Réal, marié 3 enfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Constantino Piétro Chiado-Fioro (50 ans) né le 27 août 1901 à Ruéglio (Région du Piémont – Italie), ,ouvrier mineur embauché le 18 septembre 1939 , domicilié à Vergongheon, fils de Guisseppe Chiado-Fioro et de Maria Carrosso, marié un enfant, inhumé à Vergongheon.
  • Albert Marius Flory (42 ans) né le 20 juillet 1909 à Vergongheon domicilié au même lieu , ouvrier mineur embauché le 30 octobre 1933 , fils d’Alfred Pierre Flory et de Marie Alphonsine Pougheon, marié 2 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raymond Fuzet (26 ans), né le 7 octobre 1925 à Vergongheon, ouvrier mineur embauché le 2 mai 1945 , domicilié à sainte-Florine, fils d’André Marcel Fuzet et de Marthe Pauline Sabatier, marié 2 enfants, inhumé à sainte Florine.
  • Jean Adam Knorst (34 ans), né le 31 août 1917 à Teting sur Nied (Moselle), ouvrier mineur embauché le 17 mars 1947, domicilié à Vergongheon, fils d’Adam Knorst cultivateur à Teting et de Marguerite Morsch, marié 8 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raphël Daniel Licois (33 ans) né le 26 septembre 1918 à Tours (Indre et Loire), ouvrier mineur embauché le 24 mai 1931, domicilié à Bournoncle Saint Pierre, fils de Raphaël Alfred Licois et de Adrienne Branchu, marié 4 anfants,inhumé à Bournoncle Saint Pierre.
  • Robert Mallet (31 ans) né le 16 août 1920 à Lempdes (Haute-Loire) et y demeurant , ouvrier forgeron embauché le 8 novembre 1941, fils de Mathieu Mallet et de Marie Vedel, marié un enfant, inhumé à Lempdes.
  • Alexandre Sahunet (42 ans) né le 18 mars 1910 à Sainte-Florine, ouvrier mineur embauché le 19 novembre 1943 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de François Sahunet et d’Urilie Vincenta Maria Pilar, marié 4 enfants, inhumé à Sainte Florine.

Témoignages

Louis Vigier Le matin méme , nous y étions tous les enfants des écoles sur le talus à attendre !! je me souviens, j’avais 7 ans ! C’est la première fois que je voyais des mineurs sortir de la cage entièrement nus et noirs pour se diriger vers la chambre chaude pour la douche !! quelque fois j’en cauchemarde encore !!et pourtant je suis devenu moi-même mineur de fond à Bayard quelques années plus tard ; et durant 7 années !!! Cordialement !!

Marie Ange Oleon j’ai mon oncle qui est un des rescapés de la catastrophe du 20 mai 1952. je suis la nièce d’André Blanquet.

Cary Kris Mon oncle et l’un des seul rescapés de ce drame!!! Oui je suis la petite niece de trottinette, la petite fille de son frere Alfred dit Frazy.

Les réactions après la catastrophe de 1952

CGT, extrait de Le Travailleur du sous-sol, mai-juin 1952.

«ASSEZ DE MASSACRES AU FOND DES PUITS !

Mineurs, luttez pour assurer votre sécurité

Encore une. Après Courrières et Vuillemin (Moselle) en 1948, Liévin en 1949, Saint-Éloi-les-Mines en 1950, Bruay en 1951, une catastrophe s’est produite au puits du Gros-Mesnil  (Haute-Loire) le 20 mai. 12 mineurs ont péri laissant 12 veuves et 36 orphelins.

Chaque jour, le sang coule dans nos bassins miniers.

Du 1er janvier 1952 au 25 mai on compte :

56 tués dans le Nord-Pas-de-Calais.
20 tués dans les mines de fer de l’Est.
5 tués dans les mines de la Loire.

Depuis le 1er avril jusqu’au 25 mai, il y a eu 10 tués dans le Gard et l’Hérault.

Il faut noter en plus les accidents dans les autres bassins et peites mines, ainsi que les centaines de blessés graves. Il s’agit en fait d’un véritable massacre au fond des puits.

Les responsabilités

Que l’on ne vienne surtout pas invoquer la fatalité. Ce qui tue les mineurs, c’est la politique de charbon au plus bas prix.

La catastrophe du puits Gros-Mesnil eût pu être évitée.

Dans un manifeste, notre syndicat de la Haute-Loire démontre l’entière responsabilité des Houillères et de l’État-patron et du service des mines.

1° La mise en chantier du plan à chariot n°3, où s’est produit le dégagement instantané n’aurait pas dû être effectuée à proximité d’une zone dangereuse connue par l’exploitant par les divers dégagements survenus antérieurement au niveau supérieur, et y compris au niveau 620 où eut lieu un dégagement à environ 6 mètres du lieu de la mise en chantier du plan ;

2° La mise en chantier du plan à chariot n°3 a été effectuée en montant, malgré la connaissance dangereuse de son emplacement, alors que le réglement des mines à dégagement instantanné prévoit que les travaux doivent être conduits de manière à réaliser le desserrage progressif des terrains. Tenant compte de ces dispositions, les travaux auraient dûs être entrepris en descendant, comme d’ailleurs ils le furent constamment dans ce puits du Parc ;

3° Comment se fait-il que lors du changement  des terrains du front de taille du plan à chariot n°3, des sondages n’ont pas été effectués afin de reconnaître la qualité des terrains suspects de dégagements instantannés ? Vu cet état de fait, pourquoi des mesures de précautions n’ont-elle pas été prises en rapport avec la connaissance de cette zone dangereuse ?

4° De plus, les tirs réglementaires ne furent pas effectués la veille ni au front de taille de l’avancement qui est dans des terrains de schistes charbonneux, ni au plan à chariot n°3. Les derniers tirs de l’avancement ayant été effectués le 12 ou 13 mai, celui du plan à chariot n°3 le 17 mai ;

5° Les sorties de secours du personnel étaient négligées, en particulier le puits intérieur du niveau 620 à 515 muni d’une seule cage sans contrepoids (rat) et démuni d’échelles, ce qui aurait permis, malgré le manque de pression au moment du dégagement de remonter les ouvriers parvenus à la recette 620 ;

6° De plus, les travaux de l’avancement ne devaient pas s’effectuer aux mêmes postes ni en même temps que les travaux du plan à chariot n°3, ce qui est contraire au réglement ;

7° L’ingénieur du puits avait, paraît-il, demandé de faire un bure (puits intérieur) au lieu d’un plan à chariot ; un refus lui fut signifié par la direction des houillères du bassin d’Auvergne avec ordre de faire le plan à chariot en montant ;

8° L’ingénieur du service des mines aurait déclaré, lors de son enquête, qu’il préférait être dans sa peau que dans celle des ingénieurs, que le plan à chariot n’aurait pas dû être fait à cet endroit ;

Comment se fait-il que des dispositions n’aient pas été prises avant, le service des mines étant bien au courant de tous les travaux effectués au puits du Parc :

La Commission d’enquête réclamée par le syndicat des mineurs s’impose d’urgence, afin que toutes les responsabilités soient établies et que soient châtiés les coupables.

Le lendemain de la catastrophe, en signe de protestation et pour exiger plus de sécurité, tous les mineurs et les ouvriers des usines du bassin de la Haute-Loire débrayèrent 24 heures.

Par milliers, ils se retrouvèrent le lendemain lors de la cérémonie officielle.

Là, nos camarades Kléber Loubert, secrétaire de la Fédération régionale du centre et Victorin Duguet, secrétaire général de la Fédération du Sous-Sol qui représentait notre Fédération avec Achille Blondeau, secrétaire fédéral, firent le procès des responsables de la catastrophe.

Dans un discours émouvant qui fit venir les larmes aux yeux de l’assistance, Loubert retraça la terrible tragédie.

«Nous n’avons pas le droit, conclut-il, de discuter de la fatalité quand les mineurs se dressent contre l’abandon des règles de sécurité, quand on leur vole leurs délégués. Nous exigeons qu’une commission d’enquête soit constituée avec la participation des ouvriers.»

Un réquisitoire

Prenant ensuite la parole, Victorin Duguet [du Martinet, près de La Grand-Combe] rend aux victimes de l’État-Patron un dernier hommage au nom de tous les mineurs de France. Il situe ensuite les responsabilités et dresse un véritable réquisitoire.

«Ce qui tue les mineurs, déclare Victorin Duguet, ce qui provoque les catastrophes, ce sont les méthodes d’exploitation, les cadences infernales de travail, la négligence trop souvent, et même l’abandon total des mesures de sécurité, l’insuffisance ou la mauvaise qualité du matériel et des installations, l’insuffisance des pouvoirs des délégués mineurs, le non-respect de leurs rapports, une loi de voleurs qui empêche les travailleurs de la mine de se donner les délégués mineurs de leur choix.

Ce qui tue les mineurs et provoque la catastrophe, c’est le refus d’appliquer leur statut et son article 12, c’est cette course au charbon au plus bas prix pour les besoins de la politique de guerre qui fait que les mineurs soit brimés, bafoués, qui veut que les prix de tâche soient constamment abaissés, qui fait que les réclamations et les avis des mineurs et de leurs syndicats sont systématiquement repoussés.

Voilà ce qui tue les mineurs, voilà ce qui provoque les catastrophes.

Voilà ce qui jette le deuil, la misère, la désolation dans nos foyers, voilà ce qui fait qu’aujourd’hui nous pleurons douze des nôtres, ici, tandis qu’à la Grand-Combe, nos frères pleurent aussi deux des leurs, tués eux-aussi par le gaz carbonique.

C’est cela qui tue les mineurs et de cela il y a des responsables.

Oui, c’est vous messieurs les ministres, qui êtes responsables des malheurs qui frappent notre corporation, par votre politique de rendement au plus bas prix, innovée par le socialiste de droite Lacoste et ses néfastes décrets, et continuée par le républicain populaire Louvel, ministre du pétainiste Pinay.

Oui, c’est vous, monsieur le directeur, messieurs les ingénieurs, qui portez une lourde part de responsabilité, lorsque vous appliquez servilement les consignes d’une pareille poplitique de malheur et votre responsabilité est d’autant plus engagée que vous connaissez les souffrances et les misères de notre corporation, comme vous connaissez le danger et la dureté du métier de mineur.

N’est-ce pas une honte que parmi les victimes que nous pleurons aujourd’hui, l’une d’elles a dû, la quinzaine dernière, se présenter quatre fois au bureau pour réclamer son dû ?

N’est-ce pas une honte que ces hommes aient eu leur salaire diminué de près de 200 francs par jour depuis le premier mai ?»

Et répondant aux discours hypocrites que ceux qui parlent de respect des morts, Duguet indique :

«Le meilleur moyen de respecter des morts, c’est de de dénoncer les responsables de leur mort et de lutter tous ensemble pour que pareille tragédie ne se renouvelle pas.»

La CFTC au secours de la direction

Auparavant, un employé des Houillères, dénommé Travers, avait pris la parole au nom de la CFTC. Son discours avait vraisemblablement été préparé dans les bureaux de la direction.

Il parla de la fraternité qui unit le directeur des Houillères et les ouvriers. Il s’indigna que la CGT dénonce les responsables de la catastrophe, couvrant ainsi la politique d’insécurité dans les mines pratiquée par les Houillères.

Il fut naturellement félicité le lendemain par le Figaro nazi et le journal fasciste l’Aurore.

L’engagement national

Le préfet, lui, prit la parole après notre camarade Duguet. Parlant au non du gouvernement, il tenta de défendre l’État-Patron, prostestant contre les accusations formulées par Loubert et Duguet.

Comme s’il suffisait de venir verser des larmes de crocodiles sur les cercueils de ceux que la politique de charbon au plus bas prix a assassiné.

Le préfet a pris l’engagement national d’assistance et de réparations envers les victimes. A l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’a encore été fait par le gouvernement. Qu’attend-il pour faire voter le projet de loi du groupe communiste demandant 10 millions pour les victimes ?

Pour en finir avec les massacres

C’en est assez de victimes. Il faut en finir avec la politique du charbon au plus bas prix qui tue au fond des puits. Il faut en finir avec les cadences infernales à la mode américaine. (C’est aux USA qu’il y a le plus de tués dans les mines). Il faut accorder de meilleurs salaires et prix de tâche. Il faut que toutes les règles de sécurité soient observées. Le projet de loi communiste sur l’extension des pouvoirs des délégués-mineurs doit être voté de suite [le PCF demandait que le délégué puisse arrêter les travaux dangereux, voir l’annexe : «Les délégués mineurs»]. En outre, les mineurs doivent avoir le délégué de leur choix. C’est un mal-élu avec 25 % des voix qui fonctionne au puits Gros-Mesnil. Depuis quatre jours il n’était pas descendu à ce puits. Lors de sa dernière descente, il n’a même pas signalé l’existence du gaz. Et pourtant, tous les ouvriers savaient que l’on approchait d’une poche de gaz.

Nous l’avons déjà dit et nous le répétons, un délégué élu avec une minorité de voix, qui n’a pas la confizance des ouvriers, n’a pas d’autorité. De ce fait, il ne peut pas défendre convenablement la sécurité et la vie des ouvriers.

Assez d’assassinats. Mineurs et similaires, refusez de travailler dans des conditions d’insécurité. Refusez de travailler pour de bas prix à la tâche. Ripostez avec force quand on vous inflige une brimade, quand il y a un tué ou un blessé grave dans votre puits. Exigez plus de pouvoirs aux délégués-mineurs qui doivent être élus par la majorité d’entre vous. Luttez dans l’union pour plus de sécurité, pour préserver votre vie.

La Fédération du Sous-Sol.

Extrait du « Figaro », 23 mai 1952

«C’est alors que deux représentants de la CGT prirent la parole. Ce fut pour se livrer à une manifestation communiste, manifestation d’autant plus indécente qu’elle se déroulait devant des cercueils.

M. Léon Travers, secrétaire local de la CFTC, sut donner ensuite aux deux syndicalistes extrémistes la leçon d’élémentaire  correction qu’ils méritaient.

– Pourquoi faut-il, déclara-èt-il avec émotion, que la douleur des familles soit troublée par des dissensions savamment entrenues ?»

Extrait de « L’Aurore », 23 mai 1952

«Les émouvantes obsèques des douze victimes de la catastrophe de Frugères ont été troublées par d’indécents discours communistes.

[…] Après quoi, M. Kloubert Loubert, secrétaire de la Fédération CGT des mineurs du Centre, avec un manque de délicatesse qui fut sévèrement apprécié par les mineurs, profita de son tour de parole pour prononcer un discours de propagande politique. Cette exploitation indécente du deuil qui frappe douze familles de travailleurs créa un dur malaise parmi les assistants de cette cérémonie qui, jusqu’alors, avaient communié dans la même émotion et dans le même deuil.

M. Louis Travers, secrétaire local de la CFTC, parlant ensuite, déplora que des paroles de discorde aient été prononcées en de pareilles circonstances.

Mais quand vint le tour du secrétaire national de la Fédération  des syndicats du sous-sol, M. Victorien Duguet, celui-ci n’hésita pas pourtant à renouveler les accusations indécentes portées par M. Loubert et à rejeter les responsabilités de la catastrophe sur le gouvernement.

Enfin, M. Carcasses, préfet de la Haute-Loire, représentant le gouvernement, s’élève fermement contre la polémique déplacée que venaient de soulever certains orateurs au seuil du cimetière.»

CGT-FO, extrait de Le Réveil des Mineurs, n°25, Mai 1952

La Corporation Minière en deuil

À la trop longue liste des victimes, que dans tous les pays du monde et à travers tous les âges, elle a déjà dressée, la mine homicide vient encore d’ajouter des noms. En quelques jours, seize hommes, descendus le matin pleins de vigueur et de santé, ont trouvé une mort atroce dans les profondes galeries.

Ils sont tombés : 12 à Frugères-les-Mines, 2 à La Grand-Combe, un à Bruay et un autre à Loos-en-Gohelle, en moins d’une semaine. Sachant bien qu’ils risquaient leur vie chaque fois qu’ils mettaient pieds dans la cage de descente, ils l’ont courageusement  sacrifiée pour que d’autres hommes puissent vivre du produit de leur travail.

Un drame horrible vient de se consommer à Frugères-les-Mines ; conscients de ce qui les attendait, 12 mineurs se sont héroïquement effacés pour donner la vie sauve aux 8 plus jeunes d’entre eux. Comprendra-t-on jamais ce qu’il y avait de noble dans les paroles de ces braves gens qui disaient, à leurs cadets, «partez et renvoyez la cage vite, bien vite». Ils savaient cependant qu’elle reviendrait trop tard. Courageusement, ceux qui restaient ont prononcé ces paroles d’espoir ; «renvoyez la cage bien vite» pour que ceux qui partaient n’aient pas trop de regrets d’avoir été choisis pour survivre.

Encore une fois la corporation minière est en deuil. En fait, elle l’est toujours, car il ne se passe pas de semaine qu’ici ou là, isolément ou en groupe, le sous-sol ne se venge de ceux qui ont voulu violer son secret et lui enlever ses richesses. Au sujet de tous ces morts, des enquêtes ont été ordonnées dont il ne vous appartient pas, pour l’instant, de préjuger les résultats.

Y a-t-il eu faute d’exploitation ? Y a-t-il eu imprudence ? Nous souhaitons que la vérité soit dite, sur les causes de tels drames, car nous nous refusons à croire, toujours et encore, à la seule fatalité.

Les représentants du patronat et des Pouvoirs publics sont allés s’incliner devant les dépouilles de ces braves gens. Ils ont prononcé des mots qu’à ce moment ils pensaient. Ils ont rappelé combien cette profession était pénible et surtout dangereuse. Ils se sont associés au deuil des veuves, des mères et des enfants. Nous sommes certains qu’à ce moment là ils étaient sincères. Ce que nous voudrions, c’est qu’ils n’oublient pas trop vite ce qu’ils exprimaient devant les cercueils des victimes. A l’heure même où se produisait à Frugères ce dégagement catastrophique, les représentants des des mineurs discutaient avec les représentants patronaux et ceux des Pouvoirs publics. Hélas ! au cours de cette discussion, nous dirons même de ces marchandages, seuls les représentants des syndicats pensaient à ce que le métier de mineur comportait de dangereux.

Les autres estimaient qu’il était un métier comme un autre et ceci constituait une escroquerie morale. Ce n’était pas une profession comportant un grand besoin de spécialité et de connaissances particulmières. Partant, on marchandait leurs salaires et leurs conditions humaines. On oubliait que la spécialité du métier de mineur était surtout d’avoir à affronter la mort à tous les instants et que, pour l’éviter, ils avaient à calculer et à peser tous leurs gestes.

Cette même commission nationale doit se réunir à nouveau le 4 juin. Nos interlocuteurs du 20 mai auront-ils gardé le souvenir de ce que la réalité de Frugères, de la Grand’Combe, de Bruay et de Loos-en-Gohelle devrait leur rappeler ? Nous voulons l’espérer, en tous cas nous raviverons leurs souvenirs et saurons défendre, comme il convient, les droits de nos camarades, de ceux qui risquent leur vie tous les jours.

On s’est plaint que certains propos malséants aient été tenus à l’occasion des obsèques des victimes de Frugères. Une certaine presse a écrit des insanités contre des ministres, des ingénieurs, des agents de maîtrise, voire même des délégués mineurs qui ne sont pas de leur bord. Elle appelle crime volontaire une catastrophe qui se produit en France, tandis que, selon elle, celles qui se produisent derrière le rideau de fer sont dues à la seule fatalité, sans doute parce qu’elles sont plus fréquentes.

Plaignons les malhonnêtes gens qui tiennent de tels propos ou font de tels écrits, mais de grâce, qu’on n’agisse pas toujours pour leur donner, auprès des masses laborieuses, un semblant de raison dont ils ont tellement besoin.

La Fédération des Mineurs F.O.

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

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Par : Raymond Caremier
Publié par : Papou Poustache, le 22 Mai 2016, 16:26 pm
Sur le site : cpauvergne.com

Introduction et mise en page : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 18.12.2017

Fêtes chrétiennes à La Grand-Combe (video)

EgliseLGC2
Photo : Notre Dame de l’Immaculé Conception de La Grand-Combe

1836 – année de la fondation de La Grand-Combe qui comptait alors 574 habitants,

1851(04.11) – sur la place Bouzac, une grande croix de fer est érigée et bénie par monseigneur Jean-François, Marie Cart (1799-1855), évêque de Nîmes qui accorde en ce jour de clôture de jubilé, quarante jours d’indulgence, pour une durée perpétuelle, à quiconque réciterait un Notre Père et un Ave Maria en passant devant elle.

1852 (00.10) – consécration de l‘église de Champclauson, premier édifice religieux construit par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

1857 (04.10) – église de la Grand’Combe : suite à une allocation des plus généreuse de la Compagnie des Mines de la Grand-Combe qui a abondé dans le projet d’érection d’une église dans la nouvelle commune, Pierre Prosper Chabrol, célèbre architecte (protestant) de Paris, ainsi qu’une foule immense issue de tous les villages et villes du Sud de la France, assistent en ce jour, à la pose de la première pierre de l’église de la Grand’Combe dont « le clocher devient le centre et le point de ralliement des rues et des places » de la commune. Notre Dame de la Grand-Combe, consacrée quelques années plus tard Notre dame de l’Immaculée Conception, sera dotée d’une seule nef, mais plus large que celle de Notre Dame de Paris…

1864 – Inauguration de l’église à la Grand-Combe : achèvement des travaux de l’église, construite en grès du pays, provenant du ruisseau de l’Arboux, près de l’actuel cimetière et de la carrière de la mine de Champclauson.

1868 – Le temple de Trescol de culte Réformé Évangélique (des croyants au Christ, donc des chrétiens) est construit à Trescol par la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. Il est orné de belles colonnades avec balcons.

1879 (novembre) – inauguration de la Chapelle de la Levade, quartier de La grand-Combe. Cette chapelle (dite) de secours (en fait une vraie église) et son presbytère furent aussi édifiés par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

LGC14

1880/81 – Installation des grandes orgues de la Grand-Combe, oeuvre de Vincent Cavaillé-Coll, l’un des derniers représentants de l’illustre famille des fabricants d’orgues de Paris.

R. Goodwyn joue Lefébure-Wely sur le Cavaillé-Coll de la Grand-Combe

1888 – Les anciens vitraux de l’église de La Grand-Combe sont remplacés par ceux issus des ateliers du peintre et maître verrier parisien, Oudinot. En plus des scènes traditionnelles de la vie de Jésus, l’un des vitraux représente la bénédiction, par l’abbé Méjean, de l’église primitive située à la Frugère et un autre, le pèlerinage à Notre Dame de Laval, avec la représentation d’un puits de mine.

1914 – Musulmans : arrivée des premiers ouvriers algériens dont le Coran, en plus de 30 versets consacrés à Jésus, mentionne la naissance miraculeuse et la vie exemplaire de ce dernier. Par exemple, la sourate 3 versets 45/61 rappelle qu’il est : «  …Fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà et l’un des rapprochés de Dieu …« , tandis que la sourate 5 verset 46 précise : « Et Nous avons envoyé après eux, Jésus Fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et Nous lui avons donné l’Evangile où il y a guide et lumière… « .

1950 – Communions avec Jésus, à La Grand-Combe dans les années 50

2012 – Sarabande de Haendel par Marie la siffleuse – vidéo 4’43 » de Marc Laforêt

LgcMesseChrismale2015

2015 (31/03) – Messe Chrismale dans l’église de La Grand Combe.
Toutes les photos : cliquez ICI

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et en bonus, une sonnerie de cloches à La Grand-Combe 😉

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Source : Youtube

Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.12.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Livres et écrits sur La Grand-Combe

1/ La Grand-Combe en Cévennes : mines et mineurs du canton

La Grand-Combe en Cévennes : mines et mineurs du canton
Cet ouvrage est la suite – et le complément – de La Grand-Combe en Cévennes, jadis canton de gueules noires…, paru en 1989, un document qui a connu plus qu’un succès d’estime ; mais dans le présent livre, les coauteurs ont voulu privilégier surtout le travail, la peine, des mineurs d’un canton qui leur est cher et dont la récession économique, due à l’arrêt de l’exploitation au fond, les a émus.

Cette étude, à la fois économique et sociologique, qui n’est certes pas exhaustive, se présente comme une sorte de triptyque.
– Dans le premier volet est évoqué le travail, durant près d’un siècle et demi, des gueules noires dans les mines et le trajet du charbon depuis son extraction dans les chantiers ou les tailles jusqu’à sa commercialisation ;
– dans le second, est présentée l’exploitation des découvertes, le travail des tractoristes et conducteurs d’engins bien différent de celui de leurs aînés, et les problèmes (emploi, environnement) qu’elle pose ;
– le dernier volet est consacré à la mort des puits à la fin des installations du jour, aux friches industrielles et aux perspectives d’avenir pour ce canton cévenol.

Ce livre est une étude objective, écrite très simplement par trois complices qui connaissent bien ce dont ils parlent : non seulement ils sont nés, de parents gueules noires, dans ce pays ; mais ils ont eux-mêmes œuvré dans les mines : durant de nombreuses années pour deux d’entre eux, pendant une dizaine de mois pour le troisième. Et ils ont suivi, avec beaucoup d’intérêt, mêlé de crêve-coeur (et de nostalgie), tout ce qui s’est passé, à La Grand-Combe et dans son canton, depuis près de trente ans.

Comme La Grand-Combe en Cévennes…, ce livre d’une amitié et une mémoire par 14 images est enrichi de plus de 140 documents iconographiques : cartes et plans, cartes postales anciennes et photos récentes. Il porte témoignage et permet de mieux connaître et, partant, d’aimer, une terre et des hommes qui ont fait si longtemps, par leur travail, leur sueur et leur peur, la prospérité de plusieurs cantons de la Cévenne, des Cévennes. Région : Languedoc-Roussillon / France

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2/ L’exploitation des houillères en Languedoc
et le marché du charbon au XVIIIe siècle

ConcTubeuf

Auteur : Guy-Roland Galy
Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale – Année 1969 – Volume 81 – Numéro 92 pp. 163-195

SOURCE et LECTURE DES PAGES > cliquez sur le lien : www.persee.fr

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3/ LES VISAGES ET LES VOIX de Patrick LAUPIN

Les Visages et les Voix : Le Chemin de la Grand-Combe par Laupin

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Il est des livres qui traversent les années et trouvent toujours leurs lecteurs, contrairement à de nombreux autres qui, au bout de six mois, quittent définitivement l’étal des libraires, bien qu’on en ait abondamment parlé dans les journaux à la mode. L’ouvrage de Patrick Laupin, Les Visages et les Voix, appartient à la première catégorie. Sa première édition, chez Cadex, remonte à 1991, elle fut suivie d’une deuxième chez Comp’Act en 2001 et en voici la troisième chez un nouvel éditeur, La Rumeur Libre, qui se distingue par son exigence…

Patrick Laupin est issu d’une famille de mineurs du bassin houiller des Cévennes. Il a passé une bonne partie de son enfance dans ce milieu, il en a conservé des souvenirs très vifs et, à l’heure de la fermeture des puits et ensuite, il revient sans cesse sur les lieux. Au-delà des souvenirs d’enfance dans lesquels se mêlent les êtres et les paysages, c’est l’enfouissement d’un groupe ouvrier dans l’oubli par le biais de la destruction de leur outil de travail qui se dit dans ce beau livre souvent émouvant, mais toujours d’une grande rigueur intellectuelle.

Et c’est une ode à la classe ouvrière qu’écrit Patrick Laupin : calmement, avec une pudeur jamais prise en défaut, avec un respect de chaque instant…, à l’opposé de la condescendance de certains politiciens qui se penchent sur la France d’en-bas ou du mépris d’autres qui s’apitoient hypocritement sur les travailleurs qui se lèvent tôt. La démagogie est totalement absente de ces pages: Patrick Laupin n’attend rien de ces hommes et de ces femmes dont il parle, car il leur doit déjà tout: “J’ai toujours éprouvé tenir mon langage de cette vallée arborescente de fougères, de cette terre austère et patiente rythmée par le labeur. Enfance, amour et mémoire, ce livre est le souvenir, toujours vivant en moi, de ceux de ma famille, qui travaillèrent à la mine.” Mieux, il entend redonner la parole à une corporation qu’on a voulu réduire au silence, à l’inexistence: “Et je suis convaincu que des êtres restent à jamais séparés des autres lorsqu’ils ont une expérience impossible à transmettre.” Car la première violence faite au travailleur qu’on prive de son travail, c’est le silence qu’on lui impose…
Ce livre est inclassable, il se joue des genres littéraires: ce n’est pas un roman, ce n’est pas un récit, ce n’est pas un essai, c’est la succession de trente-six textes (souvenirs, descriptions, proses au statut indéterminé, poèmes en prose, vers, propos d’anciens mineurs…) dont quatre sont composés exclusivement de paroles de mineurs recueillies sans doute par l’auteur.

Patrick Laupin ne décrit pas pour le simple plaisir de décrire mais pour capter quelque chose de profond qui renvoie à la construction de son identité, même si le lecteur appréciera de très beaux passages comme celui-ci:

Il y a l’émergence d’un vide dans cette lumière de plomb gonflée d’un creux d’éther, d’un bleu étale vrombissant du jaune et du vert les plus limpides, du mauve violet parfumé d’orage, d’orange des chênaies, de lueurs presque rousses, du jaune vieil argent des ormes guetteurs arqués en à-pic.

L’écriture est exigeante, précise, minutieuse, mais le réel reste en équilibre instable, prêt à s’évanouir si l’attention du lecteur vient à manquer : c’est une écriture à lire lentement pour ne rien perdre de ce qui se dit dans ces pages, une écriture à l’opposé du bavardage contemporain, dans lequel un mot chasse l’autre, un livre chasse l’autre.
Dans le dernier texte, « le Chemin de la Grand-Combe », les phrases commencent et ne se terminent pas, font de la place à une autre phrase qui, à son tour…

Ainsi Patrick Laupin ouvre-t-il de multiples perspectives qui ne s’annulent pas, mais s’ajoutent pour dire le monde dans sa diversité, car la richesse du réel ne s’épuise pas et tout se mêle alors. Le style de Patrick Laupin (son phrasé, car, le lisant, c’est aussi une voix qu’on entend) est reconnaissable entre cent autres.

Il s’agit toujours de dire, de lutter contre le non-dit, de dépasser “l’informulable, l’indéchiffrable, l’intransmissible” , de vaincre ces zones d’ombre pour rendre aux humains d’ici – les mineurs et leurs proches – une dignité que la société de la marchandise, avec sa sacro-sainte rentabilité, leur a déniée. Et c’est alors toute la beauté d’un travail, toute la noblesse d’une vie ouvrière qui se donnent à lire, qui se transmettent par ce livre. Modestie et dignité d’une vie austère et grandiose :

… les cabas de cuir où l’on emmène juste ce qu’il faut manger. le même que l’on garde toute une vie, des années.

le contraire exactement d’aujourd’hui où tout se jette dès qu’utilisé une fois. Car la vie humaine aujourd’hui est jetable. Alors, dans ce travail ingrat et dur, c’était la vie en ce qu’elle est irremplaçable, la vie au travail avec ses luttes contre la matière, contre l’exploitation, contre les risques, la lutte pour vivre mieux, la solidarité, l’amitié… Il fallait dire et répéter ces choses simples qu’actuellement les penseurs de deux sous, bien en cour, qualifient d’archaïques et de ringardes :

Les mineurs en grève sur le carreau, l’embrasure énorme et monstrueuse du puits sans un bruit. Vide noir sacré.

Notre époque entend faire table rase de ce qui n’est plus rentable au prix de vies brisées: il lui faut tout enfouir dans l’oubli, jusqu’à la mémoire pour que la contestation ne gêne pas le règne de la marchandise. Patrick Laupin entend ici redonner vie à certains de ces hommes sacrifiés par l’économisme ambiant. Il y réussit fort bien.

Les mineurs ont recouvré leur mémoire. Il leur prête sa voix : un homme parle dans la cacophonie du spectacle généralisé qui n’est que silence de mort. Un homme parle et le sens alors s’élève, pour tous ceux qu’on a privé de mémoire et de parole, un sens s’élève, donné en partage pour que se réunisse enfin le plus grand nombre qui n’a rien à attendre en dehors de la lutte. Reste au lecteur à se confronter à cette absence qui devient présence : l’avenir est de retour.

ISBN : 2355770042
Éditeur : LA RUMEUR LIBRE EDITIONS (10/10/2008)
Source : Lucien WASSELIN, le 20 juin 2017
La Tribune de la Région Minière, 3317, p.4, 2009
(à propos de Les Visages et les Voix)

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IV / Le Puits Sans-Nom

Couverture

Le Puits Sans-Nom

Par : Mireille PLUCHARD
Édité par : Presses de la Citée

Source : GoogleBooks (belles pages à lire)

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Articles présentés par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.11.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

Saint Florent 1975, le puits dynamité (video)

Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité
Photo : le chevalement du puits … [de Saint Florent], s’effondre dans un fracas de béton et de [ferrailles, soulevant] un énorme nuage de poussière.
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I/ Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité.

Paul Rouverand, ancien correspondant de Midi Libre, et président de l’association La Mémoire des mineurs remémore cet événement qui a mis un  point final à l’histoire minière dans la vallée.

On est le 26 mai 1975, le village vit au ralenti. Le dynamitage du puits Saint-Florent est prévu vers 12h30. La circulation a été interrompue aux deux entrées du village.  Les volets sont clos, mais les fenêtres sont ouvertes dans les quartiers voisins. Toutes les mesures de sécurité ont été prises.

Le haut chevalement du puits, ouvrage en béton au sommet duquel tournaient inlassablement les molettes de la cage d’extraction est d’abord abattu à la dynamite. Puis le chevalement du puits, haut de 53 m s’effondre dans un fracas de béton et de tôle qui soulève un énorme nuage de poussière.

Cette douloureuse ablation a eu lieu sous le regard de nombreux mineurs perchés sur les hauteurs de la commune, qui ont vu avec tristesse et quelques larmes s’abattre les superstructures de leur puits comme un navire qui sombre corps et biens. A l’époque le puits était le plus moderne d’Europe.

Il ne restait alors plus qu’un énorme trou béant d’une profondeur de 656,50m et d’un diamètre de 7,50 m. Pendant 3 mois, quatre camions on fait des va-et-vient incessants entre le terril et l’emplacement du puits de mine pour déverser du remblai dans ce gouffre béant. Ensuite une dalle en béton a été coulée pour éviter tout incident.

Rappelons que le creusement du puits Saint-Florent avait commencé le 2 septembre 1946 (le premier tir de mine pour son creusement fut donné par Victorin Duguet, natif du Martinet, à l’époque président des Charbonnages de France) et terminé le 25 octobre 1956. La première tonne fut extraite  au mois de novembre 1954 et la dernière le 21 octobre 1974.

C’est donc pendant 20 ans que le puits a fourni une grande part de la production des Cévennes. Au total 9 413 000 tonnes furent extraites du sous-sol. Il y a eu jusqu’à 1412 mineurs au fond et 722 en surface. Tous les jours, 23 cars transportaient les mineurs.
A l’époque la commune, prospère et active, vivait à l’ère du charbon et comptait de nombreux commerces. Hélas il n’en est plus de même aujourd’hui. Mais Saint-Florent a su faire face et son emplacement a attiré de nouveau résidents et de nombreuses maisons se sont construites.

L’association, la Mémoire des mineurs, qui a vu le jour avec une vingtaine d’anciens mineurs, met tout en œuvre pour laisser une trace du passé minier aux futures générations. Elle propose  2 films seront  le vendredi 29 mai à 20h45 à la salle Aragon :  » La catastrophe du Pontil le 19 décembre 1958 «  et  « Manifestation et dynamitage du puits de St Florent ».

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II/ VIDEO – film d’archives (56′) : la destruction du Puits Saint Florent, avec la participation de Victorin Duguet, désormais à la retraite au Martinet.

Film 16mm n&b de Jean-Paul Aubert
Avec la collaboration de :
Patricia Garnier / Alain Nahum / Éric Pittard / Jean-Henri Roger
Et de : Bruno Serci / Renaud Victor / Claudine Visayse
Chansons : La cançon del minaire / Tòni / Cevenas 75 / interprétées par Patric
1979 / Durée : 56mn

Numérisation et restauration : Patrice Besnard / Labo VAO / 2012

Les années 70 marquent la fermeture du Bassin Houiller des Cévennes. Les puits ferment les uns après les autres. Celui que nous avons filmé est celui de Saint Florent (l’un des plus modernes), tout près d’Alès et de la Grand Combe dont les puits fermeront à leur tour un peu plus tard. Ce n’est pas qu’il n’y ait plus de charbon. Il y en a beaucoup. Dans la région, on connaît le charbon depuis le Moyen-Age… Mais il y a le pétrole ! et il est même avantageux de faire venir le charbon de l’étranger. Conséquence : à Saint Florent et dans les villages voisins, les cafés ont presque tous fermé. Pour faire ses courses il faut une voiture, aller dans les villes voisines, dans les grandes surfaces. Mais dans les villages, la vie a disparu.
En même temps qu’on détruisait les puits, on ouvrait des musées, parfois sur le lieu même de la mine… Un syndicaliste prend la parole et donne son point de vue : ceux qui ont passé leur vie au fond de la mine se retrouvent sans rien, leur maison ne leur appartient même pas, ce sont les étrangers qui achètent les vieilles maisons… Comment vivre dans un pays mort ?

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I/ Source (texte) : MidiLibre
Titre original : « Saint-Florent-sur-Auzonnet : il y a 40 ans, le puits était dynamité. »
II/ Source Film : archives-video.univ-paris8.fr

Reblogué : par Mas de la Regordane/GD
Première publication : 30.11.2017
Dernière mise à jour : 17.12.2017

La Grand-Combe, la galerie de mine Sainte-Barbe (video)

La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe avait marqué l’histoire des minesPhoto DR : L’entrée de la galerie Sainte-Barbe telle que l’on peut la voir aujourd’hui
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I / La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe
avait marqué l’histoire des mines

Un site oublié des visiteurs, pourtant digne d’intérêt.

Son appellation de « galerie Sainte-Barbe” peut traduire à elle seule son importance au sein des installations de Ricard du début du siècle dernier, dans ce qui était le pôle minier des Cévennes. Nommée du nom de la patronne des mineurs, vénérée dans tous les bassins houillers, elle allait avoir un rôle prépondérant à jouer dans l’évacuation du charbon à partir des puits du Pontil et [du puits] de la Fontaine en direction du [puits]  Ricard.

Murée voici une quinzaine d’années, la Galerie Sainte Barbe sert depuis, de collecteur d’eau, coulant à profusion et se déversant dans le ruisseau Grand-Combe ‘et non pas le ruisseau Sans Nom plus au nord). Il était dit aussi qu’elle ne tomberait pas dans l’oubli et méritait bien d’être intégrée dans le parcours des visites de la Maison du mineur. Pour cela, la municipalité en collaboration avec les Amis du musée du mineur, allaient aménager ses abords, restaurer sa magnifique architecture sur laquelle sera peinte une fresque, œuvre de l’artiste Jean-Claude Sibillat. Mais aussi, implanter un panneau explicatif sur lequel le visiteur pourra découvrir l’année du début de son creusement et surtout à quoi elle avait servi.

Un peu d’histoire sur la galerie Sainte-Barbe

On peut lire sur le panneau implanté à quelques mètres [à droite] de l’entrée de la galerie Saint-Barbe « que celle-ci avait été creusée au temps de la Compagnie des Mines de la Grand-Combe pour développer l’exploitation à partir des puits du Pontil, de la Forêt et de la Fontaine

1902 – «Son creusement est entrepris depuis la vallée Ricard à la côte 215 m, puis en …
1903 … à la côte 228 m à partir du puits Castelnau au Pontil.
1907 – la galerie principale jusqu’au puits du Pontil, longue de 2 330 m est terminée. Maçonnée, elle est large de 3,30 m et haute de 2,40 m. Les travaux d’aménagement, gares, recettes, pose des voies, des lignes électriques.., sont réalisés entre 1907 et 1909.
1909 (octobre) – La liaison avec le puits Castelnau est effective. Peu avant le terminus de ce puits, un embranchement de 410 m mène au puits du Pontil.
1914/18 – Un autre [embranchement] à 500 m de l’entrée menant au puits de la Forêt, verra durant la seconde guerre mondiale, sa longueur portée à de 426 m à 1 826 m jusqu’au puits de la Fontaine n° 2. Un dernier diverticule desservait l’exploitation du [puits de] Sans Nom. L’ensemble des galeries atteignait ainsi une longueur totale de 4 300 m.
1952 – Durant 50 ans, 25 millions de tonnes de charbon sortiront de la galerie Sainte-Barbe

Une belle initiative en somme, s’inscrivant afin de mettre en avant, deux précieux témoins de l’exploitation du charbon. On se souvient aussi que deux années plus tard, en 2011, dans le même style et avec la même collaboration, c’est le puits de la Trouche, par les vestiges de son chevalement en pierre, qui était invité à faire partie du patrimoine. Deux inaugurations qui avaient drainé à chaque fois la grande foule et l’honneur donné à André Pezon [décédé le 09.01.2014 à 88 ans, NdE], alors président des Amis du musée de couper les rubans.

Mais comment ne pas dire aujourd’hui que cette réelle volonté de voir ces deux entités de la ville compléter la visite de la Maison patrimoniale n’a pas été suivie d’effet. Il apparaît clairement que très rares sont les visiteurs, à se rendre sur place, admirer d’une part ce chevalement du puits de mine, le plus ancien dans le Pays grand-combien. Mais également, pourtant à quelques encablures du puits Ricard classé aux Monuments Historiques, l’entrée majestueuse de la galerie. La végétation abondante trahit même ce que l’on pourrait qualifier un sentiment d’abandon, tandis que des ronciers et autres figuiers s’incrustent dangereusement dans les fissures de sa façade. Il y aurait sans doute quelque chose à faire de ce côté-là, de même qu’organiser des visites de groupes dans ces lieux chargés d’histoire.

§

II / VIDEO années 50 – galerie Sainte Barbe
(visionner de 00′:40″ à 01′:52″)

00:26 – sortie de la galerie des mines de Sainte Barbe, de berlines remplies de charbon.
00:40 – gros plan sur le fronton de la Galerie Ste Barbe.
00:43 – gros plan sur le conducteur d’une locomotive électrique qui tire …
00:46 – …des berlines où sont installés des mineurs qui entrent dans la galerie
01:16 – sortie de berlines remplies de charbon.
01:25 – maintenant ce sont les mineurs qui ressortent de la galerie, à bord d’un train de berlines tirées par une locomotive électrique à bord de laquelle se trouve évidemment le conducteur et un mineur (contremaitre ?) qui descend en marche.  Sourires des mineurs … pour la caméra 😉

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Source I : MidiLibre.fr
Publication : 2015
Titre original : « La Grand-Combe : la galerie Sainte-Barbe avait marqué l’histoire des mines. »
Source II : Youtube

Reblogué par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.10.2017
Dernière modification : 02.01.2018

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COSTA RICA (Republique du)

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San José

aecd59cc7f7e5cfcfc998fb4b74bf684.png COTE D’IVOIRE

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Abidjan, Yacolidabouo, Yamoussoukro

600df07ee4579b5a79f662201326e1e0.png DANEMARK (Royaume du)
Kongeriget DANMARK


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Kalundborg

c47d1bdca4409eac6b5d05ec1cb34620.png DJIBOUTI – جمهورية جيبوتي – Ǧumhūriyyah Ǧībūtī

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Djibouti

918f582b065981a3be06122aa70f838b.png DOMINIQUE (République Dominicaine)
Dominicana (República)

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Santo Domingo

561a06907ab3184ba79ab5a4df7e67cc.png EMIRATS ARABES UNIS
الإمارات العربيّة المتّحد 

Dawlat a°l i°marat a°l ‘arabiyya a°l muttahida

Dubai

0e87575a43eb7a3011e2cce4d62fc5cf.png EGYPTE

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Alexandrie, (le) Caire, Gizeh, Mansura, Tanta

d77b84cfbe1b524edd333a515c443a55.png ESPAGNE – ESPANA – SPAIN

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Albal, Albox, Alicante, Altea, Aravaca, Ávila, Avilés, Badalona, Barcelona, Benidorm, Bilbao, Cadiz, Calahorra, Carlet, Cartagena, Chiclana, Collodo-Villalba, Córdoba, Elche, Gandía, Granada, Granollers, Guadalajara, Jaén, Jalance, Leganés, Lleida, Madrid, Manlleu, Mijas, Mondragón, Morell, Murcia, Nerja, Oliva, Olot, Pamplona, El Puerto De Santa María, El Puig, Reus, Sabadell, Salt, Sevilla, Sitges, Tarragona, Torrefarrera, Úbeda, Valencia, Zaragoza
Canarias : Ibiza, Málaga, (las) Palmas, Trapiche

2c098f40ab1954f52a3f0d53ed933217.pngFINLAND – SUOMI

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Helsinki, Jyväskylä, Nokia

9f8576c99712b5476e7d55bad1e5a12b.png FRANCE

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01 Ambérieu-en-Bugey, Bourg en Bresse, Ceyzérieux, Izernore, Oyonnax – 02 Laon, Rouvroy, St Quentin – 03 Cusset, Montluçon – 04 Manosque – 05 Eygliers – 06 Antibes, Cannes, Grasse, Menton, Mougins, Nice, Saint Laurent du Var, (la) Trinité s/Mer, Valbonne, Villeneuve-loubet – 07 Annonay, Aubenas, Dunières-sur-eyrieux – 08 Blaise, Rocroi, Sedan – 09 Espaillat – 10 Lusigny-sur-barse, Renault, Romilly s/Seine, Troyes – 11 Narbonne, Roubia, Villesèque des Corbières – 13 Aix en Provence, Aubagne, Arles, Bouc bel Air, Chateauneuf les Martigues, Chateaurenard, Istres, Marseille, Martigues, Miramas, Perthuis, Rognac, Septèmes les Vallons, St Martin de Crau, Venelles, Vitrolles – 14 Bayeux, Biéville-Beuville, Caen, Franceville-Merville, Touques – 16 Angoulême, Barro, Soyaux – 17 Châtelaillon, la Rochelle, Saintes, Vandré – 18 Jouy, Menetou-salon, St Doulchard, St Florent s/Cher, Vierzon – 19 Brive la gaillarde, Tulle – 20 Ajaccio, Aléria – 21 Asnières, Beaune, Genlis, Quétigny, St Thibault, Villars – 22 Dinan, Lamballe, Langueux, Lannion, Loudéac, Morlaix – 23 Nouzerines – 24 Bergerac, Corgnac s/l’isle, Lamothe-Montravel, Périgueux – 25 Audincourt, Besançon, Étupes, Montlebon, Valentigney, Vaucluse – 26 Chabeuil, Montélimar, Valence – 27 les Andelys, Evreux – 28 Chartres, Dreux, le Mée, Pontault – 29 Brest, Chateauneuf du Faou, Concarneaux, Plougastel Daoulas, Quéménéven, Quimper,Rosporden – 30 Beaucaire, Manduel, Nimes – 31 Balma, Carbonne, Cugnaux, Goutevernisse, Lavelanet, Lévignac, Muret, St Gaudens, Toulouse – 33 Blagnac, Bordeaux, Cenon, Cestas, les Eglisottes, Gujan-Mestras, Laruscade, Libourne, Lormont, Loubès, Mérignac, Parempayre, St Christoly de Blaye, St Médard en Jalles, St-Sulpice-et-Cameyrac, Talence – 34 Agde, Béziers, Castelnau le Lez, Frontignan, Lattes, Montpellier, Nissan-lez-Ensérune, Palavas, Paulhan, Sète, Villeveyrac – 35 Redon, Rennes, Retiers, St. Méen – 36 Chateauroux – 37 Chinon, Joué les Tours, Tours – 38 Chavanoz, Echirolles, Grenoble, Lusinay, Meylan, Morestel, la Mure, Poncharra, Pont de Chéruy, Romans, St Martin d’Héres, St Hilaire, Vienne – 39 Arlay, Champagnole, Dôle, St Claude, Saunier – 40 Amou – 41 Blois – 42 Pélussin, Riorges, Roanne, St Chamond, St Denis s/Coise, St Etienne, St Priest en Jarez, Veauche – 44 (la) Baule-escoublac, Bouguenais, Haute Goulaine, Héric, Nantes, Nort sur Erdre, Orvault, St-jean de boiseau, St Herblain, St Nazaire – 45 Autruy s/Juine, Blois, Cernoy en Berry, Châlette s/Loing, Donnery, Gien, Loges, Olivet, Orléans, St Jean de Braye, (la) Varenne, Vienne en Val – 46 Cornac – 47 Agen, Villeneuve s/Lot – 49 Angers, Brigné, Trélazé – 50 Cherbourg, Courlaville, Coutances, Gavray, St. Lô, Tourlaville – 51 Chalons sur Saône, Coligny, Courtisol, Reims, Tinqueux – 52 Chaumont, Langres – 53 Château Gontier – 54 Florange, Laxou, Longuyon, Lunéville, Nancy, Pont-à-Mousson, Roville, Thionville, Vandoeuvre – 55 Clermont-en-argonne, Dieppe s/Douaumont – 56 Lanester, Lorient, Vannes – 57 Creutzwald, Guéblange, Illange, Marly, Merlebach, Metz, Montigny les Metz, St Avold, St Privat la Montagne, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville, Woippy – 58 Nevers – 59 Aniche, Armentières, Bailleul, Bondues, Cambrai, Coudekerque-Branche, Croix, Douai, Frélinghien, Fresnes-sur-escaut, Grande Synthe, Harnes, Haubourdin, Hazebrouck, Helleemes, Hem, Lanbersart, Lille, la Madeleine, Marcq en Baroeul, Mons en Baroeul, Montigny en Gohelles, Mouvaux, Noeud les Mines – Onnaing, Pérenchies, Ronchin, Roubaix, St Saulve, Sin le Noble, Somain, Tourcoing, Valenciennes, Wasquehal, Wattignies, Wattrelos, Waziers – 60 Béthisy st Pierre, Chantilly, Clermont de l’Oise, Compiègne, Creil, Laigneville, Lassigny, Méru, Nogent s/Oise – 61 Alençon – 62 Arras, Bonnières, Boulogne sur Mer, Carvin, Dourges, Hénin-Beaumont, Lens, Libercourt, Lillers, Saint Omer – 63 Beaumont, Clermont-Ferrand, Issoire, Riom – 64 Bayonne, Biarritz, Orthez – 65 Lourdes, Tarbes – 66 Perpignan – 67 Bichheim, Haguenau, Hoenheim, Illkirch-graffenstaden, Lingolsheim, Obernai, Reichshoffen, Sélestat, Strasbourg – 68 Altkirch, Colmar, Mulhouse, Thann, St. Louis – 69 Bron, Caluire et Cuire, Charbonnières, Décines-charpieu, Fleurieux, Givors, Limonest, Lyon, Mions, Neuville s/Saône, Oullins, Rillieux la Pape, Rives de Giers, St Chamond, St Denis, St Fons, St Genis-laval, St Jean de Touslas, Tavare, Vénissieux, Villefranche s/Saône, Villeurbanne, Vaulx en Velin – 70 Vezoul – 71 Bourg, Mâcon, Paray le Monial, Villeneuve la Montagne – 72 La Flèche, Lagée, le Mans – 73 Chambéry, Flumet, la Motte Servolex, St. Jean de Maurienne, Viviers du Lac – 74 Annecy, Annemasse, Rumilly, Seynod, Thonon les Bains – 75 Paris – 76 Bardouville, Barentin, Bihorel, Bois-Guillaume, Bolbec, Canteleu, Elbeuf, le Havre, Lillebonne, Mesnerettes, Mt st Aignan, Moulineaux, Oissel, Rouen, St-Aubin-lès-Elbeuf, St Etienne du Rouvray, St Saëns – 77 Avon, Château-Landon, Chelles, Clayes-Souilly, Égligny, Fontainebleau, Jouarre, Lognes, Meaux, Noisiel, Ozoir la Ferrière, Ponthierry, Roissy en Brie, Serris, Torcy – 78 Achères, Andrésy, Bonnières, Carrières s/Poissy, Carrières s/Seine, Chanteloup-les-vignes, le Chesnay, Les Clayes s/Bois, Croissy s/Seine, Elancourt, Epônes, Guyancourt, Houilles, Mantes la Ville, Marly le Roi, la Maule, Montesson, Montigny le Bretonneux, les Mureaux, Plaisir, Poissy, Sartrouville, St. Germain en Laye, Trappes, Versailles, Vernouillet, le Vésinet, Voisin le Bretonneux – 79 Bouin, Cours, Niort, Pierrefitte – 80 Amiens, le Cardonnois, Doullens – 81 Albi, Castres, Mazamet – 82 Montauban – 83 Brignoles, Carqueiranne, la Crau, Draguignan, Hyères, Ollioules, le Pradet, St Cyr s/Mer, Ste-maxime, St Maximin, Six Fours, Solliès Pont, Toulon – 84 Apt, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Monfavet, Orange, le Pontet, Rasteau – 85 Chantonnay, Curzon, Fontenay le Comte – 86 Buxerolles, la Capelle-Morthemer, Chauvigny, Montmorillon, Poitiers – 87 Champagne, Limoges, St. Junien – 88 Gérardmer – 89 Bierry les Belles Fontaines, Neuilly, le Plessis – 90 Belfort, Sevenans – 91 Athis-Mons, Chilly-Mazarin, Corbeil Essonnes, Courcouronnes, Draveil, Evry, Gif s/Yvette, Grigny, Massy, Mongeron, Monrangis, Morsang s/Orge, Palaiseau, Ris Orangis, Ste-Geneviève-des-Bois, St Michel s/Orge, Viry Chatillon – 92 Billancourt, Bois-Colombes, Chatenay Malabry, Clamart, Clichy, Courbevoie, Fontenays aux roses, Genneviliers, Issy les Moulineaux, Levallois-Perret, Meudon, Montrouge, Nanterre, Puteaux, St Cloud, Suresnes, Villeneuve la Garenne – 93 Aulnay s/Bois, (le) Blanc Mesnil, Bobigny, Bondy, le Bourget, la Courneuve, Drancy, Epinay s/Seine, Gournay s/Marne, les Lilas, Montreuil, Neuilly Plaisance, Noisy le Grand, Noisy le Sec, Pantin, Pierrefitte s/Seine, Romainville, Rosny s/Bois, St Denis, St Ouen, Sevran, Stains, Villemonble, Villepinte – 94 Alfortville, Arcueil, Boissy st Léger, Bonneuil s/Marne, Cachan, Charenton le Pont, Créteil, Gentilly, Ivry s/Seine, Joinville le Pont, Kremlin-Bicêtre, Limeil-Brévannes, Maison Alfort, St Gratien, St Mandé, Thiais, Valenton, Villeneuve st Georges, Vincennes, Vitry s/Seine – 95 Argenteuil, Arnouville-lès-Gonesse, Bezons, Cergy, Cormeilles en Parisis, Deuil la Barre, Eaubonnne, Enghien, Ermont, Ezanville, Franconville, Garges les Gonesse, Gonesse, Goussainville, Herblay, Pontoise, St Brice s/Forêt, St Gratien, St Leu la Forêt, Soissy s/Montmorency, Taverny, Vauréal, Villier le Bel – France d’Outremer : Guadeloupe (Le François), Guyanne, Martinique, Nouvelle Calédonie, Polynésie (frse), Réunion (le port)

5e135b4d39ab36d2cc4843675b90f62f.png GABON

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Libreville, Port Gentil

7be50e46ae50503d81d78aede4176ec0.png GHANA (République du)
Republic of GhanaHello

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Accra

4772d7b732bb50e1417d2bece166d4c8.png GRECE – Ἑλλάς – GREECE

Athena, Komotiní

0a76599d67e26cfb22a7fb86003b9f29.png République de GUINEE

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Conakry

7618a5dee176e09052cccadc7e67cd33.png República de Guinea Ecuatorial
République de Guinée équatoriale
República da Guiné Equatorial

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Bom dia, boas vindas sobre o sitio web da Mas de la Regordane

Malabo

fa2fa7c34771da839732395be706ccfa.png République d’HAÏTI – Repiblik Dayiti

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Port au Prince

82fa16ef4ec32bac589bf15698c42ce6.png Magyar Köztársaság
République de HONGRIE

Здравствулте!,
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Budapest, Gyor

0330a2dc8098ecb79744592bbcb0b106.png INDE – भारत गणराज्य
Bhārat Ganarājya – Republic of India

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Bombay, Buldana, Mumbai, Udaipur

e7c104d8e8277abcd0cd600e37733f52.pngINDONESIA – INDONESIE

Bandung (Java), Jakarta, Petaling Jaya, Samarinda

45059358225cd2a2248ffb369118ebb0.png جمهوری اسلامی ايران
Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān
République Islamique d’IRAN

Qom

d0c83cdb2c8b1a42fbc69e5525dc0272.png IRELAND – IRLANDE

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Cork, Dublin, Louth

11f4c09b11671eb9501dbec2defcc6cb.png Lýðveldið Ísland – ISLANDE

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Reykjavík

228bfda1ae18be678229a9474cac5908.png מדינת ישראל – ISRAEL

Shalom, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Haïfa, Jérusalem, Kefar Shemaryahu, Ramat Gen, Tel Aviv.

ae50616846b8ec4d364e81b775e09a14.png ITALIA

Buongiorno, benvenuto nel sito web del Mas de la Regordane

Aci Catena, Bari, Bergamo, Brescia, Carrara, Cesena, Civita Castellana, Como, Correggio, Cosenza, Favaro Veneta, Firenze, Forlì, Genoa, Guastalla, Lodi, Macerata, Maranello, Milano, Modena, Padova, Parma, Pisa, Pontebba, Recanati, Rivoli, Roma, Solaro, Soleria, Torino, Udine, Valensa, Vertemate, Vincenza

f68527718ae633b6c80a7ba0604a194a.pngJAPON – 日本国 – NIHONKOKU

Nishinomiya, Otsu, Tokyo

 Jordanie
Amman

 Kazakstan
Pavlodar

125px-Flag_of_Kosovo_svg.png KOSOVO
Republika e Kosovës

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Priština (Приштина)

125px-Flag_of_Kuwait_svg.png KUWAYTKOWEïT
دولة الكويت 
Dawlat al Kuwayt

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Koweit city

986978de115933b5a57bcb26a84cc46b.png LIBAN – لبنان – LEBANON

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Beirut (Beyrouth)

1a101ea69a9311df0d42798e7e2b62ad.png Latvijas Republika
République de LETTONIE

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Guten Tag, Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Rézekne

2d9970548471294452a74ea60c1ab4db.png LUXEMBOURG – LUXEMBURG

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Guten Tag, Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Contern, Eischen, Frisange, Keispelt, Leudelange, Schoos

fc95a2c5cf22efeddbc588fd247838ac.png الجماهيرية العربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى
LYBIE
Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste

Tripoli

ff95e424fc3baace0f4b6ebed625359b.png MADAGASCAR
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Antananarivo, Toamasina

1539704db52e0c8667e2136a6b8ec029.png MALAYSIA – Bersekutu Bertambah Mutu

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Batu Yajah (Perak), Kuala Lumpur, Sibu

f491d964ca0bb09e912c03d143f30660.png MALI

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Bamako

 Manama,
Al Manamah338b4d9ce6fc47840bda336ccb7dd076.png MAROC – المغرب – MOROCCO

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Agadir, Aïn al Awda, Aïn al Mouali, Aït Qiaarzou, Ameskalli, Anoual, Asfi, Asni, Azib al mahareg, Batcha Naïma, Benguerir, Berkane, Berrechgoun, Bir Haïda, Bou Assel, Casablanca (Da°r a°l bayDa), Castillejos, Essaouira, Fès, Ifrane, el Jadida, Kefifat, Khemisset, Khouribga, Marrakech, Media, Meknès, Mohammedia, Nador, Ouarzazate, Oujda, Rabat-Salé, Safsaf, Saïdia, Salé, Sefrou, Settat, Sidi Qasim, Tanger, Taza, Temara, Tétouan, Tikiouine, Tiznit, Youssoufia, Zaïo

4f781dcc08c0208318b1942d11a5aaac.png République islamique de MAURITANIE
الجمهورية الإسلامية الموريتانية
Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah al-Mūrītāniyyah

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Nouakchott

15c447f5df08da348234152337f6afd3.png MAURITIUS – MAURICE

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Curepipe, Moka, Pamplemousses, Quatres Bornes (Plaine Wilhelm)

15fab408150aed525909a61aca44b82e.png MEXICO

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Mazatlán, Mexico, Morelia, Zapopan

887676d90a56308ae5834f7d1ff83651.pngMONACO

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Buongiorno, benvenuto nel sito web del Mas de la Regordane

82309509b03a6de6b6e4478eaf339bb2.png MONTENEGRO
Crna Gora – Црна Гора

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Tivat

 Muscat, 
Masqat 

3b5302057674f889d53d7b6e7a8a19b6.png NEDERLAND – HOLLANDE

Goedendag, welkom opbe website van Mas de la Regordane

Amstelveen, Amsterdam, Beverwijk, Doorn, Gouda, Haarlem, Den Haag, Haarlemmermeer Halsbeek, Hoboken, Hoofddorp, Ijsselstein, Leiden, Linkebeek, Lopik, Maastricht, Nijmegen, Oss, Pernis, Roermond, Tilburg, Veghel

125px-Flag_of_Nicaragua_svg.png NICARAGUA

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Managua

e6c129b71e0ddc056a83a8b1070bddfb.png NIGER

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Kaba (Zinder), Niamey, Ota (Oyo)

ba59f6b04401f004d71d3ee1d8c43fb9.png NIGERIA

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Abuja, Lagos

e0e3224fe1331b854757759d1f732fe1.png Kongeriket Norge
Royaume de NORVEGE
Kongeriket Noreg

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Bergen, Oslo, Skien, Tønsberg

779be617b58b05f948fc3998b8110d9e.png PAKISTAN – اسلامی جمہوریۂ پاکستان
Islāmī Jumhūrīyah Pākistān

Karachi, Lahore

63d9081019b8d316f40da4d9b811186b.png República del Perú
République du Pérou

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Lima

cb00adf797ff40200d8b0b85734e89ca.png Republika ng Pilipinas
Republic of the Philippines
República de las Filipinas
République des PHILIPPINES

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Baguio, Benguet

a6bee9a5cc094fcb3186797b1ffd8408.png POLOGNE – POLSKA – POLAND

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Bielsko-biala, Bydgoszcz, Cracow, Czechowice-dziedzice, Katowice, Zawiercie

7df44b50199032a05fc57a1184e46fb4.png PORTUGAL

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Bispeira, Faro, Lisboa, Viseu

f1ea6b7fa1e6c59caccee7ea8eb9e0c2.png QATAR

Doha

0c490915063a9ed88f6ee069fd887af5.png ROUMANIE – ROMANIA

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Bucharest (Bucuresti), Cluj-Napoca, Resita

c4829375a2ba93ab8a4bec6b00025975.png Россия – RUSSIA

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atriumcenter@yandex.ru

Barnaul, Moscou, St Petersbourg, Tyumen

18b16baad98d724b523d70332817c76c.png RWANDA

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Kigali

918f582b065981a3be06122aa70f838b.png Dominicana (República)
République DOMINICAINE


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Santo Domingo

561759448368dd9866c6899915f684ef.png SãO TOMé E PRíNCIPE
República Democrática de São Tomé e Príncipe
République démocratique de Sao Tomé et Principe

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São Tomé

39299a01f7f52ef5cc82381225c81f68.png SENEGAL

Salam maalekoum, ma lén di tertu ci situ Mas de la Regordane
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Dakar, Médina, Nianing, Pikine, Thies, Touba, Ziguinchor

125px-Flag_of_Sri_Lanka_svg.png SRI LANKā
Prajathanthrika Samajavadi Janarajaya
இலங்கை சனநாயக சோஷலிசக் குடியரசு
Illankai Chananaayaka Chosalisa Kudiyarasu
Democratic Socialist Republic of Sri Lanka
République démocratique socialiste du Sri Lanka

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Dankotuwa

33289222f08ff123c2e2d33e7f8e5b95.png SVERIGE (Konungariket)
Royaume de SUEDE

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Göteborg, Hässleholm, Nässjö, Örebro, Stockholm, Uppsala, Vetlanda

9d2cf486396b3781417fa6f03ebe6420.png SUISSE
SCHWEIZ
SVIZZERA


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Aarau, Aesch, Balsthal, Basel, Bern, Biel, Birsfelden, Blonay, Bülach, Bussigny, Carouge, (la) Chaux de Fonds, Derendingen, Dornach, Dübendorf, Ebikon, Embrach, Eschenbuch, Fribourg, Genève, Gossau, Gränichen, Huttwil, Langenthal, Lausanne, Lugano, Lutry, Meyrin, Morges, Moutier, Murten, Nyon, Renens, Rothrist, St Imier, Solothurn, Sursee, Uitikon, Vandoeuvres, Winterthur, Wohlen, Wollerau, Zofingen, Zürich

d940cceda22d481316f5e34e64562884.png SYRIE – SYRIA

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Damas,

f26d76002e27b6b4babc7b63b69ab26c.png TAIWAN – Taoyüan – Tai-wan

Taipei

125px-Flag_of_Tanzania_svg.png
TANZANIA (Jamhuri ya Muungano wa)
The United Republic of TANZANIA
République unie de TANZANIE


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Iringa

b9f773124403ea98623ad91982ec24a9.png TCHAD

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N’Djamena

125px-Flag_of_the_Czech_Republic_svg.png TCHEQUIE
Česká republika (Česko)
République tchèque

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Kolín, Prague

125px-Flag_of_Thailand_svg.png
THAILANDE

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Bangkok

eae1aba125be1f985b165c25c307aa8e.png TOGO

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Caracas, (La) Victoria

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Republic Socialiste du VIETNAM

Hanoï, Bac Ninh (Thua Thien)

483d42d1ba9e2f23518286d3aefaf82f.png YEMEN

Sana

Demain, tous crétins ?

TousCretins

.

Arteplus7
nous présente ci-dessous, un documentaire sur une recrudescence de crétins (non pas l’insulte, mais la pathologie), réalisé par de T. de Lestrade et S. Gilman : plutôt inquiétant, je dirais même très inquiétant.

 » Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge « Idiocracy » ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?
Épidémie ?
Huit ans après « Mâles en péril », qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. « Demain, tous crétins ? » relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure. »

VIDEO >

§

ARTEplus7 : ajoutée le 10 nov. 2017
Documentaire : T. de Lestrade et S. Gilman (France, 2017, 56mn) ARTE F
Facebook : http://www.facebook.com/artetv
Twitter : http://www.twitter.com/artefr
Catégorie : Films et animations
Licence : Licence YouTube standard
Reblogué par : Mas de la Regordane.fr

Territoire à La Grand Combe (vidéo) 2

LGC12
Photo : l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception
à la Grand-Combe en 1908
.
L’équipe TVsud, accompagnée d’Albert Albérola, nous emmènent visiter l’église de La Grand-Combe, l’une des plus grande, pour ne pas dire la plus grande église du Gard. Nous y découvrirons l’impressionnant orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique.

Puis, avec le père Guy Laporte (curé de La Grand-Combe et des pentes du Lozère) nous admirerons les vitraux qui évoquent : l’ancienne église de la Frugère, la construction de l’église actuelle avec la bénédiction de la première pierre par l’abbé Méjean et le sanctuaire marial de Notre Dame de Laval, situé sur le territoire de la commune voisine de Laval-Pradet.

Retour à la Mine avec Marc Jouve, agent de patrimoine à La Grand-Combe qui nous présentera Amédée Speciale, fils d’un mineur arrivé en 1949 de sa Sicile natale avec 17 membres de sa famille pour venir travailler à la mine et notamment celle du Puits Ricard.

Enfin un petit tour au restaurant gastronomique des Salles du Gardon, commune située sur l’autre rive du Gardon, où nous découvrons Jacky Szczepaniak, chef de cuisine et son originale « (l’)Ecole Buissonière » (avec un seul « n » je vous prie) qui propose une carte bien alléchante dans les locaux de l’ancienne école des Salles du Gardon.

Cliquez sur le lien ci-dessous (si la vidéo n’apparait pas) >>>

https://www.youtube.com/watch?v=kJSv9davp-U

§

Source : TVSud émission du 19.03.2012
Blogué par : Mas de la Regordane, le 17.11.2017

Histoires des rues de La Grand-Combe©

LGC2

Si « l’Histoire des rues de la Grand-Combe© G. Delannoy » (30110) m’était contée, ou si ces dernières pouvaient parler, elles auraient bien des choses à nous dire.

Cliquez sur le nom des voies et obtenez, via Google, la carte et les images du lieu.

N’hésitez pas à partager vos connaissance, en laissant un message en cliquant  ICI.

§


A

  • place de l’ABBÉ JEAN ESPAZE
    – Qui était ce prêtre ? On cherche, tout en pouvant affirmer qu’il portait un nom bien cévenol, du Gard (originaire de la commune de Lassale ou celle de Cardet ?)
    .
  • rue ABBÉ MASSON
    – C’est qu’il y en a des abbés Masson, répertoriés dans les pages de Google ! Qui a une idée duquel il s’agit ? Laissez nous un message en cliquant > ICI.
    .
  • rue ABBÉ MÉJEAN
    – Cette voie longe le côté Est de l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception.
    1888 – remplacement des anciens vitraux : un nouveau vitrail représente la bénédiction de l’église primitive de la Frugère – installée dans un ancien atelier de la Cie des Mines – par l’abbé Alexis Méjean, ancien directeur du Collège de Sommières et 1er curé de La Grand-Combe.
    .
  • rue ABILON FORÊT
    – Quartier de La Forêt, croise la rue des Poilus.
    – 1750 : Le Grand Dictionnaire Historique mentionne « Abilon » ou « Abidon », ville d’Égypte, où l’épine blanche est toujours fleurie. * Athénée, l. XIII.
    – 1782 (13.03) Un document précise : « à La Grand-Combe, les concessions des Mines de Houilles de la Forêt d’ABILON, du MAS-DIEU et celles de TROUILHAS, sont accordées par arrêté du Conseil d’État, au Maréchal de CASTRIE ». [Source]
    – 1891 à 1915 : Total des naissances pour le patronyme ABILON = 1 seule ! Serait-ce notre Abilon propriétaire d’une forêt à La Grand-Combe ? [Filae]
    .
  • rue des AIRELLES
    – Cette voie relie la Calade de l’Arboux à la rue de la Parrau.
    – L’airelle est un sous-arbrisseau de montagne pouvant atteindre 20 à 50 cm de hauteur. Les airelles possèdent des baies rouges ou noires et ont un goût acidulé, très peu sucré, mais riche en pectine. Appartenant au même genre botanique que les myrtilliers, les airelles rouges et les canneberges. [Académie du fruit et légume]
    .
  • rue ANATOLE FRANCE
    – Commence rue Sainte Barbe au niveau de l’arrière de l’Église Notre Dame de l’Immaculée Conception et se termine au rond point surmonté d’une petite clède.
    – La dalle de La Poste.
    – Du nom du célèbre écrivain français Anatole Thibault, dit Anatole France (né le 16 avril 1844 à Paris, † 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire.)
    .
  • rue de l’ANCIENNE ADMINISTRATION
    – Quartier la Forêt, aboutit à la Départementale 128.
    .
  • chemin de l’ANCIENNE CONDUITE
    – Quartier de Champclauson, débouche et longe la Départementale 286.
    .
  • ancienne ÉCURIE de GAZAY
    – Quartier de Champclauson.
    – Origine : voir > caserne Gazay
    .
  • rue de l’ANCIEN PLAN GAZAY

    – Origine : voir > caserne Gazay
    .
  • rue de l’APÔTRE
    – Débute rue de l’Abbé Méjean, face à la façade Est de l’église NDIC.

    .

    A R B O U X
    .
  • rue des ARBOUSIERS
    – quartier de l’Arboux.
    – L’arbousier est un arbuste remarquable grâce à ses fruits et à ses jolies baies en forme de fraises. Nom : Arbutus unedo – Famille : Ericacées – Type : Arbuste – Hauteur : 2 à 5 m – Exposition : Ensoleillée et mi-ombre – Sol : Ordinaire – Feuillage : Persistant – Floraison : Août à novembre – Récolte : Août à novembre-
  • voie communale de la Calade de l’ARBOUX
    – Voie étroite reliant le chemin de l’Arboux, par des escaliers, la rue Anatole France
    .
  • chemin de l’ARBOUX
    quartier de l’Arboux.
    .
  • place de l’ARBOUX
    – relie la rue du Cimetière à la rue Jules Ferry. Parking.
    – n°2 :  Centre Social (et culturel) de la Grand’Combe
    .
  • rue de l’ARBOUX
  • rue Nouveau Chemin de l’ARBOUX
  • Rue du Vieil ARBOUX
    – relie le chemin de l’Arboux et la rue des Airelles.
    .
  • rue des ARMOISES

    – L’armoise (Artemisia) est une plante de la famille des Astéracées, originaire plus particulièrement du bassin méditerranéen, dont font partie l’absinthe, l’estragon, qui parfume nos plats, ou le génépi, qui aromatise la célèbre liqueur.
  • chemin de l’ARUM
    – Relie la rue de la Parreau à la rue de l’Arboux.
    – Originaires d’Afrique du Sud où ils poussent au bord des ruisseaux et des pièces d’eau, les arums sont des plantes bulbeuses très racées et élégantes qui fleurissent abondamment. Le plus courant, rustique et facile à cultiver est l’arum d’Ethiopie blanc, aux grandes feuilles vernissées en forme de pointes de flèche, vert foncé. Il peut atteindre 80 cm à 1 m de haut. Les arums fleurissent de mai-juin à septembre.-
  • chemin de l’AUBÉPINE

    – L’aubépine est originaire d’Europe et d’Asie de la famille des Rosaceae. Ce petit arbuste buissonnant et épineux donne des fleurs blanches, roses ou rouges, à la fin du printemps et des petits fruits rouges (les cenelles), comestibles, au début de l’automne. L’aubépine est souvent présente en bordure de bois et dans les haies.
    .
  • impasse d’AUBIGNAC

    – Origine : voir rue d’Aubignac.
    .
  • rue d’AUBIGNAC

    – Hameau d’Aubignac (commune de Mialet 30140) situé au SSO à 28,5 km de la Grand Combe (par la D 160), au NN-Est de Mialet.
  • rue Mas d’Aubignac : voir à MAS D’AUBIGNAC
    .
  • pont d’AUBIGNAC

    – Origine : voir rue d’Aubignac.
    .


    B

     

  • impasse BACH
    – quartier de l’Arboux, croise le chemin de la Pinède.
    – Jean-Sébastien ou Johann Sebastian (né à Eisenach, le 21 mars 1685 † à Leipzig le 28 juillet 1750). Il fut un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand. A la Grand-Combe, tout comme Hector Berlioz, il aurait mérité mieux qu’une « impasse » pour représenter la musique germanique.
    .
  • impasse des BAINS

    – Y avait-il là des bains publics ? pour permettre aux grand-combiens de se laver à une époque où à peine 6% des habitants avaient une salle de bain, à part les mineurs qui pouvaient se décrasser aux Lavabos que les mineurs du Nord appellent la « salle des pendus. »
    .
  • rue des BAINS

    – Idem que l’impasse.
    .
  • rue BASSE PLATON  – Non, il ne s’agit pas du célèbre philosophe grec, mais d’Hippolyte Platon, géomètre expert des Mines dans les années 1930. Il n’y a qu’une seule rue Hippolyte Platon en France : à La Grand-Combe 😉
    .
  • rue BASSE du TEMPLE
    Qui peut nous confirmer qu’il y eut, ou il y a un temple (protestant) à cet endroit ? Merci de nous laisser un message en cliquant  ICI
    .
  • BAYONNET
    – Quartier de Champclauson
    .
  • rue François BEAU
    – Du nom du directeur général de la Cie Mines Grand-Combe (vers) 1863 ; à ne surtout pas confondre avec Beau-François de la fin du XVIIIᵉ siècle, principal membre des Chauffeurs d’Orgères. En consultant le Monument aux morts de la commune, on conste que deux de ses petits fils sont Morts pour la France.
    .
  • Villa BÉCHARD
    – voir > rue VILLA BECHARD
    .
  • chemin du BERBEZIER

    – Du nom du petit ruisseau Berbézier qui coule à Trescol.
    – Berbezier : nom porté dans le Gard et l’Hérault, le nom correspond à l’ancien occitan « berbiguièr » qui désigne un berger.
    .
  • rond point Francis BERGER
    – Y convergent la rue des Poilus, la rue de la Clède, la rue Anatole France, la rue du Mas Lafont. Au centre se trouve une clède « éclatée » pour en montrer l’intérieur.
    .
  • impasse BERLIOZ
    – Quartier de l’Arboux, débute sur la rue du 19 Mars 1962
    – Là, il s’agit bien d’Hector Berlioz, compositeur, chef d’orchestre, critique musical et homme de lettres français (né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André † le 8 mars 1869 à Paris. A la Grand-Combe, tout comme Sébastien Bach, il aurait mérité mieux qu’une « impasse » où il est loin de prolonger la renommée de la musique française.
    .
  • rue du BOLINO
    – Quartier de Champclauson
    – Du nom d’une célèbre marque de pâtes italiennes précuites ? des italiens, il y en eut qui virent rejoindre les Mines de La Grand-Combe, mais peut-être s’agit-il plutôt de Bolino, village du centre-est de la Pologne qui dût lui aussi, nous envoyer de courageux mineurs de charbon.
    .
  • chemin du BOLINO
    – Quartier de Champclauson
    – S’il s’agit 1°/ du village polonais, alors pourquoi avoir dit « du Bolino ». Comme dirait l »oncle » de Boris Vian, dans sa chanson la Valse des Bombes Atomiques : « il y a un problème là d’dans, j’y retourne immédiatement. » Ou 2°/ de François Bolino, propriétaire en 1877 à La Grand-Combe ?
    .
  • place BOUZAC
    – Au débouché du Pont Soustelle, face à l’église Notre Dame de l’IC.
    – Bouzac, vous avec dit Bouzac ? comme c’est bizarre ! du nom d’un ancien hameau de La Grand-Combe, c’était un petit mamelon de terre qui fut arasé pour réaliser le plateau Bouzac sur lequel vint s’installer la place du même nom.
    1830  – c’est déjà le plateau Bouzac.
    1851
     – c’est déjà la place Bouzac.
    1918 (11.11) – devient place de la Victoire, de la 1° guerre mondiale.
    1954 – devient place Jean Jaurès, soit 40 ans après la mort de ce dernier.
    2012 – après une rénovation d’envergure qui remporte en …
    2014 – …. la 3° place au prix national Arturbain.
    .
  • rue du BRUGAS
    – Débute au pont Soustelle et suit la ligne SNCF jusqu’à la rue du Mas Chazelle.
    .
  • chemin des BRUYÈRES

    .
  • rue des BRUYÈRES
    – Quartier de l’Arboux


    C

     

  • Boulevard Jules CALLON
    – Débute au bld Talabot et se termine rue Pasteur, parallèle à la ligne SNCF.
    – Pierre-Jules Callon (9 décembre 1815 – le 8 juin 1875).
    1846-1866 – Ingénieur et professeur à l’école Polytechnique, il séjourna 20 ans à La Grand-Combe, comme directeur des mines (46/48), ingénieur-conseil (48/63) et administrateur délégué (de 63 à sa mort en 75). Il cumula toutes ces activités avec celles de professeur à École des maîtres ouvriers mineurs d’Alais qu’il fonda en 1946 et une multitude de postes dans les universités, les mines, les filatures, les chemins de fer …. de France et à l’étranger.
    .
  • traverse CALLON
    – En l’honneur de Jules Callon : voir ci-dessus, boulevard Jules CALLON
    .
  • impasse de CALQUIÈRES

    – Étymologie : voir ci-desssous, rue des Calquières.
    .
  • rue des CALQUIÈRES

    – Étymologie : calquièra – substantif féminin – onomastique : La Calquière

    – Réservoir dans lequel les tanneurs font tremper les peaux.
    .

  • CAMP des FOUGÈRES
    La fougère est avec le châtaignier, l’un des éléments caractéristique de l’arborescence grand-Combienne. En ce lieu avait été établi l’un des premiers camps (de toiles, comme à l’armée) de travailleurs des mines de charbon de la Grand-Combe.
    .
  • CAMP de la PLANÈTE

    .
  • rue de la CANTINE
    Champclauson, départementale 286

    .
  • rue des CARRIÈRES
    .
  • rue des CAS DU BALCON
    .
    C A S E R N E

    Les premiers contingents d’ouvriers des mines étaient « logés » dans des bâtiments ressemblant à s’y méprendre à des casernes militaires. D’abord en bois, puis « en dur », il en reste encore, même si la municipalité s’attache à les faire disparaitre.
    .

  • caserne du BUREAU
  • caserne de la CANTINE
  • caserne de la CARRIÈRE
  • casernes LARGUIER
    – 1855 (environ) – détruites de 1914 à 1923 et remplacées par les cités ouvrières de la Trouche
    .
  • casernes NEUVES – (1900/)
  • caserne DEDIEU
  • caserne DELEUZE
  • caserne de l’ÉCURIE
  • Caserne ÉLISA (1900/détruite)
  • caserne GAZAY
    – Localisation :
    – ? du nom de Jean-Pierre Gazay (1823/†?), propriétaire à Trescol en 1855.
    .
  • caserne du GOUFFRE (1902/Détruite?)
  • caserne LUCE
  • caserne de NERS ou Deners (-1900/)
  • caserne Neuve (1900/détruite ?)
  • caserne du PRESBYTÈRE
  • caserne PUECH
  • caserne VEYVIALE (1903/)

    FRESSEIX de Veyvialle Barthélémy, 1816/? ing.civil LaTrouche-1848
    .
  • rue de la CAVE à BRAI
    – Parallèle à la rive gauche du Gardon, débute à l’extrémité de la rue de 11 Novembre 1918 et finit au début de la rue de la Pise.
    – Cette voie est ainsi dénommée, car elle donnait autrefois sur les aires (appelées caves) où l’on stockait le brai, résidu de la distillation des goudrons de houille.
    .
  • rue de la CENTRALE
    .
  • rue des CÈPES
    – Quartier de l’Arboux.
    .
  • rue des CHÂTAIGNIERS
    – Le châtaignier ou châtaignier commun (castanea sativa Mill.) est un arbre à feuilles caduques de la famille des fagacées. Il produit des fruits : les châtaignes. Lorsqu’il est en nombre sur un territoire délimité, il forme une châtaigneraie. Il fut surnommé dans certaines régions de la Méditerranée « arbre à pain« .
    .
  • chemin de CHAMPCLAUSON à PORTES
    – Quartier Champclauson.
    .
  • rue CHÂTEAU
    – Quartier de La Levade
    .
  • chemin du CHÊNE

    .
  • rue des CHÊNES VERTS
  • rue du CHÈVREFEUILLE
  • chemin Bas du CIMETIÈRE
  • chemin Haut du CIMETIÈRE
  • rue du CIMETIÈRE

    .
    .
    C I T É E S
    .
  • rue des CITÉS CARRIÈRE
    – quartier de Champclauson
    .
  • rue des CITÉS FORÊT
    – quartier la Forêt, débouche sur la rue Abillon Foret.
    .
  • rue CITÉ des PELOUSES

    .
  • rue des CITÉS de RIBES
    1914 – début de la construction des cités de Ribes
    .
  • chemin des CITÉS d’URGENCE
    .
  • rue des CITÉS de la TROUCHE
    – quartier de La Levade
    1914
    à 1923 – construction des cités ouvrières de la Trouche en remplacement des casernes Larguier dâtant de 1855 environ.
    .
  • rue de la CLÈDE

    – le mot clède est la francisation de l’occitan « cleda » et désigne une claie. C’est par une métonymie qu’il désigne, dans les mas cévenols, un petit bâtiment annexe servant autrefois à sécher les châtaignes. [Wikipédia].
    1955 – Cette rue avait un aspect sale, plutôt repoussant et misérable.
    Depuis, elle a trouvée une nouvelle jeunesse ; à l’extrémité Nord de cette rue, un rond point sur lequel trône une reproduction « éclatée » d’une clède traditionelle.
    .
  • rue de la Basse CLÈDE

    – au sens premier, le mot clède, est la francisation de l’occitan « cleda » soit en français une claie. Dans les mas cévenols, ce mot désigne un petit bâtiment en annexe servant autrefois à sécher les châtaignes.
    .
  • rue de la CORNICHE
    – Quartier de Champclauson, rejoint le chemin et la rue Bolino.
    .
  • rue COURTE

    .
  • rue de la CROIX … (… DE TRESCOL 1901)

    .
  • rue de la CURE

    .
  • rue des CYPRÈS

    .


    D

  • rue de la DÉCOUVERTE
    – Quartier de Champclauson
    .
  • chemin DÉPARTEMENTAL 128
    – Débute rue des poilus, rue des Citées Sainte Barbe,
    et longe la rivière du Sans Nom en direction du Pradel.
  • chemin DÉPARTEMENTAL 154
    – De Branoux-les-Taillades au col de la Baraque.
  • chemin DÉPARTEMENTAL 286
    – Le PAILLET D286, vers le quartier de Champclauson
  • chemin DÉPARTEMENTAL 297
    – Voie parallèle à la rue du Dépôt à Laval.
  • route DÉPARTEMENTALE 728
    – Quartier de La Levade, voie débutant rue Jules Guesde.
    .
  • rue du DÉPÔT
    – Voie parallèle à la rue de La Grand-Combe à Laval D.297
    .
  • montée du DISPENSAIRE
    – Quartier de Champclauson
    .
  • rue du DISPENSAIRE
    – Quartier de Champclauson
    .
  • rue Ferdinand DURAND



    E

  • rue de l’ÉCOLE PUBLIQUE
    .
  • rue des ÉCOLES
    .
  • rue de l’ÉCUREUIL
    – Hameau forestier du Ravin
    .
  • rue des ÉGLANTIERS
    – Quartier de Ribes (anciennement, rue des 101 Dalmatiens)
    .
  • place de l’ÉGLISE
    – Quartier de Champclauson, parallèle à l’église de Champclauson.
    .
  • rue de l’ÉGLISE

    .
  • l’ENFER
    Quartier de Champclauson, voie parallèle à la piste d’envol de l’aérodrome de La Grand-Combe-Champclauson
    .
  • rue de l’ESCALIER

    F

  • rue du FESC
    – Nom de la centrale thermique à charbon qui produisit de l’électricité de 1947 à 1981, date de sa destruction.
    .
  • rue de la FAïSSE
    – Parallèle à la rue du Gouffre à la sortie de la ville en direction de La Levade.
    – Étymologie : une « faïsse » ou « faysse », [ ou encore bancaou, restanque] désigne la terrasse ou gradin de culture, bande de terre soutenue par un mur en pierre sèche : le paret. Ces terrasses rendaient possibles les cultures là où elles ne l’étaient pas, en utilisant cette technique des paliers horizontaux soutenus par des murets.
    .
  • Rue Jules FERRY
    – débouche sur la rue Anatole France.
    – homme politique français, Jules Ferry (5.04.1832, Saint-Dié † 17.03.1893, Paris.)
    .
  • avenue Marcel FEYDÉDIÉ
    – Quartier de Trescol, parallèle à la rue Hippolyte Platon.
    – Peintre grand-combien, président de 1947 à 1982 de l’association l’Essor Provençal et auteur en juin 1957 du blason de la Grand-Combe : de sinople (vert) au pairle cousu de sable, chargé, en chef, de deux pics affrontés et en pointe, d’une lanterne de mineur, le tout d’or, et accompagné de trois châteaux du même ouverts et ajourés aussi de sable.
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  • avenue des FLEURS
    – Voie parallèle au quai du 11 Novembre 1918.
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  • chemin des FOSSÉS

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  • rue des FOSSÉS
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  • rue des FOUGÈRES
    – Quartier de la Forêt, débouche sur la rue du Murier.
    – La fougère, en latin « filicaria », est une plante résistante qui se développe généralement en forêt. Elle se plait aussi en pot pour décorer les balcons ou terrasses. La fougère se distingue par ses feuilles verdoyantes et élégantes. Il en existe de nombreuses variétés comme l’Adiantum, le Davallia, le Phyllitis ou le Athyrium.

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  • rue de la FRUGÈRE
    – Vallée du Ricard, parallèle à la rue de la Clède et à la rue des Poilus.
    – Étymologie : Graphies anciennes : Frodegarius, 937 et Frotgeriarum 1272.
    Frugère est un nom de famille d’origine toponymique que l’on retrouve avec Frugères-les-mines (bassin minier de Brassac en Haute-Loire) ; comme patronyme, a désigné l’originaire de cette localité : un Frugérois (ou une Frugéroises) serait -il venu s’employer aux mines de La Grand-Combe ?
    .
  • rue Victor FUMAT – (Liste des ingénieurs)

    1864 – Arrivée à la Grand-Combe de Victor Fumat (1842 † 1907), ingénieur inventeur d’une lampe de mineur qui porte son nom. Il fut chef d’exploitation de la Compagnie des Mines de La Grand-Combe de 1864 à 1897.
    . Rue qui prolonge la rue des Poilus à la sortie Nord de la ville, en direction du quartier de la Forêt.


    G

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  • passage du GARDON
    – Voie reliant la rue du Riste au quai du 11 Novembre 1918.
    . Du nom de la rivière qui sépare la ville des Salles du Gardon.
  • place GAZAY

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  • plan GAZAY

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  • rue des GENÊTS
    – Quartier de l’Arboux
    – Le genêt est un classique des campagnes, sous sa forme « cytisus scoparius » (dit genêt à balais). C’est un arbrisseau de 1 à 2 m de haut que l’on rencontre un peu partout en France, dans les landes, les bois et les lieux incultes des terrains siliceux.
    .
  • rue du GOUFFRE
    – Voie prolongeant le boulevard Jules Callon en direction de La Levade.
    – Du nom de la Montagne (et du puits) du Gouffre.
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  • impasse GOUNOD
    – Du nom du compositeur de musique français Charles Gounod (né le 17 juin 1818 à Paris, † le 18 octobre 1893 à Saint-Cloud.)
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  • rue des GUÉRILLEROS ESPAGNOLS
    – De guérillero espagnol, terme générique désignant un combattant espagnol qui, après s’être battu en Espagne dans les rangs républicains contre les soldats de Franco lors la guerre d’Espagne (1936-1939), s’est réfugié en France.
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  • Rue Jules GUESDE
    – Quartier de La Levade
    – Homme politique français.†
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  • H

  • rue HAENDEL
    – Voie débouchant sur le chemin de la Pinède.
    – Georg Friedrich Haendel ou Händel est un compositeur allemand, devenu sujet anglais, né le 23 février 1685 à Halle-sur-Saale, † le 14 avril 1759 à Westminster.
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  • chemin de la HAUTE LEVADE
    – Quartier de La Levade débute rue Jules Guesde et finit à la D.728
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    H.L.M.
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  • chemin des H.L.M.

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  • H.L.M. de l’ARBOUX
    du nom de la colline de l’Arboux sur laquelle ont été construits dans les années 50/60 les HLM actuels.
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  • HLM des PERVENCHES

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  • HLM des PELOUSES
  • HLM La PINÈDE
  • HLM de RIBES
    – Quartier de Ribes.
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  • place Victor HUGO
  • rue Victor HUGO

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    J

     

  • impasse des JARDINS

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  • place Jean JAURES
    – place centrale de la Ville, entourée de l’église, mairie, collège Léo Larguier.
    – 1851 place Bouzac, 1918 de la Victoire, 1954 place Jean Jaurès.
    (année 1950 vidéo à 08′:48″)
    – au n°2, le Collège Léo Larguier.
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  • Square JEAN MACÉ

    – Jean François Macé, (né le 22 août 1815 à Paris, † 13 décembre 1894 à Monthiers), est un pédagogue, enseignant, journaliste et homme politique français.
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  • Rue JEANNE D’ARC

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    L

  • rue des LAVOIRS
    – Voie débutant rue Anatole France et longe La Poste.
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  • rue LAPAROT > voir rue de la PARREAU
  • rue LEPIC

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    M

     

  • boulevard du 8 MAI 1945
    – S’initie à la rue Maisons Vieilles, croise la rue du Mas Chazelles, la rue Citée des Pelouses, la rue des Prés, la rue des Pelouses, la rue Mas Chapon, la rue des Peupliers et aboutit au quai du 11 Novembre 1918.
    – date de l’armistice de la guerre de 1939-1945
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  • rue MAISONS VIEILLES
    – Voie coupée par l’impasse des Jardins, la rue de la Villa Béchard, le boulevard du 8 Mais 1945 et le quai du 11 Novembre 1918.
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  • place Baptiste MARCET
    – Relie la rue Pasteur par un rond point et la rue du Gouffre.
    – Du nom du fondateur la Fédération Nationale des Mutilés du Travail. Né le 20.10.1883 au Puy en Velay, orphelin élevé à Allègre par son oncle., il devient apprenti maréchal-ferrant et fréquente les centrales syndicales de Paris. Non-violent, il fait voter des lois au bénéfice des mutilés du travail, † 1964 à Allègre.
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  • avenue du 19 MARS 1962
    – Quartier de l’Arboux, croise la rue du Mas Lafont et rejoint la rue des Poilus au niveau du n° 45.
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  • rue du MARRONNIER
    – Quartier de Ribes.
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  • rue du Mas d’AUBIGNAC
    – Rue en forte pente débutant à la rue de la Pise (quartier Aubignac), croise l’impasse des Oliviers, la rue des Oliviers, la rue des Violettes et se termine à l’intersection du chemin de Saint Andéol et de la rue du Ruisseau.
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  • rue MAS CHABROL

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  • impasse MAS CHAPON
    – Voie débutant rue du Mas Chapon.
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  • rue MAS CHAPON
    – Relie la rue du Brugas au boulevard du 8 Mai 1945.
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  • rue MAS CHAZELLES
    – Relie la rue du Brugas au boulevard du 8 Mai 1945.
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  • rue MAS LAFONT
    – Surplombe la vallée Ricard, parallèlement à la rue des Poilus ; en sens unique.
    – Au n°2 : Mas de la Régordane, maison de Maître de 1850 à rejoindre en tournant à gauche, au niveau de la Maison des Métiers Anciens, 45 rue des Poilus, D 128.
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  • rue MAS PAILLASSIER
    Le Paillassier est un lieux dit, situé en Lozère à 18 km de La Grand Combe (via N106, D154 et D532), sur la commune de Saint-Martin-de-Boubaux (48160), à une altitude de 617 m.
    .
  • MAS ROUMESTAN (1897/détruit?)
  • place MATHIEU LACROIX

    – Poète occitan, Mathieu Lacroix. lou Troubaïré Massoùn (1819 Nîmes † 1864). Enfant naturel d’une pauvre couturière, son buste orne l’une des places de la ville.
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  • rue du MAZEL
    – Quartier de Champclauson.
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    .
  • place du MAZEL
    – Quartier de Champclauson.
    .
  • square MENDES FRANCE

    – Pierre Mendès France, surnommé PMF, (né le 11 janvier 1907 à Paris, † 18 octobre 1982 à 75 ans à Paris), est un homme d’État français.
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  • impasse MERMEJEAN
  • rue MERMEJEAN

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  • avenue des MINEURS
    – Quartier de Ribes.
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  • rue Frédéric MISTRAL
    – Quartier de Trescol, parallèle à la rue Hipollyte Platon, côté opposé à la ligne SNCF.
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  • square François MITTERRAND
    – Président socialiste de la république française ; né le 26 octobre 1916, à Jarnac, † 8 janvier 1996, à Paris.
    .
  • chemin de la MONTAGNE BERNARD

    .
  • rue MONTAGNE BERNARD
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  • rue Raoul MOURIER   

    – Du nom de l’un des associés des frères Talabot, il a donné son nom au Puits Mourier qui était situé sur la rive droite du Gardon, à Branoux-les-Taillades.
    .
  • rue du MURIER
    – Quartier la Forêt, débouche sur la rue Abillon Forêt.
    .


    N

     

  • rue NATIONALE
    Quartier de Champclauson
    .

    O

  • rue des OLIVIERS
    – 2° voie à droite, en montant la rue du Mas d’Aubignac.
    .
  • impasse des OLIVIERS

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    P

     

  • Le PAILLET D286
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  • rue du PAILLET
    – Hameau forestier du Ravin
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  • rue de la PAIX
    – Relie la rue de la Clède au boulevard Talabot au niveau de la gare de Pise.
    .
  • rue de la PARREAU (rue Laparot)
    – Voie débouchant sur la rue Anatole France.
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  • rue du PASSAGE

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  • rue du Passage à NIVEAU

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  • Passage de la TREILLE
    – Voie reliant la rue du Riste au passage du Gardon.
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  • Passage des PUITS
    – Impasse débutant à la rue du Riste.
    .
  • rue PASTEUR
    – Voie débutant à l’église NDIC et se terminant boulevard Jules Callon.
    .
  • impasse des PELOUSES

    .
  • rue des PELOUSES

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  • La Pension
    – Petite voie du quartier de Champclauson, au NNE des anciennes écuries de Gazay.
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  • rue des PERVENCHES
  • rue des PEUPLIERS
  • place Roger PEYRIC
    – « place de Ribes, située entre l’AFPA et le local boulistes. »
    – en « hommage à Monsieur Roger PEYRIC, ancien membre du Conseil Municipal »
    Adopté à l’unanimité (Cf. n°IX du PV du Conseil Municipal du Je 26.012012.)
  • chemin de PIERREDON
    – quartier de La Levade
    .
  • chemin de la PINÈDE
    – Quartier de l’Arboux.
    .
  • rue de la PINEDE

    .
  • chemin des PINS
    .
  • rue de La PISE
    – Voie située en contrebas du quartier de Ribes.
    .
  • zone industrielle de La PISE OUEST
  • chemin du PLANAS
  • place du PLANAS
  • rue de la PLANÈTE
    – débute sur la rue du 19 Mars 1962 au niveau de la rue du Mas Lafont.
    .
  • rue des PLATANES

    .
  • rue Hippolyte PLATON
    – du nom du expert géomètre en chef de la Cie de Mines de La Grand-Combe.
    PLATON : 1825/†?, service certain de : 1857/1886
    .
  • rue des POILUS
    – au Nord de la ville, dans la vallée du Ricard et menant au puits du même nom
    .
  • avenue du PONT

    – existe déjà en 1904
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  • rue du PONT au RIBOULET
    – Quartier de Champclauson, parallèle à l’église, rejoint la rue de la Cantine.
    .
  • route du PONTIL

    .
  • place P. PORTAL
    – Place circulaire qui reçoit dans le sens des aiguilles d’une montre, les rues : de la Clède, des Tuilleries, des Oliviers (prolongée), de la Clède et Sainte Barbe.
    .
  • chemin de PORTES

    . Du nom du Château de Portes, situé sur la commune du même nom.
    .
  • route de PORTES
    – Quartier de Champclauson
    – Origine :  voir ci-dessus.
    .
  • chemin du PRADELET
  • rue des PRES
  • place PUBLIQUE
  • passage des PUITS
    .   


    Q

     

  • quai du 11 NOVEMBRE 1918
    .
    Q U A R T I E R S
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  • quartier ancienne Administration de La FORÊT
    – Lieu où se trouvait l’ancienne administration de la Cie des Mines de la Grand-Combe.
    .
  • quartier de l’ANCIEN PLAN ROTHSCHILD
    – Du nom du baron James de Rothshild,  l’un des fondateurs et administrateurs de la Cie des Mines de La Grand-Combe en 1836.
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  • quartier de l’ANCIENNE PHARMACIE
  • quartier CALADE DE L’ARBOUX
  • quartier de l’ARBOUX – BEL AIR
  • quartier de CHAMPCLAUSON
  • quartier CIC 28
  • quartier CVO 8
  • quartier Le FESC
    Situé près de l’ancienne centrale thermique du Fesc (détruite).
    .
  • quartier Haut FOSSÉ
  • quartier de LA LEVADE
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  • chemin du quartier MAZEL
  • quartier Première DIVISION
    .
  • quartier de RIBES
    quartier construit en 1914 sur les flancs de la Montagne des Ribes à l’Ouest de la ville.
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  • quartier de TRESCOL
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  • quartier USINE à ZINC
    – Quartier LA PISE
    1846 – Construction de l' »Usine à zinc » par M. Mirial, concessionnaire des mines de Pallières et A. Serre. Production de blendes et calamines liées au plomb argentifère de Pallières et au charbon de la Grand Combe.
    1855 – Devient « A.B. Simon et Cie », David directeur.
    1860 – Vente à la « Société des Mines et Usines de Pallières »,
    transformation en usine à plomb, Souchay est alors directeur.
    1878 – Vente à la « Cie des Zincs Français ».
    1882 – Retour au zinc et modernisation (nouveaux fours).
    1885 – Vente à « Cie des Mines de la Grand Combe »
    et location à la « Cie des Mines de Vialas » pour le plomb.
    1889 – Transformation en ateliers d’entretien et magasins de matériel.
    1927 – Incendie.
    1979 –  Démolition partielle, vente à la commune qui l’utilise comme garage municipal.
    .

    R

     

  • impasse RAVEL
    – Quartier de l’Arboux, débute sur la rue du 19 Mars 1962
    – De son nom de baptême Joseph Maurice Ravel, est un compositeur français (né à Ciboure le 7 mars 1875, † à Paris le 28 décembre 1937.)
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  • Hameau forestier du Ravin (ONF)
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  • rue du RAVIN
    – Hameau forestier du Ravin
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  • impasse RENARD

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  • rue du REPOS
    – Voie débutant à la rue du Cimetière.
    – N° 1, Temple protestant de l’Église réformée évangélique.
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  • rue de la RÉPUBLIQUE

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  • cour des RIBES
    – Du nom de la Montagne des Ribes, entre La Grand-Combe et Laval.
    .
  • rue des RIBES

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  • place du RIBOULET
    – Quartier de Champclauson
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  • passage du RISTE
    – Au bout de la rue du Riste.
    .
  • rue du RISTE
    – Voie parallèle au boulevard Talabot, mais du côté opposé à la ligne SNCF.
    Débute rue du Viaduc, devient une ruelle, puis se termine à la rue des Tuilleries.
    .
  • chemin des ROSIERS
    – Quartier de Champclauson
    .
  • chemin du RUISSEAU
    – Quartier d’Aubignac
    .
  • rue du RUISSEAU
    – Quartier d’Aubignac. Débute à la fourche constituée de la rue du Mas d’Aubignac et de la rue des Violettes, croise le chemin de Saint Andéol et la rue du ruisseau prolongée, se termine en impasse.
    .
  • rue du RUISSEAU PROLONGÉ
    – Quartier d’Aubignac. Relie la rue Montagne Bernard, croise la rue du Ruisseau et se termine en deux impasses.
    .


    S

     

    S A I N T S
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  • chemin SAINT ANDÉOL
    – Relie la rue de Chênes-Verts, croise la rue du Ruisseau et se perd dans la colline.
    – Menait autrefois au hameau de Saint Andéol, déserté au profit de celui de Laval.
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  • passage SAINT ANDÉOL
    – Quartier d’Aubignac, relie le chemin de Saint Andéol à la rue du Mas d’Aubignac.
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  • rue des Cités SAINTE BARBE

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  • rue SAINTE BARBE
    – (passe derrière l’église Notre Dame).
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  • rue SAINT ÉLOI

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  • rue SAINT VINCENT

    (1852) du nom d’un ancien lieu-dit de La Grand-Combe
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  • rue SALAVERT

    (1897) du nom d’un ancien hameau de la Grand-Combe.
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  • rue du SERPOLET
    – Quartier de Trescol, entre le Gardon et la ligne SNCF.
    – Le thym-serpolet est l’une des plantes sauvages les plus connues, tant il est utilisé depuis des générations. Cette Lamiacée de petite taille est une bonne plante médicinale, un condiment et une excellente plante d’agrément.
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  • rue des SORBIERS
    – Localisation :
    – Le sorbier ou sorbier des oiseaux est un arbuste aux fruits rouges orangés particulièrement appréciés des oiseaux, mais toxiques pour l’homme lorsqu’ils sont crus. C’est surtout un arbre très décoratif avec ses longues feuilles composées d’une quinzaine de folioles lancéolées dentées en double et reliées au pétiole.
    .
  • rue des SOURCES
    – Quartier de La Levade
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  • impasse du SOURCIER
    – Quartier de Champclauson
    –  Un sourcier est une personne qui recherche de l’eau souterraine en utilisant une baguette ou un pendule et l’eau à la Grand-Combe, ne manque pas.
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  • avenue Germain SOUSTELLE
    – A donné son nom au pont Soustelle (vidéo) (1955) qui relie cette commune à La Grand-Combe en franchissant le Gardon.
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  • place du STADE

    .
  • STADE SAINTE BARBE

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  • STADE
  • STADE

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    Chemin de la SYMPHONIE

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    T

  • boulevard TALABOT
    – Voie reliant l’entrée de la ville à la gare de la Pise.
    – Du nom de Paulin TALABOT Paulin : ?/†?, La Grand-Combe 1833.
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  • rue du THYM

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  • rue des TILLEULS
    – Quartier de Ribes.
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  • chemin du TOUR DE COMPAN
  • passage de la TREILLE (voir à passage)
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  • rue de TRESCOL
    – relie Trescol à La Levade
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  • avenue des TROÈNES
  • rue de la TROUCHE
  • chemin du TRUCAL
  • montée du TRUCAL
  • place du  TRUCAL
  • rue du TRUCAL
  • rue des TUILERIES
    – parallèle au bas de la rue de la Clède ; passe sous la ligne SNCF au niveau de la gare de la Pise et rejoint la rue de la Cave à Brai.

    U – V – W – Z

  • rue de la VERRERIE
  • rue du VIADUC
  • rue du VIADUC PROLONGÉE

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  • place de la VICTOIRE (débaptisée)
    – place centrale de la Ville, entourée de l’église, mairie, collège Léo Larguier.
    – 1851 place Bouzac, 1918 de la Victoire, 1954 place Jean Jaurès.
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  • rue VILLA BÉCHARD

    – (1879) cf. Hippolyte Béchard, propriétaire et photographe à La Gd-Combe ?
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  • rue des VIOLETTES
  • rue WAGNER
    – quartier de l’Arboux, donne sur le chemin de la Pinède.
    – Wilhelm Richard Wagner, (né 22 mai 1813 à Leipzig † 13 février 1883 à Venise), compositeur, directeur de théâtre, écrivain, chef d’orchestre et polémiste allemand de la période romantique.
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  • rue Émile ZOLA
    – Au n°7 dans les locaux de l’ancienne École Publique de Garçons des années 30/60, le Trésor Public et diverses associations vous accueillent dans les bâtiments encadrant l’ancienne cour de récréation et que l’on a débarrassé de son ???.
    {mon 1er est une lettre de l’alphabet, mon 2ème ne « rit pas jaune », mon tout est cet ???, retiré de la cour de l’école des garçons} envoyez votre réponse ICI 😉
    .
    §
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    Source des noms de rues : geographic.org/streetview
    Rédaction originale : Mas de la Regordane – G.Delannoy©
    Première publication : 10.11.2017
    Dernière mise à jour : 29.12.2017

 

Que d’eau à la Grand-Combe

RuisseauChampclausonRTrescol
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Le Gardon (dit d’Alès) est bien sûr la rivière la plus connue de La Grand-Combe. Déjà qu’il a du mal à couler toute l’année, il n’existerait pas sans d’innombrables petites rivières discrètes, mais qui savent se manifester et notamment lors des fameux épisodes cévenols.

ARTICLE 1

La prévention contre les épisodes cévenols est nécessaire

Alors que la canicule ne s’arrête pas de sévir à l’approche de la mi-septembre, les prévisionnistes météorologiques du plateau de Bouzac, n’en présagent rien de bon. « Après la sécheresse, cela va être le déluge, comme l’an dernier. » En effet, septembre et octobre sont les deux mois d’automne durant lesquels, et par tradition, les épisodes cévenols sont les plus marqués. Chacun garde en mémoire les dégâts causés l’an dernier à la mi-septembre, à la Tour, au Pradel, au Mas Dieu, mais aussi à La Grand-Combe et notamment dans la partie inférieure de la vallée Ricard. Une vague avait déferlé vers les Tuileries et avait inondé tout le secteur entre le pont et le parapet du Gardon. Rien de plus normal alors, côté municipal, que l’on s’intéresse de très près à divers points dits sensibles, afin de ne pas revivre cela.

Les ruisseaux sont nettoyés pour éviter tout encombrement

C’est ainsi qu’au début de l’été, les deux entrées d[u] ruisseau Sans Nom et [du ruisseau] de la Forêt, ont été curées par l’entreprise Jouvert. Débarrassés des embâcles formés devant les énormes grilles, mais aussi de centaines de m3 de terre et de rochers, l’écoulement des flots même par fortes précipitations, en sera facilité. D’autant que le ruisseau Grand-Combe, qui collecte les deux et traverse en souterrain sur plus d’un kilomètre la vallée Ricard, a été lui aussi contrôlé et à la sortie considéré comme “propre”, par les autorités compétentes. Il en est de même à Trescol, pour le ruisseau le Berbezier.

Le secteur des Tuileries, dans une cuvette, reste donc toujours le plus délicat. Pour éviter que la rue se retrouve à nouveau sous un mètre d’eau, les services techniques ont fait réaliser à la sortie du pont SNCF, un trou séparant la rue et le ruisseau Grand-Combe. Des travaux confiés à l’entreprise Colas. « Il s’agit-là d’une surverse qui en cas de grosses pluies et de la montée des eaux, va absorber le surplus que les avaloirs n’auront pas pu engloutir », ont confié Christian Brun, l’adjoint aux travaux et Thierry Arnoux, le conducteur de travaux de Colas. D’autre part, une opération de contrôle des avaloirs sur la cité, est sur le point d’être achevée.

ARTICLE 2

À Champclauson, des nouvelles rassurantes du ruisseau couvert

https://www.youtube.com/watch?v=kLIW_1tvTPE
Vidéo 6′:00″ – 
Ruisseau couvert de La Grand-Combe – « Spéléo Secours Français »

Au fil des ans, des décennies même, cela est devenu une préoccupation majeure pour la municipalité de La Grand-Combe.

Selon le premier magistrat, « il convient certes de s’occuper de ce qu’il y a au-dessus, mais désormais de ce que l’on appelle les ruisseaux couverts, héritage des ex-Houillères. Et ceux existant dans la cité minière, se comptent en kilomètres. » Voici deux années, une expédition (composée d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles, des élus, des pompiers, des spéléos) s’était aventurée dans le ruisseau Grand-Combe traversant de part en part la vallée Ricard.

Il convenait de contrôler si le lit du ruisseau [Grand-Combe] n’était pas encombré, ni ses immenses voûtes. Un bon kilomètre à crapahuter et à gravir des cascades, dans des immenses salles de dix mètres de hauteur. La délégation était remontée en surface ravie de ce qu’elle avait découvert et, qui plus est, avait donné des nouvelles rassurantes de l’état du tunnel en général. On sait également que celui de Trescol dans lequel s’engouffre le [ruisseau] Berbezier, avait été débarrassé de ses milliers de tonnes de schistes émanant des crassiers, autres inquiétants vestiges miniers.

Une partie de la voûte effondrée en 2015

Le crassier, très instable, est sans cesse rongé et tous ces schistes arrachés lors des fortes pluies, sont précipités dans le tunnel. Enfin, il restait … [le ruisseau de] Champclauson, sans doute le plus préoccupant. L’an dernier, une partie de la voûte dans sa partie inférieure, côté sud, s’était subitement abattue, risquant de boucher l’écoulement des eaux. Fort heureusement, la forte déclivité à la sortie du ruisseau et l’immensité de la galerie souterraine, avaient minimisé les risques.

Une sortie en mauvais état

La visite de lundi par une délégation composée de pompiers, de spéléos…, de Jean-Jacques Viala, des services techniques et à laquelle s’était joint le géologue Alésien Michel Wienen, avait été programmée depuis longtemps. Il convenait de choisir une période où le débit du ruisseau souterrain ne devait pas gêner la progression du groupe dans les anciens ouvrages miniers, à partir de la galerie Thérond.

Là encore, trois bonnes heures de visite, à inspecter les lieux pour le moins sinistres sous la gare de la Forêt fossile, de Mécanique Vivante, du pont et du cirque Vost, pour déboucher au grand air, sans avoir rencontré de sérieuses difficultés. « Si ce n’est le contournement d’un immense gourg et le fait d’avoir dû escalader une cascade glissante », a signalé Jean-Jacques Viala. Pour le reste, hormis la sortie en très mauvais état, les anciens ouvrages résistent au temps. »

ARTICLE 3

Les ruisseaux et rivières, à (ou proche de) la Grand-Combe

  • Le ruisseau de l’Arboux :
    ruisseau situé près de l’actuel cimetière. A fourni les pierres de grès de l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception de la Grand-Combe.
    .
  • Le ruisseau de Bellière :
    coule de Laval-Pradel aux Salles du Gardon
    .
  • Le ruisseau Berbézier :
    à Trescol
    .
  • Le ruisseau Blanc :
    coule parallèlement à  la D 906, de Laval à Saint Martin de Valgagues.
    .
  • le ruisseau de Bremo :
    sépare les communes des Salles du Gardon et de Branoux, se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Broussous :
    coupe la D 453 au NNE de Portes et se jette dans le Luech au niveau de la jonction de la D 243a et de la D 29.
    .
  • Le ruisseau de Champclauson :
    quartier Champclauson.
    .
  • La rivière du Gardon d’Alès :
    Coule du Nord au Sud de La Grand-Combe rivière de 2ème catégorie – Blancs, Carnassiers, Lieu.
    .
  • Le ruisseau Grand-Combe :
    Canalisé, il  passe sous la Vallée Ricard.
    .
  • Le ruisseau des Luminières :
    cité dans le livre : Le Puits Sans-Nom de Mireille Pluchard.
    .
  • Le ruisseau du Nayzadou
    coule des hauteur de Branoux et se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Sans Nom :
    coule de l’Ouest du Pradel à l’entrée de la Vallée Ricard.
    .
  • Le ruisseau de la Trouche :
    rue des Cités de la Trouche, près de l’ancien puits de la Trouche.
    .

…. et plein d’autres ruisseaux dans les alentours de la Grand-Combe.

§

Source article 1 : Le Midi Libre, du 10.09.2016

Source article 2 : Le Midi Libre, du 10.11.2016
Photo : Ruisseau souterrain, Le Berbezier à Trescol (Crédit DR)

Vidéo insérée en tête de l’article 2
Réalisée par : « Spéléo Secours Français »
Publié par : BORIE alain
Ajoutée sur Youtube le : 5 octobre 2017

Commentaires et tableau : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.11.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Tourisme à La Grand-Combe

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La Grand-Combe guide de tourisme

Visitez La Grand-Combe : informations touristiques

La Grand-Combe est située dans le département du Gard, région Occitanie (ex. Languedoc-Roussillon), dans le sud de la France à 49 km de Nîmes, la préfecture.

Visites et attractions à proximité de La Grand-Combe

Aux alentours et à proximité de La Grand-Combe, voici quelques communes que nous avons visitées et pouvons vous recommander :

Saint-Ambroix Saint-Ambroix 15 km

Anduze Anduze 17 km

Bambouseraie de Prafrance Bambouseraie de Prafrance 17 km

Vézénobres Vézénobres 20 km

Banne Banne 20 km

Naves Naves 23 km

Barjac Barjac 28 km

Lussan Lussan 28 km

Le Pont de Montvert Le Pont de Montvert 28 km

Sauve Sauve 31 km

Montclus Montclus 32 km


Joyeuse Joyeuse 34 km

Labeaume Labeaume 34 km

Goudargues Goudargues 35 km

La Garde-Guerin La Garde-Guerin 36 km


Marchés cévenols à visiter proche de La Grand-Combe

  • à 00 km – La Grand-Combe : Mercredi et Samedi
  • à 10 km – Bessèges : Jeudi
  • à 11 km – Alès : Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi, Samedi
  • à 14 km – Saint-Ambroix : Mardi
  • à 17 km – Saint-Jean-du-Gard : Mardi
  • à 17 km – Saint-Paul-le-Jeune : Lundi et Vendredi
  • à 18 km – Anduze : Jeudi
  • à 23 km – Naves : Samedi
  • à 26 km – Villefort : Jeudi
  • à 28 km – Barjac : Vendredi

Plus d’informations sur La Grand-Combe, Languedoc-Roussillon

Sites touristiques de La Grand-Combe et lieux d’intérêt proches

Que faire à La Grand-Combe ?

  • Camping
    Camping Font de Merle : Branoux les Taillades.
    Hébergement familial en bord de rivière.
  • Courrier : envoyer une carte postale ?
    La Poste (centrale)
    6 B rue Anatole France 30110 La Grand-CombeBoites aux lettres de la Poste :

    boiteBoîte à lettres 9 B rue Anatole France 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres 6 rue de la République 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres rue du Marronnier 30110 La Grand-Combe
  • Maisons d’Hôtes
    le Mas de la Regordane : 2 rue du Mas Lafont, Vallée Ricard
  • Musées
    La Forêt de Fossiles : quartier Champclauson, rue Eglise
    La Maison des métiers anciens : 45, rue des Poilus, Vallée Ricard
    La Maison du Mineur : rue des Poilus, Vallée Ricard

  • Sports
    Centre Nautique des Camboux : lac des Camboux, Ste Cécile d’Andorge
    Centre de Vol à Voile Gardois : CVVA, aérodrome, quartier Champclauson
    Complexe Sportif Charles de Gaulle : 53 rue des Poilus
    Stade André Drulhon : boulevard du 8 Mai 1945
    Stade Sainte Barbe : quai 11 novembre 1918 (gymnase, fitness, foot…)§

    Aux alentours de La Grand-Combe
     :voyons aussi d’autres lieux avec des classifications touristiques officielles, ainsi que d’autres lieux d’intérêt à visiter qui devraient vous inspirer, si vous êtes en visite et vous vous demandez quoi faire ensuite.

Grands sites naturels du Gard près de La Grand-Combe

Jardins remarquables près de La Grand-Combe

LA MERVEILLEUSE BAMBOUSERAIE D’ANDUZE (VIDÉO)

Unique en Europe, ce jardin extraordinaire est classé Monument Historique. Ici, depuis le XIXème siècle poussent des dizaines d’espèces de bambous venues depuis tous les continents.

  • à 17 km : la Bambouseraie de Prafrance
  • à 20 km : le Jardin du Temple
  • à 22 km : le Jardin du mas de l’Abri
  • à 35 km : le Jardin des Sambucs

Monuments Religieux près de La Grand-Combe

  • à La Grand-Combe :
    l’église (1 000m², orgue Cavaillé-Coll)
    Le temple de Trescol
  • à Uzès :
    la Cathédrale Saint-Théodorit
    la Tour de la Fenestrelle

Les plus beaux villages près de La Grand-Combe

  • à 36 km : La Garde-Guérin
  • à 39 km : La Roque-sur-Cèze
  • à 39 km : Balazuc
  • à 39 km : Vogue

Des sites d’une grande beauté naturelle près de La Grand-Combe

  • à 14 km : la Grotte de la Cocalière
  • à 24 km : les Bois de Païolive
  • à 33 km : le Mont Lozère (1 699 m, point culminant des Cévennes)
  • à 37 km : le Mont Aigoual (1 567 m, observatoire météo, station de ski)
  • à 39 km : Réserve naturelle nationale des Gorges de l’Ardèche
  • à 40 km : les Cascades du Sautadet
  • à 41 km : la Grotte des Demoiselles

Villes fleuries près de La Grand-Combe ( de 1* à 4* )

  • à 00 km : La Grand-Combe 1*
  • à 11 km : Alès 4*

Géographie administrative de La Grand-Combe

Commune : La Grand-Combe (30110) – Canton : La Grand-Combe
Arrondissement : Alès (30100) – Département : Gard (30)
Région : Occitanie (ex Languedoc-Roussillon)

Distance à La Grand-Combe

  • 049 km de Nîmes (préfecture du Gard)
  • 372 km de Bordeaux
  • 265 km de Nice
  • 532 km de Paris
  • 564 km de Strasbourg
  • 767 km de Calais

Communes aux alentours de La Grand-Combe

12 autres communes à moins de 17 km de La Grand-Combe :

Stop aux Smartphones et portables !

TableauMultimedia.
Au Mas de la Regordane, il n’y a pas de télévision et les invités sont gentiment priés de restreindre l’usage de leurs smartphones, portables, tablettes et autres PC avec ou sans … pomme.
Lisez plutôt l’article ci-dessous pour comprendre ce qui motive notre invitation, à limiter le flux des ondes négatives qui perforent notre corps 24h/24.

L’effet des smartphones sur nos jeunes est plus qu’effrayant

Chère lectrice, cher lecteur,

Personne, je pense, n’avait anticipé la catastrophe historique provoquée par les smartphones.

La psychologue américaine Jean M. Twenge étudie depuis vingt-cinq ans le comportement social et affectif des jeunes. Elle a observé ces dernières années un séisme.

Dans un article intitulé « Les smartphones ont-ils détruit une génération [1] ? », elle explique que tout a changé à partir de 2012.

Cette année-là, plus d’un ado sur deux était équipé d’un smartphone. Aujourd’hui, c’est quatre sur cinq.

Durant cette période, les évolutions suivantes se sont produites. Elles concernent toutes les classes de la population, riches ou pauvres :

  • les symptômes dépressifs se sont accrus de 50 % chez les filles et de 21 % chez les garçons, de 2012 à 2015 ;
  • le nombre de filles qui se sont suicidées a triplé entre 2007 à 2015, et celui des garçons doublé ;
  • le nombre de jeunes qui voient des amis tous les jours a baissé de 40 % entre 2000 et 2015 ;
  • actuellement, les jeunes de 16 ans sortent moins que ne le faisaient ceux de 12 ans en 2009. Ils sont en train de cesser progressivement de sortir et de se socialiser dans les parcs, squares, etc., et restent seuls chez eux avec leur smartphone ;
  • en 2015, seuls 56 % des élèves de terminale sont « sortis » avec quelqu’un, contre 85 % des jeunes dix ans plus tôt, un chiffre qui était stable depuis les années 1960 ;
  • le nombre d’enfants qui manquent de sommeil a augmenté de 57 % entre 1991 et 2015 ;
  • aux États-Unis, où l’obtention du permis de conduire était le rêve de tous les jeunes autrefois, le passeport pour la liberté, on observe un désintérêt massif des adolescents, qui préfèrent rester dans leur chambre sur leur smartphone et se faire conduire par leurs parents ;
  • concernant la consommation d’alcool, les rencontres amoureuses, les adolescents se comportent comme nous le faisions à 15 ans, et ceux de 15 ans comme nous le faisions à 13 ;
  • s’ils sortent moins souvent, les rares fois où ils le font sont abondamment communiquées sur Snapchat, Instagram ou Facebook. Ceux qui ne sont pas invités se sentent donc cruellement exclus : le nombre de jeunes filles se sentant rejetées et isolées a augmenté de 48 % de 2010 à 2015 et le nombre de garçons de 27 %.

« J’essaye de leur parler et ils ne me regardent pas. Ils regardent leur smartphone. »

Lorsqu’ils se confrontent malgré tout aux enfants de leur âge, leur manière d’interagir est profondément dégradée.

En effet, bien que physiquement ensemble, cela n’interrompt nullement le fonctionnement des smartphones.

« J’essaye de leur parler de quelque chose, et ils ne me regardent pas droit dans les yeux. Ils regardent leur téléphone ou leur Apple Watch », témoigne une jeune fille dans l’article cité ci-dessus.

  • « Et qu’est-ce que ça te fait, quand tu essayes de parler à quelqu’un en face-à-face et qu’il ne te regarde pas ? », lui demande la psychologue.
  • « Cela me fait mal. Mal. Je sais que la génération de mes parents ne faisait pas ça. Je peux être en train de parler de quelque chose de super-important pour moi, et ils ne m’écoutent même pas. »

Oui, on imagine que ça fait mal, en effet…

Piégé par mon smartphone

En ce qui me concerne, j’ai tenu sans téléphone mobile jusqu’à il y a quelques mois. Pendant longtemps, je me suis débrouillé avec des « télécartes ».

Mais les cabines publiques ont peu à peu été supprimées. En cas d’urgence, j’étais obligé d’emprunter le téléphone des gens. Mais avec le smartphone, ils sont devenus de plus en plus réticents à cause de toutes les informations personnelles ; trop dangereux de laisser ça entre les mains d’un inconnu, aussi sympathique soit-il.

Mais c’est ma banque qui a eu raison de mes résistances.

Comment ma banque m’a vaincu

Au mois de février, ma banque m’a envoyé un courrier m’expliquant que tous les clients devaient désormais utiliser leur smartphone pour « scanner » un code apparaissant sur l’écran pour accéder à leur compte…

Penaud, j’ai acheté un smartphone. J’étais décidé à ne m’en servir que pour la banque mais, bien sûr, très rapidement j’ai passé mes premiers appels et il s’est mis à sonner en retour…

La chute

En juillet, je m’en servais, pour la première fois, connecté à ma voiture. En août, ma fille m’installa Whatsapp, et m’inscrivit au groupe de la famille, ce qui me valut de sentir des vibrations toutes les cinq minutes, et voir apparaître toutes sortes de « notifications » sur l’écran que ma curiosité avait le plus grand mal à ignorer…

Peu à peu, ma vie a basculé.

Il y a dix jours, je me suis retrouvé pour la première fois à me promener dans la rue en « textant ».

J’ai alors levé le nez autour de moi. Je ne regardais plus le ciel bleu. Je n’entendais plus les oiseaux chanter. Je ne souriais plus aux passants (ni aux passantes…). J’étais dans la prison psychique de mes messageries et je me suis rendu compte que la plupart des gens autour de moi étaient… pareils.

Le patron d’Apple avait interdit l’iPhone à ses enfants

Ce matin, un article explique que le grand Steve Jobs, patron d’Apple, avait interdit le smartphone à ses enfants [2].

De même pour Bill Gates, fondateur de Microsoft, qui ne voulait pas d’ordinateur chez lui.

Y avait-il quelque part un problème que ces « génies de l’informatique » avaient remarqué et dont leurs clients ne s’étaient pas aperçus ?

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… »

Les gens sont en train d’oublier combien la vie était douce avant ces engins. Moi je m’en souviens, je vivais ainsi il y a quelques mois encore.

Je montais dans ma voiture, ou dans le train, et je partais réellement.

Je ne poursuivais pas la conversation avec les gens que je venais de quitter. Les séparations étaient plus dures, mais les retrouvailles étaient aussi beaucoup plus intenses.

En voyage, je lisais. Dans ma voiture, je rêvais. J’écoutais de la musique sans jamais être interrompu par un brutal appel téléphonique.

Quand j’arrivais chez des amis, j’étais présent, je ne poursuivais pas des échanges parallèles avec des collègues ou d’autres personnes à des centaines de kilomètres de moi. C’était plus agréable pour tout le monde.

En réunion, au travail, je me concentrais uniquement sur les problèmes discutés autour de la table. Je n’avais pas le choix. Impossible de m’évader en appuyant sur un écran pour recevoir des nouvelles de ma famille ou de mes amis, ou encore pour traiter les questions liées à d’autres collègues, autre part.

Je comprends bien l’aspect excitant de ces machines. Vous êtes tout le temps stimulé. Vous vous sentez important. Vous avez l’impression d’être dans le coup, de mener une vie trépidante. Vous êtes enivré. Le grand frisson de la vie moderne, connectée, toujours en mouvement.

Vous recevez de délicieuses décharges d’adrénaline chaque fois que ça bipe, que ça buzze, que ça sonne.

Mais si vous regardez les choses en face, vous risquez aussi beaucoup plus de devenir un zombie dépressif.

Alors, cette fois, c’est décidé : je laisse mon smartphone à la maison ! Une fois par mois, je consulterai mes comptes, et ce sera tout.

Je brise mes chaînes. Je retourne dans le monde normal. Je dis stop à la dépression, aux insomnies, aux idées suicidaires. Adieu, mon smartphone !

À votre santé !

JM Dupuis

§

Sources de cette lettre :
[1] TheAtlantic.com/Magazine
[2] Independent.co.uk/life-style
Publié par : JM Dupuis
Du magasine (en ligne) : Sante Nature Innovation
Reblogé le : 05.11.2017 à 10:35
Par : Mas de la Regordane.

Qui veut détruire la nature ?

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La destruction de la nature est voulue

La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouvel pouvoir économique. Pourquoi ?

Pour 3 raisons !

La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie et vont pouvoir générer de nouveaux profits (avec notamment une augmentation de la consommation de médicaments et de prestations médicales)

Par ailleurs, la nature constitue un référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive : elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace entièrement contrôlé, surveillé et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

Enfin la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre et donc leur libre-arbitre. Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises et se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaines, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondé sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

§

Source originelle : non identifiée
Source identifié
: SYTI.net
Publié sur
: Mas de la Regordane
Le : 03.11.2017 à 12:47 – Par : L2F

La Grand-Combe au travers des âges (vidéo)

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LGC8
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La Grand-Combe est encore plus belle et fière qu’hier, autant travailleuse et pimpante qu’aujourd’hui et aussi vibrante d’espoir que demain.

Dans ce court-métrage la commune de La Grand-Combe est évoquée en ses trois âges et un bel hommage est rendu au passé, au présent et au futur de cette jeune commune de tout juste 181 ans … enfin, selon le calendrier républicain qui oublie que ce nom était déjà porté par ces lieux sous le règne du roi Louis le XIVème, soit il y a plus de 300 ans 😉
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mairielagrandcombe Production : Mairie la Grand-Combe

Un film réalisé par : Marc LAFORET
À l’occasion des : Vœux 2012 de la municipalité
Source : DAILYMOTION
Titre original : « La Grand Combe dans le temps »
Texte et mise en page : masdelaregordane.fr
Première publication : 24.10.2017
Dernière révision : 09.12.2017

La Grand-Combe, concerts années 50 (vidéo)

La Grand’Combe, concerts des années 50
ConcertsLGC
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Nostalgie des années 50 où les Grand-Combiens et Grand-Combiennes,
satisfaisaient à l’envie leur goût pour la musique :

Les musiciens de l’Harmonie des Houillères (devenue Harmonie Municipale) dans leurs uniformes noirs, aux boutons dorés frappés de deux pics en croix, donnaient l’aubade dans les rues de La Grand’Combe ou depuis le kiosque à musique de la place Bouzac, dominée par l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception (achevée en 1864), lors des fêtes foraines ou de celle de la Sainte Barbe (4 décembre) laquelle durait jusqu’à 7 jours.

§

Source : YOUTUBE
Publié sur : masdelaregordane.fr.
Texte et mise en page par : GD/L2F
Première publication : 24.10.2017
Dernière mise à jour : 10.12.2017

Cet article vous a plu ? Lisez sur le même sujet :
Glorieuses Années de la Grand Combe 1777-2017.

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La Grand-Combe Sainte Barbe 1950 – 2017 (vidéos)

C’est aujourd’hui le 4 Décembre 2017, souvenons nous, avec ce court métrage amateur, de l’ambiance extraordinaire de la Fête de Sainte Barbe il y a 67 ans à La Grand-Combe des années 1950 !
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Et voici la version 2013 … en double exemplaire, s’il vous plait 😉
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Revenant à la Grand-Combe en 2017,
voici un échantillon du spectacle de la Sainte Barbe.
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Vidéo : Youtube
Rédaction et mise en page : Mas de la Regordane
Première publication : 18.10.2017
Dernière mise à jour : 10.12.2017