CHANSON DU CHARBON

LA CHANSON DU CHARBON

Cheval de flamme et de fumée
Qui disparait dès qu’on t’a vu
Laissant rêver l’âme étonnée
Qui te suit jusqu’à l’inconnu ?
À quoi dois-tu l’élan rapide
Qui te rapproche de l’horizon ?
À la vapeur, cratère humide,
Éclos à l’ardeur du Charbon (bis)

Regardez cette cheminée,
Comme un géant, là-bas ! là-bas !
Le front perdu dans la nuée,
C’est le poumon de mille bras ;
Les lourds marteaux battent l’enclume,
Le fer se tord, le métal fond ;
Tous ces foyers, qui les allume ?
N’est-ce pas encor le charbon ? (bis)

Si le charbon est nécessaire
Autant que l’eau, l’air et le pain,
Honorons donc qui va l’extraire
En escomptant son lendemain ;
Le mineur qui périt sans gloire
Vaut bien un soldat de renom.
Chaque journée a sa victoire ;
Honneur au chercheur de charbon ! (bis)

§

Cette Chanson du Charbon [interprétée pour la première fois le 04 décembre 1865] à un banquet de Sainte Barbe à Épinac-les-Mines, fut écrite pas Théophile Gersant d’Isy, agent des Charbonnages à Dijon, sur l’air des « Cheveux gris », chanson alors à la mode. Elle a été retrouvée et nous a été communiquée en 1976 pas nos amis des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.

§

Source 1 :  « Centre Midi Magazine », n° 30 d’Octobre 1976
Source 2 : Coutume Ouvrière, célébration de la Sainte-Barbe des mineurs 1865-1866, deux chansons Houillères d’Épinac-les-Mines.
Date d’édition de la chanson : 1866.

§

§

Première publication sur ce site : 08.01.2019
Par : Mas de la Regordane / G.D.
Dernière révision : 28.01.2019

Publicités