Vie des mineurs de La Grand-Combe et des Cévennes

MineursBriquet
[Photo : C’est l’heure du Briquet (casse croute)]

CONDITIONS DE TRAVAIL  et  VIE DES MINEURS

1. Généralités sur le travail dans les mines de charbon en Cévennes

Au XIXe siècle, le développement de l’extraction du charbon dans le bassin minier d’Alès est notamment freiné par le manque de main d’œuvre, la main d’œuvre locale restant attachée à l’agriculture. En 1850, le mineur cévenol est encore un paysan-mineur. Il se consacre à la mine quand la terre ne le réclame pas, du début d’hiver à la fin du printemps.

Dans les années suivantes, les crises dans l’agriculture ajoutées au déclin de la sériciculture accélèrent l’exode rural dans le Massif Central et en Hautes Cévennes. A la mine, le recrutement ignore les habitants originaires du bassin houiller qui, s’ils quittent leurs occupations, préfèrent occuper des emplois de service dans les grandes villes. De plus, les protestants répugnent à travailler pour les compagnies minières et métallurgiques appartenant aux grands capitalistes catholiques. Les compagnies minières privilégient donc le recrutement de personnel, si possible de religion catholique, en Ardèche, en Lozère, Haute-Loire et un peu dans la vallée du Rhône. L’Ardèche et la Lozère fournissent les deux tiers des embauches. A compter de 1840, les compagnies minières du bassin houiller cévenol recrutent ainsi une main d’œuvre déracinée, logée dans des casernements insalubres, faiblement rémunérée, qui se soumet à l’ordre et la discipline prônés par la Compagnie exerçant une emprise paternaliste sur son personnel.

En 1911 et 1912, les besoins en charbon croissent avec le rapide essor industriel de la France. Les compagnies recourent à de la main d’œuvre espagnole et algérienne. Fin 1913, le bassin houiller cévenol emploie 16% de travailleurs étrangers. Mal vus, perçus comme des briseurs de grèves par les mineurs cévenols, ceux-ci obtiennent leur renvoi.

Pendant la guerre de 14-18, la Mine remplace les soldats mobilisés par des femmes, des personnes âgées, des prisonniers de guerre et de la main d’œuvre étrangère (Espagne, Europe centrale, Russie…) et coloniale (Afrique du Nord, Madagascar, Indochine). La Mine obtient aussi le retour des mineurs mobilisés, qu’ils soient locaux ou travailleurs des mines du Nord de la France envahies par les Allemands ou situées dans les zones de combat.

En 1918, une population hétéroclite travaille dans le bassin houiller cévenol. Les nombreux mineurs nord-africains constitueront désormais une fraction importante de la population étrangère du bassin. Les mineurs polonais sont regroupés à Saint-Jean de Valériscle, où une cité leur est dédiée avec une école polonaise créée en 1921 pour la scolarisation des enfants dans leur langue maternelle. Ils y resteront jusqu’en 1946.

En 1952, le bassin houiller cévenol emploie 19.371 ouvriers dont 77% de Français, 10% de Nord-africains, 5% d’Espagnols, 3% de Polonais et 3% d’Italiens.

2. Personnel de la mine

Les ingénieurs employés par les compagnies du bassin houiller cévenol sont majoritairement formés à l’Ecole des mines de Saint-Etienne. L’ingénieur est le seul représentant de la direction que côtoie le mineur. Il descend au fond journellement au fond de la mine pour organiser et diriger le travail st s’assurer de la sécurité.

Les agents de maîtrise (géomètre, dessinateur, comptable…) constituent 6% de l’effectif total ; ils exercent surtout des tâches de surveillance. Le géomètre dresse le plan de la mine donnant l’état des lieux et permettant de se repérer sur les chantiers.

Les maîtres-mineurs secondent l’ingénieur ; le plus souvent, ce sont d’anciens mineurs qui ont suivi une formation spécialisée.

Les mineurs de fond représentent 65 % de l’effectif total de la mine. En Cévennes, les couches de charbon sont souvent minces. Elles sont donc exploitées par des galeries assez basses dans lesquelles le charbon s’évacue fréquemment par trainage et, jusqu’au début du XXe siècle. Cette évacuation se fait à bras d’homme ou par traction animale. Le travail au font s’effectue par équipes de 6 à 10 mineurs. Différentes qualifications rendent compte du travail effectué. Le piqueur taille et abat le charbon ; il travaille à la main jusqu’en 1930, date à laquelle se généralise l’emploi du marteau-piqueur. Le travail du piqueur, particulièrement pénible et usant, s’effectue dans des positions souvent inconfortables ; le boiseur installe et entretient les soutènements qui empêchent l’effondrement des galeries ; le rouleur (25% des mineurs de fond) évacue le minerai abattu par le piqueur ; les ouvriers d’entretien, manœuvres et aides sont affectés aux tâches subsidiaires.

Les mineurs au jour représentent 25% de l’effectif total de la mine. Ils sont machinistes, mécaniciens, électriciens, lampistes ou placières (deux emplois souvent tenus par des femmes) ou gardiens…

Les placières travaillent sur le carreau ou dans les ateliers où elles trient, lavent, calibrent, conditionnent… le charbon. Elles sont généralement employées entre 12 et 20 ans ou, avec leurs enfants, lorsqu’elles sont veuves de mineurs. De 1904 à 1913, les femmes et jeunes filles comptent pour 16% des embauches dans le bassin minier cévenol. Les trois quarts sont âgées de 13 ou 14 ans. Les salaires féminins sont encore plus faibles que les salaires masculins. En 1909, les femmes et jeunes filles ne touchent que 70% du salaire versé aux adolescents apprentis au fond.

3. Travail des enfants à la mine

Avant 1914, les mines du bassin houiller cévenol emploient de très nombreux jeunes garçons et filles. Les jeunes de 12 à 16 ans constituent 6% du personnel des mines et ceux de 16 à 18 ans en constituent 7%. Les dirigeants considèrent que les enfants doivent être très tôt employés au travail à la mine afin de ne pas être rebutés par la pénibilité des tâches à accomplir. De plus, les enfants, plus dociles que les adultes, sont plus faciles à soumettre.

Les enfants travaillent d’abord au jour, au triage du charbon évacué de la mine. A 16 ans (souvent même avant), les garçons descendent au fond avec le statut d’apprentis ; ils sont affectés au roulage des wagonnets ou au trainage des paniers montés sur patins ; ils sont aussi manœuvres, aide-boiseurs et parfois aide-piqueurs. L’expérience acquise, ils deviennent des mineurs de fond. Après de longues années de travail, certains jeunes hommes peuvent suivre les cours de l’Ecole des maîtres-mineurs, créée à Alès en 1841, dont les archives attestent que nombre de ses élèves ont commencé à travailler à la mine à l’âge de 9 ou 10 ans.

4. Mouvements sociaux dans les mines cévenoles

Au XIXe siècle, la journée de travail du mineur dure douze voire quatorze heures. Les mineurs payés à la tâche perçoivent de très faibles rémunérations. Les conditions de travail sont rendues pénibles par les eaux d’infiltration et la poussière saturant les galeries où les effondrements et les coups de grisou sont fréquents.

A compter de 1840, les compagnies minières du bassin cévenol recrutent hors du bassin, en Ardèche et en Lozère essentiellement, une main d’œuvre plus docile. Déracinée, logée dans des casernements insalubres, faiblement rémunérée, elle se soumet à l’ordre et la discipline prônés par la Compagnie. 1848 et la proclamation de la IIe République voient l’explosion des mouvements ouvriers en France. La crise économique entraîne un chômage massif qui atteint le bassin houiller cévenol. De 1851 à 1870, le Second Empire est l’époque du capitalisme conquérant. Malgré un encadrement moral et politique serré, des grèves éclatent régulièrement dans les mines du bassin d’Alès, porteuses de revendications sur le relèvement des salaires, la réduction de la durée de la journée de travail, la fermeture des magasins de vivres de la Compagnie et le renvoi de certains cadres. Les compagnies minières en appellent à la gendarmerie, à l’armée, à la Justice, au livret ouvrier… Sévèrement réprimées, les grèves n’aboutissent pas à la satisfaction des revendications. Les meneurs sont licenciés et/ou arrêtés. Malgré tout, le mouvement syndical s’affirme peu à peu tandis que le socialisme se réorganise et retrouve ses assises.

Les crises que traversent la filière charbon dans les années 1890 et 1900, notamment du fait de la concurrence des charbons étrangers, amènent à réduire les salaires, le temps de travail et même les effectifs. Ainsi, de 1890 à 1913, le nombre de mineurs employés à Portes, Trélys, Cessous (Le Martinet) et Lalle (Bessèges) diminue de 30% tandis que la production régresse de 2,1 millions de tonnes en 1891 à 1,8 million en 1904. Défavorisées par le coût du transport, les mines de charbon du Gard ne comptent que pour 8% de la production nationale en 1890 et 5% en 1910.

Dans tout le bassin, les travailleurs revendiquent des améliorations dans les conditions de travail et la sécurité par de nombreuses grèves. Entre 1902 et 1911, l’échec des grèves, la répression patronale, la division des militants ouvriers, l’instabilité des syndicats, et la création des « syndicats-maison par les compagnies minières entravent le mouvement ouvrier dans le bassin houiller cévenol. Toutefois, en 1905, la durée légale de la journée de travail est ramenée à 8 heures pour les mineurs. A compter de 1909, les mineurs sont rémunérés à l’heure. En 1910, le Code du Travail est voté. 1914 voit la première grève de mineurs victorieuse. Le droit à la retraite est reconnu. Les mineurs obtiennent aussi le licenciement de travailleurs étrangers perçus et/ou utilisés comme briseurs de grève. En 1919, les mineurs obtiennent une hausse substantielle des salaires.

En 1936, les grèves concernent tout le bassin houiller cévenol (au Martinet, au Puits Pisani, la mobilisation ouvrière débute dès février). Les compagnies négocient avec les mineurs et accordent les hausses de salaires et avantages matériels réclamés. L’action syndicale se poursuit dans la métallurgie jusqu’à la répression de fin 1938.

La proclamation de la guerre suspend les revendications ouvrières. Très vite, les Cévennes protestantes et le bassin houiller, bastion du militantisme ouvrier et fief du Parti communiste, résistent par principe au régime de Vichy et les mesures prises à l’encontre des ouvriers, des jeunes et des Juifs renforcent cette opposition. Les mineurs se mobilisent à travers les grèves qui perturbent la production industrielle en 1941 à Trélys, en 1942 à la Grand Combe, Bessèges et Molières où des arrestations ont lieu. En 1942, les syndicats sont interdits, ce qui n’empêche pas la relance du mouvement syndical. Avec l’occupation de la zone sud, les entreprises minières gardoises bénéficient des achats allemands. D’ailleurs, en 1943, 60% de l’économie gardoise travaille pour le Reich. Début 1943, le recrutement des Mouvements de la Résistance s’étend au bassin houiller. Les mineurs participent aux attaques contre l’occupant et le régime de Vichy. Ils subissent, eux-aussi, la répression sanglante du régime de Vichy et de la Milice.

En juillet 1944, la grève générale des mineurs d’Alès, du bassin de la Grand combe, de Molières… paralyse la production. Violemment réprimée par les Allemands et la Milice, elle perturbe le repliement allemand après le débarquement des Alliés en Provence. En 1946, en contre partie des efforts de production abondante de charbon qui leur sont demandés, les travailleurs obtiennent le Statut du mineur garantissant leur salaire, leurs conditions de travail et la protection sociale de leur famille. Les profondes mutations qui transforment l’espace gardois à compter de 1950 s’accompagnent de la disparition progressive de l’extraction de charbon en Cévennes, malgré les luttes entreprises par les mineurs pour sauver leur outil de travail. Le bassin houiller cévenol se vide de l’essentiel de sa population active qui part vers des reconversions professionnelles plus ou moins faciles.

L’extraction du charbon s’arrête à Saint-Jean de Valériscle en 1953, au Martinet en 1959 et à Saint-Florent sur Auzonnet en 1973. L’exploitation se poursuit quelques temps encore à la Grand Combe et à Portes, avant de s’interrompre là-aussi.

5. Santé des mineurs et de leur famille

En 1848, les conditions de vie dans les villes minières sont très difficiles. La population du bassin houiller cévenol est dans un piètre état de santé. Le taux de mortalité infantile (décès d’enfants de moins de 5 ans) y atteint 252 pour 1.000 alors que la moyenne nationale est de 167 pour mille en France. L’espérance de vie du mineur voisine les 40 ans.

En 1914, 65% des mineurs cévenols meurent avant 55 ans et 20% avant 35 ans. Il faut attendre 1960 pour voir les accidents du travail se raréfier.

Silicose et pneumoconiose du mineur de charbon rassemblent les affections engendrées par l’inhalation de poussières minérales contenant du dioxyde de silice. La silicose proprement dite correspond à l’exposition aux poussières de silice pure ; la pneumoconiose du mineur de charbon résulte de l’inhalation de poussières mixtes (charbon et silice en proportions variables). Le développement de la maladie connait deux phases : une phase d’alvéolite après capture des particules minérales et une phase plus tardive de fibrose. En fonction de l’intensité de l’exposition et du profil évolutif propre à chaque individu, la pneumoconiose évolue d’une forme nodulaire simple à la fibrose massive progressive. Les complications possibles des pneumoconioses sont infectieuses, cardiaques ou dégénératives (emphysème, fibrose associée). Il n’existe pas de traitement spécifique des pneumoconioses. La prévention primaire reste le meilleur traitement. La surveillance des sujets à risque est fondamentale pour permettre une reconnaissance précoce de la maladie et une réparation du dommage subi dans le cadre des maladies professionnelles.

La poussière est inhalée lors du creusement dans la roche des travers-bancs (galeries reliant le puits aux chantiers d’abattage du charbon). La mécanisation de l’abattage aggrave cette nuisance puisque les machines (marteaux-perforateurs et marteaux-piqueurs) produisent beaucoup plus de poussières que les outils à main. Jusqu’à la Loi du 2 août 1945, les compagnies minières ne reconnaissent pas la silicose comme maladie professionnelle du mineur.

En 1898, la Loi fait progresser la réparation des accidents du travail à la mine. Généralement, la Compagnie offre au mineur blessé un emploi moins pénible et elle embauche les veuves et orphelins de mineurs décédés d’un accident de travail. En 1879 et 1880, 34 mineurs meurent suite à des accidents du travail dans le Bassin houiller cévenol.

6. Conditions de vie des mineurs

Au XIXe siècle, la révolution industrielle entraîne la concentration de populations souvent étrangères dans les bassins miniers où elles sont contraintes de s’installer. Ces ouvriers doivent être rapidement logés à proximité de leur lieu de travail. Les logements sont d’autant plus difficiles à trouver que prévaut, en cette première moitié du XIXe siècle, une véritable pénurie de logements en France. Les ouvriers recrutés hors du bassin minier vivent donc dans des conditions déplorables.

Durablement marqués par les théories de Saint-Simon, la plupart des capitaines d’industrie mènent une politique « paternaliste » envers leur main-d’œuvre visant à prendre en charge chaque instant de la vie de l’ouvrier, pour assurer son bien-être, mais surtout pour mieux le contrôler. Le saint-simonisme rêve d’un « nouveau christianisme » dont les fondements seraient la science et l’industrie, et l’objectif la plus haute productivité. Par ailleurs, des utopistes imaginent les ouvriers vivant et travaillant en coopérative.

Pour remplacer dans l’urgence les baraquements érigés spontanément par les nouveaux arrivants pour se loger, la compagnie apporte la solution de la « caserne ». C’est un bâtiment en longueur, à deux ou trois niveaux construit à proximité des puits d’extraction, souvent en rase campagne. Les logements d’une pièce sont desservis par des couloirs et des escaliers communs. Bien que cette solution soit peu coûteuse, facile à réaliser et qu’elle permette une surveillance aisée, la caserne comme tout immeuble comportant des espaces collectifs où les ouvriers peuvent se rencontrer, se réunir…, est un « foyer d’immoralité » aux yeux du paternalisme patronal. La Compagnie ouvre des magasins où s’approvisionnent les mineurs. Devenus plus tard des économats, ils feront partie des cibles des revendications syndicales à cause de l’inféodation à l’employeur qu’ils créent et seront interdits en 1910.

A partir de 1860, à la « caserne », la Compagnie préfère la maison individuelle, où l’ouvrier vit en famille et où le jardin potager ne joue pas seulement un rôle économique. Cette maison individuelle s’insère dans une cité ouvrière créée de toute pièce. Le logement accède directement à l’espace extérieur public. D’un seul niveau, il comprend deux pièces. Les critères d’attribution des logements, basés sur la valeur de l’ouvrier à l’atelier, font de ces habitations une récompense sociale.

Ces cités minières ne sont pas habitées par les seuls ouvriers mineurs. Elles logent aussi des cadres et des employés, d’où la diversité des types de maisons et de leur implantation dans la cité. En construisant les cités, la Compagnie veut attacher ses ouvriers au sol houiller en excitant chez eux le sentiment de l’épargne et l’amour de la propriété. Elle cède à ceux qui se distinguent par leur bonne conduite des parcelles de terrain… et leur avance de l’argent pour les aider à les aménager. L’ouvrier élevé à la condition de propriétaire devient économe et rangé ; il travaille avec courage et surtout, nouvel ami de l’ordre, il abandonne… les cabarets.

Rappelons les ravages causés par l’alcool parmi les ouvriers aux XIXe et XXe siècles. Ainsi, St-Jean de Valériscle, premier site d’extraction industrielle du charbon dans la haute vallée de l’Auzonnet compte 14 cafés en 1914 et un mineur peut boire 5 à 6 litres de vin par jour (de faible degré d’alcool, il est vrai !), plus de l’absinthe dont la consommation sera interdite en 1917.

Créer une cité ouvrière de qualité réduit considérablement le turnover de la main d’œuvre. Des investissements parfois considérables sont lancés, qui s’ajoutent à l’immobilisation de capitaux exigée par l’ouverture d’un puits de mine, par exemple, mais les compagnies amortissent la dépense grâce à la pratique de loyers suffisants pour rentabiliser l’investissement. En dehors des logements, les compagnies édifient également dans les cités des écoles, église, coopérative, cantine, salle des fêtes, complexe sportif, dispensaire médical, pharmacie…

Créer une cité ouvrière à proximité de son usine n’est donc pas simplement une œuvre philanthropique mais d’abord le fruit d’un calcul de rentabilité du travail. Elle permet en effet de garder à proximité du lieu de production une population réputée très mobile et ainsi de conserver le plus longtemps possible les bénéfices d’une main-d’œuvre qualifiée. Cette population est attirée par des logements confortables, mais aussi par de nouveaux équipements financés par le patron. C’est un moyen de contrôler la vie de l’ouvrier, en orientant totalement sa vie dans et hors de l’usine, du berceau jusqu’à la maison de retraite.

Au XXe siècle, les ouvriers voient de plus en plus mal un tel contrôle social. Les classes populaires aspirent à la propriété individuelle et à une amélioration de leur condition sociale, au-delà de leurs simples conditions sanitaires. Malgré le contrôle strict des dirigeants patronaux, une telle concentration de populations ouvrières permet, paradoxalement, une meilleure organisation syndicale des ouvriers dans la première moitié du XXe siècle. Ce sont ces mêmes ouvriers qui deviennent souvent les fers de lance des grandes grèves de 1936 en France. Les villages ouvriers constituent l’une des expressions les plus achevées de l’impact exercé par l’industrialisation sur l’organisation sociale en général, et sur la vie des hommes, des femmes et des enfants  en particulier. Ce type d’urbanisation va se prolonger jusque dans les années 1960, car la pénurie de logements sociaux s’aggrave après les destructions de la seconde guerre mondiale. Il n’en demeure pas moins qu’en France, les politiques immobilières patronales ont engendré dans l’ensemble un habitat ouvrier de qualité médiocre.

§

Sources écrites :

  • Le Gard de la Préhistoire à nos jours, sous la direction de Raymond HUARD – Editions Jean-Michel Bordessoules, Saint-Jean d’Angély 2003
  • Les mines des Cévennes – Michel VINCENT – Terre cévenole – St-Hilaire de Brethmas,2006
  • Balade en sol mineur. Histoire des mines du bassin houiller d’Alès – Hubert RIVELAINE – Le Plein de sens Editions – Montpellier, 2003§

    Source : www.st-florent-passe-present.fr
    Rédaction  :  Edmée Fache

    Reblogué par : Mas de la Regordane
    Première publication : 09.02.2018
    Dernière mise à jour : 09.02.2018

 

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Ne restez pas assis !

Do not remain seated ! Ne restez pas assis !

Cette activité innocente bloque la moitié de l’irrigation sanguine de vos jambes en 60 minutes, et réduit votre espérance de vie de 2 heures chaque fois que vous la faites

Chère lectrice, cher lecteur,

chaque cigarette fumée, réduit votre espérance de vie de onze minutes.

Mais chaque heure que nous passons assis, la réduit de deux heures !

En position assise, les muscles fondent, les vaisseaux sanguins s’encrassent, la graisse s’accumule, et même nos os deviennent comme du chewing-gum. En effet, comme nos muscles, ils ramollissent quand on ne les sollicite pas.

L’absence de contractions musculaires réduit le flux sanguin à travers le corps. Les processus biologiques sont ralentis. Les fonctions métaboliques et cardio-vasculaires s’enrayent : par exemple, le glucose du sang n’est pas brûlé, il abîme les petits vaisseaux sanguins (capillaires) et réduit la sensibilité des cellules à l’insuline.

Selon une méta-analyse réalisée en 2012, les personnes qui passent beaucoup de temps assises ont deux fois plus de risque d’être atteintes de diabète ou d’une maladie cardiaque que celles qui le sont très peu.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’excès de temps passé assis constitue la quatrième cause de mortalité.

Les ravages de la civilisation du canapé

Dans les maisons, les bureaux, les lieux et transports publics, partout nous trouvons des sièges rembourrés, des fauteuils, des canapés qui nous permettent de vivre assis, voire vautrés.

À tel point que nous avons oublié qu’il n’existe rien qui ressemble à une chaise dans l’environnement naturel.

Traditionnellement, les hommes s’asseyaient par terre, éventuellement adossés à un rocher. Ou alors sur une pierre ou un tronc d’arbre. Mais ces positions « inconfortables » les obligeaient à maintenir leurs muscles toniques.

Pendant des millions d’années, il n’y a rien eu dans la vie courante qui ressemblait à une chaise, et encore moins à un fauteuil. La position assise était inconfortable et obligeait à maintenir les muscles toniques.

Chez les Égyptiens, puis les Romains, il y avait une sorte de chaise réservée au pharaon et aux personnalités importantes (chaise curule).

C’est l’origine du « trône » de nos rois, un symbole de pouvoir.

S’asseoir était le privilège du seul roi ! Tous les autres se tenaient debout. Ici, la grande salle du trône du palais d’Hiver de Saint-Petersbourg, en Russie.

Ce privilège s’est transmis aux églises chrétiennes, où historiquement seuls les chefs (les évêques) avaient le droit de s’asseoir sur une chaise ! Le mot « cathédrale » ne désignait d’ailleurs pas à l’origine le bâtiment, mais la chaise de l’évêque qui se trouvait à l’intérieur (cathedra : « siège à dossier » en grec) !

Ce n’est que tout récemment que les églises ont été remplies de chaises. Dans les peintures anciennes, vous ne voyez aucune chaise dans les églises !!

La cathédrale d’Anvers, peinte au 17e siècle : on s’y promenait (avec son chien !), on s’y rencontrait, on y discutait, mais personne n’était assis sur une chaise, sauf le chef de l’église, l’évêque. Au Moyen Âge, les nobles avaient même le privilège de circuler à cheval à l’intérieur.

Pour les autres, ma foi, ils se tenaient debout.

La récente invasion des chaises

L’invasion des chaises et fauteuils dans nos vies n’a commencé qu’au 18e siècle en Europe, avec le développement du « style » Louis XV, puis Louis XVI. Les banquets ne se tenaient plus autour de tables à tréteaux autour desquelles on dansait, mais les gens ont commencé à vouloir passer des heures à table ou à parler dans des salons.

Les fameuses « bergères Louis XV » ont été les premiers fauteuils de masse confortables à se répandre dans les intérieurs. Mais ils étaient, bien sûr, réservés aux riches.

Néanmoins, ces chaises et fauteuils restèrent longtemps extrêmement inconfortables. On n’était d’ailleurs pas censé s’appuyer sur le dossier, et encore moins se balancer dessus – ils étaient trop fragiles pour cela.

L’irrésistible canapé moderne

Aujourd’hui, nous sommes entourés de fauteuils et de canapés hyperconfortables.

Même si vous n’avez aucune intention de vous arrêter pour vous y poser, leur forme est tellement attirante que, rien que pour le plaisir, vous avez envie de vous y jeter et d’y rester !

Les canapés modernes ressemblent souvent à des lits. Même si ce n’était pas notre intention, le simple fait de passer à côté nous donne l’envie de nous y écrouler, pour le plaisir.

Il faut donc une capacité de résistance hors norme pour rester debout, marcher, surtout quand nos voitures, elles aussi, sont si confortables et faciles d’utilisation. On appuie sur un bouton et, hop, ça démarre !

Presque impossible de compenser

Il est illusoire d’imaginer compenser toutes ces heures passées assis en faisant du sport.

Les bienfaits pour la santé d’une heure de sport sont totalement anéantis par six heures passées en position assise !

Pour ma part, je me suis équipé d’un bureau qui me permet de me tenir debout, comme sur la photo ci-dessous :

Il possède un ingénieux système de pieds télescopiques qui me permettent de le baisser pour y travailler assis.

Certains ont même sous leur bureau un tapis roulant qui leur permet de marcher en tapant sur leur clavier. Je n’ai jamais essayé, mais je suppose que c’est amusant (le prix aussi doit être « amusant », d’ailleurs).

Pour une santé optimale, il faut faire 10 000 à 15 000 pas par jour. C’est beaucoup, et on n’y parvient pas dans la plupart des professions sans prévoir spécifiquement des itinéraires à parcourir à pied chaque jour.

Je vous encourage vraiment à tout faire pour vous mettre debout, et marcher, chaque fois que vous le pouvez. C’est une des choses les plus simples et les plus importantes à faire pour votre santé.

Le seul « détail » (qui n’en est pas un, car c’est en fait très important) est de soigner votre posture pour être bien debout, et marcher comme il faut. L’idée générale est d’être droit mais détendu, en maximisant la distance entre le bassin et les épaules.

Je vous donnerai prochainement des informations précises et très utiles à ce sujet, apprises auprès du Dr Bernadette de Gasquet, la spécialiste des postures.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Source : Santé et Innovation.
Posté sur Internet le : 31.01.2018

Reblogué par : Mas de la Regordanne /GD
Première parution : 31.01.2018
Dernière mise à jour : 31.01.2018

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Source : tva-intra-gratuit.fr
Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 30.01.2018
Dernière mise à jour : 01.02.2018

De l’Harmonie des Houillères à l’Orchestre Variation’s

LgcEcoleMusique
Interview de Marc Dumas, directeur de l’École de Musique de la Grand-Combe.

Historique

1990 – Septembre : création de l’École de musique
1998/1999 : création de l’association des Parents d’Élèves et Amis de l’École municipale de Musique de la Grand-Combe (A.P.E)
2003 – Dissolution de l’association de l’Harmonie Municipale de La Grand-Combe
2015 – 210 élèves et 14 Professeurs et 17 disciplines.

Classes (liste non exhaustive, par ordre alphabétique) :

– classe d’accordéon
– classe de chant
– classe d’éveil musical
– classe musique d’ensemble
– classe d’orchestre
– classe d’orgue
– classe de piano
– classe de tuba

Calendrier des activités :

– Auditions : de décembre à février
– Contrôle (de pratique instrumentale) : février
– Examens : mai
– Remise des Prix, Gala de fin d’année et auditions : juin
(1er gala 1991 – prochain gala : juin 2018)

3 CD disponibles :

– Gala 2010 pour les 20 ans de l’École de musique
– Gala 2015 pour les 25 ans de l’École de musique
– Orchestre Variation’s (13 morceaux de musique)

Coordonnées :

L’École de musique communautaire de La Grand-Combe,
rue des Pelouses – 30110 La Grand’Combe.
Directeur : Marc Dumas
Tél. : 04 66 34 45 03
Mail : musiquegrandcombe.pgc@gmail.com
Page Web : ecoledemusique.grandcombe.pagespro-orange.fr
Site Web : http://www.ecoledemusique.fr (en création).

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Sur le même sujet : Fêtes-et-fanfare-à-La-Grand-Combe-1950-Vidéo

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Source : Vidéo YOUTUBE (de 47’30 »)
Publié par : Les Jardins du Gard TV
Réalisé par Llorente Production, décembre 2015
Ajoutée sur le Net, le : 04 janvier 2016

Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 29.01.2018
Dernière mise à jour : 30.01.2018 (article en cours).

Coup de grisou, 22 morts au puits Simon

MineursPuitsSImon

« Le siège Simon est l’un des principaux charbonnages des houillères de Lorraine, situé sur le territoire de la commune de Forbach en Moselle dans la région française du Grand Est. Ce siège d’extraction est constitué de cinq puits de mine. Le charbon y a été exploité de 1907 à 1997. »

25 Février 1985, le jour n’est pas encore levé sur le puits de mines Simon 5 des Houillères du Bassin de Lorraine. Une équipe de mineurs travaille au niveau de la veine n°18 à l’étage – 1 050 mètres. Il est environ 07 h 30′ quand retentit une formidable explosion due à l’inflammation de [gaz] grisou suivi d’un coup de poussière meurtrier. Les sauveteurs interviennent rapidement, mais ne peuvent que constater l’ampleur de la catastrophe :  22 mineurs ont laissé là leur vie, tandis que 269 autres sont blessés, surtout par intoxication.

7 ans plus tard, le 30 mars 1992, le tribunal de Sarreguemines rend son verdict devant les avocats des représentants syndicaux (principalement, la C.F.D.T. et la C.G.T.), des familles et pour une fois, des représentants de la direction générale, dont le chef de siège et son adjoint, bénéficiant d’une délégation de pouvoir, donc de responsabilité : ils seront mis en cause.

Il est à remarquer qu’à 17’27 » de la vidéo, Richard Caudry, secrétaire général du Syndicat des Mineurs CGT mentionne l’exemplaire rapport Turpin, directeur du Cerchar (CEntre de Recherche des CHARbonnages de France, aujourd’hui Inéris) aussi rigoureux que son prédécesseur Georges Delannoy.

MineursPuitsSImon2

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Source : Youtube
Vidéo mise en ligne par : Eugene Ograbek
Ajoutée le 26 oct. 2014

Article et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 29.01.2018
Dernière mise à jour : 05.02.2018

Les Frères de La Grand-Combe

JBdeLaSalle
Portrait : Saint Jean Baptiste de La Salle

Saint Jean-Baptiste de La Salle est un ecclésiastique français et un innovateur dans le domaine de la pédagogie, qui a consacré sa vie à éduquer les enfants pauvres. Il est le fondateur de l’institut des Frères des Écoles chrétiennes (Wikipédia). Né sous le règne de Louis XIV, le 30 avril 1651 à Reims et décédé le 7 avril 1719 à Rouen, sous le règne de Louis XV ; il fut béatifié le 19 février 1888 à Rome par le Pape Léon XIII.
 

ÉVOCATION D’UN PARCOURS AVEC
LA COMMUNAUTÉ DES FRÈRES DE TRESCOL*
(* Trescol est un quartier de La Grand-Combe.)

[2007] Il y a 25 ans cette année que la communauté des Frères s’est implantée à LA GRAND-COMBE, dans le quartier [des] H.L.M. de TRESCOL.

Pourquoi cette implantation il y a un quart de siècle ?

Les Frères sont arrivés dans notre région, il y a tout juste trois siècles. Rappelons qu’au printemps dernier, l’école de La Salle d’ALÈS a célébré le 300ème anniversaire de l’arrivée des Frères dans cette ville. Cette arrivée, du vivant de St Jean Baptiste de La Salle, le Fondateur des Frères, répondait à un appel pressant de l’Évêque du diocèse.

Puis, au 19ème siècle, au début de l’exploitation des mines, la direction de la Compagnie a fait appel aux Frères pour prendre en charge l’école de garçons de LA GRAND-COMBE.

La communauté fut créée en 1849. Par la suite, deux autres écoles de Frères furent ouvertes, l’une à CHAMPCLAUSON, l’autre à LA LEVADE. La communauté de La GRAND-COMBE vécut, en 1947, la tourmente qu’entraîna pour l’école des Frères la nationalisation des houillères, à savoir l’intégration de cette école, propriété de la [Cie des] mines, dans l’enseignement public. Un important mouvement de résistance se développa alors parmi les parents d’élèves de cette école pour s’opposer à cette décision, mouvement qui, finalement, se concrétisa par la construction d’une nouvelle école, la Villa Béchard.

C’était toujours l’école de garçons, avec deux sections, école et collège, les Frères étant entourés d’une solide équipe d’enseignants laïques, dont plusieurs sont toujours parmi nous. D’ailleurs, ils évoquent volontiers quelques noms de Frères qui les ont particulièrement marqués : F[rère] Marcel, directeur de 1940 à 1956, F. René, F. Jules, F. Serdieu, F. Joseph…

En 1968, avec l’introduction de la mixité, l’école primaire quitta la Villa Béchard et rejoignit l’école primaire des filles dans le bâtiment des Soeurs de St. Vincent de Paul, ce fut la création de l’École St. Pierre.

La communauté des Frères se réduisait au fil des années, faute de recrutement, et elle fut fermée en 1972, le collège de la Villa Béchard continuant avec une équipe de laïcs sous la direction de Marguerite Rey.

Au cours de la décennie 1970-80, trois Frères vinrent successivement à La Grand-Combe pour un recyclage apostolique d’un ou deux ans, en lien avec l’équipe des prêtres et avec des militants chrétiens adultes.

Au début de l’année 1980, l’équipe des prêtres de La Grand-Combe adressa aux responsables de l’Institut des Frères en France un appel en vue de la création d’une petite communauté à La Grand-Combe. Voici quelques extraits de la lettre de demande :

« La présence parmi nous de quelques frères en recyclage apostolique nous a confirmé un certain nombre de convictions sur la vie religieuse et son importance dans notre monde et pour l’Église. Nous avons plus particulièrement apprécié :

1. Leur présence auprès d’un monde populaire, habitant sur un quartier, TRESCOL, qui est presque le quart-monde. Ils étaient proches de toute une population de travailleurs, d’immigrés et même de militants adultes très engagés.

2. Leur souci apostolique : à l’écoute des gens, au service des mouvements pour fonder l’Église. Aujourd’hui, des personnes ont conscience de découvrir en eux un visage de l’Église.

3. Leur manière de vivre leur consécration religieuse ; bien que ne vivant pas en communauté, ce qui a limité leur témoignage, ils ont donné un réel témoignage de pauvreté et d’obéissance par l’écoute et leur disponibilité. Tout cela nous a permis de préciser ce que nous entrevoyons depuis longtemps, et nous amène aujourd’hui à vous faire une demande précise : ce que nous avons commencé à vivre avec des frères, ne serait-il pas possible de le poursuivre par la fondation d’une communauté ? …

Nous verrions bien l’implantation d’une communauté de deux ou trois frères sur le quartier de TRESCOL, formé en majorité de travailleurs, d’immigrés, de marginaux…
Ce projet peut se vivre avec l’équipe de prêtres et en lien avec les mouvements déjà implantés sur le secteur …

C’est parce que nous croyons profondément à la vie religieuse, à son signe pour aujourd’hui, que nous faisons cette démarche en souhaitant bien sûr qu’elle trouvera de votre part un accueil favorable. »

La réponse de l’Institut à cet appel fut effectivement favorable et le responsable général pour la France fit connaître ce projet de création, en même temps que quelques autres, à tous les Frères , faisant appel aux volontaires. C’est ainsi qu’à partir des réponses, il put constituer la communauté de trois frères qui allait s’implanter à TRESCOL, à la rentrée 1982.

Quelques mois avant l’implantation eut lieu à La Grand-Combe une rencontre qu’on peut qualifier de « fondatrice » parce qu’elle réunissait, avec les frères pressentis et les responsables de l’Institut des Frères, l’équipe des prêtres de La Grand-Combe, des représentants des trois Mouvements A.C.O., J.O.C., A.C.E. et les responsables du Collège Villa Béchard et du Lycée Professionnel Pasteur, soit une vingtaine de personnes autour de la table. Chacune de ces instances a pu dire par ses représentants ce qu’elle attendait de la présence d’une communauté. On peut dire que l’ensemble de ces interventions a donné à la communauté les grandes lignes de son projet.

Expression de l’A.C.E. : 

« – Que les Frères soient attentifs à la vie des enfants du Monde Ouvrier…

– Qu’ils permettent à des enfants de fonder un club, surtout dans un quartier où il n’y a pas d’enfants en Mouvement.

– Qu’ils vivent leur insertion en lien avec une Église en classe ouvrière.

– Ils vont vivre dans un quartier. Qu’ils participent avec les gens à la vie du quartier.

– Qu’ils réfléchissent à partir de leurs engagements avec d’autres laïques et religieuses.

C’est important que le Monde Ouvrier soit porté dans la prière, et une communauté de frères, c’est aussi pour cela. »

[Expression] de la J.O.C. :

« – Qu’ils soient partie prenante des priorités de la fédé J.O.C., en faisant un « défrichage » au niveau des gars et des filles au travail et au chômage et des ados.

– Qu’ils accompagnent les équipes qui peuvent naître.

– Qu’ils aient le souci de faire naître et de soutenir des délégués, des responsables.

Pour nous, que vous viviez en communauté et au service des Jeunes du Monde Ouvrier, en essayant de fonder la J.O.C., c’est important pour toute la jeunesse ouvrière.
C’est pour nous un signe de Jésus-Christ.

Nous pensons que dans votre vie de communauté ce sera important de dire à Dieu ce que vous vivez, ce dont vous êtes témoins, ce que vous partagez et faites vivre dans la jeunesse ouvrière.

On espère que la communauté sera durable ; il faut déjà 2 ans pour faire connaissance avec le milieu ; il faut que ça continue. »

[Expression] de l’A.C.O. :

« – Que les frères ne soient pas ‘à notre service’ mais ‘avec nous’, qu’ils soient vraiment des habitants de Trescol, parmi les gens de Trescol.

– Qu’ils soient avec nous en A.C.O. , non pas pour s’informer, mais en étant chercheurs de Dieu avec nous, à partir de ce qu’ils vivront avec les gens du quartier ou [avec] les jeunes ou [avec] les militants.

Il nous paraît qu’à cette condition, s’occuper d’un club A.C.E. ou d’un groupe de jeunes, ce sera vrai, parce que, sur le quartier, il y a des enfants qui forment des bandes et des jeunes et ils seront parmi eux.

Le fait de vivre en communauté, c’est déjà un signe de ce qu’on vit en Monde Ouvrier : s’en sortir ensemble, vivre en Peuple. »

[Expression] d’ « Éducateurs et Laïcat »
(équipe d’enseignants de la Villa Béchard
et du Lycée Professionnel Pasteur) :

« – Nous attendons un témoignage de vie de frères, une présence du spirituel.
– Qu’ils nous aident à connaître la vie de ces jeunes que nous ne voyons qu’à l’école et dont nous sommes en partie responsables.
– Qu’ils nous interpellent continuellement sur ce que nous voulons et faisons, pour nous aider à avancer dans notre projet qui est de servir, par l’école, les jeunes du Monde Ouvrier. »

Quel programme ! Quelles attentes !

C’est donc au cours de l’été 1982 que la communauté de trois Frères s’implanta dans un logement H.L.M. de Trescol où elle est encore aujourd’hui.

Au fil de ces 25 années, quelques visages ont changé, mais c’est la même Mission qui continue à la suite de Saint Jean-Baptiste de La Salle.

§

Source : sud.lasalle-fec.org
Paru en : 2007

Reblogué par : Mas de la Regordane / GD
Première Publication : 28.01.2018
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Lèo Larguier, poète de La Grand-Combe

I / La Revue Critique (des idées et des livres.)

« Ce n’est pas seulement pour vivre ensemble, mais
pour bien vivre ensemble, qu’on forme un État. »
Aristote

Léo Larguier

Sur les môles

Sur les môles aux vieux platanes,
Et dans les ports au bord des mers,
Où le troupeau des courtisanes
S’enivrait de parfums amers,
Vous débarquiez, gloires épiques :
Un profil droit, entre les piques
Se découpait en dominant
Sous un portique aux blanches pierres,
Mais passez, gloires militaires,
Vos lauriers sont tachés de sang !

Caesar n’est rien… La nuit tranquille
Descend ; ne sonnez plus, buccins,
Et laissez méditer Virgile
Sous la douceur des cieux latins.
Une étoile tremble et se lève,
Le poète poursuit son rêve ;
Vénus qui marchait dans le bois
S’appuie au bras d’un beau satyre,
Et cesse en frémissant de rire
Pour écouter la grande voix.

Du vieux renom des capitaines,
Dans les temps il ne reste rien :
Hors les blessés, les sombres plaines,
Les corbeaux, nul ne se souvient,
Mais lisez ce beau livre antique,
Surprenez ce soir idyllique
Dans les mots divins de ces vers,
Admirez ces têtes fleuries ;
Écoutez… les Dyonisies
Chantent sous les ombrages verts

Tournez les pages… Des colombes
Battent de l’aile dans l’azur ;
Des rosiers embaument les tombes,
Le monde est clair, le jour est pur ;
Contre une colonne dorique,
Une vierge mélancolique
Effeuille sans même les voir
Des pétales de marguerite,
Tandis que passe Théocrite
Dans un vers bleu comme le soir !

Car tout vit dans le livre immense,
Il est pareil à la maison
Que parfume dans le silence,
La muse à la blonde toison ;
Et ses fenêtres sont ouvertes
Sur les plaines de blés couvertes
Où l’on ne voit que des bouviers ;
Les dieux y viennent à l’aurore,
Laissant à sa porte sonore
Des grappes d’or et des ramiers !

Léo Larguier (1878-1950), La Maison du poète 1903

Crépuscule

Un point d’or, l’azur des coteaux,
Le soir d’été baignant la terre,
Un vieux chemin plein de mystère,
Sous les fronts penchés des bouleaux.

Et s’effaçant sous la ramée,
Un couple qui s’en va disant,
Au bleu clair de lune d’argent :
« Mon bien-aimé, ma bien-aimée ! »

Ce n’est rien, mais c’est l’infini
D’une vie aimable et rapide.
Le vent tiédit, l’étang se ride,
On entend des voix dans un nid…

Ô planètes, terres lointaines,
Avez-vous aussi de beaux soirs,
Des chemins creux et des bois noirs
Pleins de frissons et de fontaines,

Et des lilas et des rosiers,
Avec de belles formes blanches,
Sous les tremblants arceaux des branches
Aux fins de jour, dans les sentiers ?

Léo Larguier (1878-1950), Les Isolements 1906

De lointaines choses

J’aime parfois songer à de lointaines choses :
A des jardins persans dont les hauts cèdres bleus
Bénissent l’air léger tout vanillé de roses,
A des maisons d’Asie étouffantes et closes,
Aux chalets isolés qui rient d’un seuil neigeux.

Aux femmes de Golconde ; à Marie-Antoinette
Accoudée en été dans le blanc de midi
Sous un rose chapeau d’où naît la pâquerette,
Fermant un peu les yeux, penchant un peu la tête
Vers les linons mousseux d’un corsage arrondi.

Aux brisants hérissés de bêtes aquatiques,
A des poissons nageant dans l’eau de Magellan,
Aux tempêtes de nuit sur les glaces antiques,
Aux lointains amoureux des régions arctiques
Que baigne un crépuscule infini, triste et lent.

Aux mystères des bois embrumés, à des sentes
Que l’automne remplit de feuilles, de bois mort,
Aux choses qui la nuit tressaillent dans les plantes,
Au-dessous des cailloux, aux rochers pleins de fentes
Sur qui jusqu’au matin la tiède lune dort.

Léo Larguier (1878-1950), Orchestres 1914

II / Biographie 

1878 – Naissance à La Grand-Combe, le 6 décembre, rue de la République, de Léo, César, Albin, Larguier, au sein d’une vieille famille de paysans huguenots. Son père Anselme Honoré Albert est menuisier et sa mère Clarisse Théron s’occupe du foyer.
1893 (?) – Élève au lycée « d’Alais », il s’intéresse déjà à la poésie.
1899 – Il fait son service militaire à Aix en Provence où il rencontre Cézanne.
1901 (?) – Inscrit à Science Po, il préfère « étudier » à Saint-Germain des Près …
1914 – Il est mobilisé pour la « Grande Guerre ».
1915 – Il fait la campagne en Champagne.
1918 – Il est démobilisé de l’armée.
1919 – Il est fait chevalier de la Légion d’honneur,
1936 – Il devient membre de l’Académie Goncourt,
1940 – Il participe à lexode de Paris et va vivre un temps à Vialas dans les Cévennes.
1950 – Il est fait commandeur de la Légion d’Honneur et 

III / Poèmes

  • La Maison du Poètepoèmes (1903)
  • Les Isolementspoèmes (1906)
  • Jacquespoème (1907)
  • Théophile Gautier (1911)
  • JeanJacques Rousseaupièce en un acte et en vers (1912)
  • LHeure des Tziganespièce en un acte (1912)
  • Orchestrespoèmes (1914)
  • Les Bonapartetragédie lyrique en trois tableaux et en vers, (1920)
  • LAprèsmidi chez lantiquaire (1921)
  • La Poupée (1926)
  • En compagnie des vieux peintres (1927)
  • Le Père Corot (1931)
  • Le Faiseur dorNicolas Flamel (1936parus dans la collection Jai lu (LAventure mystérieuse n°A220)
  • LAmateur de femmes (1937)
  • Les Dimanches de la rue Jacob (1938)
  • SaintGermaindesPrésmon village (1938)
  • Les Trésors de Palmyre (1938)
  • Le Soldat Inconnu (1939)
  • Provence et Cévennes (1941réédit2003ISBN 2846210349
  • Au vieux saint de bois (1944)
  • Mes vingt ans et moi (1944)
  • Le Roi sans reine : Louis II de Bavière (1947)
  • La trahison dEurydice (1947)
  • Quatrains dAutomne (Posthume : 1953).

§

Source I : La Revue Critique
Publié le : 29 octobre 2017

Source II : Mas de la Regordane/Historique La Grand-Combe

Source III : fracademic.com

Reblogué par : Mas de la Regordanne / GD
Première publication : 28.01.2018
Dernière révision : 28.01.2018

Garde dans les mines de charbon

Qui étaient les gardes des mines ? Un documentaire inédit leur est consacré

Le garde, c’était « les yeux et les oreilles de la mine ». Des personnages centraux du coron, mais dont le rôle ambigu a été, paradoxalement, très peu mis au jour. Eux consignaient toutes leurs activités. Grâce à ces archives, le documentaire « Sous l’œil des Houillères » propose un décryptage inédit du système de surveillance du bassin, le S.S.B.

« Sous l’œil des Houillères » a exhumé des archives du centre minier de Lewarde des documents inédits.

« Sous l’œil des Houillères » a exhumé des archives du centre minier de Lewarde des documents inédits.

Dans les corons, le garde des mines était une figure familière. Pourtant, il reste peu de témoignages sur le rôle, bien plus complexe et ambigu qu’il n’y paraissait, de ceux parfois appelés les « hommes en noir ».

Pour un documentaire qui sera diffusé sur France 3 le 6 novembre après Le Grand Soir 3, le réalisateur Richard Berthollet a examiné des centaines de pages des archives du centre minier de Lewarde. En une cinquantaine de minutes, le réalisateur distille des images rares de ces agents qui se «  tenaient soigneusement à l’écart des caméras et des appareils photos  », des témoignages, de Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle aux gardes eux-mêmes.

https://player.vimeo.com/video/235353890Teaser du documentaire « Sous l’oeil des Houillères »
from Pictanovo on Vimeo.

Le point de départ ? La bible des gardes

«  Ce documentaire, c’est une histoire qui a commencé il y a dix ans.  » À l’occasion d’un film qu’il réalise sur le Racing-club de Lens, le journaliste se plonge une première fois dans les archives des Houillières. «  Dans une boîte, au hasard, je tombe sur un mémento  ». C’est ce qui donnera corps à ce projet de documentaire. «  Ce premier document, c’est une «bible» du S.S.B. intitulée « Mémento » à l’adresse du personnel du Service de Surveillance du Bassin qui explique, sur une centaine de pages, ses missions et son mode de fonctionnement. Et, parfait contre-point, nous avons également trouvé des trombinoscopes de gardes accompagnés de centaines de procès-verbaux de surveillance couvrant la période du début des années cinquante à la fin des années soixante-dix. Complémentaires, ces documents dessinent les contours idéologiques et opérationnels du SSB.  » Au fil des boîtes rigoureusement classées et conservées par les archives de Lewarde, le pourquoi et le comment de la surveillance se dessine.

Une histoire inédite

«  Je connaissais le garde, mais pas le côté systématique.  » Richard Berthollet, épaulé par l’historienne Marion Fontaine, explore un pan peu connu et rarement traité de l’histoire des mines. «  Il n’existe pas de livre exclusivement dédié à ce sujet.  » Le documentaire fini, c’est «  une immense fierté, d’habitude, on s’aide des livres d’histoire. Là on a fait le boulot avant.  »

«  Il a aussi fallu comprendre qu’est-ce qui a radicalisé l’État.  »

Le documentaire nous entraîne du XIXe siècle – quand les compagnies minières privées font régner leur ordre – jusqu’à la nationalisation.

Alors que les mineurs pensent que la mine va « leur revenir », la surveillance empire et devient un système sous l’effet conjugué des grèves de 1948 et de la guerre froide. Puis s’invitent dans le documentaire et dans les corons les « événements d’Algérie » avant la fermeture des derniers puits qui marque l’extinction du SSB. L’histoire du bassin minier vue sous un jour inédit.

Pour le voir en avant-première ou à la télévision

Le documentaire « Sous l’œil des Houillères » sera diffusé à deux reprises.

Dans un premier temps, une avant-première de ce documentaire de Marion Fontaine et Richard Berthollet est organisée mercredi 11 octobre, à 20 heures au Leaud (Arenberg Creative Mine), sur le site minier de Wallers-Arenberg (rue Michel-Rondet à Wallers-Arenberg). Seront présents Richard Berthollet, réalisateur,

Marion Fontaine, co-auteure, Amy Benadiba, directrice-conservatrice du Centre historique minier de Leward notamment avec qui un échange est organisé à l’issue de la projection.

Réservation indispensable à diffusion@exquise.org ou au 03 20 43 24 32.

Le documentaire sera ensuite diffusé sur France 3, le 6 novembre, après Le Grand Soir 3, vers 23 heures.

Un portrait en clair-obscur

Le garde des mines contrôle la propreté du trottoir après la livraison du charbon, arrange les conflits de voisinage, connaît le prénom de tous les enfants de la famille et peut aussi ramener par l’oreille celui qui dérape… Le garde, agent de « proximité » avant l’heure, est alors aussi un agent de surveillance. Il possède des fiches sur chaque foyer, exerce une surveillance politique et syndicale, comme le raconte le documentaire. Un mauvais rapport du garde, et la demande de logement redescend en bas de la pile. Un bon rapport (contre un tuyau sur un voisin) et on gagne « les faveurs » des Houillères.

Nostalgie

Le portrait brossé révèle un rôle sombre («  entre milices et barbouzes  », dit le documentaire) et qui évolue au fil du temps. Les gendarmes reconvertis en garde des mines laisseront ensuite la place à d’anciens porions. D’anciens gardiens témoignent, racontent certaines dérives mais parlent d’une époque heureuse où régnaient l’ordre et le travail. La nostalgie du temps de la mine n’est jamais loin.

«  Dans ce cas, les personnes regrettent un rapport humain, c’est paradoxal, en direct avec le propriétaire  », rapporte Richard Berthollet, le réalisateur, quand le garde portait leurs voix auprès de la compagnie des mines. Le garde, un personnage plus complexe qu’il n’y paraît au fil du temps, entre la «  fonction d’îlotage  », de proximité rappelée par Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, et la menace sur «  les libertés individuelles » que décrit un autre témoin… «  C’est tout ça qui donne à cette nostalgie une certaine ambiguïté que le film tente d’expliciter  », reprend le réalisateur.

P.Drouet

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Par Pauline Drouet | 

Blogué par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 25.01.2018
Dernière Mise à Jour : 25.01.2018

Les Placières des mines de La Grand-Combe

I / Dame Noire, honneur aux Placières*

*Femmes employées au tri du charbon à la sortie du puits de mine, afin de séparer le charbon de la pierre.

II / Article de l’A.P.P.H.I.M. sur les Cafus (ou Placières).

Les femmes descendaient au fond aux débuts de la mine. Après l’interdiction législative du fond pour les femmes, elles furent occupées au jour pour divers travaux dont celui de trieuses. On les appelaient cafus ou mahus (Mines de Liévin) . Elles doivent ce nom à l’étoffe qui entoure leur coiffe. Cette étoffe est destinée à protéger des poussières et à maintenir la coiffure ; [à La Grand-Combe, on dit placières, parce que, des heures durant, elles plaçaient et déplaçaient le charbon et les pierres dans leurs bennes respectives. NdE]

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Le triage est l’action de séparation des charbons des terres stériles. C’était un métier éprouvant sans cesse debout avec la cadence infernale du convoyeur à bande. Le bruit, les poussières, les mains abîmées sont les effets de ce travail. En plein été, la chaleur les faisait suffoquer et en hiver leurs mains étaient gelées par le froid. Il ne faut pas oublier tout ce que les trieuses retrouvaient au milieu des charbons notamment les déjections fécales des mineurs ayant fait leurs besoins dans les berlines au fond.

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Le travail était tellement poussiéreux que les trieuses ressortaient aussi noires que les mineurs de fond. Les mineurs les surnommaient  » les culs à gaillettes « , leur derrière étant tout noir à force de s’essuyer les mains dessus.

Elles étaient sous la responsabilité d’un porion au jour qui ne les ménageait pas…

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Les trieuses disparurent des carreaux miniers avec la création des criblages-lavoirs automatisés. Ils permettaient de récupérer la moindre particule de charbon, ce qui n’était pas le cas des trieuses qui laissaient passer beaucoup de « fines ». Certains terrils ont d’ailleurs été relavés dans les dernières années pour récupérer le précieux minerai.

III / Toutes jeunes de 15 à 20 ans, chanson des Placières

et une dernière pour la route … du charbon :

IV / Complainte pour une Trieuse

V / L’épopée des gueules noires, 
femmes et enfants au fond des mines.

http://fr.coal-stock.eu/l-épopée-des-gueules-noires-femmes-et-enfants-au-fond-des-mines.html

VI / Honneur aux Placières par le premier magistrat de la Grand-Combe

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License vidéo : License Youtube Standard

Vidéos ajoutées le 20/29 décembre 2010,

soit, 4 Titres originaux par : Marc Laforêt
I / Dame Noire, honneur aux Placières.
III / Toutes jeunes de 15 à 20 ans, chanson des Placières
IV / Complainte pour une Trieuse.
VI / Honneur aux Placières, par le maire de La Grand-Combe

II/ Source photos et article : APPHIM
« Mineur de fond, le mineur, son métier, sa vie. »
Visitez leur site, il est très riche et passionnant.
Photos : CdF (Charbonnages de France 1946-2007)

V/ L’épopée des gueules noires, femmes et enfants au fond des mines.
Vidéo de 2’33 » par : Création Vidéo, Gilles Dufour.
Source : fr.coal-stock.eu
Publié : Février 2017

Blogue et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 05.01.2018
Dernière mise à jour : 30.01.2018

Le sport à La Grand-Combe

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La Grand Combe : associations Sportives

Où pratiquer votre sport individuel ou collectif sur la ville de La Grand-Combe (30110)?

LISTE DES ORGANISMES

Amicale des Algériens en Europe
Buts : défendre les intérêts moraux et matériels de ses membres ; oeuvrer pour le rapprochement des peuples et la cohabitation de toutes les communautés ; développer des activités culturelles, sociales, éducatives, pédagogiques et sportives et susciter des liens d’amitiés entre ses membres.

28, rue du Planas, Trescol 30110 La Grand-Combe

Association Citoyenne et Culturelle d’Education Populaire de Trescol
Buts : retisser du lien social ; favoriser l’expression et la participation ; développer des initiatives solidaires ; mettre en oeuvre des activités culturelles et sportives.

12 rue de Trescol, 30110 La Grand-Combe

Association de Boxe Grand’combienne M.N
Buts : assurer le développement de la boxe et la réinsertion par le sport.

23 rue Mistral, 30110 La Grand-Combe

Association Renouveau des Cités Cévennes-Champclauson A.A.E./A.R.C.C.C./A.A.E
Buts : représenter le quartier des Cévennes et celui de Champclauson ; permettre à ses adhérents de s’exprimer par le biais de l’association et développer la pratique du sport, notamment le football.

28, rue de Planasse, 30110 La Grand-Combe

Association Sportive du Collège Villa Béchard
Buts : mise en place d’activités sportives avec l’ensemble des élèves

3, rue Villa Béchard, 30110 La Grand-Combe
Thierry PRETOT, chef d’établissement coordinateur
tél : 04 66 34 12 59

Association Sportive Lycée Professionnel Privé Pasteur
Buts : organiser l’E.P.S. et la pratique des sports dans l’établissement ; participer aux compétitions dans le cadre de l’U.N.S.S. et de l’U.G.S.E.L.

lycée rue Pasteur, 30110 La Grand-Combe

Avenir Sportif Grand’combien
Association de type : Sports, activités de plein air.

Café du Commerce, rue Anatole-France, 30110 La Grand-Combe

Boxing-Club Lous Pelous
Buts : permettre aux adhérents de pratiquer des activités sportives et en particulier la boxe anglaise.

7 rue du Brugas, 30110 La Grand-Combe

Complexe Terre Accueil  

Buts : échanges culturel et sportif (pratique du skate board, vélo, rollers).

5 rue des Tilleuls, 30110 La Grand-Combe

Centre Formation Karting Praga
Création de Centre de Formation et Enseignement à la Pratique du Karting Praga Buts : attribution des agréments d’exploitation du nom praga kart academy et aides et conseils à la création de centre de formation praga kart academy.

42 rue du Riste, 30110 Grand-Combe

Diabolik Team
Buts : se rendre sur les manifestations de voitures tuning

4 rue de Trescol, 30110 La Grand-Combe

Espoir Cycliste Grand’combien Omnisports Fsgt
Association de type : Sports, activités de plein air.

2 chemin de la Haute Levade, 30110 La Grand-Combe

LcFootballeurs193X

Esprit Coeur à Corps
Buts : pratiquer l’éducation physique et sportive de tous les publics et plus particulièrement des populations ayant subi des atteintes cardiaques et à qui il est recommandé de s’inscrire dans un processus de réadaptation cardiaque

Annexe de la mairie, square Mendès-France, 30110 La Grand-Combe

Fitness-Sport pour Tous
Buts : pratique de sport en salle, pleine nature et piscine permettant une remise en forme adaptée ; organisation de manifestations de promotion sportive (spectacles, rencontres sportives, loto).

6 place Baptiste Marcet, 30110 La Grand-Combe

Groupement des Pêcheurs Sportifs Haut-Cévenol
Buts : pratiquer la pêche à la mouche en eau douce ; organiser des compétitions et promouvoir la pêche sportive ; protéger l’eau et son environnement.

2 rue des Châtaigniers, 30110 La Grand-Combe

Lachtouteam-Cévennes
Buts : organiser, promouvoir et développer des activités physiques et sportives.

2 rue des Pervenches, 30110 La Grand-Combe

Les P’tits Loups
Buts : animations sportives, culturelles et éducatives à destination de la petite enfance

9, rue des Ecoles, La Levade 30110 – La Grand-Combe

Office Intercommunal du Sport du Pays Grand’combien
Buts : soutenir, encourager et provoquer tous les efforts et toutes les initiatives tendant à répandre et à développer pour tous la pratique de l’éducation physique et sportive, du sport, des activités de loisirs à caractère sportif et le contrôle médico-sportif ; faciliter, dans les mêmes domaines, une coordination des efforts,…

Annexe mairie, square Mendès-France 30110 La Grand-Combe

Retro Méca Sport
Buts : promotion des sports mécaniques et des véhicules anciens, rendre les sports mécaniques accessibles à chacun, amélioration de l’image de l’automobile et des sports mécaniques, la renaissance et la conservation de véhicules d’ époque, l’organisation de courses, rassemblement, sorties ou toute autre manifestation, la formation à la mécanique, …

286 la Trouche et Castilhon, 30110 La Grand-Combe

Shotokan Karaté Do Grand’combien
Buts : promouvoir le karaté dans les règles imposées par la fédération française de karaté disciplines associées et dans le plus grand respect de l’esprit sportif.

1 rue ?(impasse) Wagner, 30110 La Grand-Combe

§

Collation et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 05.01.2018
Dernière mise à jour : 05.01.2018

Mai 1948, La Grand-Combe, les mineurs fidèles à leur Foi

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L’école et le monopole

… Le 9 Octobre, Pie XII meurt, d’une mort mystérieuse après une mystérieuse maladie qui dura quatre ans. Avec lui allait disparaître l’intangibilité de la doctrine, la sécurité de la foi, la continuité de la Tradition, la solidité des colonnes de l’Église.

Le cardinal Tisserand, un français, grand savant, et grand libéral, va régner sur le Vatican pendant trois semaines.

Un nom circule déjà, Montini, mais il n’est pas cardinal, il lui faudra attendre. Le parti moderniste du Sacré Collège va pousser un candidat de transition très âgé qui va lui préparer la place, il faudra onze tours de scrutin pou réduire l’opposition qui mettait ses espoirs en des hommes de Tradition, les cardinaux Ottaviani et Siri. Le 28 Octobre, le cardinal Roncalli est élu, ce sera Jean XXIII. Une grande brèche est ouverte dans l’Eglise.

En France, pouvoir temporel et pouvoir spirituel vont accélérer la vitesse de désagrégation de la conscience, de la charité, de l’honneur, de la foi. Pouvoir temporel et pouvoir spirituel vont collaborer pour mater les sursauts populaires de saine conservation, regain d’un bon christianisme ancestral.

Un exemple, d’une actualité brûlante : l’école catholique, la grande ennemie et la grande victime de la Révolution.

Dans la misère depuis le début du siècle, elle est particulièrement éprouvée depuis 1945 et 1947 par le « plan Langevin-Wallon »(1), plan marxiste « de changement de la société ». Parents et enseignants poussés à bout par l’injustice et la menace d’abrogation de la loi Barangé, manifestent à Paris en Avril 1958 sous la quatrième République en décomposition. Le vélodrome d’hiver ne put contenir les dizaines de milliers de parents. Les responsables des associations, les orateurs ne ménageaient pas l’ardeur de leurs harangues. Le clergé de Paris était représenté, fait exceptionnel, la hiérarchie encourageait. La vigueur des propos du cardinal Feltin aiguillonnait cette foule bien décidée à obtenir justice des pouvoirs publics.

Vint Mai 1958, puis l’apostasie de septembre et la pression d’un pouvoir autocrate. Rien n’avait changé à l’échelon local dans l’esprit des défenseurs des écoles ; les A.P.E.L. au printemps 1959, veulent sauver les écoles régies par la loi Barangé qui n’est qu’une duperie. Elles reprennent leur combat pour la justice scolaire. Si la base a conservé sa vigueur, la tête a faibli. A l’occasion de leur congrès national à Caen les 8, 9 et 10 mai 1959, les A.P.E.L. par un grand meeting le 10 mai dans la capitale de Basse Normandie veulent montrer au gouvernement leur détermination d’obtenir satisfaction.

Il faut ici faire une pose et regarder en arrière avant de nous pencher sur ce congrès de Caen.

Aujourd’hui en 1984, malgré le sursaut populaire manifesté à Nantes, Bordeaux, Rennes, Lyon, Lille, Versailles pour la défense d’une école libre, dévoyée, il est difficile après 25 ans ou 35 ans, de bien comprendre ce qui s’est passé en 1959, en 1951.

Il faut au moins remonter au lendemain de la Libération et connaître les événements survenus à partir de 1946.

La guerre scolaire qui couve depuis 100 ans a été rallumée par le Parlement français par la loi du 17 mai 1946, nationalisant les Houillères du centre et du midi de la France. Les compagnies privées des Houillères, dans le midi comme en Lorraine et dans le Nord, avaient fondé et entretenaient des écoles catholiques gratuites pour leurs ouvriers. A la rentrée scolaire d’Octobre 1946, les mineurs comme par le passé, choisirent librement leur école. Mais le 30 novembre 1946, le Comité provisoire de gestion des Houillères, aux mains des communistes, informait par écrit les directeurs des écoles catholiques du bassin des Cévennes qu’elles seraient laïcisées à la date du 1er janvier 1947.

En conséquence, 103 maîtres et maîtresses seraient à cette date congédiés.

Théoriquement, c’est l’État qui est devenu patron, mais la C.G.T. commande. 1500 chefs de famille sont concernés, ingénieurs, contre-maîtres, ouvriers de fond. Presque tous cégétistes. C’est le seul syndicat, hormis une C.F.T.C. embryonnaire. Cégétistes ces mineurs ? pour défendre leur profession, peut-être ! Mais pour sauvegarder leurs enfants, il n’y a plus de C.G.T. qui compte ! Ils pensent sainement, immédiatement ils réagissent : « On ne nationalise par nos enfants comme du charbon. » Une A.P.E.L. est créée. La C.G.T. menace, mais la rentrée scolaire de Janvier 1947 s’effectue comme par le passé. L’A.P.E.L. tient plusieurs réunions publiques et coordonne les protestations.

En février, à Paris, une délégation de mineurs est reçue par P.H. Teitgen vice-président du Conseil, ce député démocrate chrétien, qui l’année précédente se vantait d’avoir fait mieux que Robespierre. Ce moderne ministre de la terreur dit aux mineurs : « Acceptez la laïcisation en exigeant qu’on vous laisse vos maîtres non congréganistes. » Ils refusèrent net ce honteux marché.

En Mars, le conflit s’étend aux bassins houillers de la Loire, d’Aquitaine, de Provence.

En Mai, les organisations anti-religieuses et maçonniques se mobilisent pour influencer le gouvernement du socialiste Ramadier. La laïcisation est décidée par le ministre de l’Education Nationale pour la rentrée d’octobre, mais à la veille de l’inventaire des locaux scolaires en juillet, les familles des mineurs occupent les écoles.

La rentrée se fait avec les maîtres religieux et laïcs non rétribués. Il faut trouver des millions, subir des procès, en engager d’autres. Le problème dramatique de l’enseignement catholique est né là et ne fera que se compliquer depuis quarante ans parce que la seule solution : le bon scolaire attribué à la famille pour le choix dans le respect et la justice, comme en Belgique ou d’autres pays, les parlementaires démocrates, de la gauche à la droite, n’en veulent pas.

Et dans tout cela, où est la hiérarchie catholique ? Absente, muette, inexistante !

Le 15 mai 1948, après trois jours de discussions, l’Assemblée Nationale adopte le projet socialiste de laïcisation des écoles des houillères, par 297 voix contre 270.

Le 21 mai, les mineurs de « La Grand’Combe » dans le Gard, protestent contre « la loi scélérate » et jurent que pas un enfant ne sera obligé d’aller à l’école laïque. Ils s’affirment disposés à tous les sacrifices, « y compris celui du sang ».

Le président de l’A.E.P. (Association Education Populaire) conduit à Rome une délégation de mineurs reçue par Pie XII.

La résistance aux assauts du préfet, des commissaires, des C.R.S. dura des mois. Les condamnations des tribunaux ne firent qu’exaspérer les catholiques. Trois équipes de mineurs parcourent la France, ces orateurs improvisés soulèvent l’enthousiasme à Paris, en Bretagne, en Vendée, en Lorraine, dans le Nord, surtout dans les milieux populaires restés plus chrétiens. Les A.P.E.L. de toutes régions remirent à tous les préfets une motion de solidarité à l’égard des mineurs.

Les A.P.E.L. et les amicales se préparent à envoyer des délégations de soutien à la « Grand’Combe » le 23 Avril 1949. Le gouvernement (c’était le septième depuis trois ans) recula encore. Le grand rassemblement eut lieu. Tous les journaux de France y avaient leurs envoyés spéciaux avec les reporters de Pathé-journal et toute la France lut, vit et entendit comment avec le Frère Marcel, directeur de l’école de la Grand’Combe, les mineurs défendirent la Foi au chant du Magnificat et du cantique : « Nous voulons Dieu dans nos écoles. »

C’est ce courant populaire dû aux laïcs avec quelques frères des Écoles Chrétiennes et quelques sœurs de Saint Vincent de Paul, qui contraignit les parlementaires à faire quelque chose pour calmer l’agitation. Ce fut la misérable loi Barangé.

A chacun des chapitres de notre étude, nous posons la question : que font les évêques ? Où sont les évêques ? Nous sommes obligés de constater que s’ils ne sont pas là, c’est de l’autre côté de la barricade que nous les apercevons. Defensor Civitatis, défenseur de la Cité, tel fut le beau titre donné à maints nobles évêques au cours des âges, à la tête de leurs ouailles, parfois même de leurs troupes, pour défendre la foi contre les barbares de toutes espèces. Souvenons-nous de Saint Émilien, cet évêque de Nantes, mort à la tête de ses soldats en Bourgogne !

A la recherche des causes de la désagrégation de l’Église et de la perte de la foi nous trouvons la désertion et la responsabilité des évêques d’hier et d’aujourd’hui.

Quelle est cette loi Barangé ? Elle porte le nom du député MRP – donc libéral – du Maine et Loire, qui en est l’auteur et fit adopter son projet par le Parlement en 1951 afin de calmer la colère des parents. Elle consistait à octroyer une allocation de 4 000 francs anciens par élève et par an. « Une misérable aumône qui n’aurait jamais dû être acceptée car elle a permis de faire oublier les revendications légitimes que les catholiques n’auraient jamais dû cessé de faire valoir jusqu’à complète satisfaction. » a écrit Pierre Lemaire.

Cette escroquerie est l’œuvre des politiciens libéraux ayant trahi leurs électeurs catholiques. Ce mauvais coup a ses origines dans un « plan d’ensemble d’éducation et d’enseignement national » élaboré dans la clandestinité pendant l’occupation. Plan où l’enseignement privé ne devait plus avoir place, revanche espérée des sectaires contre l’école catholique à laquelle le gouvernement du Maréchal Pétain avait rendu ses droits et sa mission dans le pays, ce qui n’était qu’un minimum de justice.

On trouve la substance de ce plan dans les « Chroniques de la Résistance », publiées après la Libération en 1945 par Maxime Blocq-Mascart (2), membre du Conseil National de la Résistance.

Tous les projets de lois scolaires proposés au Parlement et voté par celui-ci depuis 1945 sont issus de ce plan maçonnique.

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Photo : 28.05.1948 manifestation laïque à La Grand-Combe.

Un grand rassemblement de parents, suscité par le vaillant défenseur de l’école catholique Mgr Cazaux, évêque de Luçon, attira en avril 1950 plus de 100 000 personnes à Saint Laurent-sur-Sèvres. Il y fut décidée la suspension du paiement des impôts pendant 4 mois ; des saisies ne découragèrent pas les protestataires. Le gouvernement recula, mettant un frein à la réalisation des propositions de loi tendant à l’exécution complète du Plan. Quoique des députés catholiques libéraux se soient faits complices de ce forfait.

Il faut savoir, pour saisir et comprendre le ridicule et l’impudence de cette loi Barangé, que l’allocation de 4 000 francs anciens [40 Nf, 6 € ! NdE] par élève était également octroyée à l’enseignement public dont les maîtres sont payés par l’État et les bâtiments entretenus aux frais des communes. En outre, la loi ne s’appliquait qu’aux élèves de 6 à 14 ans, maternelle et secondaire étant exclus.

C’est donc au début de ce retour de la guerre scolaire, que l’ensemble de la hiérarchie catholique aurait dû remettre les principes d’existence de l’école sur son vrai terrain, son seul terrain : les droits de Dieu sur les créatures et les droits de l’Église à les enseigner.

Qu’aucun député catholique n’ait eu la fierté de réclamer la justice en faveur de l’école catholique au nom des droits de N.S.J.C. sur les sociétés et l’éducation, qu’il ait fallu un biais en invoquant les seules difficultés matérielles pour obtenir une libéralité, c’est la preuve du manque de liberté et de foi, une preuve de l’impuissance du législateur lié au système, soumis aux pressions, contraint par le « Plan ». Pour en authentifier l’existence en voici une manifestation. Le compte rendu officiel du Convent de 1952 du Grand Orient de France accordant une place extrêmement importante au problème de l’école avec le programme qu’il présente :

« Désarmer entièrement pour éduquer entièrement… Vouloir la réforme de notre enseignement donc être laïque, mais la vouloir financièrement… Il ne doit y avoir une seule école nationale… En attendant la grande revanche que nous devons préparer vigoureusement et obtenir, nous devons maintenir le principe de la nationalisation de l’enseignement avec, comme conséquence, la suppression des écoles privées confessionnelles, la nation prenant en charge tout l’enseignement entièrement laïcisé. »

Les effets inopérants de cette loi ramènent vite le mécontentement. En 1956, l’abrogation de cette malheureuse loi est demandée. Elle sert de prétexte à la présentation par le Gouvernement d’un projet dit « Concordat Scolaire », il reconnaîtrait des écoles dites agréées dont les professeurs seraient payés par l’État, mais elles seraient placées sous le contrôle de l’État.

On a constaté avec stupeur qu’un projet similaire est proposé aux parents par un dirigeant d’A.P.E.L, Monsieur Lizop à qui les parlementaires ont confié la direction d’un « Secrétariat d’Étude de l’Enseignement Libre ». La collusion est certaine entre certains prétendus défenseurs de l’école libre et certains centres maçonniques voués à la lutte contre l’école catholique. Une campagne d’intoxication dans ce sens se faisait en même temps auprès des A.P.E.L .

Pierre Lemaire, le défenseur de la famille, écrit en mai 1956 :

« Et l’on est obligé de déplorer que certains journalistes catholiques mènent des « négociations » qui sont pour le moins inquiétantes. Les conversations de Mgr Courbe (3) et M. Hernu, succédant à celles du cardinal Tisserand et de M. Mendès, et ces dernières à celles du cardinal Feltin avec André Marie et Berthouin, ne sont pas sans inquiéter vivement les observateurs. Elles les inquiètent même d’autant plus qu’elle s’accompagnent auprès des catholiques de consignes de silence et de passivité qui ne peuvent que favoriser le mauvais coup préparé par les sectaires laïcs aux ordres de la Franc-Maconnerie et du Parti Communiste, alliés une fois de plus dans une œuvre néfaste.

« Ainsi, d’une part, on « négocie » à propos d’une affaire où il n’y a pas de négociations possibles parce qu’il n’y a pas de compromis possible lorsqu’il s’agit d’un droit fondamental, et d’autre part, on évite le plus possible de mettre les catholiques et l’opinion publique générale au courant de la position exacte de la question et de la gravité de la menace. Et donc, de ce fait, on réalise les conditions nécessaires pour que les masses catholiques se trouvent absolument incapables de réagir quand l’attaque sera lancée.

« On évite de poser la question de l’École sur ses bases véritables et on laisse diffuser des opinions aux conséquences les plus dangereuses. Sait-on, en effet, que la fausse théorie prétendant que l’École Libre constitue un service public a permis de mettre au point un projet de nationalisation qui prévoit « la réquisition des locaux et… des maîtres » !… Le Pays tout entier ne devrait-il pas être informé de ce projet aussi criminel que scandaleux ? On laisse des groupements ou des personnalités à étiquettes chrétiennes prendre des positions contraires à l’École Libre, et cela sans jamais les condamner. On laisse la grande masse des catholiques dans l’ignorance du danger actuel et dans l’inaction alors que, mobilisée, elle représenterait une force véritablement invincible.

« Il y a donc dans ce silence et dans cette passivité une véritable trahison.

« M. Lizop, président national des A.P.E.L, devrait comprendre que, si légitimes que soient les intérêts des maîtres, il n’est pas possible dans l’état politique actuel de la France, de leur donner une situation comparable à celle des professeurs de l’État, que l’organisation d’un corps professoral national unique libre peut donner à l’État des moyens de pression qu’il n’aurait jamais sur une infinité de petits groupes de personnes ; enfin, que ce n’est pas la situation des maîtres qui prime, mais la subsistance d’une École Libre. Pas un seul maître libre, véritablement conscient de sa mission, ne contredira ce principe ; les sacrifices immenses acceptés par les maîtres libres le prouvent.

« Pour que l’École Libre subsiste et puisse remplir sa mission, elle doit avant tout sauvegarder absolument sa liberté.

« L’École Libre ne peut accepter aucun contrôle de la part de l’État à l’exception de ceux très réduits admis actuellement : titres selon la loi du 15 Mars 1850, règlements d’hygiène et de sécurité valables pour tout établissement public, contrôles fiscaux valables pour toute entreprise régulière.

« L’École Libre ne peut accepter de contrôle que des parents qui ont naturellement le droit de contrôler les personnes à qui ils confient l’éducation de leurs enfants. »(4)

Les troubles politiques ne permettent aucun règlement, l’agitation continue. Ce sera la réunion d’avril 1958 au Vélodrome d’hiver, puis le premier Congrès national des A.P.E.L à Caen en 1959. Mgr Cazaux espérant beaucoup de ce Congrès avait quelques jours avant adressé aux Vendéens un appel à la prière pour son succès.

« Cette prière, écrivait-il, m’apparaît d’autant plus nécessaire que la question scolaire se repose aujourd’hui avec un caractère renouvelé d’urgence et de gravité… La situation est telle que l’impatience et le mécontentement ont tendance à grandir rapidement et à gronder au cœur des enseignants comme des amis et usagers de l’École Libre… Ils ont conscience de rendre un grand service au pays et à l’État lui-même qui sans eux ne pourrait donner des classes et des maîtres à tous les écoliers de France… Les élèves du premier et deuxième degré de l’enseignement libre coûteraient à l’État plus de 80 milliards [d’Anciens Francs, 80 millions de NF. Nde]… N’ont-ils pas dès lors le droit de répéter ce que le grand Cardinal Mercier disait au gouvernement de son pays : « Nous ne demandons pas que l’État nous paie nos écoles, mais qu’il nous rembourse les économies que nous lui faisons réaliser ».

[LA Trahison]

Le 10 mai 1959, les parents attendaient beaucoup de cette démonstration. Cars et trains spéciaux avaient déversé à Caen sur un immense parc agricole plus de 80 000 personnes. Au cours de la messe dite sur un grand podium en présence d’une douzaine d’évêques, l’homélie de l’un d’eux fit l’effet d’une douche froide sur cette assistance qui s’était déplacée de toutes les régions de France pour recevoir des directives d’action, des assurances de soutien, non pour entendre des semonces et des appels à une sage discipline. La journée commençait mal, mais le repas avait un peu estompé la déconvenue lorsque le premier orateur inscrit au programme de l’après-midi, Monsieur d’Azambuja un des défenseurs des écoles des houillères, monte à la tribune. Connu pour son courage, les applaudissements nourris saluent son arrivée. Quelle ne fut pas la stupeur de cette foule lorsqu’elle entend : « Mes amis, j’avais un discours à vous faire, des encouragements à vous prodiguer, mais on me met dans l’impossibilité de les exprimer. » Puis il quitte le micro. Ses successeurs à la tribune, plus dociles sans doute, adressent aux congressistes des conseils aussi lénifiants les uns que les autres. Le bouquet de cette journée de dupe fut la motion finale inspirée, et vraisemblablement imposée par les évêques venus pour cela, la voici en son entier :

« 80 000 congressistes réunis à Caen et mandatés par les 800 000 familles usagers de l’enseignement libre :

« Prennent acte avec satisfaction de l’adhésion de plus en plus large donnée par l’opinion publique française aux principes d’une liberté effective d’enseignement.

« Ils affirment une foi de plus que la famille tient de la loi naturelle et par priorité le droit de diriger l’éducation de ses enfants et donc celui de choisir l’école qui coopérera avec elle dans cette tâche sacrée, sans que ce choix devienne pour les parents un poids financier aussi injuste qu’insupportable. Ils appellent de leurs vœux pressants une législation inspirée de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et réalisant enfin une véritable justice pour les parents et pour les maîtres de l’enseignement libre. »

Un authentique manifeste marxiste. La hiérarchie amenait les catholiques sur le terrain de l’adversaire lui empruntant sa dialectique et ses armes. Une faute qui appelait une défaite.

A Caen, le soir de ce 10 mai, la foule s’écoule assommée, dépitée vers les parkings et la gare. Chacun se demande pourquoi les dirigeants des A.P.E.L. l’ont tant incité à faire un tel déplacement pour une telle comédie. Quelques-uns, quelques-uns seulement, car le secret a été tenu, ont appris que le président national des A.P.E.L. avait été convoqué d’urgence la veille au soir à Blois, où se trouvait le général de Gaulle, qui donna ordre de ramener au silence ces importuns sous menace d’arrêter tout projet de règlement de la question scolaire. C’était une première réponse du grand homme aux « Oui » des catholiques au Référendum. Pour lui tenir tête, il eut fallu un Cardinal Mercier… ou un Cardinal Pie, des hommes ayant foi en la puissance de Dieu, en Dieu seul et en son Église. La France ne le méritait plus.

Le gouvernement Debré qui a pour ministre de l’Éducation Nationale un vieux militant socialiste M. Boulloche, crée en Juin 1959 une commission d’étude, dénommée du nom de son président P.O. Lapie autre député socialiste sectaire. Cette « commission Lapie » n’avait en réalité aucunement mission de rechercher une juste et honnête solution, mais de préparer les voies à une intégration de l’enseignement privé. D’ailleurs sa composition de douze membres désignés par le ministre révélait son orientation (!) : Magistrats, professeurs d’université, académiciens dont l’inévitable Wladimir d’Ormesson, tous appointés ou honorés par l’État, pas un seul représentant de l’Enseignement Libre ! Un aveu ! Son porte-parole déclara officiellement : « Faire de l’école publique, non pas la grande école nationalisée d’autorité, mais la grande école nationale, acceptée sinon de tous, du moins de presque tous ou à côté de l’instruction proprement dite serait enseigné ce qui constitue notre bien moral commun à tous, étant entendu que chaque enfant pourrait avoir en outre toute facilité de recevoir l’enseignement religieux souhaité par sa famille. Tel est… le but général suivi par la commission. »

Autant dire mainmise à peine camouflée de l’État sur tous les enfants !

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Photo : 1920 (?) La Grand-Combe, place de la victoire, sortie des écoles chrétiennes.

Pendant ce temps les manifestations se multiplient dans le pays. Les unes des associations catholiques, les autres des organisations laïques ou anti-religieuses pour impressionner le gouvernement.

En novembre, le rapport Lapie est rendu public, le projet de loi Boulloche également, ils sont assez semblables. On peut les résumer en ces solutions possibles :

  • l’intégration totale, pour les écoles qui en feront demande,
  • contrat d’association,
  • agrément ou contrat simple,
  • liberté

Première étape en l’attente d’une unification ultérieure. Personne n’est satisfait, les ministres eux-mêmes sont divisés. Le premier ministre Debré dans l’impasse, propose un remaniement du premier article du projet, le ministre Boulloche démissionne. Debré prend sa place et propose son projet qui sera voté à la Chambre par 427 voix contre 71. L’amendement était : « Reconnaît le caractère spécifique tant des établissements privés que de l’enseignement qui y est donné. » Ce fut la loi Debré.

Ce peu de choses a permis de rallier la majorité des voix. Ainsi fut livré à l’Etat sans Dieu, à ses exigences, à son esprit sectaire, à son contrôle l’ensemble de l’enseignement catholique. Restait le choix de se livrer pour un peu de confort, ou de se garder libre et à Dieu dans la pauvreté.

Par cette manœuvre, Satan allait mettre en tentation, dans l’obligation de faire un choix entre une apparence de satisfaction des besoins matériels légitimes ou le sacrifice dans l’honneur et dans la fidélité à la Foi.

Ce fut un drame de conscience pour ceux qui allaient devoir faire ce choix : les directeurs et directrices, les curés, les présidents d’A.P.E.L de chaque école. Il était proposé une amélioration, une aide financière. Maîtres et parents dans leur grande majorité très ignorants de la doctrine de l’Église, et, il faut le dire, d’une piété et d’une pratique très souvent superficielle, parfois inexistante pour un certain nombre. Comprendraient-ils un refus des avantages matériels de cette loi ?

Y a-t-il une résistance possible, une possibilité d’échapper à ce piège ?

Vu l’attitude de la hiérarchie, vu la mentalité du clergé paroissial, vu le climat de l’esprit de soumission instauré par le régime gaulliste, vu les articles démobilisants du journal mensuel des A.P.E.L : « La Famille Éducatrice » servi à tous les parents d’élèves de l’Enseignement libre, journal sous influence et contrôle de la hiérarchie, il faudra beaucoup de courage aux responsables pour résister à la tentation de refuser ou même limiter les dégâts consécutifs à l’application de cette loi.

Mais voyons-en les principaux articles :

« Le texte de la loi Debré

Article 1 :

…L’Etat proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts.

…Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’Etat. L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyance, y ont accès.

Intégration

Article 3 :

Les établissements d’enseignement privé peuvent demander à être intégrés dans l’enseignement public…

Association

Article 4 :

Les établissements d’enseignement privé du premier degré, du deuxième degré et du technique, peuvent, s’ils répondent à un besoin scolaire reconnu, demander à passer avec l’État un contrat d’association à l’enseignement public.

Le contrat d’association peut porter sur une partie ou sur la totalité des classes de l’établissement. Dans les classes faisant l’objet du contrat, l’enseignement est dispensé selon les règles et programmes de l’enseignement public. Il est confié, en accord avec la direction de l’établissement, soit à des maîtres de l’enseignement public, soit à des maîtres liés à l’État par contrat.

Les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l’enseignement public…

Contrat Simple

Article 5 :

…Le Contrat Simple porte sur une partie ou sur la totalité des classes des établissements. Il entraîne le contrôle pédagogique et le contrôle financier de l’État.

Peuvent bénéficier d’un contrat simple les établissements justifiant des seules conditions suivantes : durée de fonctionnement, qualification des maîtres, nombre d’élèves, salubrité des locaux scolaires. Ces conditions seront précisées par décret…

Comités de conciliation

Article 6 :

Il est créé dans chaque département un Comité de conciliation compétent pour connaître de toute contestation née de l’application de la présente loi…

Article 8 :

…Nouvelle loi dans neuf ou douze ans, pour les écoles sous contrat simple.

Article 9 :

Les contrats prévus à l’article 5 ne peuvent être conclus que pendant une période de neuf ans à compter de la promulgation de la présente loi. Toutefois, le gouvernement pourra, après avis du Comité national de conciliation, prolonger ce régime pour une période supplémentaire n’excédant pas trois ans… »

Comment cette loi a-t-elle été reçue, jugée par ceux qui étaient en mesure, supposons-le, d’en comprendre le sens et la portée ?

Le cardinal Roques, président de la Commission Épiscopale de l’enseignement : « Il faut attendre que cette loi-programme ait été précisée par les décrets d’application pour s’en faire une idée exacte… »

Le cardinal Gerlier : « Il semble qu’elle puisse servir de base à un rapprochement qui sans offenser personne ouvrirait la voie à la paix scolaire… »

Le cardinal Liénart : « Une solution non de simple coexistence entre les deux, mais de rapprochement et de coopération entre le public et le privé. Cet esprit n’est pas pour nous déplaire… »

Le cardinal Feltin : « Nul parmi nous ne chante victoire, d’autant plus que restent à promulguer les décrets d’application. »

Satisfaction !

On pourrait en citer d’autres, à quoi bon ? Ils nous écœurent et nous durcissent le cœur. Mais allons en face, là où l’on sait à quoi s’en tenir. Ce ne sont pas des chuchotements d’antichambre épiscopale, mais clamés du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, la réalité des gens qui savent ce qu’ils veulent :

« Un jour de nouvelles majorités reviendront à l’entière séparation des églises et de l’État. Ce jour-là tous les établissements et les maîtres qui auront sollicité le concours des fonds publics seront considérés comme ayant affirmé leur vocation d’entrer dans le service public de l’enseignement, et il sera ainsi fait. Ce n’est ni une menace, ni un chantage. C’est la conséquence logique de ce que vous allez décider. C’est la logique du système. C’est aussi notre volonté et au nom de mes amis, je prend l’engagement de la respecter. Je n’envie pas votre satisfaction. »

L’homme intelligent, cohérent qui a écrit cela est Guy Mollet, secrétaire général du parti socialiste. Nous devons constater un quart de siècle après qu’il y a cohérence, fidélité et continuité. Il n’y a pas eu aggiornamento au parti socialiste (SFIO) !

Quelques jours après J.J. Servan-Schreiber écrivait dans « L’Express » : « Quand M. Guy Mollet annonce à l’Assemblée que le combat ne cessera pas jusqu’à l’abrogation totale des lois qui viennent d’être votées et jusqu’à la nationalisation pure et simple des établissements confessionnels qui auront été nourris par les fonds publics, nous l’approuvons sans réserve. Ce qu’il dit là est nécessaire, incontestable pour un républicain. Et ce qu’il prédit arrivera. C’est clair. »

Georges Suffert un catholique de gauche journaliste dans différentes feuilles socialistes, bien formé par ses amis écrivait le 24 Décembre 1959 dans « France Observateur » : « Que la majorité se retourne et toutes les structures seront en place pour que la nationalisation des écoles ayant accepté de signer des contrats avec l’État soit du jour au lendemain chose faite… et l’Église aura perdu le bénéfice psychologique que son indépendance lui avait valu. »

Wladimir d’Ormesson qui n’était pas un ami de l’école catholique écrit avec sa grosse plume dans son « Figaro » : « Peut-être qu’à l’usage, les français s’apercevront-ils qu’une situation – si simple au fond – aura enfin été exorcisée. Qu’écoles publiques laïques, c’est-à-dire neutres, (l’innocent !) et qu’écoles privées, c’est-à-dire d’inspiration chrétienne, peuvent non seulement coexister mais collaborer dans la liberté… C’est quand cette étape sera franchie que pourra s’entrevoir le vaste réaménagement de l’éducation nationale dégagée des plis du passé, où tous les enfants de France pourront trouver ensemble ce que leurs parents ont le droit d’exiger pour chacun d’eux. »

Cet écrit montre quel travail d’intoxication les gens initiés au Grand Plan de laïcité, pouvaient réaliser auprès de l’opinion, auprès des parents ne voyant pas de profonde différence entre enseignement public et enseignement privé.

Il est vrai que depuis la fin de la guerre, depuis 1945, l’enseignement libre s’est aligné en bien des points sur l’enseignement laïque. Il faut reconnaître que déjà une bonne partie du clergé ne soutenait plus les écoles paroissiales et trop souvent ce sont les parents seuls qui ont maintenu les écoles malgré l’opposition des curés indifférents ou parfois hostiles (5) aux encycliques sur l’éducation de la jeunesse.

La terrible loi Debré est promulguée, les décrets d’application sont sortis, au sein et à la tête des écoles de longues discussions vont s’engager entre partisans des diverses solutions. Le piège est tendu. Le troupeau est au bord du ravin, qui va y tomber ? Que vont faire les pasteurs ? Les « defensores civitatis » ? La question est superflue ! Ce sera bien sûr encore le « oui », le « oui » modulé. Le « oui » dur des inconscients pour le contrat d’association, le « oui » mou des inquiets pour le contrat simple. Le non, conscient et fier sera l’honneur du petit, oh ! tout petit troupeau de quelques unités.

Dans le grand silence et l’embarras des évêques, une voix s’éléve et limite les dégâts pour son diocèse : Mgr Puech évêque de Carcassonne. Sa note publiée dans sa Semaine religieuse du 20 Août 1960 explique lucidement la nocivité de cette loi, il dit :

« On le voit, une telle conception, de tendance totalitaire, ne reconnaît à l’école libre qu’un rôle momentané de suppléance. Bien plus elle est incompatible avec la notion d’une école chrétienne où la « logique de notre foi » réclame que l’enseignement lui-même soit chrétien, et pas seulement l’éducation.

« Or toutes les dispositions de la loi et des décrets, s’orientent si bien selon cette regrettable perspective, que la première mesure proposée pour « régler les rapports de l’Etat et de l’enseignement privé » c’est l’intégration, c’est-à-dire la disparition de cet enseignement privé… Les écoles chrétiennes préfèrent aux moyens de vivre leurs raisons de vivre. »

Voilà la parole sage et courageuse qui aurait pu, qui aurait dû au cours de ce conflit résonner dans chaque diocèse.

Puis Monseigneur Puech dit pourquoi les évêques ont accordé leur confiance ; parce que, poursuit-il, « Les déclarations du gouvernement à la tribune du Parlement ont expressément promis que seraient respectés dans les classes sous contrat l’autorité du directeur, la liberté des maîtres, le caractère propre de l’enseignement. »

Naïveté, marchandage ou connivence ?

L’évêque de Carcassonne lui, n’accorde pas sa confiance, il donne les directives suivantes pour son diocèse :

« Aucune école catholique ne doit demander l’intégration qui lui ferait perdre jusqu’à sa raison d’être.

« Aucune école catholique ne doit souscrire un contrat d’association, dans l’état actuel des textes législatifs et réglementaires ; les risques sont trop graves de perdre les caractères spécifiques d’un enseignement chrétien et même d’aboutir à une intégration différée. »

Malheureusement l’évêque a cédé pour les contrats simples oubliant que les écoles chrétiennes doivent « préférer, aux moyens de vivre, leur raison de vivre ».

Certes pour ces contrats simples l’ingérence de l’État paraissait limitée. Mais ce droit de contrôle, l’État va en user sur les maîtres payés par l’État, qui vont perdre leur indépendance et vont resserrer leurs liens syndicaux avec leurs collègues de l’enseignement laïc. Le caractère spécifique va se dégrader, les programmes y contribueront largement. En bien des écoles la mentalité deviendra rapidement aussi mauvaise que dans les écoles de Jules Ferry.

Comment l’enseignement catholique s’est-il engagé dans ce système ? Rares sont les établissements qui ont demandé l’intégration. Un nombre important a souscrit le contrat d’association, la majorité a opté pour le contrat simple, très petit fut le nombre des écoles restées libres et pauvres.

Notes :

1 – Henri Wallon, professeur au Collège de France, collaborateur du journal « L’Humanité », ministre de l’Éducation Nationale du Gouvernement Provisoire en 1944.
2 – Membre du Comité Constitutionnel en 1958, il coopéra à l’élaboration de la Constitution de la Vème République.
3 – Evêque auxiliaire de Paris, secrétaire général de l’Action Catholique.
4 – « Documents-Paternité » Mai 1956.
5 – Cf. la révolte de 26 curés nantais en mars 1964 contre leur évêque qui avait rappelé au cours d’une réunion des A.P.E.L.  : « La nécessité d’une école chrétienne… Aujourd’hui comme hier le Magister de l’Église estime que la place normale de l’enfant chrétien se trouve à l’école chrétienne. »

§

Source : civitas-institut.com
Par :  

Blogue et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 02.01.2018
Dernière mise à jour : 22.01.2018

Mines 1914-1922 : Paternalisme Vs Syndicalisme

MédailleCieMines

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
ET LE DÉCLIN DU CONTRÔLE SOCIAL
DANS LES MINES DU GARD (1914-1922)
par Fabrice SUGIER

En 1913, les neuf compagnies minières du Gard forment, avec deux millions de tonnes de charbon extrait et 12 000 ouvriers occupés, le 3ème bassin houiller français (tableau 1).

Nous l’avons étudié en détail dans notre thèse, et nous n’allons nous intéresser ici qu’à un aspect bien particulier, celui du contrôle social. En prenant l’exemple du bassin cévenol, et en choisissant la période 1914-1922, nous voulons essayer d’examiner les conséquences de la situation de guerre et des bouleversements sociaux qui l’ont suivie sur les entreprises et les populations de l’arrière. La problématique exposée, le déclin du contrôle social, peut donc nous permettre d’accréditer ou de tempérer, dans ce cas précis, l’idée de « fin d’un monde » souvent attachée à l’époque du premier conflit mondial. Nous allons d’abord présenter les différents aspects du dispositif patronal de contrôle social à la veille de 1914 ; puis nous tenterons de discerner les tendances d’évolution pendant et après la guerre.

Tableau 1. – Le bassin gardois en 1913 (Archives du Service des Mines à Alès)

Les entreprises minières et le contrôle social avant la Grande Guerre

Le dispositif mis en place par les compagnies cévenoles entre 1840 et 1875 n’est pas très original par rapport à d’autres déjà décrits pour d’autres bassins (Carmaux, Blanzy, Nord-Pas-de-Calais), ou même d’autres industries. Nous nous contenterons donc d’en exposer brièvement la doctrine et d’en décrire les principaux traits.

La doctrine patronale

Communément appelée « paternalisme », elle repose sur deux thèmes majeurs. Tout d’abord, il existe une communauté d’intérêts entre le patron et l’ouvrier. Ainsi, J.-B. Marsaut, dirigeant de la Compagnie de Bessèges de 1859 à 1914, parle du « lien moral d’une aspiration commune à l’ordre, à la tranquillité et à l’harmonie, indispensables au bien de tous entre les ouvriers et la Compagnie qui leur procure le travail ». Le Moniteur des Cévennes, journal financé par la Compagnie de La Grand-Combe, lui fait écho en soulignant la complémentarité des uns et des autres. Les chefs apportent « la haute intelligence » et « l’habile direction », et les ouvriers « l’amour de la paix, de l’ordre et du travail ». Mais convergence d’intérêts ne signifie pas égalité, d’où la mise en avant d’un deuxième thème, celui de la famille, appliqué à l’entreprise. Le directeur est « ce bon père qui nous fait tant de bienfaits » et qui est « préoccupé par l’amélioration constante du bien-être matériel et moral de son personnel ». Il a donc vocation à régir entièrement la vie de son personnel, ses « enfants », dont il est moralement responsable. Les convictions chrétiennes de nombreux chefs d’entreprises minières cévenoles donnent une force particulière à ce thème, après les descriptions tragiques données par Villermé ou Zola de l’état moral des populations ouvrières. Les métaphores sont omniprésentes dans le discours patronal. Elles tournent par exemple autour de la dualité punition-récompense. Ainsi, tout comme ils doivent écarter les mauvaises fréquentations, « les pêcheurs en eau trouble en quête de mandat électif », les dirigeants miniers doivent savoir punir leur personnel. Le renvoi, en cas de grève, est une « leçon de choses, une leçon nécessaire, profitable à tous et salutaire ». En retour, les mineurs qui accepteront ces règles en retireront bénéfice : « Gardez-leur toujours le respect et l’obéissance, vous y trouverez votre récompense plus tard », recommande le dirigeant d’une association aux mineurs, en parlant de leurs « chefs ».

La politique de contrôle social

Au-delà des différences entre compagnies, elle s’appuie sur quatre piliers essentiels.

Un recrutement sûr

La question du recrutement est primordiale : il doit être mené de façon à ce que le nouvel embauché ait le plus de chances de s’adapter aux règles de la « ville-usine »7. Pour ce faire, plusieurs règles sont observées.

Tout d’abord, le recrutement est très localisé. En 1912, en moyenne, 41,5 % des mineurs adultes du fond occupés par une compagnie cévenole sont nés dans les agglomérations où sont installés ces puits ; et 58,7 % dans une commune du bassin. Par ailleurs, 37 % sont originaires des départements ruraux du Massif Central, mais il s’agit là d’un recrutement centré sur quelques cantons, véritables « terres à mineurs ». La carte de la page suivante montre bien qu’il n’y a pas forcément continuité géographique, mais choix de critères religieux. Les cantons marqués par la présence protestante (au sud du bassin, et sur sa périphérie nord : Barre-des-Cévennes, Saint-Germain- de-Calberte, Valgorge…) sont évités, alors que les efforts des compagnies se portent prioritairement sur les hautes vallées de l’Allier et de l’Ardèche, indéf ectiblement attachées à la foi catholique : Langogne, Coucouron, Mont- pezat, Thueyts, Le Cheylard. Au total, sept des dix cantons ardéchois et lozé- riens qui fournissent le plus de main-d’œuvre sont à 100 % catholiques. Plusieurs témoignages oraux (difficilement vérifiables mais concordants) soulignent d’ailleurs le rôle des curés locaux dans le choix des candidats à l’embauche.

Parallèlement, l’étude du fichier du personnel de la Compagnie de La Grand-Combe révèle trois constantes, qui apparaissent comme autant de « précautions » de l’employeur. Tout d’abord, le recrutement est essentiellement familial. Entre 1904 et 1913, 76,1 % des embauchés possèdent un ou plusieurs parents travaillant déjà à la compagnie. L’adaptation est donc plus facile. D’autre part, il est souvent rythmé par les mêmes étapes : première embauche à 13-14 ans (44 % des ouvriers recrutés sur place), puis ré-embauchage tout de suite après le service militaire. Pour tous ces mineurs, l’absence de toute autre expérience professionnelle rend plus aisée leur acceptation des règles relatives au fonctionnement de la mine et de la ville-usine. Enfin, pour tous les autres, la compagnie exige le plus souvent des antécédents à la mine. Entre 1908 et 1912, 82 % des ouvriers embauchés ont déjà travaillé dans une exploitation française, dont 71,9 % à la Compagnie de La Grand-Combe elle-même, ou chez ses entrepreneurs. Ceci doit bien sûr permettre de réduire le nombre des réactions de rejet que l’on rencontre partout à l’égard du travail souterrain, et qui y explique l’ampleur du « turn-over ».

 

Le recrutement des mineurs par cantons, 1912


Les sursalaires et les dépenses de prévoyance patronale

La politique de recrutement essaie de créer des attaches morales ; mais, pour attirer et retenir l’ouvrier, elle se double de l’octroi de divers avantages matériels. Énumérons-les rapidement, car nous les rencontrons dans la plupart des compagnies françaises.

Les suppléments de salaires comprennent, en particulier, les gratifications pour la Sainte-Barbe (un jour de salaire), les primes aux médaillés du travail (un mois de salaire versé par la Compagnie de Rochebelle), les allocations familiales (créées en 1911 à La Grand-Combe : deux jours de salaire en moyenne par enfant au-delà du troisième et par mois, en 1914).

Les avantages en nature sont surtout les allocations gratuites de charbon (16 % des dépenses facultatives à La Grand-Combe en 1914), les logements loués à des prix très inférieurs à ceux des particuliers (725 logements, soit un pour six ouvriers, à La Grand-Combe en 1914, avec 410 jardins).

La fourniture de services de santé prend une place croissante. Toutes les compagnies rémunèrent un service médical, dont l’organisation est calquée sur celle de l’exploitation : un docteur par division à La Grand-Combe, un hôpital par siège d’exploitation à la Compagnie de Bessèges. Les effets de cette politique sont indéniables, puisque le taux de mortalité baisse alors plus rapidement que la moyenne française, le taux de mortalité infantile étant inférieur au taux national dès après la guerre9.

Des secours et des pensions sont assurés aux non-actifs, et ce bien avant les lois sur les caisses de retraites et de secours mutuels. De plus, les compagnies versent diverses aides aux plus démunis. A La Grand-Combe, ce sont « les secours aux indigents du chantier » (1,4 % des dépenses de prévoyance patronale en 1913).

Le contrôle des comportements et des esprits

La compagnie contrôle la vie de la commune où elle s’est implantée. A La Grand-Combe, elle a créé de toutes pièces une ville dont elle a construit et possède tous les aménagements et bâtiments publics : mairie, commissariat, gendarmerie, église, temple, écoles, cimetières… Elle pourvoit d’ailleurs à leur entretien, en payant les fournitures, le mobilier, l’éclairage et les frais de fonctionnement (paiement des agents de police, des fonctionnaires municipaux, des enseignants). Au total, la Compagnie dépense près de 150 000 F à l’entretien de « sa » commune en 1913.

Les dirigeants des compagnies détiennent, jusqu’à la veille de la guerre, le quasi-monopole de la représentation politique. Les directeurs sont également maires de leur commune et conseillers généraux. Et le député de la circonscription est F. de Ramel, actionnaire important de la principale entre-prise, de 1889 à 1914. Au-delà des procédés de fraude, plusieurs types de pressions permettent ce monopole : les libéralités, la pression des personnels d’encadrement (maîtres-mineurs), et le chantage à l’emploi et à la fermeture des mines (comme le fait avec succès le marquis d’Étampes dans le canton de Saint-Ambroix en 1910).

Afin d’affermir et de pérenniser cette domination, les compagnies s’efforcent de contrôler la vie privée de leurs ouvriers. Trois outils sont utilisés. Par le biais de l’école et de l’Église (sermons de la Sainte-Barbe, en particulier), on inculque aux ouvriers ou futurs ouvriers une morale fondée sur le respect de l’ordre établi, l’exaltation du travail, l’acceptation de sa condition. L’instrument associatif est également important. Grâce à diverses associations (musicales, sportives, professionnelles ou d’entraide) créées à l’initiative de la compagnie et contrôlées par elle, celle-ci régit, d’une certaine façon, jusqu’aux loisirs de son personnel. D’une manière générale, peu d’éléments de la vie privée de l’individu vivant dans une cité minière échappent au contrôle de la compagnie qui y est installée. Par exemple, les registres du personnel de la Compagnie de Cessous comportent, pour chaque ouvrier, les rubriques « fréquentation des cabarets » L’ « ordre et économie », « caractère ». À La Grand-Combe, les veuves ne touchent les allocations de la Compagnie que si elles ont « une bonne conduite ».

Toutefois, aux yeux des compagnies, ce contrôle de la vie publique et privée ne peut être efficace que s’il est légitimé et reconnu par l’ouvrier lui- même. C’est le sens des grandes manifestations publiques organisées ou suscitées par les compagnies, et en premier lieu la Sainte-Barbe, fête des mineurs. Le déroulement de celle-ci, minutieusement réglé par un ordre de service, est à la fois affirmation et reconnaissance publique du pouvoir de la compagnie (la présence de chacun y est d’ailleurs absolument obligatoire pour percevoir la gratification). Ainsi, ce jour-là (chômé), à La Grand-Combe, chaque ouvrier doit se rendre au siège de sa division en ordre. Puis il participe à un défilé dans l’ordre hiérarchique de la mine (cadres de la division, médaillés du travail, ouvriers et retraités). Les cortèges de chaque division se retrouvent ensuite, selon un rite immuable, sur la grande place de la ville, sous l’oeil de la direction et d’un représentant du conseil d’administration, avant que tous n’entrent (là aussi dans un ordre précis) dans l’église pour une messe solennelle. Ainsi s’affirme la cohésion du groupe social, en même temps que la primauté de la hiérarchie, même en dehors du lieu de travail.

Un refus de toute contestation

Malgré ces garde-fous, le pouvoir social des compagnies se heurte à plusieurs types d’opposition. Elles y répondent par une double attitude.

Elles refusent toute ingérence dans la gestion de leur personnel. Vis-à-vis de l’administration, la position patronale est inflexible : les pouvoirs publics doivent faire respecter la liberté du travail et l’ordre public, mais non se poser en intermédiaire en cas de différend entre l’employeur et son personnel. En novembre 1910, le ministre du Travail demande au préfet du Gard d’intervenir pour faire rapporter les renvois à caractère politique prononcés à Molières. Mais le préfet lui répond, le 19 novembre, « qu’ayant été sept ans sous-préfet d’Alès… (il est) payé pour savoir qu’on empêche difficilement les Compagnies minières de procéder à des renvois, même malencontreux ». De façon encore plus énergique, les directeurs des mines nient toute représentativité des syndicats, seulement formés, selon le directeur de Bessèges, de « repris de justice » et de « meneurs étrangers au pays ». Ainsi, en juillet 1914, le directeur écrit à son conseil d’administration qu’il n’a pas cédé aux injonctions du préfet : « J’ai insisté, et les autres directeurs m’ont suivi, qu’en aucun cas nous ne voulions connaître la Fédération des Mineurs du Gard et son secrétaire Chapon, et que nous ne connaissions que nos ouvriers et nos délégués-mineurs… et que je m’abstiendrais d’assister à une réunion où la Fédération des Mineurs du Gard serait représentée ». Par conséquent, contrairement à ce qui se passe dans la Loire et le Nord- Pas-de-Calais (depuis 1891), il n’existe pas de conventions collectives signées sous l’égide des préfets.

La répression des « écarts » et des contestations du système est tout aussi rigoureuse. Les renvois frappent individuellement tous ceux qui affichent leur opposition aux valeurs qui cimentent le groupe social : religion, patriotisme, respect de la loi. En 1910, G. Nouguier est renvoyé pour avoir avoué être franc-maçon ; U. Cartier pour avoir participé à une mutinerie à Nîmes ; et J. Veyrenc pour avoir été condamné après avoir été pris péchant à la dynamite. En cas de grève ou de toute autre contestation collective, les mesures sont encore plus spectaculaires. En 1890, sur 7 370 ouvriers appartenant aux compagnies touchées par la grève, 701 sont renvoyés. A La Grand-Combe, en 1897, 1 246 mineurs sur 4 400 sont mis à pied après avoir participé à une série de mouvements. En 1902 puis en 1906, une épuration tout aussi sévère est effectuée à Rochebelle après chaque conflit.

Le dispositif de contrôle social des compagnies minières gardoises s’appuie donc sur quatre principes essentiels : la sélection préalable de l’ouvrier embauché, l’octroi d’avantages matériels pour l’attacher à la compagnie, le contrôle étroit de la vie à l’extérieur comme à l’intérieur de la mine, et enfin la répression de tout écart et le refus de toute ingérence dans le fonctionnement de ce système. Mais, constant dans ses principes, celui-ci n’est pourtant pas immuable dans les faits.

La tendance au déclin dès avant 1914

Tout d’abord, il faut noter que cet encadrement étroit n’a jamais concerné tous les ouvriers. Malgré les efforts des compagnies, environ un tiers des mineurs résident dans les villages ruraux voisins. Ainsi, au prix de longs trajets quotidiens, ils gardent une indépendance beaucoup plus forte vis-à- vis de leurs employeurs, une fois sortis de la mine. Mais surtout, même dans les cités minières, certains aspects parmi les plus spectaculaires du contrôle social disparaissent au début du XXe siècle. Ainsi, la gratification de la Sainte-Barbe n’est plus remise à la sortie de la messe, les mineurs ne sont plus obligés de participer à celle-ci pour la recevoir. Autre exemple : à Bessèges, la prime versée par la Société des Amis de l’Ordre et du Travail n’est plus attribuée en fonction de critères « moraux », mais devient un sursalaire attribué aux ouvriers stables (plus de dix ans de présence à la compagnie). Enfin, en 1914, après la grève de février, les compagnies se montrent beaucoup moins sévères envers leur personnel, puisqu’une vingtaine de renvois seulement sont prononcés dans tout le bassin. A ces divers phénomènes, on peut avancer quatre éléments d’explication.

Le coût

Les débouchés commerciaux des compagnies gardoises sont très limités, et leur aire « naturelle » de vente, la région marseillaise, très attaquée par les charbons anglais. Aussi la hausse du profit global ne peut-elle être obtenue que par une augmentation du profit unitaire, et non par un accroissement des ventes. Le prix de vente étant fixé par la loi du marché, les entreprises ne peuvent donc jouer que sur les coûts de revient. L’effort de compression porte alors sur les dépenses facultatives, en particulier sur celles jugées les plus coûteuses par rapport aux résultats attendus et obtenus. Par exemple, toutes les compagnies renoncent les unes après les autres à encourager à tout prix l’épargne, en faisant fonctionner des caisses d’épargne privées offrant un taux d’intérêt supérieur à celui de la Caisse d’épargne d’État (le double au départ).

La poussée socialiste et syndicale

Juste avant la guerre, plusieurs scrutins politiques et professionnels voient une nette poussée des forces hostiles à la domination patronale. Le résultat le plus spectaculaire est l’élection d’un député socialiste, M. Valette, dans la deuxième circonscription d’Alès, en 1914. D’autre part, en 1910 et 1914, s’implantent dans presque tous les centres miniers des organisations syndicales, dont l’audience croît rapidement après la grève de février 1914.

La déchristianisation

Phénomène quasi général, elle n’épargne pas le bassin houiller gardois, comme en témoignent les plaintes des autorités religieuses, ou la chute de la fréquentation des écoles religieuses (2 315 enfants dans celles de La Grand-Combe à la fin du XIXe siècle, 1 680 en 1911. Ainsi, un des canaux privilégiés de l’idéologie patronale voit se réduire son audience et donc son efficacité.

L’effet des réformes ouvrières

Avec les lois de 1894 sur les caisses de retraites et de secours, de 1898 sur les accidents du travail, de 1909 sur les économats…, les ouvriers sont beaucoup moins dépendants des libéralités ou des réalisations des compagnies. Par exemple, ils ne sont plus obligés de rester toujours dans la même compagnie pour espérer percevoir une retraite.

À la veille de la guerre, le système d’encadrement élaboré par les compagnies depuis plusieurs décennies connaît donc un certain déclin. Mais, en fait, celui-ci est en partie consenti par les compagnies elles-mêmes (compression des charges facultatives) ; et, d’autre part, il ne remet pas réellement en cause leur domination sur les cités minières.

1914-1922 : les tendances d’évolution du contrôle social

La situation de guerre et ses conséquences

Elle est profondément déstabilisante, car elle impose aux compagnies une double ingérence dans la gestion de leur personnel. Cependant, l’évolution n’est pas linéaire.

1914-1916 : le renforcement du pouvoir social des compagnies

Jusqu’en 1916, la situation de guerre paraît affermir le contrôle social des entreprises. En effet, avec le système des mises en sursis d’appel, les compagnies peuvent choisir nominativement les ouvriers retirés du front pour revenir à la mine ; et inversement, y renvoyer ceux qui ne remplissent pas correctement leur devoir de producteur de charbon. C’est, bien sûr, un moyen de pression considérable, qui permet de maintenir à l’écart de l’exploitation la plupart des syndicalistes. D’autre part, la situation générale de pénurie et de vie chère redonne aux coopératives patronales une importance qu’elles avaient perdue avec la loi sur les économats. Fortes de leur puissance financière et dotées d’une monnaie d’échange très recherchée, le charbon, les compagnies peuvent alors beaucoup plus facilement que les détaillants locaux se procurer tous les produits de consommation courante en grande quantité et à meilleur prix. Elles dominent donc à nouveau le commerce dans le bassin. Enfin, le démantèlement des organisations syndicales, lors de la mobilisation, élimine pour un temps de l’entreprise un contre- pouvoir dont la puissance allait en s’accroissant. Ainsi, sur tous ces plans, nous pouvons parler de reconquête provisoire de terrains de contrôle. De plus, jusqu’à la fin de 1916, les dirigeants miniers parviennent à éviter une intervention trop directe des pouvoirs publics dans la gestion de leur personnel. Le déroulement des négociations salariales de 1915 et 1916 en est une bonne preuve. Prenons le cas de la première, qui se déroule entre août et octobre 1915. Face à l’inflation, qui érode les salaires (perte de 20 à 25 % du pouvoir d’achat), les syndicats réclament une hausse générale des salaires. Les compagnies refusant de négocier, les demandes sont centralisées au niveau régional puis national, et appuyées par les élus socialistes et radicaux des régions minières : Valette, Durafour, Bouveri…, tous membres de la Commission des Mines de l’Assemblée nationale. Constatant le blocage de la négociation, les pouvoirs publics interviennent, et en premier lieu M. Sembat, ministre socialiste des Travaux publics. Le 15 septembre 1915, celui-ci demande à l’ingénieur en chef du Service des mines une enquête sur l’évolution des salaires, des prix à la consommation, et des prix de vente du charbon depuis 1914. La réaction des compagnies ne tarde pas. Le lendemain même, la principale d’entre elles, La Grand-Combe, imitée par ses voisines, annonce qu’elle accorde désormais une allocation de cherté de vie. La rapidité de l’intervention montre bien qu’elles ne veulent pas paraître obéir à une injonction. D’autre part, elles tiennent à déterminer elles-mêmes le montant et les modalités des révisions de salaires. Il s’agit d’une prime- temporaire et donc révocable, et non d’une hausse de salaire. D’autre part, cette allocation est mensuelle et proportionnelle aux charges de famille, ce qui permet d’en exclure les ouvriers les moins assidus et de diviser les bénéficiaires. Et ensuite, malgré le mécontentement des syndicats et les nombreuses démarches de l’administration pour faire ouvrir des négociations, les compagnies s’en tiennent strictement à ces mesures et refusent tout compromis. Le même processus se déroule à l’automne 1916. Ainsi, durant cette première partie de la guerre, les entreprises minières tendent plutôt à renforcer leur contrôle sur les populations, en continuant à maintenir les deux autres protagonistes (syndicats et pouvoirs publics) à l’écart de la gestion des personnels.

1917-1918 : L’évolution

1917 voit un renversement complet de cette tendance. Deux éléments peuvent aider à l’expliquer. Tout d’abord, l’accroissement considérable des besoins en charbon (et surtout en charbon français, car la houille importée pèse de plus en plus lourd sur les dépenses de l’État) conduit les pouvoirs publics à généraliser les mises en sursis d’appel. Trois circulaires du ministère de la Guerre des 6 février, 20 mai et 30 juin 1917 décrètent le rappel des classes 1903 à 1912, en même temps que sont assouplies les conditions d’ancienneté à la mine (circulaires du 25 décembre 1916 et du 10 juin 1917). Ainsi, fin 1917, les sursitaires représentent-ils dans le Gard plus de 80 % des effectifs du fond. Or, selon les termes de la loi de 1899 qui régit la mobilisation, les pouvoirs publics doivent contrôler les conditions de travail et de salaires des ouvriers retirés du front pour être affectés à l’arrière.

Ce droit de regard n’en prend donc que plus d’importance. Mais ce n’est sans doute pas l’élément primordial. Celui-ci est sans doute à rechercher dans la dégradation rapide du climat social. Dans le bassin cévenol, la montée du mécontentement est nettement perceptible à travers les plaintes face à la vie chère, à la spéculation, au rationnement, qui contrastent avec l’augmentation des profits. Même si la corporation reste jusqu’au printemps 1918 à l’écart des grands mouvements de grève, elle est très majoritairement prête à une cessation générale du travail. Ainsi, dans le Gard, dès la fin novembre 1917, tous les syndicats miniers consultés par leur Fédération nationale se prononcent à la quasi-unanimité en faveur de la grève générale, si des augmentations de salaires ne leur sont pas accordées. Pour le pouvoir, la menace est grave. L’arrêt de la production de charbon paralyserait l’économie de guerre et menacerait donc la défense nationale. D’autre part, dans un contexte européen d’agitation, l’entrée dans la lutte d’une corporation aussi importante que celle des mineurs ferait craindre que le pays ne tombe dans une situation révolutionnaire comme la Russie.

Au printemps 1917 se déclenche la première vague importante de grèves depuis 1914 : 18 conflits et 2 808 grévistes en France en avril ; 285 et 76 207 en mai ; 285 et 108 801 en juin. Le Gard n’y échappe pas, avec de multiples mouvements à Nîmes, et une agitation croissante chez les mineurs et les métallurgistes. Tel est le cas dans la plupart des bassins houillers, puisque le congrès de la Fédération nationale du Sous-Sol, réunie à Paris les 17 et 18 juin 1917, agite pour la première fois la menace d’une grève générale corporative du sous-sol si une augmentation générale de 1,50 F à 2,00 F par jour n’est pas accordée. Les élus socialistes et radicaux de la Commission des Mines, qui essaient depuis le début du conflit d’imposer une intervention publique dans la gestion économique et sociale des charbonnages, saisissent alors l’occasion. Le 19 juin, Valette, député du bassin gardois, invoquant les devoirs du gouvernement vis-à-vis des sursitaires, dépose un projet de loi qui reprend purement et simplement les doléances salariales de la Fédération du Sous-Sol. Cette initiative joue alors comme repoussoir. Le 21 juin, le Comité central des Houillères écrit aux compagnies : « Nous sommes dans une période extra-normale et menacés d’une intervention législative imminente qu’il faut tout faire pour éviter » 19. Pour éviter d’institutionnaliser un droit de regard parlementaire, il demande donc aux exploitants d’accepter et de conclure rapidement la négociation avec les syndicats sous l’égide des pouvoirs publics. À Alès, la réunion qui se tient le 25 juin à la sous- préfecture est sans précédent. Pour la première fois, les dirigeants des compagnies acceptent de discuter des salaires avec l’administration et les représentants du personnel. Lombard, directeur de la Compagnie houillère de Bessèges, en est bien conscient : « Après avoir examiné la question sous toutes ses formes, nous avons dû accepter, nous avons fait une triste et pénible besogne… en un mot et pour résumer, nous sommes entamés par la Fédération du Sous-Sol ».

De juin 1917 à décembre 1918, cette double ingérence ne fait que s’amplifier. Le dispositif de contrôle social patronal en est affecté d’une double façon.

De plus en plus, les négociations se déroulent à Paris entre le gouvernement, les dirigeants de la Fédération du Sous-Sol et le Comité central des Houillères. Ainsi, durant la négociation qui se prolonge de novembre 1917 à février 1918, aucune démarche n’est entreprise par les syndicats cévenols, et aucune compagnie n’annonce de mesure salariale. Même les modalités d’application de l’accord national sont soigneusement déterminées par les circulaires du Comité central des Houillères, comme celles du 14 janvier 1918 sur le paiement des indemnités de cherté de vie, et du 9 février 1918 sur les bordereaux de salaires. Ainsi se trouve altérée l’image de la ville- usine se suffisant à elle-même, et celle de la « famille » vivant en harmonie et refusant tout « étranger ».

D’autre part, l’intervention publique et syndicale dans la gestion des personnels est institutionnalisée par la création, dans chaque bassin, de commissions mixtes locales (31 janvier 1918) et régionales (24 septembre 1918). Jusqu’à l’armistice, ces commissions paritaires sont chargées de rédiger les bordereaux de salaires et d’orienter leur révision.

En 1914-1916, la situation particulière de guerre n’a pas affecté, pour l’essentiel, le dispositif de contrôle social. Elle lui a redonné une certaine vigueur dans certains domaines. Mais à partir de 1917 la nécessité de maintenir l’ordre public impose au gouvernement de compléter sa législation en matière économique par une intervention dans le domaine social. Celle-ci n’est au fond que la conséquence logique des dispositions légales régissant la mobilisation et les mises en sursis d’appel. Mais elle apporte un changement considérable dans le Gard, où il n’existait aucune expérience véritable de négociation. Ainsi s’effondre, au moins pour un temps, le quatrième pan de la politique d’encadrement social, le rejet de toute ingérence.

L’après-guerre : 1919-1922

Les conséquences de la guerre sur le contrôle social ne se font pleinement sentir que dans les années suivantes, avec l’émergence de nouveaux comportements sociaux et de nouvelles nécessités économiques.

Le problème de la main-d’œuvre

La politique de recrutement, premier volet du dispositif patronal, est ébranlée par deux phénomènes : l’accroissement de la mobilité et le tarissement du recrutement rural.

Les vides créés par la guerre (disparition de 10 % de la population active, nombreux mutilés) suscitent chez les survivants une aspiration vers le haut : fonctions de maîtrises, industries nouvelles à hauts salaires (construction mécanique, automobile, industrie électrique…). De plus, le fort appel de main- d’œuvre dans les régions à reconstruire du Nord et de l’Est contribue à créer un déséquilibre dans les rémunérations. Fin 1921, le salaire moyen journalier d’un piqueur cévenol est de 19,04 F, soit 26,5 % de moins que dans le Nord-Pas-de-Calais (25,90 F). Par conséquent, la mobilité s’accroît. Si nous la mesurons par un taux ainsi calculé :

entrées + sorties pendant l’année n
effectifs au 31/12/n + effectifs au 31/12/n- 1

nous obtenons 21,2% en 1913 (taux record jusque-là), mais 42 % en 1920, 46,5 % en 1921, 52,4 % en 1922. Ainsi, en théorie, le personnel peut se renouveler en deux ans. De plus, le phénomène ne touche plus seulement les manœuvres, mais également les ouvriers qualifiés : la Compagnie houillère de Bessèges perd 17,2 % de ses piqueurs entre 1919-1922, contre 7,1 % en 1909-1912.

Souci majeur des exploitants, le tarissement du recrutement rural est attesté par de multiples témoignages. Ainsi, le directeur de La Grand-Combe estime que « le recrutement normal, dans la Lozère et dans l’Ardèche particulièrement, a été considérablement réduit par suite des vides creusés par la guerre dans les populations, et par les effets de la prospérité de l’agriculture ». De même, les migrations saisonnières, qui constituaient un des apports principaux en main-d’œuvre, diminuent très sensiblement. La conjonction de ces deux phénomènes suscite une pénurie de main-d’œuvre plus forte que jamais. Comme dans tous les bassins houillers, les compagnies cévenoles se tournent alors vers la main-d’œuvre étrangère. 938 immigrés vivaient dans l’arrondissement d’Alès en 1911 ; ils sont 3 825 fin 1921, et 8 479 fin 1923. A cette date, ils représentent environ 20 % des effectifs gardois.

L’hémorragie des effectifs est stoppée, mais au prix du sacrifice (difficilement consenti par les exploitants) du premier fondement du contrôle social : un recrutement localisé et familial sur quelques terres catholiques. Et, par là-même, il devient beaucoup plus difficile d’inculquer à une partie croissante du personnel les valeurs qui cimentaient le groupe social.

L’évolution des mentalités

Bien que difficile à cerner sur une aussi courte période, elle est aisément perceptible. De nombreux contemporains notent une aspiration à un mieux- vivre, à un délassement après quatre années de guerre et de vie très dure : augmentation du temps de travail, rationnement, pression du contrôle militaire… Ainsi, le sous-préfet parle du « désir de détente physique et morale éprouvé par tous » et de la volonté d’une « vie heureuse, facile et sûre ». F. Lyon, secrétaire du syndicat catholique de La Grand-Combe, en montre bien les conséquences sur les mentalités, en particulier chez les jeunes : « Deux seules choses les animent dans ce chaos : l’amour des sports et les choses immorales (cinéma, dancing). Celui de la famille, du respect de l’obéissance et du travail, a complètement disparu ». D’autre part, les années 1919-1920 voient se développer un très fort élan d’émancipation vis-à-vis de la domination politique des compagnies. Dès 1919, toutes les municipalités sont socialistes, sauf La Grand-Combe qui le devient en 1925. De même, lors des élections professionnelles, les candidats proches des directions sont écrasés par leurs adversaires de la C.G.T. Tous ces phénomènes révèlent clairement aux dirigeants des compagnies que les valeurs qu’ils prônent sont devenues étrangères et même intolérables à un grand nombre d’ouvriers : primauté de la hiérarchie à l’intérieur comme à l’extérieur de la mine, reconnaissance publique par les ouvriers de leur allégeance, respect strict de la morale. La défense à tout prix de ces valeurs ne pourrait donc se faire que par une répression accrue. Or, celle-ci est impensable, dans une période d’agitation sociale grave, et à un moment où la main-d’œuvre professionnelle est très rare. Aussi les compagnies renoncent-elles aux aspects les plus coercitifs et les plus répressifs de l’encadrement des comportements, c’est-à-dire au troisième volet de leur dispositif de contrôle social. Le meilleur symbole en est sans doute la transformation de la Sainte-Barbe : le défilé organisé par la compagnie est supprimé, tout comme le rassemblement sur la place principale et la cérémonie des discours patronaux. Cette journée devient alors une fête comme les autres, sans doute plus brillante, mais désormais sans aucune « mise en scène » ni légitimation.

Le problème du coût

Le problème chronique des débouchés devient encore plus aigu après le retour à une économie de marché, et avec le développement des produits de substitution. Aussi la compression des coûts de production redevient- elle une nécessité vitale, même après deux vagues de baisses des salaires en 1921 et 1922. Les dépenses facultatives s’en trouvent forcément affectées, comme le montre l’exemple de la Compagnie de La Grand-Combe (tableau 2). Les sursalaires en numéraire paraissent les plus visés. Par exemple, les gratifications distribuées le jour de la Sainte-Barbe sont les mêmes qu’en 1914, c’est-à-dire qu’elles ont perdu les trois quarts de leur valeur réelle. Ainsi, même si les avantages concédés demeurent importants, le deuxième volet du dispositif de contrôle social, le sursalaire, n’est pas épargné par les conséquences de la guerre.

Tableau 2. – Dépenses patronales de « prévoyance à titre gracieux », Compagnie de La Grand-Combe (A.D. Gard, 18 J 804-813)

La réaction des compagnies

Le déclin des formes traditionnelles de contrôle social ne signifie pas que les compagnies renoncent à intervenir sur ce terrain. Seulement, elles adaptent leur politique ouvrière aux nouvelles données économiques et sociales.

Elles s’efforcent, en priorité, de retrouver leur liberté pleine et entière en matière de gestion salariale, et plus généralement de conditions de travail. Ainsi, le 14 juin 1921, le Comité central des Houillères écrit au gouvernement que les exploitants refuseront désormais de siéger dans les commissions mixtes chargées de réviser les bordereaux de salaires. A l’intérieur même de l’entreprise, les dirigeants miniers entendent donc bien revenir aux pratiques d’avant-guerre, et refermer la parenthèse des institutions paritaires.

À l’extérieur de la mine, il n’y a pas une mais deux politiques ouvrières. Vis-à-vis de la main-d’œuvre immigrée, les compagnies pratiquent une politique de surveillance très stricte. Celle de La Grand-Combe, en particulier, s’emploie à recréer pour chaque colonie étrangère une sorte de milieu national, dans des cités construites à l’écart des agglomérations (Combe-Ferral à Saint- Jean de Valériscle, pour les Polonais). L’octroi d’avantages importants (logements de bonne qualité et approvisionnement à prix réduit, école spéciale…) a pour contrepartie l’exigence d’un comportement irréprochable. Le moindre écart de conduite ou toute attitude d’opposition politique ou syndicale à la compagnie est alors immédiatement puni de renvoi. Ainsi, vis-à-vis des étrangers, le dispositif patronal de contrôle social est régi par les mêmes principes que celui pratiqué à l’égard des autochtones jusqu’en 1914. Le changement est donc surtout sensible vis-à-vis de ces derniers. En effet, les compagnies orientent alors leur politique vers le soutien aux sports et aux loisirs. Avant 1914, elles subventionnaient déjà des activités de ce type, mais celles-ci étaient très minoritaires par rapport aux associations religieuses, patriotiques ou d’entraide. Après 1919, le gonflement spectaculaire des dépenses engagées pour les clubs sportifs, les harmonies musicales montre bien leur volonté de prendre en compte et d’utiliser à leur profit le désir de détente physique et morale (tableau 2). Ainsi, à La Grand-Combe, l’entreprise soutient dix clubs sportifs : deux de football, un de boxe, d’escrime, de sport taurin, de cyclisme, de course à pied, de tir, d’athlétisme et de basket. Elle réalise pour eux d’importants travaux, comme l’aménagement du stade de l’Impostaire ou la transformation de l’ancienne usine à zinc en gymnase. Enfin, elle paie tous les frais de fonctionnement : salle, chauffage, éclairage, transport des équipes. Au total, alors que les dépenses facultatives de prévoyance patronale globales ont diminué de 19 % entre 1919 et 1922, celles relatives aux sports et aux loisirs ont progressé de 238 %. Il s’agit alors de retenir les ouvriers dans le bassin en essayant de créer le mieux-vivre auquel ils aspirent, sans pour cela engager des dépenses trop lourdes en matière de salaire ou de logement. En tout cas, cette inflexion de la politique patronale est bien perçue par les syndicalistes comme une stratégie de contrôle social. Par exemple, en juillet 1922, I. Michel, délégué-mineur et maire communiste du Martinet, apostrophe ainsi ses concitoyens : « Rejoignez votre syndicat au lieu d’aller flanquer des coups de pied dans la lune, dans votre société de football où vos maîtres ont su si bien vous embrigader, au lieu d’aller entendre des auditions de musique que vous fait donner la compagnie pour tromper votre faim.»

L’examen du bassin cévenol entre 1914 et 1922 peut nous livrer deux leçons. Tout d’abord, le dépérissement du système patronal de contrôle social mis en place au milieu du XIXe siècle est amorcé avant la guerre ; mais celle- ci l’accélère très fortement dans tous ses différents aspects. D’autre part, ce déclin ne signifie pas que les entreprises renoncent à l’encadrement des populations ouvrières hors du lieu de travail. Ceci est aussi bien sensible vis-à-vis des mineurs français qu’à l’égard des ouvriers étrangers. Toutefois, le changement est fondamental. Auparavant, les dirigeants miniers essayaient d’imposer leurs idées et leurs références morales à leur personnel. Celles-ci n’ont pas changé après la guerre, mais désormais les compagnies doivent tenir compte de l’évolution des mentalités de leur personnel, et l’accepter.

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Source : Persee.fr (version annotée)
Par : Fabrice Sugier, auteur d’une thèse sur la classe ouvrière et le mouvement ouvrier dans les mines de charbon du bassin d’Alès, 1914-1922.
(1990), Fabrice Sugier poursuit ses recherches sur les mineurs du Gard pendant la Seconde Guerre mondiale.

Blogue et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 31.12.2017
Dernière mise à jour : 31.12.2017

La Grand-Combe : La Forêt, quartier d’avenir ?

Projet sur le Quartier de La Forêt.

Ecoquartier du hameau de la forêt, La Grand-Combe, Languedoc Roussillon (30)

Note synthétique

« L’identité et le pouvoir d’innovation d’un lieu sont garantis par la conservation de sa complexité. » Alberto Magnaghi, « Le projet local », Éditions Mardaga, Liège, 2003

L’éco-quartier : un système en crise

Les éco-quartiers sont trop souvent des pièces urbaines performantes sur le plan environnemental, mais manquant de liens avec leur contexte. Ici, au vu des rares disponibilités foncières de la commune, c’est surtout un enjeu pour l’ensemble de la Grand-Combe. C’est pourquoi il est important de repenser ce que peut être un éco-quartier et construire non pas un morceau de ville autonome, mais un fragment riche de multiples relations : spatiales, sociales, historiques, économiques, environnementales ou en un mot : urbaines.

Un dessous hérité, un dessus à renouveler

Pendant plusieurs décennies, le visage de la Grand Combe a été façonné par l’exploitation de son « dessous ». Activités, logements et équipements ont été conçus pour et par la mine. Il en reste des cicatrices, mais aussi les fondements d’une identité : la logique de l’ingénieur a tiré des lignes tendues, modelé de grandes plateformes, construit des bâtiments rationnels. Par ailleurs, la vie des mineurs et de leurs familles a laissé d’autres traces, plus molles dans leurs géométries : des petites terrasses en pierre sèche où installer leurs jardins, des petits édicules pour leurs outils ou leurs voitures. Cette logique plus organique, du passage du temps et de l’usage des lieux, s’exprime aujourd’hui par le retour du naturel et de la friche. Dans le but d’affirmer l’identité des lieux et de ne surtout pas la lisser, nous pensons que la reconquête du « dessus » devra s’appuyer sur le ferment poétique que constituent ces deux énergies contraires : celle de l’ingénieur et celle de l’organique.

Le « déjà-là » comme ressource essentielle

Considéré pour ses aspects esthétiques mais également pratiques et économiques, le « déjà-là » sera la base de toute intervention sur le site. Il s’agit de révéler le lieu à lui-même, par touches successives, en revendiquant la dimension opportuniste d’une telle position mais également sa valeur culturelle. C’est une manière de repenser notre rapport à la consommation des ressources et d’affirmer que les traces du passé orientent nécessairement nos pas futurs. Si certaines actions structurantes doivent s’imposer sur le paysage, d’autres peuvent se contenter d’ajustements, dans une logique d’adaptation bienveillante de ce qui existe aux besoins d’aujourd’hui.

Le réalisme économique au centre du projet

Il est impossible aujourd’hui de penser un projet urbain en prenant comme a priori que tout y sera construit et vendu : qui pour habiter dès à présent sur ce site en friche ? Qui pour construire ces logements ? La manière dont les choses se fabriquent et leur temporalité est aussi déterminante que le reste, et l’incertitude sur ce point est intégrée à notre démarche. De façon très pragmatique, afin de développer une offre de logement complémentaire à celle qui existe dans les autres quartiers de la Grand’Combe, nous proposons d’explorer plusieurs pistes de montages opérationnels : appel classique à des promoteurs, l’habitat participatif, l’accompagnement à l’auto-construction, la simple définition de lots à bâtir, petite promotion, etc. C’est aussi la condition d’une véritable mixité urbaine.

À l’échelle du bâtiment, outre la maîtrise des coûts de construction, considérer l’économie comme centrale pose la question plus large des ressources et des entreprises locales. En activant les filières bois et pierre, mais aussi d’autres acteurs économiques, nous pensons que ce projet peut contribuer à les faire monter en qualité et les consolider économiquement.

Une balade ascensionnelle dans sept « situations habitées »
(1 à 7) à travers trois éléments de liaison (A-B-C)

À partir d’une lecture attentive du « déjà-là » nous avons circonscrit sept situations, chacune porteuse d’un potentiel spécifique pour le renouveau du quartier. Ces « situations habitées » combinent constructions neuves et réhabilitations ; créations et simples reprises d’espaces publics ; programmes de logements et d’activité. Trois éléments de liaison sont identifiés afin de les mettre en relation entre elles et avec le reste du territoire. L’ensemble fabrique une image possible du futur quartier. Comme le dit Jean-Luc Godard, « ce n’est pas une image juste, mais juste une image », qui extrapole à partir des éléments de connaissance en notre possession actuellement. Par son pouvoir d’évocation, cette image est néanmoins le moteur d’émergence de projets, peut être tout à fait différents que ceux envisagés au départ.

Depuis le centre-ville en empruntant la vallée Ricard, la place basse (1) marque le seuil du nouveau Quartier de la Forêt. C’est un espace ouvert par un travail de défrichage et de démolition sélective qui fait l’articulation avec le fond de la combe. Les logements existants ont été réhabilités. Plus tard, un local associatif pourra y être implanté, ou un emplacement sera réservé à un équipement public dans la logique des grands objets de la vallée Ricard.

Depuis cette place, pour débuter l’ascension du coteau, on peut emprunter un parcours piéton. C’est la traverse Est-Ouest (A), nouvel élément structurant du quartier qui s’appuie sur les escaliers existants en partie basse et nous mène jusqu’au Camp Fougères.

Sur notre droite, nous longeons le jardin des ingénieurs (2a). À l’intérieur d’une enceinte qui accueillait anciennement des maisons plus cossues, des logements participatifs ont été construits, en articulant finement espaces partagés et espaces plus intimes. La qualité et la diversité de la végétation qui confèrent à ce lieu une atmosphère hors du commun a été préservée par l’implantation des nouveaux bâtiments.

Au nord de ceux-ci se trouve la cité de la Forêt (2b), déjà habitée au moment du projet. Par de petites interventions ciblées d’amélioration des logements et de leurs abords, elle a profité du renouveau global du quartier.

Toujours sur la traverse, nous croisons le promontoire des écoles (2c). Sur la gauche, l’ancien bâtiment a été transformé en pépinière d’entreprise par une réhabilitation exemplaire sur le plan environnemental. Des maisons- ateliers ont été construites à ses pieds. L’immeuble d’habitat collectif a été conservé pour diversifier l’offre de logements et accueillir décohabitants et célibataires.

Cet ensemble de trois sous-entités est relié par le renforcement de la structure végétale qui était présente initialement. Elles constituent ainsi le parc habité (2).

En haut de l’escalier existant qui a été conforté, nous atteignons le plateau des halles (3). À l’emplacement des anciennes casernes, quatre halles ont été implantées. Dans l’axe de la traverse Est-Ouest, une de ces halles reste ouverte, offrant un espace public ombragé. À terme, un ou plusieurs petits commerces pourront s’y installer. Construites par la commune, les autres halles ont été revendues par travées : des auto-constructeurs ont édifié leurs propres logements et des locaux d’activité sous ce toit commun. Le bois, particulièrement adapté à l’auto-construction, est mis à l’honneur.

Toujours sur la traverse, la montée du coteau nous fait pénétrer un bois. C’est la chênaie habitée (4) qui accueille dans sa partie haute des maisons à patios. Celles-ci ont été implantées librement sur des lots à bâtir et construites principalement en bois. Cela respecte la logique organique de la situation mais permet également une certaine évolutivité : du T3 au T6, les maisons peuvent s’adapter à l’évolution de la famille. Un accompagnement architectural des acquéreurs a permis d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Ayant traversé la chênaie, nous arrivons enfin au Camp Fougères (5). Sur les terrasses laissées par les anciennes constructions, des bandes de logements ont été édifiées de manière relativement compacte le long d’un ouvrage hydraulique en béton de site. Parce que chaque terrasse était particulière, les typologies sont toutes différentes, du T2 au T5. Les bandes au nord, soit trente logements, ont été portées par un opérateur classique. Au sud, ce sont des maisons densément articulées que des familles elles-mêmes ont construites. Une esplanade publique est réservée au centre du système, et l’ensemble est relié par un réseau de venelles apportant de la fraîcheur en été. Chaque logement a un emplacement réservé à proximité immédiate pour la première voiture. Les autres véhicules des ménages peuvent stationner le long de voirie. Jetant une nouvelle lumière sur les lieux et attirant des initiatives, cette première opération a entraîné la reconfiguration de l’ensemble du quartier par un effet de levier.

Autour du Camp Fougères, la lisière cultivée (6) est une bande de 50M d’épaisseur constituée de jardins potagers et de vergers. Ceux-ci s’appuient sur les terrasses vernaculaires construites par les mineurs-jardiniers de l’époque. Pour les habitants, c’est un lieu convivial et partagé, support de projets communs ou individuels.

Plus loin, nous entrons dans la forêt des loisirs (7). Dans une épaisseur de 100 m à partir de la lisière, c’est la partie la plus pratiquée d’une forêt. C’est le lieu des cabanes dans les arbres, des parcours de bi-cross, et le point de départ de randonnées. Il est également arpenté par les autres habitants de la Grand-Combe, et les touristes.

Si je suis en voiture, le serpent carrossable (B) s’enroule autour du Camp Fougères et me permet de rejoindre la place basse. C’est l’ancienne voirie confortée qui permet de desservir l’ensemble des situations habitées. Dans la partie nord du Camp Fougère, un nouveau bouclage permettra de relier directement la cité de la Forêt.

Sinon, je peux rejoindre la Grand-Combe par le sentier de l’Arboux. Avec la vallée Ricard, via le Quartier de la Forêt, mais aussi la place de la mairie, il forme la boucle de la Grand-Combe (C). C’est une nouvelle lecture de l’étendue géographique de la commune et une manière pour le quartier d’être raccordé au système urbain, autant spatialement que dans les représentations mentales.

Un quartier réinstallé dans son territoire

Porte d’entrée de la Grand-Combe depuis le Nord, le nouveau quartier ainsi constitué contribuera à borner un élément structurant de la commune qu’est la vallée Ricard, aujourd’hui bien peu lisible et difficile à faire muter. L’objectif à long terme est de renaturer le vallon et d’intégrer son chapelet d’équipements au paysage. De la place basse du Quartier la Forêt au parking du supermarché en passant par le centre de secours, cela permettra de réaffirmer le lien entre la ville et sa géographie et par-là retrouver le sens du nom : « La Grand-Combe ».

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Source : atelierarchitecture.fr/Urba
Lieu : 30110, La Grand-Combe
Maître d’ouvrage : Mairie de la Grand-Combe
Maître d’oeuvre : Virage
– Atelier du Rouget Simon Teyssou & associés
– Atelier de Montrottier Loïc Parmentier & associés
– Atelier de L’Ourcq Felix Mulle & associés
– Euclid Ingénieurie ( BET TCE)
– Agence Franck Boutte (consultant & ingénierie en environnement)
– Plus2 Paysages (paysagiste)

Calendrier : Lauréat du concours
Montant de l’enveloppe : 5 500 000 € HT / 6 578 000 TTC
Panneaux du concours : Planche n°1 – Planche n°2
Fiche projet : La Grand-Combe

courrier@atelierarchitecture.fr – 04 71 46 90 24
46, avenue du 15 Septembre, 15290 Le Rouget
Daté de : 

Reblogué par : Mas de La Regordane / GD
Première publication : 27.12.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

 

La Grand-Combe ville fleurie ?

La Grand-Combe est-elle une ville fleurie ? Si l’on ne peut pas vraiment l’affirmer, ce ne sont pas les efforts qui manquent pour que cette ancienne ville au passé minéral, se reconvertisse franchement au végétal, qu’elle possède depuis un temps ancestral.

Au Concours des Villes et Villages Fleuris, concours créé en 1959 en France pour promouvoir le fleurissement et les espaces verts urbains, la commune de La Grand-Combe ne se classe que dans la catégorie la plus faible, avec une seule et timide fleur sur son panneau d’accueil, alors qu’il y en en quatre possibles.

Ne pensez-vous pas que c’est un devoir collectif pour tous les habitants de la commune, pour faire en sorte que cela change ? sans attendre tout d’une mairie qui a de nombreux autres projets à réaliser ? Et de même que la ville a représenté l’excellence des minéraux (charbon), pour quelle raison ne le serait-elle pas dans le domaine des végétaux décoratifs ?
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La Grand-Combe : ce dimanche, les 28es Floralies
Photo DR : Le plateau de Bouzac sera envahi par les fleurs et les plantes.
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I / Les Floralies à la Grand-Combe

2017 (30/04) –  » Outre des milliers de fleurs, le plateau du Bouzac accueillera le marché aux plants dimanche 30 avril.

Déjà la 28e édition prévue ce dimanche 30 avril sur le plateau de Bouzac. Chacun garde le souvenir du lancement des Floralies et son jardin extraordinaire implanté dans la salle Marcel-Pagnol. Depuis, l’événement grandcombien a su résister et subsister même, preuve qu’il tient encore toute sa place dans ce programme des festivités locales.
Un petit changement toutefois en ce mois d’avril, le fait que ces 28e Floralies n’auront plus de support comme cela était le cas pour les précédentes.

Pour simple rappel, une réalisation municipale en ville ou dans les quartiers, ayant trait à l’environnement, mais aussi à son embellissement, était inaugurée ce jour-là. On se souvient alors du rond-point Toschi, du jardin sur l’esplanade, de la place Baptiste-Marcet, du kiosque à l’entrée de ville, (déplacé sur l’esplanade), des jardins du Riste, du Mazet du rond-point Francis-Berger, et bien d’autres bien sûr.

Dimanche, donc, ces Floralies se limiteront sur le plateau Bouzac entièrement fleuri, où aura également trouvé place le grenier cévenol, mais aussi le marché aux plants, avec ces variétés méditerranéennes économes en eau, ainsi que quelques animations pour les enfants.

À noter, durant l’après-midi, le concert à l’église, à 16 heures, avec l’ensemble vocal varois Cœurs en chœur. »

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II / La Grand-Combe, ville qui aime la végétation

Si l’on consulte les voies de circulation de la Grand-Combe ont constate que nombreuses sont celles qui portent le nom de végétaux : 18% des noms les concernent.

rue ABILON FORÊT – rue des AIRELLES – 6 voies pour l’ARBOUX – rue des ARBOUZIERS – rue des ARMOISES – chemin de l’ARUM – chemin de l’AUBÉPINE – chemin et rue des BRUYÈRES – camp et rue des FOUGÈRES – rue des CÈPES – rue des CHÂTAIGNIERS – chemin du CHÊNE – rue des CHÊNES VERTS – rue du CHÈVREFEUILLE – rue des CYPRÈS – rue des ÉGLANTIERS – avenue des FLEURS – rue des GENETS – HLM la PINÈDE – impasse des JARDINS – rue des MARRONNIERS – rue du MURIER – rue et impasse des OLIVIERS – passage de la TREILLE – citée, impasse et rue des PELOUSES – rue des PERVENCHES – rue des PEUPLIERS – chemin et rue de la PINÈDE – chemin des PINS – rue des PLATANES – rue des PRÉS – chemin des ROSIERS – rue des SORBIERS – rue du THYM – rue des TILLEULS – avenue des TROÈNES – rue des VIOLETTES.

et pour arroser toute cette verdure, une goutte d’humour avec :

l’impasse BACH (rivière en allemand) – impasse et rue des BAINS – chemin du (ruisseau) BERBÉZIER – passage (de la rivière) du GARDON – rue des LAVOIRS – passage des PUITS – chemin du RUISSEAU et rue du RUISSEAU PROLONGÉE – rue des SOURCES.

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Source : MidiLibre.fr
Titre original : « La Grand-Combe : ce dimanche, les 28es Floralies »
Publié le : 03.05.2017

Reblogué par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 26.12.2017
Dernière mise à jour : 26.12.2017

Joyeux Noël à La Grand-Combe et dans le monde

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La crèche avec Jésus, Marie, Joseph, un berger avec sa brebis (symbole de l’immolation du fils de Dieu) et les rois mages MelchiorGaspard et Balthazar qui Lui apportent l’Or car c’est un Roi. L’Encens : c’est un Dieu. La Myrrhe : c’est un Mortel.
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J O Y E U X   N O Ë L   2 0 1 7 !

Nous chrétiens, célébrons la naissance du Sauveur, de Christ, du fils de Dieu qui par miséricorde, s’est fait homme pour nous montrer le Chemin.

Cet évènement est annoncé par les plus grands prophète, tout au long de l’Ancien Testament et désormais, Dieu est avec nous.

Ce soir, nous allons Lui rendre visite à l’église, lors de la Messe de Minuit qui sera célébrée des millions de fois par les prêtres du monde entier à la gloire de notre Roi, Celui Qui viendra à la fin des temps, séparer le bon grain de l’ivraie, ce qui ne nous exonère pas de faire ce travail quotidiennement.

En ce qui concerne nos frères musulmans, je leur dis qu’ils prient Celui Qu’ils ne connaissent pas, car leurs Écritures sont plutôt déficientes à ce sujet, alors que les Évangiles sont riches d’enseignements et bel et bien la continuation logique et vérifiable de l’Ancien Testament dont certains Juifs savent bien que le Christ Roi remplit parfaitement les conditions pour être reconnu par eux, comme le Messie qu’ils attendent.

Pensons-y, le temps rétrécit et il ne sera bientôt plus temps pour faire une conversion (à 180°) et non une révolution (à 360° qui de fait vous replace au même endroit.)
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LGC8
Photo : Église de Notre Dame de l’Immaculée Conception de La Grand-Combe 30110

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Texte et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 25.12.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

Combattants polonais du pays grand-combien morts pour la France 39-45 ?

MaquisardsPolonais
Photo2016© Plaque des Héros polonais tombés pour la libération de la France – BOHATEROM POLSKIM POLEGLYM O WOLNOSĆ FRANCJI
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I / PLAQUE EN HOMMAGE AUX HÉROS POLONAIS TOMBÉS
POUR LA LIBÉRATION DE LA FRANCE, ALÈS (GARD)

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Sur le mur de la Bourse du Travail [de la ville d’Alès, capitale régionale des Cévennes], une plaque rend hommage aux Polonais tombés pour la libération de la France : combattants volontaires 1939-1940, résistants et maquisards de la région alésienne FTP-MOI, CFL, et réfugiés polonais arrêtés à Lasalle le 28 février 1944 et pendus à Nîmes le 2 mars 1944.

Contexte historique

ADAMIAK Eugène, né en Pologne en 1924, mineur à la Grand-Combe, FTPF, blessé grièvement par un milicien qu’il était chargé d’exécuter ; il meurt lors de son transport le 16 juillet 1944 près de St Florent-sur-Auzonnet. (son nom figure aussi au monument aux morts du cimetière de la Grand-Combe et depuis 2012 sur une plaque commémorative à Saint Forent-sur-Auzonnet).

CZARNECKI Henri né à Bessèges en 1926, élève au Lycée polonais de Villard-de-Lans, FFI, tué sur le plateau de Vassieux-en-Vercors le 21 juillet 1944.

DAMASIEWICZ Josef, né en Pologne en 1892, réfugié, venu du camp de Vernet-les-Bains au Centre d’accueil de Lasalle avec sa famille en décembre 1942, pris par la police allemande le 28 février 1944 avec 20 autres otages polonais, pendu à Nîmes le 2 mars 1944, enterré dans le carré militaire au cimetière du Pont de Justice à Nîmes.

ECKARDT Émile, d’origine alsacienne, gérant de l’hôtel du Fangas sur le Mont Aigoual, pris en otage par les SS le 29 février 1944 à Ardaillès, pendu à Nîmes, le 2 mars 1944.

JANKOWSKI Jan né en 1902 en Pologne, fonctionnaire au Consulat polonais à Paris, réfugié, arrivé du camp de Vernet-les-Bains avec son épouse en décembre 1942 au centre d’accueil n° 67bis de Lasalle dont il était le gestionnaire, pris par la police allemande comme otage, pendu à Nîmes le 2 mars. Cimetière du Pont de Justice.

JEDRZEJEWSKI Casimir, mineur à La Grand-Combe, pseudo « Maurice » au maquis FTP des Bouzèdes, arrêté après l’attaque de la Maison Centrale de Nîmes. Fusillé au Fort de Montluc à Lyon le 19 juin 1944.

JUSZCZYK Stanislas, domicilié au Martinet.

KASJANOWICZ Stanislas, né en 1918, soldat polonais réfugié, arrivé depuis fin 1943 avec son épouse au Centre d’accueil de Lasalle, pris le 28 février 1944 par la police allemande et pendu le 2 mars à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

KIJAK Marian

GIERONOWICZ Edward, né en 1926 en Pologne, domicilié aux Brousses, parti au maquis, tué par une patrouille allemande.

KISZKA Wawrzyniec (Laurent), né en 1921 en Pologne, mineur au Martinet. FTP-MOI à Marseille en 1943 tua, avec Lucien Vivaldi, le Président de la Section spéciale de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Arrêté fin janvier 1944, condamné à mort, libéré par un groupe FTP, caché dans le maquis des Basses-Alpes, capturé par les Allemands près de Digne, il décéda à l’hôpital le 23 mai 1944 (Son nom figure sur la plaque commémorative au Martinet).

KOWALSKI François

LUKAWSKI Jan, né en 1924 à Paris, réfugié venu de Vernet-les-Bains depuis fin décembre 1942 dans le Centre d’accueil de Lasalle. Pris par la police allemande le 28 février 1944 et pendu à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

MALINOWSKI Stanislas, né en 1922 en Pologne, mineur à Cendras, FTPF 7202e Cie, pseudo « Jouhaux », blessé et achevé par les Allemands au combat de La Rivière (Lozère) le 5 juin 1944.

MASLAK Jan domicilié à La Grand-Combe.

MLYNARCZYK Josef

PIETRZYKOWSKI André, domicilié à Portes, 7207e cie FTPF, pseudo « Biscuit », tombé à Moussac lors de l’accrochage du 25 août 1944 avec une colonne allemande. Son nom figure à Portes et à Moussac.

PIWKO Jan domicilié au Martinet.

SOCZAWA Eugène

STRUZYK Eugène, domicilié à Bessèges, pseudo « Oxis », CFL, tombé lors de la bataille du Pont d’Auzon en août 1944 (son nom figure sur la stèle d’Allègre et de Bessèges)

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II / LA JUSTICE DÉSHONORÉE 1940-1944

Couverture
 

On croit à tort que la justice au temps de Vichy se résume aux seules cours martiales et autres sections spéciales de sinistre mémoire. C’est ignorer que les tribunaux correctionnels, incarnation de la justice quotidienne la plus ordinaire, ont prononcé jusqu’à deux fois plus de peines qu’avant-guerre.

Aux ordres du gouvernement de Laval, c’est l’histoire de la justice des années sombres qui est ici étudiée. Certes, les gardes des Sceaux de Pétain n’ont guère touché aux structures et à l’organisation du système, mais ils n’ont pas cessé de politiser cette justice et d’élargir les champs d’application des textes répressifs. En détournant les lois républicaines ou en promulguant de nouvelles, l’État français élabore pas à pas un « droit commun » visant à placer hors d’état de nuire tous ceux qui pourraient mettre l’ordre nouveau en péril : Juifs, communistes, réfractaires aux chantiers de la jeunesse et au travail obligatoire, détenteurs de faux papiers ou simplement auteurs de délits d’opinion.

Tout naturellement, les premiers résistants forment bientôt une nouvelle catégorie de justiciables, contre lesquels vont particulièrement s’acharner les juridictions d’exception. C’est bien cette politisation à outrance des tribunaux qui explique l’inflation judiciaire de l’époque. Virginie Sansico montre, par le dépouillement d’une masse considérable d’archives (en particulier du ressort de la cour d’appel de Lyon), la justice de Vichy en train de se faire. Le sordide côtoie le dérisoire, le tragique voisine avec le pathétique… Une chose est certaine : l’iniquité était bien souvent au rendez-vous, déshonorant une institution dont l’histoire semblait pourtant si intimement liée à celle de la République.


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III / La résistance polonaise en France

POWN, PKWN et autre FTP-MOI

Ceux qui n’étaient pas mobilisés dans l’Armée régulière polonaise en France, ou qui n’ont pas pu rejoindre l’Angleterre, ont été les piliers de la Résistance qui commençait à s’organiser dans la clandestinité… sous l’inspiration du Consul Général A.Kawalkowski alias Justyn, en accord avec le Gouvernement polonais réfugié à Londres, aidé par un émissaire Czeslaw Bitner.

Cette Organisation a été crée le 6 septembre 1941, en collaboration avec la Résistance française. Elle avait pour mission le renseignement, le sabotage, la rédaction et la diffusion de journaux clandestins en langue polonaise, française et allemande, la recherche et la préparation de terrains de parachutage.

La capacité de parachutage consistait en 60 bases de réception dont 19 dans le midi, 41 dans les Nord et le Centre, conformément aux messages transmis par la section française de la BBC. Y ont été parachutés des officiers, sous-officiers, des armes, du matériel de liaison radio, des explosifs.

Cette Organisation clandestine sur le territoire français a pris comme nom la P.O.W.N. Polska Organizacja Walki o Niepodleglosc – Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance. En 1943, l’Organisation comportait 4 000 membres ayant prêté serment.
Ce n’est que lorsque dans la nuit du 22 au 23 juillet 1943 le colonel Antoni Zdrojewski a été parachuté, qu’a commencé la véritable lutte armée militaire.

Le colonel Zdrojewski a été Chef des opérations militaires polonaises sur le sol français. Il était en contact suivi avec le général Marie-Pierre Koenig, commandant en Chef des F.F.I.

Les relations entre Français et Polonais, combattant l’ennemi commun étaient très amicales. On trouvait des compagnies polonaises dans le maquis dans le cadre des FFI. L’Organisation très sophistiquée comportait des sections de transport et d’acheminement des hommes et du matériel parachuté vers leurs lieux de destination.

Aux femmes et aux jeunes Scouts incombaient les missions de liaison, du renseignement, du transport de journaux clandestins, de tracts, etc…

Les unités du renseignement ont transmis l’information sur 182 rampes de lancement de bombes volantes VI et V2 dont 162 ont été bombardées par l’aviation alliée.

La section sabotage avait pour mission de détruire les lignes téléphoniques et hautes tensions, de dresser des barricades sur les routes, de détruire ou déplacer les poteaux de direction. Leur mission consistait également à provoquer voire faciliter la désertion de l’armée allemande ou de l’Organisation Todt, d’éléments enrôlés de force, de Polonais ou d’Alsaciens qui par la suite ont participé dans la libération de la France dans les rangs de la POWN ou autres cellules de la Résistance française. C’est ainsi que 15 000 [personnes] de la Wehrmacht et 10 000 de l’Organisation Todt, ont été soustraites à l’effectif allemand. Le général Eisenhower a estimé que l’action de la Résistance représentait un apport équivalent à 8 divisions militaires.

Les Unités polonaises combattaient ouvertement la Wehrmacht. Le bataillon LVOV combattit dans le Cantal et en Corrèze, le bataillon Varsovie fut engagé dans les opérations de l’Isère et des Alpes. En juillet 1944, un mois avant la libération de l’Isère, les élèves du Lycée polonais de Villard de Lans prirent part au combat contre les Allemands aux côtés des maquisards français, sur le plateau du Vercors. Sur les 27 Polonais, pour la plupart âgés de 16 à 19 ans, 11 périrent avec 2 professeurs et le médecin de l’école.

Des unités polonaises de la POWN luttèrent aux côtés des FFI dans les départements de la Côte d’Or, du Jura, de la Saône et Loire.

Lorsque le contact fut établi entre la POWN et le CNR, les groupes de combat dirigés par le colonel Zdrojewski furent rattachés au mouvement des FFI, sur la base d’un accord conclu à Lyon le 28 Mai 1944 entre le général Chaban Delmas, délégué militaire du Gouvernement provisoire de la République Française et le général Zdrojewski. L’Organisation POWN n’était pas la seule impliquée dans la Résistance sur le territoire français. D’autres groupes de résistance existaient à l’instar de ceux émanent du Parti Communiste Français tels que la section polonaise de la main-d’œuvre immigrée, la MOI. Elle entretenait une correspondance avec Fred (Alias Jacques Duclos).
Les membres des groupes de langue polonaise de la MOI étaient surtout d’anciens soldats des Brigades Internationales d’Espagne, de la Brigade Jaroslaw Dabrowski (environ 3 000 hommes).

L’arrivée de la POWN dans le bassin minier du Nord-Pas de Calais , entraîna une confrontation entre les partisans du gouvernement polonais en exil à Londres et le réseau MOI du PCF.

Des Polonais s’engageaient également dans les Bataillons de la Jeunesse. Ils étaient présents de ce fait dans deux organisations qui allaient donner naissance à la puissante Organisation de résistance des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTP) après l’agression de l’URSS par les armées d’Hitler en Juin 1941.
D’autres Unités étrangères d’obédience juive étaient actives, avec comme identité ou appellation : (Juif né en Pologne).

En 1944, on commença à former des Comités Polonais de Libération Nationale PKWN qui appuyaient la politique communiste de la Pologne, elle était opposée à la POWN sous les ordres du gouvernement polonais en exil à Londres.

Les membres du Parti Socialiste Polonais PPS avaient donné naissance dès le début de 1941 dans les départements du Nord et Pas de Calais à deux organisations clandestines, l’Organisation S et Orzel Bialy (Aigle blanc).
Ces deux organisations avaient pour but d’informer les Polonais de France sur l’évolution de la situation militaire et propager l’idée de Résistance aux Allemands.

Bien amicalement, Prosper ;) ;)

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IV / Enquête Cévenole 2nd volet : le Maquis Communiste

Rappel du contexte

Mon Grand-père, Laurent DAVID, a dirigé une grande entreprise à Alès pendant la guerre, les Houillères de Rochebelle. Il aurait évité à 200 jeunes français le STO [Ervice du Travail Obligatoire en Allemagne, NdE]. Il aurait aidé à nourrir les ouvriers de la Mine. Il a été lynché et quasi exécuté par les maquis FTP (communistes) à la Libération, et pas les autres patrons de Mines. Pourquoi ? 70 ans après, je mène l’enquête.

Synthèse de ce Second Volet de l’enquête

Les historiens font aujourd’hui la différence entre maquis et résistance. Les maquis ont permis à des fugitifs (réfractaires, travailleurs étrangers, militants communistes, juifs, etc.) de se cacher tout en bénéficiant d’un soutien croissant des populations rurales environnantes. Les résistants ont pris les armes et ont contribué à organiser les actions contre l’occupant. La résistance a été obligée de structurer et approvisionner les maquis.

Il y a eu dans un second temps création de maquis résistants.  De nombreux témoignages suggèrent qu’à partir de 1943, les résistants communistes ont cherché à rééduquer les populations rurales tout en réquisitionnant vêtements, essence et nourriture. Le message est très mal passé auprès de ces populations, les paysans étaient trop souvent malmenés et traités de profiteurs de guerre.  Par ailleurs, l’endoctrinement communiste des jeunes résistants, et le projet politique affiché pour la libération ne plaisait pas toujours aux populations. Les résistants communistes ont donc été conduits à assouplir leur position, ne serait ce que pour continuer à s’approvisionner. Mais jusqu’au bout, des groupes de résistants apolitiques et des habitants de zones rurales leur ont reproché leur double jeu.

Des stratégies différentes dans la Résistance

Il y a eu différents groupes résistants sur des mêmes territoires. Et pour déjouer l’occupant, il a fallu [que] ces groupes se déplacent régulièrement, quitte dans certains cas à se disputer des territoires ou des sources d’approvisionnement. Assez vite cependant, un clivage s’est formé entre les maquis dits FFI (en général reconnaissant l’autorité de de Gaulle et du Conseil National de la Résistance), et les maquis FTP (communistes, qui participaient au CNR, mais n’appliquaient pas toujours ses directives sur le terrain). Avec dans le Gard et Le Languedoc, un contrôle du commandement FFI par des communistes convaincus et le refus des résistants apolitiques d’obéir aux ordres des communistes.

Conséquence, dans le Gard, les communistes se jugeaient majoritaires [et] donc avaient des positions plus dures que dans d’autres régions.  Parmi les grandes divergences entre maquis nous avons noté les points suivants :

  • Quand attaquer l’Occupant ? Le choix des FFI consistait à rester caché jusqu’au jour du débarquement, où les forces de la résistance devraient se soulever contre l’occupant pour gêner sa logistique. C’était la position du Général de Gaulle. Le choix des FTP était différent, il fallait engager l’ennemi dès que possible par des exactions d’éclat, pour deux raisons : pour fixer des troupes en France (et soulager la pression en Russie) et pour frapper l’opinion publique des villes et imposer le parti communiste comme première force d’opposition à l’occupant.
  • Quel recrutement pour la résistance : compte tenu de l’absence d’armes et des problèmes d’alimentation, ni les FFI ni les FTP ne voulaient voir grossir trop vite les effectifs résistants. Mais les maquis FTP endoctrinaient leurs troupes donc cherchaient des recrues, si possible dans des univers où le discours communiste passait bien, c.à.d. dans le monde ouvrier.
  • Quel programme à la Libération ? Le choix des FFI consistait à restaurer au plus  vite la  légalité républicaine, et s’il fallait juger des collaborateurs, le faire dans le respect des droits de la défense et si possible à l’abris de réactions populaires locales exacerbées. Le programme des FTP consistait à créer des milices populaires en charge de reprendre la gestion des affaires courantes et juger des crimes de guerre. Les Gaullistes voulaient absolument éviter ces formations de milices populaires et la priorité de la libération a consisté à désarmer ces milices, une fois l’occupant chassé.
  • Que penser des paysans propriétaires et des notables des villages et des villes : les FFI les voyaient soit comme des profiteurs de guerre qui collaboraient d’une manière ou d’une autre, soit comme des relais essentiels pour approvisionner les maquis : dans le doute, sauf quand la collaboration était indiscutable, ils les ménageaient. A l’inverse, les FTP les voyaient comme des ennemis de classe et des collaborateurs qu’on pouvait malmener pour la bonne cause.

La Résistance dans les Cévennes

On a surestimé après-coup l’impact militaire de la Résistance : Il n’y a pas « Une » Histoire de France, il y en a plusieurs, selon le point de vue de celui qui l’écrit. L’idéologie gaulliste et communiste se sont construites sur le mythe d’un pays résistant à l’occupant.
Le communiste en tant que « parti des 70.000 fusillés » de la résistance (un historien américain en vue, en a reconnu 350). Le Gaulliste quand Eisenhower a reconnu que la résistance française équivalait à six divisions.  Les historiens sont plus nuancés aujourd’hui sur l’impact militaire effectif de la Résistance. Un anglais facétieux expliquait que les 150 principaux attentats commis par la résistance en France ont employé moins d’explosifs que n’en transportait un Mosquito (avion en Balsa qui pouvait transporter jusqu’à 900 kg de bombes).

On a confondu Maquis et Résistance : La réalité historique, vue par les historiens anglo-saxons de l’engagement résistant en France, c’était quelques héros peu nombreux, des tas de jeunes fuyant dès 1943 le travail forcé en Allemagne, plus un engagement tardif de populations en nombre croissant à partir du 7 juin 1944. Autant le « Maquis » constitue une réalité historique indéniable, avec des centaines de milliers de fugitifs dès l’été 1943 nourris et vêtus par les populations rurales dans un fantastique élan de solidarité, autant la Résistance sera resté un phénomène très restreint dans le temps et dans l’espace à l’exception de quelques zones bien précises (Vercors, etc.). Après-guerre, on associera le Maquis aux Groupes résistants, alors que les Maquis dans la très grande majorité des cas n’étaient pas armés.

Les communistes, en militant contre la guerre en 39/40, avaient aidé les nazis au départ : Ces mêmes historiens anglo-saxons rappellent qu’à l’entrée en guerre de la France en 1939-1940, la signature du Pacte Hitler-Staline a conduit des militants communistes à militer contre l’entrée en guerre. On a déploré en 1940 des actes de sabotage contre l’industrie de l’armement française du fait de résistants communistes. Pour ces raisons, les communistes n’étaient pas forcément légitimes en 1942 et 1943 aux yeux de la population pour incarner la défense de la patrie, même si de nombreux militants communistes ont donné leur vie dans la résistance.

Principaux Maquis Cévenols : de nombreux fugitifs se sont cependant regroupés dans les Cévennes dès 1943 pour développer des actions de guérilla. L’histoire a conservé le nom d’Aigoual-Cévennes (mars 43 – Août 44), Lasalle (mi-juillet 43 – fusion en juillet 44 avec Souleirade dans Aigoual-Cévennes), Mandagout (juillet 43 – août 44), Bir Hakeim (déc 43 – mai 44) et FTP Maquis du Serre.

En 1943, la police de Vichy avait une obsession : retrouver les réfractaires qui voulaient échapper au STO. Les groupes de résistants ont donc été obligés de se déplacer très régulièrement pour échapper aux rafles. Ces déplacements permanents (toutes les 4 à 6 semaines) ont conduit Vichy à surestimer le nombre de résistants, donc à confiner fin 1943 les forces de police dans les villes (elles n’osaient plus s’aventurer dans les maquis, persuadées que les résistants étaient partout). Dans la ville d’Alès, cependant, il y avait une garnison allemande en plus de la police de Vichy. On peut donc imaginer que les résistants étaient moins visibles dans Alès. Et que  le « refus » de payer l’impôt révolutionnaire exigé par les communistes y était plus facile. A la Grand Combe ou à Bessèges, les deux autres grandes Mines du bassin, dans des vallées étroites éloignées de la garnison d’Alès, il était certainement plus difficile aux entreprises minières de résister aux pressions des maquis.

Autre indice troublant, il y a eu un « casse » de la caisse de la Mine de Rochebelle le 6 juin 1944 (100.000 euro de l’époque), et une action de sabotage à Rochebelle le 21 juin 1944 mais pas dans les autres mines. Le seul autre attentat significatif reporté sur le bassin a eu lieu à la Grand Combe en 1943.

Mr X était résistant, lui

En discutant avec le responsable d’un lieu de mémoire des Mines dans le bassin, il m’a été répondu : « Nous ne trouvons pas trace de votre grand père mais M X (le patron d’une autre mine) a été en contact avec la résistance », je me suis intéressé à un autre volet de l’enquête : sur quels critères, certains responsables ont[-ils] sauvé leur job et pas d’autres en 1944 ? Peut-on imaginer que Laurent n’ait pas été en contact avec la résistance ?

Par ailleurs, je découvre avec surprise qu’en dépit d’un programme d’investissements importants en 1940 et 1941, suite à une augmentation de capital,  la Mine de Rochebelle a vu sa production baisser de 18% entre 1940 et 1942, malgré les injonctions de Vichy (Laurent a été convoqué chez [Pierre] Pucheu en 1942), alors que les autres mines du bassin d’Alès ont augmenté leur production sur la même période. Et alors que la Mine dirigée par ce Mr X, a augmenté sa production pour les allemands en 1942….
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Source I : © Mémoire et Résistance dans le Gard Droits réservés
Page Internet : MuséedelaRésistanceEnLigne.org
Date document : 2016
Lieu : France – Languedoc-Roussillon – Gard – Alès

Source II : La Justice Déshonorée 1940 – 1944 / GoogleBooks
Par : Virginie Sansico
Éditeur : Tallandier – 624 pages

Source III : www.39-45.org
Par : Prosper Vandenbroucke
Posté le : 15 Nov 2016, 17:51

Source IV : famille-david-dubois.fr
Par : Antoine David © 2017 Famille David
Posté le : 2017 ?

Articles I, II, III & IV reblogués : Mas de la Regordane / GD
Première parution : 24.12.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017

Skier à la Grand-Combe ? (video)

Loisinord
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Dans le Nord, à 62290 Noeux les mines (Loisinord), ils l’ont fait.
Au Sud-Ouest, à 81450 Le Garric-Carmaux (Cap Découverte), ils l’ont fait !
Alors quand le fera t-on sur la commune de La Grand-Combe ?
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LOISINORD (vidéo)
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https://fresques.ina.fr/memoires-de-mines/export/player/Mineur00293/wide
Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessus.
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CAP DÉCOUVERTE (vidéo)
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Source Loisinord : fresques.ina.fr
Source Cap Découverte : Youtube

Texte et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 23.12.2017
Dernière remise à jour : 23.12.2017

Emile Aujoulat, 30 ans de mines à La Grand-Combe

LGC.12
Photo de La grand-Combe (30110) dans les années 1900 ?

[Jolie trouvaille sur Internet que cette page personnelle décrivant parfaitement et en un style simple, mais réaliste, l’ambiance des « Riches Heures des Mines de La Grand-Combe. »]

AUJOULAT des HUBACS

[1908] C’est le 29 mars 1908 à La Grand-Combe que nait Émile Auguste AUJOULAT, dernier des 3 fils ayant survécus, le benjamin de Louis Jean Pierre AUJOULAT et de Marie Lucie DOMERGUE.

[1911] Il n’a pas 3 ans, lorsqu’en 1911, meurt cette soeur ainée, Anne Marie Rosalie, qui fût, sans nul doute, une seconde maman. Mais il est bien trop jeune pour en avoir des souvenirs.

[1919] Au retour de la guerre, selon la coutume, son frère ainé Louis reprend la ferme familiale. Son cadet, Ernest qui est aussi son parrain, part travailler aux Mines. Il a peut-être 14 ans, mais il doit contribuer aux travaux de la ferme.

[1924] A la mort de sa mère, en 1924, il n’a pas 16 ans. Seul avec son père, suite au départ de l’ainé, ils tentent de reprendre cette moitié de ferme. Tâche impossible, ils se replient sur leur petit commerce, et autres travaux saisonniers, surtout l’hiver, à la …

Compagnie des Mines de La Grand-Combe :

à 15 ans, du 19 Octobre 1923 au 05 Avril 1924,
à 16 ans, du 26 Septembre 1924 au 09 Mars 1925,
à 18 ans, du 15 Novembre 1926 au 25 Avril 1927,
à 22 ans, du 01 Mars 1930 au 02 Avril 1930.

[1934] Mais sur la commune de Saint Étienne de Lugdares, il fait la rencontre de Sidonie Eva Vialle, originaire du Brouzet[-les-Alès ?], et plus jeune de 6 ans. Ils se marient dans cette commune le 07 Avril 1934. Il avait 26 ans, et elle avait 20 ans. Ils s’installent à La Grand-Combe, ou à peu près 15 mois après …

[1935] … nait Francis, le 14 Juillet 1935. Ils déménagent, du quartier [commune] des Salles du Gardon à celui de Ribes, la dernière rangée de Maison, la plus haute [rue des Églantiers].

[1937] Puis le 07 Juin 1937, c’est la naissance de Raymond, et un peu plus tard …

[1943] le 20 Juillet 1943, [la naissance] de Colette. La maison devient trop petite, et ils se déplacent, toujours à Ribes, mais dans une maison plus grande (cuisine, couloir, 3 autres pièces et toilette/douche). Enfin, le petit dernier, Michel, le 11 Décembre 1953, alors que l’ainé à déjà 18 ans.

Pour faire vivre toute cette famille, Émile travaille à la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. D’abord MANOEUVRE, ses origines fermières, sa connaissance du soin des animaux, notamment des chevaux pendant son service militaire, son respect de la personne et de la hiérarchie, lui permettent de devenir le COCHER DES INGÉNIEURS.

[1948 ?] Le dimanche, il menait en calèche à la messe, les femmes des Messieurs Godard, Guénard, Marion … En semaine, c’était leurs enfants qu’il conduisait à l’école, à coté de l’Usine à Zinc. Son fils ainé, Francis, se rappelle encore lorsqu’il pouvait grimper à l’arrière de cette calèche.

[1954 ?] Avec la motorisation, les chevaux disparaissent des Mines, et il se retrouve manoeuvre, toujours pour la Compagnie des Mines de La Grand-Combe, mais à l’usine du Parc à Charbon.

[1961]  Après ses 30 ans de service, il prend sa retraite en 1961, à 53 ans. Mais il aime le travail et Michel, son plus jeune, n’a que 8 ans. Déjà, hors journée, il travaillait chez Allain, pour livrer le charbon. Il continue, et en plus, travaille aussi à l’Usine de Biscotte, située à la cime de Ribes. Et pour se reposer, il lui reste encore ses trois jardins avec vignes (Les Hautes Faïsses de Ribes, L’Impostaire, et Le Pont des Salles) : il fait son vin et son alcool, car il a le droit de brûlage, (malheureusement non transmissible).

[1977] N’oublions pas son plus grand plaisir, ou comment lier l’utile à l’agréable : durant des années, finalement jusqu’à ce que son petit fils prenne la relève, à son tour, à 14 ans, en 1977 : les longs week-end de Pâques, Pentecôte, les saisons d’été, avec son cousin, le Père Martin, à la buvette de la Trappe de Notre Dame des Neiges. [à 71 km de La Grand-Combe]

[1981] Bon mangeur, bon vivant, il est décédé le 11 Janvier 1981, dans de grandes souffrances que la médecine de l’époque ne pouvait encore que peu soulager, sinon guérir. Seule, cette foi inébranlable qui renverse les montagnes.

Son épouse, Sidonie Eva, restera encore quelques années dans cette cité de Ribes. Puis elle se rapprochera un peu plus de La Grand-Combe, quelques temps en face de l’ancienne gare routière, route de Trescol, ensuite aux Pelouses,  finalement à la Maison de Retraite des Pins, à l’Arboux.

[2006] Le temps venant, bien qu’en pleine santé physique, son esprit s’est progressivement éloigné des réalités de ce monde, et cette mère au foyer, toujours très attentionnée pour la famille, les proches, fervente croyante, pieuse et pratiquante, jusqu’à son dernier jour, s’en est allée ce mercredi 11 Janvier 2006, soit 25 ans, jour pour jour, après son mari Émile.

§

Source : aujoulat.free.fr
Par : Thierry AUJOULAT

Reblogué sur : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 20.12.2017
P.S. les années entre [ ] ont été ajoutées par nos soins.

Drame à Frugères les Mines 20 Mai 1952

[Nous publions ici un long article sur la mort de 12 mineurs dans les Houillères d’Auvergne le 20 Mai 1952. Ce récit très sobre, mais très complet, détaille les évènements, cite le nom des hommes qui ont péri et ceux qui leur ont porté témoignage. Ce serait une bonne chose qu’une narration exemplaire de ce type, soit faite, concernant tous les accidents du travail, surtout quand il y a eu mort d’homme. Des morts « au champ d’honneur du travail », comme ceux qui sont morts pour la France, au champ d’honneur des combats. Le rédacteur de ce texte a su prendre de la hauteur et parler aussi des autres morts dont ceux de La Grand-Combe qu’il cite plusieurs fois et notamment pour signaler que ce même mois de Mai 1952, deux mineurs grand-combiens avaient, eux aussi, trouvé la mort.]

Les mines du Grosménil : Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

Il y a maintenant 64 ans que cette catastrophe est survenue le 20 Mai 1952. Voici quelques photos du site de Grosménil à Frugères les mines certaines photos pour certains seront inédites car provenant de collection privée. Cette mine était très active et employée beaucoup de mineurs jusqu’à ce 20 Mai 1952 ou 12 mineurs y laissèrent la vie. En fin de cet article vous aurez le récit complet de cette triste catastrophe relaté par Raymond Caremier.

L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Douze victimes qui laissent une trentaine d’orphelins, tel est le bilan de cette catastrophe qui endeuille toute la population laborieuse de cette partie de la Haute-Loire. Récit de ces tristes journées qui tétanisent le peuple dans toute la lourdeur du silence, de l’injustice et de l’incompréhension.

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre, le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

Tout en fin d’article Vous aurez [le récit poignant, les témoignages et des] photos d’époque de la catastrophe. Celles-ci ne sont pas très nettes, car ce sont des coupures de journaux de l’époque.
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

FRUGÈRES LES MINES
LA CATASTROPHE DU PUITS DU PARC LE 20 MAI 1952

Pour ne pas oublier, le « Challenge du souvenir » …

Chaque année, à la date anniversaire de la catastrophe, et pendant plusieurs décennies,
le club de football local a organisé un tournoi de sixte dont l’équipe victorieuse recevait le « Challenge du souvenir ».
Remis en jeu chaque année, le trophée et toutes les valeurs qu’il représentait valaient au Bassin Minier un engouement et une ferveur empruntés de solidarité et de respect.

1 – L’EFFROYABLE CATASTROPHE À PLUS DE 600 MÈTRES SOUS TERRE

Comme les nombreux puits du bassin minier de Brassac-Les-Mines, le puits du Parc est sujet à d’importants dégagements de gaz carbonique. Par précaution et surtout par mesure de sécurité les tirs de mines sont déclenchés depuis la surface par une équipe de spécialistes lorsque les personnels ont été remontés en surface.

En ce matin de printemps du 20 mai 1952, les équipes du puits du Parc sont descendues aux différents étages d’exploitation de la mine. Une équipe composée de 20 mineurs sous les ordres du chef de poste Fernand Borel est chargée d’exécuter des travaux préparatoires à l’exploitation de nouvelles couches de charbon à l’étage 620..

Ils empruntent tout d’abord une cage qui les conduits à l’étage 515, puis par une seconde cage ne pouvant contenir que cinq personnes et actionnée par un treuil à air comprimé, ils descendent ainsi 100 mètres plus bas, à l’étage 620.

Quatorze d’entre eux restent à la base du puits pour effectuer des travaux de maçonnerie, de forge et d’autres occupés à creuser une galerie destinée au retour des berlines du futur engagement.

Le chef de poste accompagné de cinq autres mineurs se rendent sur le chantier qui commence à 600 mètres de la base du puits. Deux d’entre eux se portent au front de taille , tandis que trois autres continuent un chantier de percement d’un plan incliné montant vers l’étage 571 où se trouve une galerie minière en préparation.

Ce plan incliné de 45° dans le rocher d’une section de 3,5 mètres par 2,70 mètres est divisé en deux parties ; une pour revoir le déblai, une seconde beaucoup plus étroite, équipée d’échelles, réservée au passage des personnels.

Les travaux de ce plan avaient avancé précédemment d’une quarantaine de mètres et il ne restait plus qu’une vingtaine de mètres pour atteindre la fameuse galerie de l’étage 571.

Le travail s’effectue de façon normale sauf vers le chantier du plan incliné. Vers les 11 heures, le chef mineur Nicoud en visite à l’étage rencontre son beau-frère Fernand Borel et les deux hommes observent qu’à son extrémité « que le chantier travaille ».

Une série d’éboulements continus de faible importance empêche André Blanquet et Léon Delort de se porter en tête du chantier. Le chef de poste Fernand Borel leur donne pour consigne de dégager la base au fur et à mesure des éboulis et de charger blocs et débris dans les bennes.

Pendant cette phase de travaux, un des trois mineurs abandonne ses collègues pour se rendre dans la grande galerie.

Vers midi, Fernand Borel se rend vers les deux hommes, André Blanquet, rescapé de la catastrophe raconte :
« Mon camarade m’a demandé l’heure, et je lui répondis qu’il était environ midi. A cet instant précis le chef de poste se recula d’un bond, l’air horrifié et s’écria « sauvez-vous les gars » ». Il avait certainement vu arriver la masse de rocher ; nous-mêmes sentions à cet instant un souffle bizarre, mais pas encore d’une grande puissance ; nous nous trouvions dans la poussière, notre lampe se distinguait seulement par un point rouge. »

Léon Delort et André Blanquet obéissent immédiatement en se faufilant entre les bennes et cherchent à gagner l’extrémité de la galerie et le puits ou tout au moins une partie de la galerie fortement aéré par un ventilateur.

Une seconde explosion se produit suivie d’un puissant souffle qui projette à terre André Blanquet. Un épais nuage de poussière s’engage à grande vitesse dans la galerie rectiligne. L’odeur aigrelette du gaz carbonique, le grisou, suit son chemin. Les hommes ne s’aperçoivent plus.

Cette seconde explosion a mis hors d’usage le ventilateur et a endommagé les compresseurs à air nécessaires à la manœuvre de la petite cage d’accès existante.

Six mineurs pourront, non sans difficulté, y accéder tandis que deux autres se sont placés sur le toit de l’engin. La mise en service de compresseurs supplémentaires va les hisser jusqu’à l’étage 515 .

Pris en charge par les mineurs de cet étage, Louis Joanny de Sainte-Florine André Dantal , Pierre Charbonnel et René Badon de Lempdes, Paul Gauthier et André Blanquet de Frugères-Les-Mines, Paul Brumerelle et Pierre Bardy de Vergongheon sont conduits au jour. Ils vont être les seuls rescapés !

Le machiniste s’empresse de renvoyer la cage vers le bas, hélas , son arrivée n’est suivie d’aucune sonnerie, d’aucun signal.

La nappe de gaz nocifs avait fait son œuvre de mort.

L’alerte a été donnée au jour. Comme une trainée de poudre, la funeste nouvelle se répand dans toutes les communes du bassin.

En moins d’une heure, une foule muette et anxieuse se presse autour du puits tragique.

Des épouses, des mères, des mineurs ignorent si l’un des leurs se trouve parmi les victimes …

2 – LA POPULATION RÉUNIE SUR LE CARREAU DE LA MINE
Sur le carreau de la mine, la population attend anxieusement, la gorge serrée, les premières remontées, on se remémore que trois mineurs en 1929 et cinq mineurs le 10 avril 1942 avaient été les malheureuses victimes d’un semblable dégagement instantané de gaz carbonique.

Ici, en moins d’une heure le gaz est parvenu à l’étage 515.

La présence de l’importante nappe de gaz interdit le travail de l’équipe de sauvetage. Sous la direction des ingénieurs MM. Collange et Michel et de M. Nicoud chef mineur, les équipes de secours, munies d’appareils respiratoires descendant à l’étage tragique, tandis que des mesures d’aération et de ventilation sont prises.

Il faut attendre deux longues heures, incroyablement longues, avant que l’équipe puisse descendre sans risque.

Parvenus au fond, ils découvrent près de la cage les corps des mineurs Raphaël Licois, Albert Bouche, Robert Mallet, Constantion Chiado-Fioro, Alexandre Sahunet et Albert Flory. .

Au fond de la fouille du puits, les malheureux De Noni et Fuzet vraisemblablement trompés par l’obscurité et suffoqués par les gaz apparaissent dans le halo des lampes. Le cadavre du chef de poste Borel est découvert aux abords du lieu où le dégagement s’est produit. René Bernard et Jean Knorst sont trouvés sur le lieu même de leur travail.

La mort a fait son œuvre. Avec acharnement les corps sont remontés un à un vers la surface.

Entre 14h30 et 15heures sont remontés les corps d’Albert Bouche, Constantino Chiado-Fioro, Albert Flory, Alexandre Sahunet et Raphaël Licois. A cette triste liste s’ajoute la dépouille de Robert Malet, forgeron, qui intervenait exceptionnellement au fond de la mine.

Un profond silence étreint la foule. Les hommes se décoiffent, les femmes sanglotent !.

Derrière les porteurs de civière qui transportent les corps à la salle de déshabillage, un bien triste cortège se forme, celui des parents qui pleurent un être cher.

De temps à autre, la foule qui se trouve devant la porte d’entrée laisse passer une femme, un frère, un mère , qui va rendre une funèbre visite à l’un des disparus.

A 17h30 le corps du chef Borel est arraché à la terre.

Une heure plus tard les sauveteurs ramènent les corps de Raymond Fuzet  et de Jean Knorst .
Vers 19 heures les victimes Léon Delort et Bruno de Noni rejoignent leurs camarades. Dix minutes plus tard, la dernière dépouille est sortie du fatal puits, c’est celle de René Bernard.

Une chambre mortuaire est installée en fin de soirée à proximité de la chambre de déshabillage où sont transportés les corps des victimes, les mineurs à tour de rôle vont veiller toute la nuit sur leurs camarades.

Vers les 19h 30, Monseigneur Chappe , Evêque du Puy arrive au puits du Parc et s’incline devant les victimes et s’entretient longuement avec les familles éprouvées.

Pendant des heures, la foule demeure aux alentours comme si elle ne veut pas s’arracher à la douleur et hésitant à laisser ceux qui, hier encore, étaient au milieu d’eux.

Puis, petit à petit, les groupes se disloquent. Chacun repart chez soi, tristement.

3 – LE VIBRANT HOMMAGE AUX VICTIMES

Jeudi 22 mai 1952, jour de l’Ascension, est un jour de deuil pour l’ensemble de la population du bassin minier. Dans les rues de Frugères-Les-Mines, les visages sont graves.

Dès les premières heures de la matinée , en vélo, en moto, en voiture et même en autocar des milliers de personnes convergent vers le carreau du puits du Parc où doit être célébrée la cérémonie officielle , la foule des anonymes vient apporter un dernier salut aux douze mineurs tombés au champ d’honneur du travail.

Bien avant la cérémonie, sur le carreau de la mine et sur les flancs de la colline la foule s’entasse dans un impressionnant silence.

Un à un, les cercueils de chêne clair sont posés près de la salle des machines. Dix cercueils sont ainsi alignés sous des monceaux de fleurs et de gerbes. Deux autres cercueils, à la demande des familles seront amenés à la fin de la cérémonie religieuse.

Tandis que la foule ne cesse d’arriver, avant que ne commence le service funèbre, les mineurs en bleu de travail, lampe accrochée à leurs vêtements montent une garde d’honneur autour des cercueils.

A leurs côtés, des gendarmes arme au pied, la Lyre des Mineurs de Sainte-Florine, les Sapeurs-Pompiers de Vergongheon, Sainte-Florine et Arvant placés sous la direction des Lieutenants Bouquet, Labaume et Gaubens.

Devant cette haie d’honneur, sont rangés les drapeaux des différents syndicats de Mineurs du Bassin d’Auvergne, des associations d’Anciens Combattants et de Prisonniers de Guerre, de l’Amicale « Rhin et Danube », de l’Amicale des Anciens du Maquis de la 33e Compagnie et de l’Amicale du groupe de résistance d’Arvant.

Au centre du catafalque, parmi les innombrables gerbes et couronnes, on remarque celle des Charbonnages de France, de la Ville de Clermont, du Consulat d’Italie à Lyon, des différents syndicats du personnel de la S.C.A.L , des établissements Ducellier et Conchon-Quinette , des Fédérations et des syndicats C.G.T, C.G.T-F.O et C.F.T.C, des Cheminots de Clermont, des Mutilés et Invalides du Travail.

Sur l’autel dressé devant la rangée de cercueils ont été placées les dix lampes que les mineurs tenaient à leur main au moment de leur mort.

La messe est célébrée par l’abbé Mallet curé de Sainte-Florine. Tout au long de l’office, la chorale composée des choristes des paroisses de Lempdes, Vergongheon, Sainte-Florine et Frugères accompagne la liturgie.

Dans une poignante tristesse « Le Chant des Adieux » retentit, tandis que le Chanoine Reynaud, Archiprêtre de Brioude , assure au nom de l’Eglise toute sa sympathie envers les familles de victimes.

La Lyre des Mineurs de Sainte Florine entonne une marche funèbre.

Après la cérémonie religieuse, l’autel est enlevé et les dépouilles mortelles des deux mineurs pour lesquels la famille avait demandé des obsèques civiles sont portées aux côtés des autres cercueils.

Dans un émouvant silence, sont lus les télégrammes reçus de La Sarre, du Bassin d’Aquitaine, des Charbonnages de France et de nombreux bassins miniers et les messages de sympathie venus de la France entière.

Commencent alors les éloges funèbres prononcés par les représentants des Houillères, par les représentants du personnel, par M. Jean Pomel Conseiller Général du canton d’Auzon et M. Carcassès Préfet de La Haute-Loire, porteur du message du Président de La République .

M. Millot, Président du conseil d’Administration du Bassin d’Auvergne : « Le deuil qui nous frappe, dit-il, est si lourd, si cruel que les mots apparaissent bien ternes et bien usés et pourtant comment nous taire ».

Après avoir présenté au nom des Houillères du Bassin d’Auvergne ses condoléances aux familles des victimes, il rend hommage au dévouement inlassable des sauveteurs et termine très ému son allocution « Je vous adresse mineurs de Grosménil morts à la tâche, un suprême et dernier adieu ».

Au nom du syndicat des mineurs C.G.T, la voix étranglée par les sanglots, M. Loubert adresse un dernier message aux victimes : « Adieu camarades nous ne vous oublierons pas et nous aiderons de notre mieux les êtres chers que laissez sur terre ».

M. Louis Travers, Secrétaire local de la C.F.T.C prend la parole : « Le nom de Frugères, dit-il, restera gravé en lettres de sang dans notre bassin minier, nous demeurerons fidèles à nos morts qui ont consenti un sacrifice d’une sublime grandeur. Ils étaient nos frères de travail, ils étaient d’une grande famille « la famille des travailleurs ».
« Inclinons nous ! Saluons bien bas ces victimes tombées au champ d’honneur du Travail, compatissons à la douleur de ceux qu’ils ont laissés : leurs femmes, les orphelins, leurs vieux parents. Comme pour nous donner une leçon de fraternité, le destin a voulu dans sa cruauté, rassembler des hommes de tous âges, de communes différentes aussi, d’idéal différent également. »
« C’est bien dans ces sentiments là , poursuit-il, que la classe ouvrière de chez nous communie en ce jour de deuil, c’est bien dans ces sentiments que de tous les coins de France sont parvenus à l’adresse des familles si rudement frappées et à l’adresse de la corporation toute entière les témoignages de sympathie et de véritable affection. »
Sur un ton poignant de sincérité, il termine par : « Au revoir camarades, ce n’est qu’un au revoir frères ! »

Alors que M. Jean Edouard au nom de la Fédération des mineurs Force Ouvrière présente ses vives condoléances aux familles, c’est au tour de M. Archaud d’apporter le salut de la Fédération des Mutilés et Invalides du Travail.

Amputé des deux jambes à la suite d’un accident du travail survenu en 1913 en gare de Clermont-Ferrand, Jules Archaud s’avance aidé de deux mineurs : « Les travailleurs du sous-sol viennent une fois de plus d’être éprouvés, ce qui leur arrive plus souvent qu’à leur tour. Aussi est-ce étreint par l’angoisse que je m’incline devant les dépouilles de ces victimes et devant la douleur des familles que je m’incline devant ces douze héros du travail. »

Madame Simone Troigros responsable fédérale de la C.F.T.C s’adresse à la foule en ces termes : « Le travail qui doit faire vive les hommes a été pour vos mineurs ce qui a détruit votre vie. Votre présence par la pensée nous incitera à lutter pour que soient conjurés au vingtième siècle les éléments qui vous ont vaincus ».

Au nom des travailleurs nord-africains, M. Belaoues, en des termes d’une simplicité touchante tient à s’associer à la douleur des familles des victimes et à les assurer de sa vive sympathie.

M. Jean Pomel, maire de Vergongheon, Conseiller Général d’Auzon très ému s’écrie « Au moment où la terre va recouvrir les corps des douze victimes, comment exhaler notre douleur ? » « Loin de nous la pensée d’accuser quiconque de cette terrible catastrophe, cette destinée, cette mort aveugle qui fauche même les meilleurs, sans distinction et sans raison, ne menace-t-elle pas tous les travailleurs du sous-sol ? Y-a-t-il une profession plus noble mais aussi plus meurtrière ? »

C’est au tour de M. Carcassès de prendre la parole qui délivre le message du Président de La République M. Vincent Auriol : « « Douloureusement ému par la catastrophe minière de Frugères, je vous prie au nom du Gouvernement de la République et en mon nom personnel, de transmettre aux familles des victimes l’expression de ma profonde et affectueuse sympathie. Je tiens à leur donner l’assurance que, dans l’épreuve si cruelle qui les frappe, elles peuvent compter sur la solidarité de la Nation. »

La cérémonie s’achève par le discours du représentant de l’Etat, les cortèges se forment ..

Dans leur cercueil, les mineurs, un à un, quittent pour la dernière fois le puits du Parc.

4 – TOUT LE BASSIN MINIER EN DEUIL

Des clochers de Frugères-Les-Mines, de Brassac-Les-Mines à Vergongheon en passant par Sainte-Florine, Lempdes et Bournoncle-Saint-Pierre le glas résonne tristement dans la campagne ensoleillée.

  • La cérémonie terminée, à Frugères-Les-Mines le long cortège se forme derrières les corbillards d’Albert Bouche et Léon Delort tandis que les cercueils des autres mineurs sont acheminés par ambulance vers leur commune respective. En tête du cortège, « La Lyre des Mineurs », puis viennent les drapeaux des Anciens Combattants de 1914-1918, des A.C.P.G, de l’Amicale « Rhin et Danube », des anciens F.F.I. Les enfants des écoles portant des bouquets précèdent les corbillards dont les cordons sont tenus par des mineurs en tenue de travail. Le lent défilé se dirige vers le cimetière communal. Au nom de la population, M. Dorel Maire de Frugères adresse un dernier adieu aux disparus.
  • Le matin à Sainte-Florine, on inhume le corps de Raymond Fuzet .Un de ses anciens camarades rend un dernier hommage en présence de M. Migeon Sous-préfet de Brioude et de M. Barbier maire de la localité. Les mêmes personnalités sont présentes aux obsèques d’Alexandre Sahunet. Après l’ absoute donnée par l’ abbé Mallet, un cortège groupant « La Lyre des Mineurs », les enfants des écoles, les pompiers, les associations de Sainte-Florine et toute la population accompagnent le mineur à sa dernière demeure.
  • La dépouille de Bruno de Noni a été déposée dans l’église de Brassac-Les-Mines. A 14h30 toute la population de la localité s’est assemblée pour l’office religieux célébré par le Chanoine Ferrandon. Un long cortège comprenant de nombreuses personnalités parmi lesquelles M. Duché Sous-préfet d’Issoire, M. Dassaud Sénateur, MM. Laroussinie, maire de Brassac, M. Coiffier maire-adjoint et tout le Conseil Municipal suit le char funéraire.
  • A Lempdes, après l’absoute donnée par le Chanoine Anglade , en présence d’une nombreuse assistance et M. Carcassés Préfet , sont inhumés René Bernard, Fernand Borel et Robert Mallet après le discours d’adieu prononcé par M. Combes , maire de la localité.
  • C’est à Bournoncle-Saint-Pierre qu’est inhumé Raphaël Licois où l’absoute est donnée par le Curé Chazelet et en présence de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture et de Gabriel Alezais maire de la commune.
  • A Vergongheon l’inhumation de Constantino Chiado-Fioro précède celles d’Albert Flory et de Jean Knorst . L’absoute est donnée par l’abbé Martin en présence de M. Badault, Chef de Cabinet du Préfet et de M. Tisserand Secrétaire Général de La Préfecture tandis que M. Jean Pomel prononce l’éloge funèbre.

LES DOUZE VICTIMES

A la mairie de Frugères, c’est Gabriel Chalchat, Chef de Service aux Houillères d’Auvergne qui a la triste et pénible tâche de procéder aux formalités administratives. Sur le registre d’état-civil, chacun des 12 actes de décès est libellé ainsi : « Le vingt mai mil neuf cent cinquante deux, douze heures trente, est décédé accidentellement au puits du Parc … »

  • Fernand Borel (38 ans) né à Aigueperse (Puy de Dôme) le 26 mars 1914, Chef de Poste embauché le 13 octobre 1938 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire) , fils de Florent Borel et d’ Adélaïde Roussel , marié un enfant,inhumé à Lempdes.
  • René Bernard (34 ans), né à Ardes sur Couze (Puy de Dôme) le 28 juillet 1917, ouvrier mineur embauché le 3 septembre 1945 , domicilié à Lempdes (Haute-Loire), fils de Bernard Laurent Bernard et de Marguerite Lapirot, marié 2 enfants,inhumé à Lempdes.
  • Albert Henri Bouche (39 ans), né à Frugères Les Mines le 1er août 1912, , ouvrier mineur embauché le 15 octobre 1934, domicilié à Frugères Les Mines, fils de Antoine Bouche retraité mineur et de Marguerite Orlhac, marié 3 anfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Bruno Guiseppe de Noni (36 ans) , né le 31 octobre 1915 à Revine-Lago (Région de Vénétie – Italie), ouvrier mineur embauché le 9 octobre 1947 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Luigi Angelo de Noni et d’Elivira Magagni domiciliés à Brassac Les Mines (Puy de Dôme), marié 3 enfants,inhumé à Brassac Les Mines.
  • Léon Auguste Delort (37 ans), né le 4 novembre 1914 à Tanavelle (Cantal), ouvrier mineur embauché le 18 décembre 1945 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de Jean Baptiste Delort cultivateur à Tanavelle et de Marie Réal, marié 3 enfants,inhumé à Frugères Les Mines.
  • Constantino Piétro Chiado-Fioro (50 ans) né le 27 août 1901 à Ruéglio (Région du Piémont – Italie), ,ouvrier mineur embauché le 18 septembre 1939 , domicilié à Vergongheon, fils de Guisseppe Chiado-Fioro et de Maria Carrosso, marié un enfant, inhumé à Vergongheon.
  • Albert Marius Flory (42 ans) né le 20 juillet 1909 à Vergongheon domicilié au même lieu , ouvrier mineur embauché le 30 octobre 1933 , fils d’Alfred Pierre Flory et de Marie Alphonsine Pougheon, marié 2 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raymond Fuzet (26 ans), né le 7 octobre 1925 à Vergongheon, ouvrier mineur embauché le 2 mai 1945 , domicilié à sainte-Florine, fils d’André Marcel Fuzet et de Marthe Pauline Sabatier, marié 2 enfants, inhumé à sainte Florine.
  • Jean Adam Knorst (34 ans), né le 31 août 1917 à Teting sur Nied (Moselle), ouvrier mineur embauché le 17 mars 1947, domicilié à Vergongheon, fils d’Adam Knorst cultivateur à Teting et de Marguerite Morsch, marié 8 enfants, inhumé à Vergongheon.
  • Raphël Daniel Licois (33 ans) né le 26 septembre 1918 à Tours (Indre et Loire), ouvrier mineur embauché le 24 mai 1931, domicilié à Bournoncle Saint Pierre, fils de Raphaël Alfred Licois et de Adrienne Branchu, marié 4 anfants,inhumé à Bournoncle Saint Pierre.
  • Robert Mallet (31 ans) né le 16 août 1920 à Lempdes (Haute-Loire) et y demeurant , ouvrier forgeron embauché le 8 novembre 1941, fils de Mathieu Mallet et de Marie Vedel, marié un enfant, inhumé à Lempdes.
  • Alexandre Sahunet (42 ans) né le 18 mars 1910 à Sainte-Florine, ouvrier mineur embauché le 19 novembre 1943 , domicilié à Frugères Les Mines, fils de François Sahunet et d’Urilie Vincenta Maria Pilar, marié 4 enfants, inhumé à Sainte Florine.

Témoignages

Louis Vigier Le matin méme , nous y étions tous les enfants des écoles sur le talus à attendre !! je me souviens, j’avais 7 ans ! C’est la première fois que je voyais des mineurs sortir de la cage entièrement nus et noirs pour se diriger vers la chambre chaude pour la douche !! quelque fois j’en cauchemarde encore !!et pourtant je suis devenu moi-même mineur de fond à Bayard quelques années plus tard ; et durant 7 années !!! Cordialement !!

Marie Ange Oleon j’ai mon oncle qui est un des rescapés de la catastrophe du 20 mai 1952. je suis la nièce d’André Blanquet.

Cary Kris Mon oncle et l’un des seul rescapés de ce drame!!! Oui je suis la petite niece de trottinette, la petite fille de son frere Alfred dit Frazy.

Les réactions après la catastrophe de 1952

CGT, extrait de Le Travailleur du sous-sol, mai-juin 1952.

«ASSEZ DE MASSACRES AU FOND DES PUITS !

Mineurs, luttez pour assurer votre sécurité

Encore une. Après Courrières et Vuillemin (Moselle) en 1948, Liévin en 1949, Saint-Éloi-les-Mines en 1950, Bruay en 1951, une catastrophe s’est produite au puits du Gros-Mesnil  (Haute-Loire) le 20 mai. 12 mineurs ont péri laissant 12 veuves et 36 orphelins.

Chaque jour, le sang coule dans nos bassins miniers.

Du 1er janvier 1952 au 25 mai on compte :

56 tués dans le Nord-Pas-de-Calais.
20 tués dans les mines de fer de l’Est.
5 tués dans les mines de la Loire.

Depuis le 1er avril jusqu’au 25 mai, il y a eu 10 tués dans le Gard et l’Hérault.

Il faut noter en plus les accidents dans les autres bassins et peites mines, ainsi que les centaines de blessés graves. Il s’agit en fait d’un véritable massacre au fond des puits.

Les responsabilités

Que l’on ne vienne surtout pas invoquer la fatalité. Ce qui tue les mineurs, c’est la politique de charbon au plus bas prix.

La catastrophe du puits Gros-Mesnil eût pu être évitée.

Dans un manifeste, notre syndicat de la Haute-Loire démontre l’entière responsabilité des Houillères et de l’État-patron et du service des mines.

1° La mise en chantier du plan à chariot n°3, où s’est produit le dégagement instantané n’aurait pas dû être effectuée à proximité d’une zone dangereuse connue par l’exploitant par les divers dégagements survenus antérieurement au niveau supérieur, et y compris au niveau 620 où eut lieu un dégagement à environ 6 mètres du lieu de la mise en chantier du plan ;

2° La mise en chantier du plan à chariot n°3 a été effectuée en montant, malgré la connaissance dangereuse de son emplacement, alors que le réglement des mines à dégagement instantanné prévoit que les travaux doivent être conduits de manière à réaliser le desserrage progressif des terrains. Tenant compte de ces dispositions, les travaux auraient dûs être entrepris en descendant, comme d’ailleurs ils le furent constamment dans ce puits du Parc ;

3° Comment se fait-il que lors du changement  des terrains du front de taille du plan à chariot n°3, des sondages n’ont pas été effectués afin de reconnaître la qualité des terrains suspects de dégagements instantannés ? Vu cet état de fait, pourquoi des mesures de précautions n’ont-elle pas été prises en rapport avec la connaissance de cette zone dangereuse ?

4° De plus, les tirs réglementaires ne furent pas effectués la veille ni au front de taille de l’avancement qui est dans des terrains de schistes charbonneux, ni au plan à chariot n°3. Les derniers tirs de l’avancement ayant été effectués le 12 ou 13 mai, celui du plan à chariot n°3 le 17 mai ;

5° Les sorties de secours du personnel étaient négligées, en particulier le puits intérieur du niveau 620 à 515 muni d’une seule cage sans contrepoids (rat) et démuni d’échelles, ce qui aurait permis, malgré le manque de pression au moment du dégagement de remonter les ouvriers parvenus à la recette 620 ;

6° De plus, les travaux de l’avancement ne devaient pas s’effectuer aux mêmes postes ni en même temps que les travaux du plan à chariot n°3, ce qui est contraire au réglement ;

7° L’ingénieur du puits avait, paraît-il, demandé de faire un bure (puits intérieur) au lieu d’un plan à chariot ; un refus lui fut signifié par la direction des houillères du bassin d’Auvergne avec ordre de faire le plan à chariot en montant ;

8° L’ingénieur du service des mines aurait déclaré, lors de son enquête, qu’il préférait être dans sa peau que dans celle des ingénieurs, que le plan à chariot n’aurait pas dû être fait à cet endroit ;

Comment se fait-il que des dispositions n’aient pas été prises avant, le service des mines étant bien au courant de tous les travaux effectués au puits du Parc :

La Commission d’enquête réclamée par le syndicat des mineurs s’impose d’urgence, afin que toutes les responsabilités soient établies et que soient châtiés les coupables.

Le lendemain de la catastrophe, en signe de protestation et pour exiger plus de sécurité, tous les mineurs et les ouvriers des usines du bassin de la Haute-Loire débrayèrent 24 heures.

Par milliers, ils se retrouvèrent le lendemain lors de la cérémonie officielle.

Là, nos camarades Kléber Loubert, secrétaire de la Fédération régionale du centre et Victorin Duguet, secrétaire général de la Fédération du Sous-Sol qui représentait notre Fédération avec Achille Blondeau, secrétaire fédéral, firent le procès des responsables de la catastrophe.

Dans un discours émouvant qui fit venir les larmes aux yeux de l’assistance, Loubert retraça la terrible tragédie.

«Nous n’avons pas le droit, conclut-il, de discuter de la fatalité quand les mineurs se dressent contre l’abandon des règles de sécurité, quand on leur vole leurs délégués. Nous exigeons qu’une commission d’enquête soit constituée avec la participation des ouvriers.»

Un réquisitoire

Prenant ensuite la parole, Victorin Duguet [du Martinet, près de La Grand-Combe] rend aux victimes de l’État-Patron un dernier hommage au nom de tous les mineurs de France. Il situe ensuite les responsabilités et dresse un véritable réquisitoire.

«Ce qui tue les mineurs, déclare Victorin Duguet, ce qui provoque les catastrophes, ce sont les méthodes d’exploitation, les cadences infernales de travail, la négligence trop souvent, et même l’abandon total des mesures de sécurité, l’insuffisance ou la mauvaise qualité du matériel et des installations, l’insuffisance des pouvoirs des délégués mineurs, le non-respect de leurs rapports, une loi de voleurs qui empêche les travailleurs de la mine de se donner les délégués mineurs de leur choix.

Ce qui tue les mineurs et provoque la catastrophe, c’est le refus d’appliquer leur statut et son article 12, c’est cette course au charbon au plus bas prix pour les besoins de la politique de guerre qui fait que les mineurs soit brimés, bafoués, qui veut que les prix de tâche soient constamment abaissés, qui fait que les réclamations et les avis des mineurs et de leurs syndicats sont systématiquement repoussés.

Voilà ce qui tue les mineurs, voilà ce qui provoque les catastrophes.

Voilà ce qui jette le deuil, la misère, la désolation dans nos foyers, voilà ce qui fait qu’aujourd’hui nous pleurons douze des nôtres, ici, tandis qu’à la Grand-Combe, nos frères pleurent aussi deux des leurs, tués eux-aussi par le gaz carbonique.

C’est cela qui tue les mineurs et de cela il y a des responsables.

Oui, c’est vous messieurs les ministres, qui êtes responsables des malheurs qui frappent notre corporation, par votre politique de rendement au plus bas prix, innovée par le socialiste de droite Lacoste et ses néfastes décrets, et continuée par le républicain populaire Louvel, ministre du pétainiste Pinay.

Oui, c’est vous, monsieur le directeur, messieurs les ingénieurs, qui portez une lourde part de responsabilité, lorsque vous appliquez servilement les consignes d’une pareille poplitique de malheur et votre responsabilité est d’autant plus engagée que vous connaissez les souffrances et les misères de notre corporation, comme vous connaissez le danger et la dureté du métier de mineur.

N’est-ce pas une honte que parmi les victimes que nous pleurons aujourd’hui, l’une d’elles a dû, la quinzaine dernière, se présenter quatre fois au bureau pour réclamer son dû ?

N’est-ce pas une honte que ces hommes aient eu leur salaire diminué de près de 200 francs par jour depuis le premier mai ?»

Et répondant aux discours hypocrites que ceux qui parlent de respect des morts, Duguet indique :

«Le meilleur moyen de respecter des morts, c’est de de dénoncer les responsables de leur mort et de lutter tous ensemble pour que pareille tragédie ne se renouvelle pas.»

La CFTC au secours de la direction

Auparavant, un employé des Houillères, dénommé Travers, avait pris la parole au nom de la CFTC. Son discours avait vraisemblablement été préparé dans les bureaux de la direction.

Il parla de la fraternité qui unit le directeur des Houillères et les ouvriers. Il s’indigna que la CGT dénonce les responsables de la catastrophe, couvrant ainsi la politique d’insécurité dans les mines pratiquée par les Houillères.

Il fut naturellement félicité le lendemain par le Figaro nazi et le journal fasciste l’Aurore.

L’engagement national

Le préfet, lui, prit la parole après notre camarade Duguet. Parlant au non du gouvernement, il tenta de défendre l’État-Patron, prostestant contre les accusations formulées par Loubert et Duguet.

Comme s’il suffisait de venir verser des larmes de crocodiles sur les cercueils de ceux que la politique de charbon au plus bas prix a assassiné.

Le préfet a pris l’engagement national d’assistance et de réparations envers les victimes. A l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’a encore été fait par le gouvernement. Qu’attend-il pour faire voter le projet de loi du groupe communiste demandant 10 millions pour les victimes ?

Pour en finir avec les massacres

C’en est assez de victimes. Il faut en finir avec la politique du charbon au plus bas prix qui tue au fond des puits. Il faut en finir avec les cadences infernales à la mode américaine. (C’est aux USA qu’il y a le plus de tués dans les mines). Il faut accorder de meilleurs salaires et prix de tâche. Il faut que toutes les règles de sécurité soient observées. Le projet de loi communiste sur l’extension des pouvoirs des délégués-mineurs doit être voté de suite [le PCF demandait que le délégué puisse arrêter les travaux dangereux, voir l’annexe : «Les délégués mineurs»]. En outre, les mineurs doivent avoir le délégué de leur choix. C’est un mal-élu avec 25 % des voix qui fonctionne au puits Gros-Mesnil. Depuis quatre jours il n’était pas descendu à ce puits. Lors de sa dernière descente, il n’a même pas signalé l’existence du gaz. Et pourtant, tous les ouvriers savaient que l’on approchait d’une poche de gaz.

Nous l’avons déjà dit et nous le répétons, un délégué élu avec une minorité de voix, qui n’a pas la confizance des ouvriers, n’a pas d’autorité. De ce fait, il ne peut pas défendre convenablement la sécurité et la vie des ouvriers.

Assez d’assassinats. Mineurs et similaires, refusez de travailler dans des conditions d’insécurité. Refusez de travailler pour de bas prix à la tâche. Ripostez avec force quand on vous inflige une brimade, quand il y a un tué ou un blessé grave dans votre puits. Exigez plus de pouvoirs aux délégués-mineurs qui doivent être élus par la majorité d’entre vous. Luttez dans l’union pour plus de sécurité, pour préserver votre vie.

La Fédération du Sous-Sol.

Extrait du « Figaro », 23 mai 1952

«C’est alors que deux représentants de la CGT prirent la parole. Ce fut pour se livrer à une manifestation communiste, manifestation d’autant plus indécente qu’elle se déroulait devant des cercueils.

M. Léon Travers, secrétaire local de la CFTC, sut donner ensuite aux deux syndicalistes extrémistes la leçon d’élémentaire  correction qu’ils méritaient.

– Pourquoi faut-il, déclara-èt-il avec émotion, que la douleur des familles soit troublée par des dissensions savamment entrenues ?»

Extrait de « L’Aurore », 23 mai 1952

«Les émouvantes obsèques des douze victimes de la catastrophe de Frugères ont été troublées par d’indécents discours communistes.

[…] Après quoi, M. Kloubert Loubert, secrétaire de la Fédération CGT des mineurs du Centre, avec un manque de délicatesse qui fut sévèrement apprécié par les mineurs, profita de son tour de parole pour prononcer un discours de propagande politique. Cette exploitation indécente du deuil qui frappe douze familles de travailleurs créa un dur malaise parmi les assistants de cette cérémonie qui, jusqu’alors, avaient communié dans la même émotion et dans le même deuil.

M. Louis Travers, secrétaire local de la CFTC, parlant ensuite, déplora que des paroles de discorde aient été prononcées en de pareilles circonstances.

Mais quand vint le tour du secrétaire national de la Fédération  des syndicats du sous-sol, M. Victorien Duguet, celui-ci n’hésita pas pourtant à renouveler les accusations indécentes portées par M. Loubert et à rejeter les responsabilités de la catastrophe sur le gouvernement.

Enfin, M. Carcasses, préfet de la Haute-Loire, représentant le gouvernement, s’élève fermement contre la polémique déplacée que venaient de soulever certains orateurs au seuil du cimetière.»

CGT-FO, extrait de Le Réveil des Mineurs, n°25, Mai 1952

La Corporation Minière en deuil

À la trop longue liste des victimes, que dans tous les pays du monde et à travers tous les âges, elle a déjà dressée, la mine homicide vient encore d’ajouter des noms. En quelques jours, seize hommes, descendus le matin pleins de vigueur et de santé, ont trouvé une mort atroce dans les profondes galeries.

Ils sont tombés : 12 à Frugères-les-Mines, 2 à La Grand-Combe, un à Bruay et un autre à Loos-en-Gohelle, en moins d’une semaine. Sachant bien qu’ils risquaient leur vie chaque fois qu’ils mettaient pieds dans la cage de descente, ils l’ont courageusement  sacrifiée pour que d’autres hommes puissent vivre du produit de leur travail.

Un drame horrible vient de se consommer à Frugères-les-Mines ; conscients de ce qui les attendait, 12 mineurs se sont héroïquement effacés pour donner la vie sauve aux 8 plus jeunes d’entre eux. Comprendra-t-on jamais ce qu’il y avait de noble dans les paroles de ces braves gens qui disaient, à leurs cadets, «partez et renvoyez la cage vite, bien vite». Ils savaient cependant qu’elle reviendrait trop tard. Courageusement, ceux qui restaient ont prononcé ces paroles d’espoir ; «renvoyez la cage bien vite» pour que ceux qui partaient n’aient pas trop de regrets d’avoir été choisis pour survivre.

Encore une fois la corporation minière est en deuil. En fait, elle l’est toujours, car il ne se passe pas de semaine qu’ici ou là, isolément ou en groupe, le sous-sol ne se venge de ceux qui ont voulu violer son secret et lui enlever ses richesses. Au sujet de tous ces morts, des enquêtes ont été ordonnées dont il ne vous appartient pas, pour l’instant, de préjuger les résultats.

Y a-t-il eu faute d’exploitation ? Y a-t-il eu imprudence ? Nous souhaitons que la vérité soit dite, sur les causes de tels drames, car nous nous refusons à croire, toujours et encore, à la seule fatalité.

Les représentants du patronat et des Pouvoirs publics sont allés s’incliner devant les dépouilles de ces braves gens. Ils ont prononcé des mots qu’à ce moment ils pensaient. Ils ont rappelé combien cette profession était pénible et surtout dangereuse. Ils se sont associés au deuil des veuves, des mères et des enfants. Nous sommes certains qu’à ce moment là ils étaient sincères. Ce que nous voudrions, c’est qu’ils n’oublient pas trop vite ce qu’ils exprimaient devant les cercueils des victimes. A l’heure même où se produisait à Frugères ce dégagement catastrophique, les représentants des des mineurs discutaient avec les représentants patronaux et ceux des Pouvoirs publics. Hélas ! au cours de cette discussion, nous dirons même de ces marchandages, seuls les représentants des syndicats pensaient à ce que le métier de mineur comportait de dangereux.

Les autres estimaient qu’il était un métier comme un autre et ceci constituait une escroquerie morale. Ce n’était pas une profession comportant un grand besoin de spécialité et de connaissances particulmières. Partant, on marchandait leurs salaires et leurs conditions humaines. On oubliait que la spécialité du métier de mineur était surtout d’avoir à affronter la mort à tous les instants et que, pour l’éviter, ils avaient à calculer et à peser tous leurs gestes.

Cette même commission nationale doit se réunir à nouveau le 4 juin. Nos interlocuteurs du 20 mai auront-ils gardé le souvenir de ce que la réalité de Frugères, de la Grand’Combe, de Bruay et de Loos-en-Gohelle devrait leur rappeler ? Nous voulons l’espérer, en tous cas nous raviverons leurs souvenirs et saurons défendre, comme il convient, les droits de nos camarades, de ceux qui risquent leur vie tous les jours.

On s’est plaint que certains propos malséants aient été tenus à l’occasion des obsèques des victimes de Frugères. Une certaine presse a écrit des insanités contre des ministres, des ingénieurs, des agents de maîtrise, voire même des délégués mineurs qui ne sont pas de leur bord. Elle appelle crime volontaire une catastrophe qui se produit en France, tandis que, selon elle, celles qui se produisent derrière le rideau de fer sont dues à la seule fatalité, sans doute parce qu’elles sont plus fréquentes.

Plaignons les malhonnêtes gens qui tiennent de tels propos ou font de tels écrits, mais de grâce, qu’on n’agisse pas toujours pour leur donner, auprès des masses laborieuses, un semblant de raison dont ils ont tellement besoin.

La Fédération des Mineurs F.O.

Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
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Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952
Les mines du Grosménil :Frugères et la catastrophe du 20 Mai 1952

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Par : Raymond Caremier
Publié par : Papou Poustache, le 22 Mai 2016, 16:26 pm
Sur le site : cpauvergne.com

Introduction et mise en page : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 18.12.2017
Dernière mise à jour : 18.12.2017

Fêtes chrétiennes à La Grand-Combe (video)

EgliseLGC2
Photo : Notre Dame de l’Immaculé Conception de La Grand-Combe

1836 – année de la fondation de La Grand-Combe qui comptait alors 574 habitants,

1851(04.11) – sur la place Bouzac, une grande croix de fer est érigée et bénie par monseigneur Jean-François, Marie Cart (1799-1855), évêque de Nîmes qui accorde en ce jour de clôture de jubilé, quarante jours d’indulgence, pour une durée perpétuelle, à quiconque réciterait un Notre Père et un Ave Maria en passant devant elle.

1852 (00.10) – consécration de l‘église de Champclauson, premier édifice religieux construit par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

1857 (04.10) – église de la Grand’Combe : suite à une allocation des plus généreuse de la Compagnie des Mines de la Grand-Combe qui a abondé dans le projet d’érection d’une église dans la nouvelle commune, Pierre Prosper Chabrol, célèbre architecte (protestant) de Paris, ainsi qu’une foule immense issue de tous les villages et villes du Sud de la France, assistent en ce jour, à la pose de la première pierre de l’église de la Grand’Combe dont « le clocher devient le centre et le point de ralliement des rues et des places » de la commune. Notre Dame de la Grand-Combe, consacrée quelques années plus tard Notre dame de l’Immaculée Conception, sera dotée d’une seule nef, mais plus large que celle de Notre Dame de Paris…

1864 – Inauguration de l’église à la Grand-Combe : achèvement des travaux de l’église, construite en grès du pays, provenant du ruisseau de l’Arboux, près de l’actuel cimetière et de la carrière de la mine de Champclauson.

1868 – Le temple de Trescol de culte Réformé Évangélique (des croyants au Christ, donc des chrétiens) est construit à Trescol par la Compagnie des Mines de La Grand-Combe. Il est orné de belles colonnades avec balcons.

1879 (novembre) – inauguration de la Chapelle de la Levade, quartier de La grand-Combe. Cette chapelle (dite) de secours (en fait une vraie église) et son presbytère furent aussi édifiés par la Compagnie des Mines de La Grand’Combe.

LGC14

1880/81 – Installation des grandes orgues de la Grand-Combe, oeuvre de Vincent Cavaillé-Coll, l’un des derniers représentants de l’illustre famille des fabricants d’orgues de Paris.

R. Goodwyn joue Lefébure-Wely sur le Cavaillé-Coll de la Grand-Combe

1888 – Les anciens vitraux de l’église de La Grand-Combe sont remplacés par ceux issus des ateliers du peintre et maître verrier parisien, Oudinot. En plus des scènes traditionnelles de la vie de Jésus, l’un des vitraux représente la bénédiction, par l’abbé Méjean, de l’église primitive située à la Frugère et un autre, le pèlerinage à Notre Dame de Laval, avec la représentation d’un puits de mine.

1914 – Musulmans : arrivée des premiers ouvriers algériens dont le Coran, en plus de 30 versets consacrés à Jésus, mentionne la naissance miraculeuse et la vie exemplaire de ce dernier. Par exemple, la sourate 3 versets 45/61 rappelle qu’il est : «  …Fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà et l’un des rapprochés de Dieu …« , tandis que la sourate 5 verset 46 précise : « Et Nous avons envoyé après eux, Jésus Fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et Nous lui avons donné l’Evangile où il y a guide et lumière… « .

1950 – Communions avec Jésus, à La Grand-Combe dans les années 50

2012 – Sarabande de Haendel par Marie la siffleuse – vidéo 4’43 » de Marc Laforêt

LgcMesseChrismale2015

2015 (31/03) – Messe Chrismale dans l’église de La Grand Combe.
Toutes les photos : cliquez ICI

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et en bonus, une sonnerie de cloches à La Grand-Combe 😉

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Source : Youtube

Mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.12.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Aérodrome de Champclauson à La Grand-combe (video)

LGCrue19MarsPhoto : en contrebas de l’Arboux …
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Au sommet de la commune de la Grand-Combe, dans le Gard, il est un lieu appelé l’Enfer. Je ne saurais vous dire la raison de ce toponyme, mais il doit bien y avoir un lien avec la mine et son dur métier car : descendre au sein d’une galerie qui peut atteindre plus de 800 mètres de profondeur (puits Ricard, puits Destival), n’est-ce pas aller frapper du pic aux portes de l’Enfer ?

Mais il est des miracles inexplicables ou des détournement de destination pour le moins merveilleux : cet Enfer grand-combien a pour vocation … la montée au ciel !

Ainsi, dans les années 50, une noria de buldozers et de niveleuses ont chamboulé l’aspect du sommet de la montagne de Champclauson pour l’aplanir et le transformer en rien de moins qu’une piste d’aérodrome.

Oh bien sur, si à l’instar de John Travolta vous possédez un Boeing 747, inutile d’essayer de le faire atterrir sur la modeste piste de l’aérodrome de Champclauson, quartier situé au Nord est de La Grand-Combe, mais s’il vous tient vraiment à coeur de jouer « les filles de l’air », pourquoi ne pas venir visiter « Enfer » et prendre un baptême … de l’air ou de vous initier au vol à voile.
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L’aérodrome de Champclauson, est occupé entre autre par le CVVG : en effet depuis plus de 50 ans, on peut s’adonner à l’aviation sur ce terrain avec le Centre de Vol à Voile Gardois, créé par Henri Poitevin. Ce club déploie désormais ses ailes avec Alain Poncet, son président actuel.
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Source : Youtube
Texte et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.12.2017
Dernière lise à jour : 23.12.2017

Fêtes et Fanfare à La Grand-Combe 1950 (video)

LGCsteGymnastique2Photo : Nos ancêtres les Gaulois sportifs grand-combiens

On s’est bien amusé avec les pompons avec les pompiers ! Ainsi débute ce court métrage présentant les prouesses de divers corps constitués : les pompiers et les clubs sportifs de La Grand-Combe dans les années 50.

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Détail et commentaires sur le script de ce court métrage 

00:00 – à venir

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Sur le même sujet (cliquez sur le lien ci-dessous) :
De-l’Harmonie-des-Houillères-à-l’Orchestre-Variation’s-2015-Vidéo

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Source : Youtube
Première publication : 10.12.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Corso Fleuri à La Grand-Combe 1958 (video)

ConcertsLGC

Chaque année, La ville de La Grand Combe voyait l’été arriver, avec l’été, un superbe Corso fleuri. Toutes les associations, écoles, clubs divers se préparaient à ce grand évènement en rivalisant d’imagination. De multiples petites mains satisfaisaient aux minutieux décors qui prenaient place sur des remorques tirées par tout un cortège de camionnettes et de véhicules privés.

« Je me souviens qu’à la Villa Béchard où j’étais en classe de 9ème (actuel Ce1 ?) nous n’étions pas en reste d’effervescence : les frères avaient projeté de réaliser un énorme « nounours » polaire, donc tout blanc. Mission nous avait été donnée de ramasser toutes les feuilles d’emballage avec lesquelles on enveloppait les oranges à cette époque. Puis après les avoir défroissées, ont les frangeait sur un seul coté avec nos ciseaux. Enfin on en recouvrait la carcasse métallique équipée d’un fin grillage qui figurait notre « nounours ». Les franges des emballages d’oranges imitaient à merveille les poils de l’animal polaire : travail fastidieux, mais résultat spectaculaire garanti ! »

Corso Fleuri à La Grand-Combe le 08 Juin 1958.

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Source : Youtube
Texte : Mas de la Regordane
Souvenir : GD.
Première publication : 10.12.2017
Dernière révision : 05.02.2018

Hommage de Real del Sarte aux morts de La Grand-Combe

S’il est un important symbole à La Grand-Combe, c’est bien le Monument aux Morts de la guerre 14/18, œuvre de Maxime Real del Sarte.

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Photo : reproduction de la gravure parue dans le livret des 100 ans de la Cie des Mines

I/ Monument aux morts : le gisant représente l’artiste Real Del Sarte

Monument aux morts : le gisant représente l'artiste Real Del Sarte
Le gisant, tout comme la statue, a retrouvé son emplacement place de la Victoire. © D.R

[Jeudi 16.02.2012, NdE] Le retour de la statue du monument aux morts après cinq mois d’absence, (lire Midi Libre de vendredi), a été comme on le sait très apprécié par la population. Nos tempes grises se sentaient même un peu orphelines de ce monument qui n’avait plus bougé depuis 1923 au centre de cette place de la Victoire, devenue ensuite place Jean-Jaurès en 1954.

« Pour moi, le monument aux morts représente beaucoup, tout comme l’église et l’avoir vu partir m’avait angoissé« , confie un retraité, visiblement ravi de le voir de retour.

Mais ce petit événement qui a eu lieu jeudi en milieu d’après-midi, a permis d’en savoir un peu plus sur son histoire. « Sa parfaite représentation ». Caméra sur l’épaule afin d’immortaliser ce grand moment de la vie de la cité, le cinéaste Marc Laforêt laissera filtrer son penchant d’historien également, pour parler du célèbre sculpteur Maxime Real del Sarte qui avait réalisé la statue emblématique, mais aussi le gisant.

« L’artiste mutilé de la guerre de 14-18 avait perdu le bras gauche. Le travail était donc effectué par un ou plusieurs de ses élèves. Pour ce qui est de l’œuvre demandée par la municipalité de l’époque et telle que l’on peut la voir aujourd’hui, il avait tenu à ce que le gisant, soit sa parfaite représentation, avec son portrait et ce soldat couché amputé d’un bras, recouvert par un linceul. Cette œuvre remarquable faisant partie des plus belles que le sculpteur ait eu à réaliser dans sa carrière, était un hommage aux enfants de La Grand-Combe, 423 exactement, tombés au champ d’honneur. »

Et sur sa lancée, Marc d’insister également sur l’implantation du monument aux morts, « se retrouvant ainsi parfaitement dans l’axe de l’entrée de l’église et du pont des Abbés, ouvrage disparu, qui de la rue du Brugas desservait la place Jean-Jaurès… Le pont des Abbés tenait sa signification par le fait que l’importante communauté chrétienne de l’époque habitait dans le quartier, aujourd’hui des Pelouses… »

Voilà donc livrée une petite leçon d’histoire fort intéressante et enrichissante ;

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II/ RÉAL DEL SARTE Maxime- Sculpteur

Biographie

(2 mai 1888, à Paris – 15 février 1954) Maxime Réal del Sarte est un sculpteur français, mutilé de guerre, fondateur et chef des Camelots du Roi.

Il entra à l’École des Beaux-Arts en 1908. Le matin même du concours, il s’engagea politiquement, du côté des antidreyfusards : pénétrant au Palais de justice de Paris, il se présenta à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation et, apostrophant les magistrats, les accusa de « forfaiture » à propos du dernier pourvoi de l’affaire Dreyfus.

Blessé aux Éparges, sur le front de Verdun le 29 janvier 1916, Real del Sarte dut être amputé de l’avant-bras gauche. [Il reçu la] Légion d’honneur en 1940.

Œuvres

Il n’en reprit pas moins son métier de sculpteur et l’œuvre qu’il avait conçue en mars 1914, Le Premier Toit, reçut le Grand Prix national des Beaux-Arts en 1921. Anne André Glandy la décrit : «Un homme et une femme agenouillés l’un en face de l’autre : dans un geste de protection l’homme relève la femme et la maintient tandis qu’avec tendresse elle cherche à s’appuyer sur lui. C’est le principe de la clef de voûte, la base de toute architecture.» Charles Maurras écrira un poème pour cette œuvre.

Salon des artistes français – Paris 1924 – Ceux-là aussi ont des droits sur nous (fragment du monument à la Victoire pour la ville de Rouen) ; groupe plâtre –

Médaille de bronze en 1920, puis d’argent en 1927 au salon des Artistes Français.

Bibliographie

Annette Becker, « Real del Sarte », dans Monuments de mémoire, Les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, Paris, Mission aux commémorations, 1991, p. 239-241

LGCbouzac

III/ Monument aux morts de la guerre de 1914-1918

monument aux morts de la guerre de 1914-1918
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Auteur de l’oeuvre
Description : Monument réalisé après soumission d’une maquette en plâtre, souscription publique
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Commune : Grand-Combe (La)
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Département : Gard
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Emplacement : sur terre plein
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Catégorie : sculpture 
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Matière : pierre : taillé [et] bronze : fonte
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Représentation : figure (soldat, couché), figure (Victoire), figure (homme, en pied), figure (femme, en pied), figure (enfant, en pied) [* voir note en bas de cette fiche, NdE]
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Précision sur la représentation ; sujet : la victoire ailée foulant aux pieds une chaîne et offrant une couronne à un soldat mort enveloppé dans un drapeau ; hommes, femmes et enfants marchant sous les ailes de la victoire et représentant la population minière de la grand combe
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Dimensions : hauteur = 500 ; largeur = 400 ; profondeur = 500
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Inscriptions : inscription (gravée) – inscription (fondue) – signature (fondue)
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Précision sur l’inscription : titre sur la face principale du socle, transcription : la victoire du droit 1918 ; inscription fondue sur plaque, face principale du socle, transcription : 1914 1918 souvenez vous 1939 1945 ; signature fondue sur la base du groupe
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Cadre : enquête thématique régionale (sculpture monumentale de la IIIe République)
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Auteur : Derrieu Bernard
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Réf de la notice inventaire : IM30000528
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Copyright © Inventaire général
……………………………..* Note de l’éditeur :

Ce monument aux morts de la Grand Combe représente au centre, statue de femme ailée, la déesse messagère de la Victoire, inspirée par celle de Samothrace*, mais qui aurait retrouvée sa tête et justifierait ainsi la mention sur le monument « À LA VICTOIRE DU DROIT – 1918. »

Sous l’aile protectrice droite de la déesse, un premier personnage torse nu, suivi d’un autre dans la même tenue, mais ayant une lampe de mineur accrochée au ceinturon et un long pic de mineur, entre les deux, un enfant, un galibot sans doute, assiste les deux adultes dans leur travaux. Sous l’aile gauche, une femme suivi d’un homme.

Enfin sur un socle en contrebas du monument couché sur le dos, recouvert par un linceul, un soldat blessé qui représenterait Real del Sarte lui-même, avec son bras gauche amputé, recevant de la déesse la couronne Victoire, placée au dessus de lui.
[Je vais aller voir sur place pour peaufiner ce brouillon de description actuel, fait à distance depuis de simples photos.] G.D.

* note :  Samothrace, Νίκη τῆς Σαμοθράκης / Níkê tês Samothrákês dont la hauteur de 5,12 m est quasi identique aux 5 m de notre monument.
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Source article I : MidiLibre
Source article II : MonumentsMorts.univ-lille3.fr
Source article III: Inventaire-Patrimoine-Culturel

Mise en Page : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 07.12.2017
Dernière mise à jour : 07.12.2017

Morts pour la France de La Grand-Combe

LGCbouzac
Photo : La Grand-Combe, le monument aux morts, de Réal del Sarte, dans les années 30

I/ Les Morts Pour la France de La Grand-Combe

§1

Résultats   – 1 à 100 sur 338    ·   · 1   2   3   4   ·  ·  
Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès M
1914-1918 11/11/1918 Uskub Serbie
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 27/08/1914 Stenay (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 25/09/1915 Souain (51) Médaille Militaire
1914-1918 19/06/1915 Sainte-Anne-d’Auray (56) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 08/11/1914 Veldoeck (FlandreOccidentale) Belgique Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 23/09/1914 Cheppy (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 25/01/1917 En mer
1914-1918 27/09/1915 Souain (51)
1914-1918 14/08/1916 Barleux (80) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 22/05/1916 Verdun-sur-Meuse (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 23/10/1917 Allemant (02)
1914-1918 16/03/1916 Vaux-devant-Damloup (55)
1914-1918 19/07/1918 Fleury-la-Rivière (51)
1914-1918 30/08/1918 Languevoisin-Quiquery (80)
1914-1918 28/10/1914 Massiges (51)
1914-1918 22/02/1915 Marre (55) Médaille Militaire
1914-1918 08/1914 Vergaville (57)
1914-1918 24/08/1916 Cerisy-Gailly (80)
1914-1918 25/09/1915 Souain (51)
1914-1918 09/05/1917 (02)
1914-1918 12/08/1916 (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 20/09/1914 Saint-Maurice-sous-les-Côtes (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 12/11/1914 (55)
BARRES Louis Émile 1914-1918 14/12/1918 Degerloch
Allemagne
1914-1918 09/05/1915 Les Éparges (55)
1914-1918
1914-1918 25/06/1916 Belleville (54)
BASTIDE Léopold 1914-1918 26/06/1916 Deuxnouds-devant-Beauzée (55)
BASTIDE Urbain Édouard 1914-1918 16/06/1915 Metzeral (68)
BAYLE Auguste 1914-1918
1914-1918 21/12/1916 Châteauroux (36) Croix de Guerre
BEAU Emmanuel François Marie 1914-1918 25/09/1914 Maucourt (80) Légion d'HonneurCroix de Guerre
BEAUME Lucien Casimir Albert 1914-1918 06/10/1915 Saint-Hilaire-le-Grand (51)
BELIN Auguste Louis 1914-1918 25/08/1914 Saint-Maurice-sous-les-Côtes (55)
BELIN Joseph Firmin 1914-1918 08/03/1916 Verdun-sur-Meuse (55)
BENOIT Joseph 1914-1918 04/09/1916 Combles (80)
BENOIT Joseph Louis 1914-1918 06/10/1914 Massiges (51)
BENOIT Marius Jean Baptiste 1914-1918 30/10/1918 Haringhe (Flandre Occident. Belgique
BÉRAL Jean Marius 1914-1918 21/10/1918 Braunfels Allemagne
BERJOT Hippolyte André 1914-1918 30/10/1916 Verdun-sur-Meuse (55)
BERTHOMIEUX Daniel 1914-1918
BERTON Gustave Alfred 1914-1918 03/10/1915 (51)
BERTON Raymond 1914-1918 12/04/1918 Pontoise-lès-Noyon (60)
BILLEBAUD Joseph Marius 1914-1918 12/11/1914 Tracy-le-Val (60)
BILLEBAUD Jules Albert 1914-1918 07/05/1916 Bras (55)
BILLEBAUD Louis François 1914-1918 21/07/1916 Maricourt (80)
BOISSIN Henri Édouard 1914-1918 04/1917 Montigny-sur-Vesle (51)
BONHOMME Auguste Baptiste 1914-1918 16/08/1916 Zeitenlick GrèceSépulture Médaille MilitaireCroix de Guerre
BOREAU Gabriel Firmin 1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
BORELLY Émile Adolphe 1914-1918 29/12/1916 Bezonvaux (55)
BOULET Basile Marie Irénée 1914-1918 25/01/1917 Esnes-en-Argonne (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
BOULET Jean Pierre 1914-1918 23/03/1916 Malancourt (55)
BOULLE Gabriel Marius 1914-1918 22/08/1914 Ethe (Luxembourg) Belgique
BOULLE Jean 1914-1918
BOUQUET Martin Henri 1914-1918 03/11/1916 Maurepas (80)
BOUSQUET Marius Émile 1914-1918 11/02/1915 Goldbach (68)
BRUN Auguste Marius 1914-1918 05/06/1916 Longueval (02)
BRUN Marius Jean Baptiste 1914-1918
BRUNET Louis Auguste 1914-1918 14/11/1918 Puckheim Allemagne
BRUSCHET Paul Ferdinand 1914-1918 23/12/1915 La Grand-Combe (30)
BUSCAIL Gaston 1914-1918 23/04/1917 Nieuport, Flandre-Occident. Belgique
CABANEL Henri Élie 1914-1918 08/08/1918 Thennes (80)
CANONGE Félix 1914-1918 20/06/1915 Sainte-Menehould (51)
CANONGE François 1914-1918
CANONGE Marcel 1914-1918 17/09/1914 Trémont (55)
CANONGE Salomon Henri 1914-1918 30/08/1918 Thoix (80)
CATHARA Grégoire Édouard 1914-1918 25/08/1916 Zeitenlick Grèce
CAUQUE André Émile 1914-1918 22/09/1917 Châlons-sur-Vesle (51)
CAUSSE Clovis Arthur 1914-1918 16/08/1914 Vergaville (57)
CAVALIER Marius Paul François 1914-1918 06/09/1916 Berny-en-Santerre (80)
CELLIÉ Jules Jean Baptiste 1914-1918 22/08/1916 (55)
CEYSSON Augustin Régis 1914-1918 01/09/1914 Ville-devant-Chaumont (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
CHABALIER Victor André 1914-1918 24/08/1917 Avocourt (55)
CHABROL René Louis Ferdinand 1914-1918 18/04/1917 Saint-Quentin (02)
CHAILARD Baptiste Pierre 1914-1918 07/10/1915 Châlons-sur-Marne (51)
CHANEAC Auguste Henri 1914-1918 21/09/1914 Saint-Maurice-sous-les-Côtes (55)
CHANIAL Louis Félix 1914-1918 29/08/1914 Gray (70)
CHAPON Gabriel Cyprien 1914-1918 10/09/1914 Verdun-sur-Meuse (55)
CHAPON Léon Édouard 1914-1918 23/07/1915 Harbonnières (80)
CHAPON Louis Eugène 1914-1918 24/03/1917 Bihlista (Bilisht) Albanie
CHAPON Paul 1914-1918 29/10/1916 (80)

CHAPTAL Jean Firmin

1914-1918 03/03/1915 Lihons (80)
CHAREYRE Marius 1914-1918
CHASTANIER Philibert 1914-1918 06/10/1915 Massiges (51)
CHAUSSE Louis François 1914-1918 15/10/1916 Zeitenlick Grèce
CHAUZAL Marcel Paul 1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
CHAZAL Abel Joseph 1914-1918 23/08/1915 Flirey (54)
CHÉROUSE François Maurice 1914-1918 26/09/1914 Ippécourt (55)
CHOLVY Lezin Victor 1914-1918 19/03/1915 (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
CLÉMENT Émile Prosper 1914-1918 26/02/1916 En mer
CLÉMENT Joseph Clovis 1914-1918 20/07/1915 Stosswihr (68)
COMBE Auguste Élie 1914-1918 13/06/1917 Paissy (02)
COMBERNOUX Ferdinand Henri Marie 1914-1918 04/10/1918 Paris 17 (75) Médaille MilitaireCroix de Guerre
COMPAN Louis Alexis Henri 1914-1918 02/09/1914 Gerbéviller (54) Médaille MilitaireCroix de Guerre
COSTE Henri Pierre 1914-1918 15/12/1914 Ypres Flandres -Occident. Belgique Médaille MilitaireCroix de Guerre
COULOMB Léon Henri 1914-1918 28/11/1914 Ypres (Flandres -Occident. Belgique
DARDALHON Gabriel Édouard 1914-1918 02/05/1917 Coincy (02) Croix de Guerre
DAUTUN Gabriel Émile 1914-1918 17/09/1918 Celles-sur-Aisne (02)
DELEUZE Albert Adolphe 1914-1918 23/03/1915 Thann (68)

§2

Résultats   – 101 à 200 sur 338    ·   · 1   2   3   4   ·  ·  
Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès M
DELEUZE Cyprien Louis 1914-1918 20/08/1914 Saint-Nicolas-de-Port (54)
DELEUZE Joseph Étienne 1914-1918 09/01/1915 Harbonnières (80)

DELEUZE Léopold Henri Zacharie

1914-1918 13/04/1918 Merville-au-Bois (80)
DELEUZE Victorin 1914-1918 05/11/1916 Combles (80)

DELEZON Édouard Émile

1914-1918 19/04/1915 Creil (60)

DELEZON Henri

1914-1918 08/05/1915 Avignon (84)

DELON Étienne

1914-1918 05/01/1915 Lachalade (55)

DENIS Pierre Félix

1914-1918

DESCHANEL Élie Jules

1914-1918 28/12/1914 Neuville-Saint-Vaast (62) Médaille MilitaireCroix de Guerre

DEZEUZE Paulin Léon

1914-1918 24/07/1916 Fleury-devant-Douaumont (55)

DIET Joseph Marius

1914-1918 08/1914 (55)

DONADILLE Marcel Émile

1914-1918 21/03/1918 Vienza Italie Médaille MilitaireCroix de Guerre

DOULCIER Claudius Alexandre Émile

1914-1918 11/04/1916 Avocourt (55)

DOULSIERE Marius Henri

1914-1918 20/10/1918 Vélès Serbie Médaille MilitaireCroix de Guerre

DUFOUR Antonin

1914-1918 26/03/1916 (55)

DUMAS Henri

1914-1918 19/07/1915 Bonzée (55)

DUMAS Kléber Gabriel

1914-1918 21/04/1915 Ville-sur-Tourbe (51)

DUMAS Marcel Justin

1914-1918 15/05/1915 Ville-sur-Tourbe (51)

DUMAS Marius Albert

1914-1918 26/09/1915 Massiges (51)

DUNY Léon Hippolyte

1914-1918 05/05/1917 Vauxaillon (02)

DURAND Émilien René

1914-1918 12/02/1916 Hyères (83)

DURAND Louis Édouard

1914-1918 23/10/1916 Fleury-devant-Douaumont (55)
ESCALIER Louis Camille 1914-1918 03/08/1918 Monchy-Humières (60)
1914-1918 25/09/1915 Massiges (51)
1914-1918 28/08/1916 Maurepas (80)
1914-1918 03/09/1914 Saint-Remy (88)
1914-1918 23/07/1915 Perthes-lès-Hurlus (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 25/01/1917 En mer
1914-1918 06/09/1914 Montpellier (34)
1914-1918 10/07/1916 Barleux (80)
1914-1918 12/08/1914 Lagarde (57)
1914-1918 27/10/1918 Mannheim Allemagne
1914-1918
1914-1918 06/02/1915 Pont-Saint-Esprit (30) Croix de Guerre
1914-1918 16/07/1918 Vrigny (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918
1914-1918 07/09/1918 La Seyne-sur-Mer (83)
1914-1918 19/02/1915 Malancourt (55)
1914-1918 14/07/1915 Cannes (06)
1914-1918 16/04/1917 Paissy (02)
1914-1918
1914-1918 24/09/1916 Jouaignes (02)
1914-1918 20/12/1914 Boureuilles (55)
1914-1918 22/08/1914 Bourg-Bruche (67) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918
1914-1918 30/05/1918 Chouy (02)
1914-1918 10/02/1916 Souchez (62)
1914-1918 01/03/1918 Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (51)
1914-1918 08/08/1915 Gray (70)
1914-1918 04/03/1917 Cuperly (51)
1914-1918 12/08/1915 Xivray-et-Marvoisin (55)
1914-1918 09/06/1915 Hébuterne (62)
1914-1918 20/09/1918 La Seyne-sur-Mer (83)
1914-1918 27/09/1914 Chauvoncourt (55)
1914-1918 12/10/1918 Lons-le-Saunier (39)
1914-1918 29/04/1917 Bistrica (Bistritsa) Serbie
1914-1918
1914-1918 06/01/1915 Roclincourt (62)
1914-1918 25/09/1915 Neuville-Saint-Vaast (62)
1914-1918 13/10/1914 Verdun-sur-Meuse (55)
1914-1918 24/08/1914 Saulxures (67)
1914-1918 27/09/1914 Xivray-et-Marvoisin (55)
1914-1918 07/03/1915 Stosswihr (68)
1914-1918 10/11/1914 Condé-en-Barrois (55)
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 10/09/1914 Heippes (55)
1914-1918
1914-1918 18/09/1914 Caisnes (60)
1914-1918 07/01/1915 Saint-Éloi Belgique
1914-1918 09/02/1916 Éclusier-Vaux (80)
1914-1918 26/11/1914 Ypres (Flandre-Occident) Belgique
1914-1918 05/07/1915 Saint-Dizier (52)
1914-1918 27/01/1917 Massafra (Tarente) Italie
1914-1918 30/06/1915 Vienne-le-Château (51)
1914-1918 25/08/1914 Buzy (55)
1914-1918 04/11/1915 Massiges (51)
1914-1918 27/01/1915 Senones (88)
1914-1918 20/09/1916 Curlu (80)
1914-1918 20/12/1914 Rarécourt (55)
1914-1918 05/11/1916 Bouchavesnes (80)
1914-1918 02/01/1915 Tracy-le-Val (60) Médaille Militaire
1914-1918 25/11/1917 Samogneux (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 05/06/1918 Louvois (51)
1914-1918 23/02/1917 Verdun-sur-Meuse (55)
1914-1918 16/09/1914 L’Aigle (61)
1914-1918 18/08/1914 Loudrefing (57)
1914-1918 25/09/1914 Lihons (80)
1914-1918
1914-1918 26/08/1914 Mont-sur-Meurthe (54)
1914-1918 12/08/1915 Vienne-le-Château (51)
1914-1918 01/12/1914 Lam-pernisse Belgique
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 16/07/1918 La Chapelle-Monthodon (02)
1914-1918 15/12/1914 Nieuport Belgique
1914-1918 25/08/1914 Boinville (55)
1914-1918 15/05/1915 Massiges (51)
1914-1918 16/06/1915 (60)
1914-1918 25/06/1915
1914-1918 04/04/1918 Morisel (80) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 15/06/1915 Metzeral (68)

§3

Résultats   – 201 à 300 sur 338    ·   · 1   2   3   4   ·  ·  
Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès M
MAURIN Jean Louis 1914-1918 21/03/1916 Malancourt (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 04/02/1915 Massiges (51)
1914-1918 20/08/1914 Frémery (57) Légion d'HonneurCroix de Guerre
1914-1918 04/10/1918 Güntz Allemagne
1914-1918 06/11/1918 Nazareth Belgique
1914-1918 10/08/1917 Ostel (02) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 22/06/1915 Seddul-Bahr Turquie
1914-1918 05/12/1914 Malo-les-Bains (59) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 07/10/1914 La Tronche (38)
1914-1918 08/04/1915 Châlons-sur-Marne (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 29/10/1915 Tahure (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 26/07/1918 Bouilly (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 20/08/1914 Morhange (57)
1914-1918
1914-1918 03/08/1918 Haramont (02)
1914-1918
1914-1918 16/06/1915 Metzeral (68)
1914-1918 29/10/1914 Forges (55)
1914-1918 06/11/1916 Sailly-Saillisel (80)
1914-1918 15/12/1916 Douaumont (55)
1914-1918 20/06/1915 Vienne-le-Château (51)
1914-1918 17/08/1918 Lyon (69)
1914-1918 06/04/1916 Douaumont (55)
1914-1918 25/01/1917 En mer Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 15/09/1914 Mognéville (55)
1914-1918 11/08/1918 Bus-la-Mésière (80)
1914-1918 1918 Monnes (02)
1914-1918 17/09/1914 Robert-Espagne (55)
1914-1918 28/08/1914 Anglemont (88)
1914-1918 23/10/1917 (02) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 31/10/1916 Rancourt (80) Légion d'HonneurMédaille Militaire
1914-1918 26/05/1915 Aubigny-en-Artois (62)
1914-1918 13/09/1914 Lunéville (54)
1914-1918 23/09/1914 Tracy-le-Mont (60) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 01/08/1918 La Grand-Combe (30)
1914-1918 21/08/1914 La Broque (67)
1914-1918 05/09/1916 Combles (80)
1914-1918 26/08/1914 Moyenmoutier (88) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 17/09/1915 Massiges (51)
1914-1918 25/08/1914 Buzy (55)
1914-1918 09/07/1916 Barleux (80)
1914-1918 15/12/1916 Vacherauville (55)
1914-1918 24/08/1914 Oret Belgique
1914-1918 03/09/1916 Herbécourt (80)
1914-1918 04/12/1914 Massiges (51)
1914-1918 29/05/1917 Reims (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918
1914-1918 07/10/1916 Kénali Serbie
1914-1918 14/06/1915 Metzeral (68)
1914-1918 23/05/1915 Toulon (83)
1914-1918 1915
1914-1918 20/12/1914 Boureuilles (55)
1914-1918 28/12/1914 Verdun-sur-Meuse (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 08/09/1917 Parois (51)
1914-1918 27/06/1916 Verdun-sur-Meuse (55)
1914-1918 22/08/1914 Lunéville (54) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 1916
1914-1918 14/08/1914 Coincourt (54) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 10/01/1915 Ligny-en-Barrois (55)
1914-1918 02/07/1916 Barleux (80)
1914-1918 26/08/1914 Moyenmoutier (88)
1914-1918 29/09/1914 Limoges (87)
1914-1918 14/04/1915 Montzéville (55)
1914-1918 04/07/1916 Verdun-sur-Meuse (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 16/03/1916 Vaux-devant-Damloup (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 01/07/1916 Assevillers (80)
1914-1918 06/06/1918 Ambleny (02)
1914-1918 23/01/1915 Thann (68)
1914-1918
1914-1918 24/08/1914 (55)
1914-1918 11/08/1914 Lagarde (57)
1914-1918
1914-1918 15/09/1916 Rancourt (80) Croix de Guerre
1914-1918 20/04/1917 Bistrica (Bistritsa) Serbie
1914-1918 25/05/1917 Montpellier (34) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 10/10/1918 Seboncourt (02) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 22/09/1914 Massiges (51)
1914-1918 01/08/1915 Seddul-Bahr Turquie
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 26/08/1914 Mont-sur-Meurthe (54) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 29/04/1918 Kemmel Belgique
1914-1918 12/06/1918 Antheuil-Portes (60) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 27/04/1917 Berméricourt (51)
1914-1918 12/05/1916 Orbey (68)
1914-1918
1914-1918 28/06/1916 Esnes (55)
1914-1918
1914-1918 26/08/1918 Jaulzy (60)
1914-1918 20/07/1915 (68)
1914-1918 26/09/1914 Chauvoncourt (55)
1914-1918 14/03/1918 La Grand-Combe (30)
1914-1918 21/06/1915 Krithia Turquie Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 30/09/1915 Perthes-lès-Hurlus (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 25/04/1915 Les Éparges (55)
1914-1918 19/03/1916 Remenauville (54)
1914-1918 11/08/1914 Lagarde (57)
1914-1918 05/02/1917 Bazoches (02)
1914-1918 16/09/1914 Cumières (55)
1914-1918 27/09/1915 Perthes-lès-Hurlus (51)

TEISSIER Clément Louis

1914-1918 09/11/1914 Leper (Ypres) Belgique

§4

Résultats   – 301 à 338 sur 338    ·   · 1   2   3   4   ·  ·  
Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès M

TESTON Auguste Camille

1914-1918 25/03/1918 Ornes (55)

TESTON Édouard Hippolyte

1914-1918 23/04/1917 Mourmelon-le-Petit (51)

TESTON Zéphirin Urbain

1914-1918 21/01/1915 (68)

TESTUD François Gaston

1914-1918 26/03/1916 Esnes (55)

TESTUT Fernand Albin

1914-1918 17/09/1916 Combles (80)

THERAUBE Fernand Louis

1914-1918 11/10/1914 Munich (Bavière) Allemagne

THIMOTHÉE Marius

1914-1918 (55)
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 12/08/1916 Biaches (80)

TOUR Auguste Édouard

1914-1918 05/11/1915 Sainte-Menehould (51)
1914-1918 11/07/1915 Ablain-Saint-Nazaire (62)

TREMOLET Georges Prosper

1914-1918 12/04/1915 Flirey (54)
1914-1918 02/06/1918 Montmirail (51)
1914-1918 19/07/1915 Ferryville Tunisie Médaille MilitaireCroix de Guerre

TRIBES Émile Théophile

1914-1918 26/09/1914 Dun-sur-Meuse (55)
1914-1918 03/09/1914 (54)

TRIBES Hippolyte Fernand

1914-1918 12/07/1918 Rouvrel (80) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 30/05/1915 Ville-sur-Tourbe (51)

TRIBES Louis Henri Hippolyte

1914-1918 23/04/1917 Nieuport, Flandre Occident. Belgique Médaille MilitaireCroix de Guerre
TRINQUAL Louis Marius 1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 21/08/1916 Maurepas (80)
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 06/04/1915 (55)
1914-1918 25/03/1917 Champs (02)
VIALA Jean Baptiste 1914-1918 22/08/1914 Lunéville (54)
1914-1918 09/08/1916 Maurepas (80) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 20/08/1914 Dieuze (57)
1914-1918 20/08/1914 Vergaville (57
1914-1918 27/08/1914 Rambervillers (88)
1914-1918 07/08/1915 Seddul-Bahr Turquie
1914-1918 04/03/1915 Vauquois (55)
1914-1918 15/11/1916 Sailly-Saillisel (80)
1914-1918 03/02/1916 Lignières (18)
1914-1918 11/08/1915 Vienne-le-Château (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 26/02/1915 Perthes-lès-Hurlus (51)
1914-1918 03/11/1918 Mann-heim Allemagne
1914-1918 19/08/1914 Dieuze (57)
VOLPILIÈRE Fernand Jean 1914-1918 29/09/1915 Tahure (51)

§5

II/ Les Morts Pour la France de La Levade

Résultats   – 1 à 60 sur 60
Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès M
1914-1918 25/08/1914 Warcq (55)
1914-1918 23/10/1917
Allemant (02)
1914-1918 12/11/1914 (55)
BASTIDE André 1914-1918 1918
1914-1918 21/12/1916 Châteauroux (36) Croix de Guerre
1914-1918 25/09/1914 Maucourt (80) Légion d'HonneurCroix de Guerre
1914-1918 12/08/1914 Lagarde (57)
1914-1918 04/09/1916
Combles (80)
1914-1918 29/12/1916 Bezonvaux (55)
1914-1918 25/01/1917 Esnes-en-Argonne (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
BOURRET Marius 1914-1918 1917
1914-1918 05/06/1916 Longueval (02)
1914-1918 23/04/1917 Nieuport, Flandre Occident. Belgique
1914-1918 18/04/1917 Saint-Quentin (02)
1914-1918 29/08/1914 Gray (70)
1914-1918 10/09/1914 Verdun-sur-Meuse (55)
1914-1918 23/07/1915 Harbonnières (80)
1914-1918 24/03/1917 Bihlista (Bilisht) Albanie
CHARBONNIER Benjamin 1914-1918 1918
1914-1918 02/09/1914 Gerbéviller (54) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 06/02/1917 Rigny-la-Salle (55)
1914-1918 06/12/1914 Malancourt (55) Médaille Militaire
1914-1918 12/12/1917 Saint-Michel (73) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 24/08/1916 Maurepas (80)
1914-1918 31/07/1916 (55)
1914-1918 03/07/1918 Moulin-sous-Touvent (60)
1914-1918 08/06/1918 Jouarre (77)
1914-1918 1917
1914-1918 26/09/1916 Bray-sur-Somme (80)
1914-1918 07/09/1918 La Seyne-sur-Mer (83)
GRAFFIN Robert 1914-1918 1918
1914-1918 04/03/1917 Cuperly (51)
1914-1918 27/09/1914 Chauvoncourt (55)
Guerre d’Algérie 18/10/1959 Tebessa (Bône) Algérie Croix de la Valeur militaire
1914-1918 07/03/1915 Stosswihr (68)
1914-1918 1914
1914-1918 1915
1914-1918 1915
LEYRIS Marius Auguste Albert 1914-1918 25/06/1915 Seddul-Bahr Turquie
1914-1918 15/12/1914 Nieuport Belgique
MAURIN Charles Jean 1914-1918 15/06/1915 Metzeral (68)
1914-1918 21/03/1916 Malancourt (55) Médaille MilitaireCroix de Guerre
MERCIER Pierre 1914-1918 1915
1914-1918 26/07/1918 Bouilly (51) Médaille MilitaireCroix de Guerre
OUAIRY Pierre Marie 1914-1918 04/07/1917 Vannes (56)
1914-1918 20/12/1915 La Croix-en-Champagne (51)

PALPACUER Marius Augustin

1914-1918 25/08/1914 (55)
1914-1918 19/08/1914 Saint-Médard (57)
1914-1918 18/04/1917 Soissons (02)
RABUT André 1914-1918 1915
1914-1918 1917

RIEU Régis François

1914-1918 10/01/1915 Ligny-en-Barrois (55)
1914-1918 31/10/1914 Massiges (51)
1914-1918 25/03/1918 Ornes (55)
1914-1918 23/04/1917 Mourmelon-le-Petit (51)
1914-1918 21/01/1915 (68)
1914-1918 02/06/1918 Montmirail (51)
1914-1918 03/09/1914 (54)
1914-1918 12/07/1918 Rouvrel (80) Médaille MilitaireCroix de Guerre
1914-1918 04/03/1915 Vauquois (55)

§

Source : MemorialGenWeb.Org

Livre d’Or des Mines de la Grand’Combe (Relevé n° 69146) Photo
Catégorie : Livre d’Or, Livre, Liste, Archive, état-civil)
Situation – informations :
Edité par la Compagnie des Mines de la Grand’Combe en 1924


Relevé initial effectué de La Grand-Combe, par : Daniel PEYRE
Relevé initial de La Levade effectué par : Paul MAZIÈRE
Mise en page par : Mas de la Regordane/GD/L2F
Première publication : 06.12.2017
Dernière mise à jour : 13.12.2017

Qu’est-ce que la naturopathie ?

Naturotherapie

Qu’est ce que la naturopathie ou le naturovitalisme ?

Pour le Pr P.V MARCHESSEAU, il existe trois conceptions biologiques, à savoir : l’allopathie, l’homéopathie et la naturopathie. Ces trois conceptions bien que différentes, ne sont pas antagonistes mais complémentaires.

La naturopathie se différencie des deux autres, par le fait qu’il n’existe pas de notion de remède. C’est la force vitale ou vitalité de chaque individu qui va l’amener vers un mieux être.

Une hygiène émonctorielle,

pour ouvrir nos quatres portes de sortie : les intestins, les reins, les poumons et la peau et veiller à l’élimination des toxines.

Une hygiène musculaire,

en fonction là aussi des habitudes de vie, du tempérament et de l’histoire de chacun et dans le respect de la physiologie du corps humain.

Une hygiène alimentaire,

adaptée à chaque individu, suivant ses habitudes de vie, son tempérament et son histoire.

Pour aider chaque personne à restaurer ou renforcer sa vitalité, le naturopathe vitaliste va travailler sur quatre hygiènes. 
Une hygiène nerveuse,

pour aider à lâcher le mental, omniprésent dans notre société et qui mobilise trop d’énergie.

Le naturopathe vitaliste articulera ces dix techniques autour de trois cures : 

La cure de détoxination : l’art de purifier le corps

Elle libère le corps des surcharges métaboliques ou toxines. Elle consiste en une réduction de la quantité des apports nutritifs (cure 3 aliments, alimentation dissociée, cure de fruits, monodiète…) avec une ouverture systématique des émonctoires (les organes veillant à l’élimination : intestins, reins…) par l’intermédiaire d’exercices de gymnastique des organes, de bains, de saunas…

Enfin, pour libérer le maximum d’influx nerveux et diriger cette énergie vers le cerveau organique (= le diencéphale ou cerveau reptilien) chargé de l’élimination, elle allie également différentes techniques de relaxation (relaxation musicale, relaxation guidée, exercices de respirations, activités de loisirs de plein air…).

La cure de revitalisation : l’art de complémenter les carences provisoires

Cette cure suit toujours la cure de détoxination. Lors de l’élimination des toxines nous perdons également quelques vitamines, sels minéraux, oligo-éléments… Il est par conséquent logique de revitaliser le corps à la sortie de la détoxination. Pour revitaliser dans les meilleures conditions, la cure de revitalisation dure toujours le double de temps de la cure de détoxination (exemple : 1 jour de détoxination, suivi de 2 jours de revitalisation).

Elle consiste en la mise en place d’une alimentation adaptée au tube digestif de l’homme avec adjonction de compléments alimentaires si nécessaire et suppression impérative de tous les dévitalisants (alcool, tabac, café, thé, drogue, sucres raffinés, chocolat). Il s’agit d’éviter toute déminéralisation. Ensuite, suivant le tempérament de la personne, le climat, les habitudes de vie… le naturovitaliste peut proposer des aliments de tolérance (légumes cuits, farineux ou céréales, poisson…).

La cure de stabilisation évolutive : l’art de vivre en totale harmonie avec la nature

Après un passage en alternance entre cures de détoxination et cure de revitalisation, la personne peut se sentir prête à passer en cure de stabilisation évolutive.

Elle s’alimente alors uniquement de produits biologiques et spécifiques au tube digestif de l’homme (80% de fruits et légumes crus et 20% de protéines type oléagineux, oeufs crus ou très peu cuits, coquillages crus et fromage blanc de chèvre ou brebis en faisselle bien égoutté).

Elle vit également proche de la nature et loin des grands centres urbains et industriels.
Enfin, par un travail volontaire sur soi-même, elle arrive à des prises de conscience lui permettant d’être de plus en plus soi-même et dans l’acceptation de ce qui est.

Pour avoir une action sur ces hygiènes le naturopathe vitaliste va se servir de dix grandes familles de techniques naturelles :

La bromatologie : qui se rapporte à tout ce qui touche à l’alimentation.

La biokinésie : technique regroupant toutes les activitées sportives physiologiques (gymnastique des organes internes, musculation, HOM GYM, course à pied…)

L’hydrologie : avec tout ce qui se rapporte à l’eau.

La psychologie naturopathique : pour apprendre à se détendre, puis

à mieux positiver.

La phytologie : elle regroupe les plantes, les huiles essentielles et les fleurs de Bach,

mais s’utilise toujours au sein des cures naturopathiques (voire ci-dessous).

Le magnétisme : c’est-à-dire le travail sur les fluides énergétiques.

L’actinologie : c’est l’action des rayons naturels.

La chirologie : l’action de la main sur le corps (par exemple la méthode d’accompagnement « PAS à PAS », manipulations,….).

La réflexologie : la sollicitation du système nerveux afin de stimuler le système glandulaire.

La pneumologie : pour mieux ré-oxygéner nos cellules ;

 §

Source : naturovitalisme.wixsite.com
Auteur : Anne et John Derré
Reblogué par (et pour information) : Mas de la Regordane
Première parution : 28.11.2017
Dernière mise à jour : 11.12.2017

Merci aux amis du Mas de la Regordane

Merci à nos amis de plus de 100 pays :

 ABOU DABI
Bonjour, bienvenue sur le site web Mas de la Regordane

912e70f5611d60edaceea786203d0c30.png AFRIQUE DU SUD

Hello, welcome on the Mas de la Regordane’s web site

Durban, Johannesburg, Parow

48877d9e4cf4d4d2958bd1f71119e7c9.pngALGERIE – الجزائر – DZAYER

Bonjour, bienvenue sur le site du Mas de la Regordane

Alger, Annaba, Batna, Ben Hammam, Biskra, Blida, Bordj El Kiffan, Chlef, Constantine, Djelfa, Fouka, Ghardaïa, Jigel, Khenchela, Mascara, Mechta Chabet ez Zaouch, Mechtat el Msadia, Médéa, Mohammadia, Mostaganem, Oran, Oulad Melloûk, Redjas, Relizane, Rouiba, Sétif, Sig, Skikda, Souk Ahras (Annaba), Tazoult, Tébessa, Tiaret, Tizi Ouzou, Wahrân

6d577cdd8218d2446f72814eb1898ccf.png ALLEMAGNE
DEUTSCHLAND

Guten Tag, Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Aachen, Bergisch-Gladbach, Berlin, Biberach, Bonn, Bremen, Brunswick, Düren, Düsseldorf, Eschweiler, Essen, Frankfurt-Am-Main, Gehrden, Germering, Göppingen, Gütersloh, Hagen, Hamburg, Hanover, Hemer, Immerstadt, Ingelheim, Ismaning, Köln, Krefeld, Kreutztal, Langen, Lingen, Mainz, Manheim, Marburg, Mengen, München, Neuenstein, Nieder Olm, Norderstedt, Oberhausen, Ober Ramstadt, Oschatz, Pforzheim, Potsdam, Rosenheim, Rutesheim, Saarbrücken, Schleswig, Siegen, Solingen, Stuttgart, Trier, Ulm, Unna, Vöhringen, Wachtberg, Wesseling, Wolnzach

962e99ae10880f1943c9207f3a55d113.png ANGLETERRE – GREAT BRITAIN
GRANDE BRETAGNE

Hello, welcome on the Mas de la Regordane’s web site

Barnet, Birmingham, Bolton, Broxbarn, Crawley, Egham, Harlow, Leatherhead, Liverpool, London, Pontefract, Portsmouth, Rugby, Ruislip, St Albans, Whyteleafe

2626597ea4ab72bc7fcf76f6832d3a40.png ANGOLA

Bom dia, boas vindas sobre o sitio web Mas de la Regordane

Luanda

61f8fdf237b7d0e2e9af3756ab766138.png ARABIE SAOUDITE

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Jiddah, Riyad,

f23b387199775721966324fb40b852e6.png ARGENTINE – ARGENTINA

Buenos dias, bienvenida en el sitio Mas de la Regordane

Buenos Aires, Córdoba, Salta

33243ebe2cd1b86033b75d6e0d6efaae.png ARMENIE (République d’)
Հայաստանի Հանրապետություն
Hayastani Hanrapetut’yun

Bonjour, bienvenue sur le site Mas de la Regordane
Yerevan

23a038cfc14d2d3af16706932bd5439a.png AUSTRALIE – AUSTRALIA

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Adelaïde, Melbourne, Perth, Sydney

125px-Flag_of_Austria_svg.png AUTRICHE (République d’)
Republik Österreich

Guten Tag, Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Vien

0d1aedb69d1c4c32ea25a06e9d9ce471.png BAHREÏN – مملكة البحرين

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Bahreïn

125px-Flag_of_Belarus_svg.png BéLARUS (République de)
Рэспубліка Беларусь
Республика Беларусь

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Kaunas,

1fd5319f04c1f0300e99a6af96d041c2.png BELGIQUE – BELGIË – BELGIEN

Vlaenderen – Bonjour, bienvenue sur le site Mas de la Regordane
Goedendag, welkom opbe website van Mas de la Regordane
Guten Tag und Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Aalst, Anderlues, Antwerpen, Auvelais, Awans, Bierbeek, Boncelles, Boutersem, Braine-Lalleud, Brugelette, Brunehaut, Brussels, Charleroi, Cognie, Courcelles, Court-saint-Étienne, Dendermonde, Diest, Dison, Edegem, Elsene, Engis, Erembodegem, Eupen, Farciennes, Fleurus, Floreffe, Geel, Genappe, Genk, Gent, Gizegem, Gosselies, Grez-Doiceau, Haasdonk, Haasrode, Harelbecke, Herstal, Hoboken, Houthulst, (la) Hulpe, Huy, Incourt, Jalhay, Jette, Kain, Koekelare, Kortrijk, Kruishoutem, Lebbeke, Léglise, Leuwen, Liège, Limal, Lobbes, Lot, (la) Louvière, Lubbeek, Malmédy, Mechelen, Merchtem, Monceau-sur-sambre, Mons, Morlanwelz, Nandrin, Nassogne, Neufchâteau, Nivelles, Opwijk, Peruwelz, Pont à Celles, Quaregnon, Rochefort, Ronse, St Ghislain, Seraing, Sint Pieters Leeuw, Spa, Tessenderlo, Tienen, Velaine, Verviers, Visé, Waterloo, Wellin, Wemmel, Wervik, Wilrijk, Zaventem, Zemst

98890c805e54b7b4ad215a51300425d1.png BENIN

Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Cotonou, Oueme

 BOTSWANA
Bonjour et bienvenue que le site Web Mas de la Regordane

545c0d5c559b2279552ca325a063188d.png BREZIL – BRAZIL

Bom dia, boas vindas sobre o sitio web da Mas de la Regordane

Blumenau, Cabo Frio, Curitiba, Rio de Janeiro, Sao Paulo

BRUNEI (sultanat de) 

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125px-Flag_of_Bulgaria_svg.png
BULGARIE

дравствулте!, гостеприимсво на web site Mas de la Regordane
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Sofia

d2ea3adf823271cc0ff2d24dda95a4b6.png BURKINA FASO

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Ouagadougou

a69b3a8f3054ca68839d487b7fb0153a.png BURUNDI (République du)
Republika y’u Burundi
Republic of Burundi

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Bujumbura

6f198b185c8ba0db36ae7b07eb803d1e.png CAMEROUN – CAMEROON

meumakiri !
Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane
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Douala, Kousseri, Yaoundé

a3ba75a062f5891871a919ad4f7a8a32.png CANADA

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Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Alma, Amos, Baie Beaconsfield, Burnaby, Beloeil, Brampton, Brossard, Burlington, Calgary, Chandler, Charny, Comeau, Coquitlam, Cowansville, Disraeli, Dollard des Ormeaux, Dorval, Drummondville, Edmonton, Edmundstone, Gaspé, Gatineau, Grandby, Ile Perrot, Joliette, Lassale, Laval, Longueuil, Lorraine, Mirabel, Mississauga, Montréal, Noranda, Ottawa, Pierrefonds, Port Mann, Prince George, Rosemère, Québec, Repentigny, Richmond hill, Ste Agathe des Monts, St-Basile, St Hyacinthe, St-Jérôme, St-Raymond, St Sauveur des Monts, Salaberry de valleyfield, Shawinigan, Sherbrooke, Sorel, Stoneham, Terrebonne, Toronto, Trois Rivières, Valcourt, Vancouver, Victoriaville, Windsor

a662cb6cee829f7984027552598b97e6.png CHILE (República de)
CHILI (République du)

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Santiago

b0097d39908313e849c7691acbd49491.png CHINA – 中國 – CHINE – 中国

Bejiing, Hong Kong

125px-Flag_of_Cyprus_svg.png
CHYPRE – CYPRUS

Grec : …
Turc : Günaydın, hoş gelme üzerinde Mas de la Regordane web site

Limasol

457fb1d0c062875b872b5c851f0159bd.png COLOMBIE – COLOMBIA

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Bogotá

CONGO – BRAZAVILLE,

Bienvenue sur le Site Mas de la Regordane

Pointe Noire

1496a427fb83d76b30fc428535d6bbc3.png CONGO (RDC)

Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Kinshasa

91f74eb92ba42ba2b893784787a08e2b.pngCOREA – 남조선 – COREE – 南朝鮮

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Séoul

125px-Flag_of_Costa_Rica_svg.pngCOSTE RICA (República de)
COSTA RICA (Republique du)

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

San José

aecd59cc7f7e5cfcfc998fb4b74bf684.png COTE D’IVOIRE

Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Abidjan, Yacolidabouo, Yamoussoukro

600df07ee4579b5a79f662201326e1e0.png DANEMARK (Royaume du)
Kongeriget DANMARK


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Kalundborg

c47d1bdca4409eac6b5d05ec1cb34620.png DJIBOUTI – جمهورية جيبوتي – Ǧumhūriyyah Ǧībūtī

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Djibouti

918f582b065981a3be06122aa70f838b.png DOMINIQUE (République Dominicaine)
Dominicana (República)

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Santo Domingo

561a06907ab3184ba79ab5a4df7e67cc.png EMIRATS ARABES UNIS
الإمارات العربيّة المتّحد 

Dawlat a°l i°marat a°l ‘arabiyya a°l muttahida

Dubai

0e87575a43eb7a3011e2cce4d62fc5cf.png EGYPTE

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Alexandrie, (le) Caire, Gizeh, Mansura, Tanta

d77b84cfbe1b524edd333a515c443a55.png ESPAGNE – ESPANA – SPAIN

Buenos dias, bienvenida en el sitio web Mas de la Regordane

Albal, Albox, Alicante, Altea, Aravaca, Ávila, Avilés, Badalona, Barcelona, Benidorm, Bilbao, Cadiz, Calahorra, Carlet, Cartagena, Chiclana, Collodo-Villalba, Córdoba, Elche, Gandía, Granada, Granollers, Guadalajara, Jaén, Jalance, Leganés, Lleida, Madrid, Manlleu, Mijas, Mondragón, Morell, Murcia, Nerja, Oliva, Olot, Pamplona, El Puerto De Santa María, El Puig, Reus, Sabadell, Salt, Sevilla, Sitges, Tarragona, Torrefarrera, Úbeda, Valencia, Zaragoza
Canarias : Ibiza, Málaga, (las) Palmas, Trapiche

2c098f40ab1954f52a3f0d53ed933217.pngFINLAND – SUOMI

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Helsinki, Jyväskylä, Nokia

9f8576c99712b5476e7d55bad1e5a12b.png FRANCE

Bonjour, bienvenue sur le site Mas de la Regordane

01 Ambérieu-en-Bugey, Bourg en Bresse, Ceyzérieux, Izernore, Oyonnax – 02 Laon, Rouvroy, St Quentin – 03 Cusset, Montluçon – 04 Manosque – 05 Eygliers – 06 Antibes, Cannes, Grasse, Menton, Mougins, Nice, Saint Laurent du Var, (la) Trinité s/Mer, Valbonne, Villeneuve-loubet – 07 Annonay, Aubenas, Dunières-sur-eyrieux – 08 Blaise, Rocroi, Sedan – 09 Espaillat – 10 Lusigny-sur-barse, Renault, Romilly s/Seine, Troyes – 11 Narbonne, Roubia, Villesèque des Corbières – 13 Aix en Provence, Aubagne, Arles, Bouc bel Air, Chateauneuf les Martigues, Chateaurenard, Istres, Marseille, Martigues, Miramas, Perthuis, Rognac, Septèmes les Vallons, St Martin de Crau, Venelles, Vitrolles – 14 Bayeux, Biéville-Beuville, Caen, Franceville-Merville, Touques – 16 Angoulême, Barro, Soyaux – 17 Châtelaillon, la Rochelle, Saintes, Vandré – 18 Jouy, Menetou-salon, St Doulchard, St Florent s/Cher, Vierzon – 19 Brive la gaillarde, Tulle – 20 Ajaccio, Aléria – 21 Asnières, Beaune, Genlis, Quétigny, St Thibault, Villars – 22 Dinan, Lamballe, Langueux, Lannion, Loudéac, Morlaix – 23 Nouzerines – 24 Bergerac, Corgnac s/l’isle, Lamothe-Montravel, Périgueux – 25 Audincourt, Besançon, Étupes, Montlebon, Valentigney, Vaucluse – 26 Chabeuil, Montélimar, Valence – 27 les Andelys, Evreux – 28 Chartres, Dreux, le Mée, Pontault – 29 Brest, Chateauneuf du Faou, Concarneaux, Plougastel Daoulas, Quéménéven, Quimper,Rosporden – 30 Beaucaire, Manduel, Nimes – 31 Balma, Carbonne, Cugnaux, Goutevernisse, Lavelanet, Lévignac, Muret, St Gaudens, Toulouse – 33 Blagnac, Bordeaux, Cenon, Cestas, les Eglisottes, Gujan-Mestras, Laruscade, Libourne, Lormont, Loubès, Mérignac, Parempayre, St Christoly de Blaye, St Médard en Jalles, St-Sulpice-et-Cameyrac, Talence – 34 Agde, Béziers, Castelnau le Lez, Frontignan, Lattes, Montpellier, Nissan-lez-Ensérune, Palavas, Paulhan, Sète, Villeveyrac – 35 Redon, Rennes, Retiers, St. Méen – 36 Chateauroux – 37 Chinon, Joué les Tours, Tours – 38 Chavanoz, Echirolles, Grenoble, Lusinay, Meylan, Morestel, la Mure, Poncharra, Pont de Chéruy, Romans, St Martin d’Héres, St Hilaire, Vienne – 39 Arlay, Champagnole, Dôle, St Claude, Saunier – 40 Amou – 41 Blois – 42 Pélussin, Riorges, Roanne, St Chamond, St Denis s/Coise, St Etienne, St Priest en Jarez, Veauche – 44 (la) Baule-escoublac, Bouguenais, Haute Goulaine, Héric, Nantes, Nort sur Erdre, Orvault, St-jean de boiseau, St Herblain, St Nazaire – 45 Autruy s/Juine, Blois, Cernoy en Berry, Châlette s/Loing, Donnery, Gien, Loges, Olivet, Orléans, St Jean de Braye, (la) Varenne, Vienne en Val – 46 Cornac – 47 Agen, Villeneuve s/Lot – 49 Angers, Brigné, Trélazé – 50 Cherbourg, Courlaville, Coutances, Gavray, St. Lô, Tourlaville – 51 Chalons sur Saône, Coligny, Courtisol, Reims, Tinqueux – 52 Chaumont, Langres – 53 Château Gontier – 54 Florange, Laxou, Longuyon, Lunéville, Nancy, Pont-à-Mousson, Roville, Thionville, Vandoeuvre – 55 Clermont-en-argonne, Dieppe s/Douaumont – 56 Lanester, Lorient, Vannes – 57 Creutzwald, Guéblange, Illange, Marly, Merlebach, Metz, Montigny les Metz, St Avold, St Privat la Montagne, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville, Woippy – 58 Nevers – 59 Aniche, Armentières, Bailleul, Bondues, Cambrai, Coudekerque-Branche, Croix, Douai, Frélinghien, Fresnes-sur-escaut, Grande Synthe, Harnes, Haubourdin, Hazebrouck, Helleemes, Hem, Lanbersart, Lille, la Madeleine, Marcq en Baroeul, Mons en Baroeul, Montigny en Gohelles, Mouvaux, Noeud les Mines – Onnaing, Pérenchies, Ronchin, Roubaix, St Saulve, Sin le Noble, Somain, Tourcoing, Valenciennes, Wasquehal, Wattignies, Wattrelos, Waziers – 60 Béthisy st Pierre, Chantilly, Clermont de l’Oise, Compiègne, Creil, Laigneville, Lassigny, Méru, Nogent s/Oise – 61 Alençon – 62 Arras, Bonnières, Boulogne sur Mer, Carvin, Dourges, Hénin-Beaumont, Lens, Libercourt, Lillers, Saint Omer – 63 Beaumont, Clermont-Ferrand, Issoire, Riom – 64 Bayonne, Biarritz, Orthez – 65 Lourdes, Tarbes – 66 Perpignan – 67 Bichheim, Haguenau, Hoenheim, Illkirch-graffenstaden, Lingolsheim, Obernai, Reichshoffen, Sélestat, Strasbourg – 68 Altkirch, Colmar, Mulhouse, Thann, St. Louis – 69 Bron, Caluire et Cuire, Charbonnières, Décines-charpieu, Fleurieux, Givors, Limonest, Lyon, Mions, Neuville s/Saône, Oullins, Rillieux la Pape, Rives de Giers, St Chamond, St Denis, St Fons, St Genis-laval, St Jean de Touslas, Tavare, Vénissieux, Villefranche s/Saône, Villeurbanne, Vaulx en Velin – 70 Vezoul – 71 Bourg, Mâcon, Paray le Monial, Villeneuve la Montagne – 72 La Flèche, Lagée, le Mans – 73 Chambéry, Flumet, la Motte Servolex, St. Jean de Maurienne, Viviers du Lac – 74 Annecy, Annemasse, Rumilly, Seynod, Thonon les Bains – 75 Paris – 76 Bardouville, Barentin, Bihorel, Bois-Guillaume, Bolbec, Canteleu, Elbeuf, le Havre, Lillebonne, Mesnerettes, Mt st Aignan, Moulineaux, Oissel, Rouen, St-Aubin-lès-Elbeuf, St Etienne du Rouvray, St Saëns – 77 Avon, Château-Landon, Chelles, Clayes-Souilly, Égligny, Fontainebleau, Jouarre, Lognes, Meaux, Noisiel, Ozoir la Ferrière, Ponthierry, Roissy en Brie, Serris, Torcy – 78 Achères, Andrésy, Bonnières, Carrières s/Poissy, Carrières s/Seine, Chanteloup-les-vignes, le Chesnay, Les Clayes s/Bois, Croissy s/Seine, Elancourt, Epônes, Guyancourt, Houilles, Mantes la Ville, Marly le Roi, la Maule, Montesson, Montigny le Bretonneux, les Mureaux, Plaisir, Poissy, Sartrouville, St. Germain en Laye, Trappes, Versailles, Vernouillet, le Vésinet, Voisin le Bretonneux – 79 Bouin, Cours, Niort, Pierrefitte – 80 Amiens, le Cardonnois, Doullens – 81 Albi, Castres, Mazamet – 82 Montauban – 83 Brignoles, Carqueiranne, la Crau, Draguignan, Hyères, Ollioules, le Pradet, St Cyr s/Mer, Ste-maxime, St Maximin, Six Fours, Solliès Pont, Toulon – 84 Apt, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Monfavet, Orange, le Pontet, Rasteau – 85 Chantonnay, Curzon, Fontenay le Comte – 86 Buxerolles, la Capelle-Morthemer, Chauvigny, Montmorillon, Poitiers – 87 Champagne, Limoges, St. Junien – 88 Gérardmer – 89 Bierry les Belles Fontaines, Neuilly, le Plessis – 90 Belfort, Sevenans – 91 Athis-Mons, Chilly-Mazarin, Corbeil Essonnes, Courcouronnes, Draveil, Evry, Gif s/Yvette, Grigny, Massy, Mongeron, Monrangis, Morsang s/Orge, Palaiseau, Ris Orangis, Ste-Geneviève-des-Bois, St Michel s/Orge, Viry Chatillon – 92 Billancourt, Bois-Colombes, Chatenay Malabry, Clamart, Clichy, Courbevoie, Fontenays aux roses, Genneviliers, Issy les Moulineaux, Levallois-Perret, Meudon, Montrouge, Nanterre, Puteaux, St Cloud, Suresnes, Villeneuve la Garenne – 93 Aulnay s/Bois, (le) Blanc Mesnil, Bobigny, Bondy, le Bourget, la Courneuve, Drancy, Epinay s/Seine, Gournay s/Marne, les Lilas, Montreuil, Neuilly Plaisance, Noisy le Grand, Noisy le Sec, Pantin, Pierrefitte s/Seine, Romainville, Rosny s/Bois, St Denis, St Ouen, Sevran, Stains, Villemonble, Villepinte – 94 Alfortville, Arcueil, Boissy st Léger, Bonneuil s/Marne, Cachan, Charenton le Pont, Créteil, Gentilly, Ivry s/Seine, Joinville le Pont, Kremlin-Bicêtre, Limeil-Brévannes, Maison Alfort, St Gratien, St Mandé, Thiais, Valenton, Villeneuve st Georges, Vincennes, Vitry s/Seine – 95 Argenteuil, Arnouville-lès-Gonesse, Bezons, Cergy, Cormeilles en Parisis, Deuil la Barre, Eaubonnne, Enghien, Ermont, Ezanville, Franconville, Garges les Gonesse, Gonesse, Goussainville, Herblay, Pontoise, St Brice s/Forêt, St Gratien, St Leu la Forêt, Soissy s/Montmorency, Taverny, Vauréal, Villier le Bel – France d’Outremer : Guadeloupe (Le François), Guyanne, Martinique, Nouvelle Calédonie, Polynésie (frse), Réunion (le port)

5e135b4d39ab36d2cc4843675b90f62f.png GABON

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Libreville, Port Gentil

7be50e46ae50503d81d78aede4176ec0.png GHANA (République du)
Republic of GhanaHello

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Accra

4772d7b732bb50e1417d2bece166d4c8.png GRECE – Ἑλλάς – GREECE

Athena, Komotiní

0a76599d67e26cfb22a7fb86003b9f29.png République de GUINEE

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Conakry

7618a5dee176e09052cccadc7e67cd33.png República de Guinea Ecuatorial
République de Guinée équatoriale
República da Guiné Equatorial

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Malabo

fa2fa7c34771da839732395be706ccfa.png République d’HAÏTI – Repiblik Dayiti

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Port au Prince

82fa16ef4ec32bac589bf15698c42ce6.png Magyar Köztársaság
République de HONGRIE

Здравствулте!,
Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Budapest, Gyor

0330a2dc8098ecb79744592bbcb0b106.png INDE – भारत गणराज्य
Bhārat Ganarājya – Republic of India

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Bombay, Buldana, Mumbai, Udaipur

e7c104d8e8277abcd0cd600e37733f52.pngINDONESIA – INDONESIE

Bandung (Java), Jakarta, Petaling Jaya, Samarinda

45059358225cd2a2248ffb369118ebb0.png جمهوری اسلامی ايران
Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān
République Islamique d’IRAN

Qom

d0c83cdb2c8b1a42fbc69e5525dc0272.png IRELAND – IRLANDE

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Cork, Dublin, Louth

11f4c09b11671eb9501dbec2defcc6cb.png Lýðveldið Ísland – ISLANDE

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Reykjavík

228bfda1ae18be678229a9474cac5908.png מדינת ישראל – ISRAEL

Shalom, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Haïfa, Jérusalem, Kefar Shemaryahu, Ramat Gen, Tel Aviv.

ae50616846b8ec4d364e81b775e09a14.png ITALIA

Buongiorno, benvenuto nel sito web del Mas de la Regordane

Aci Catena, Bari, Bergamo, Brescia, Carrara, Cesena, Civita Castellana, Como, Correggio, Cosenza, Favaro Veneta, Firenze, Forlì, Genoa, Guastalla, Lodi, Macerata, Maranello, Milano, Modena, Padova, Parma, Pisa, Pontebba, Recanati, Rivoli, Roma, Solaro, Soleria, Torino, Udine, Valensa, Vertemate, Vincenza

f68527718ae633b6c80a7ba0604a194a.pngJAPON – 日本国 – NIHONKOKU

Nishinomiya, Otsu, Tokyo

 Jordanie
Amman

 Kazakstan
Pavlodar

125px-Flag_of_Kosovo_svg.png KOSOVO
Republika e Kosovës

Bonjour, bienvenue sur le site Web Mas de la Regordane

Priština (Приштина)

125px-Flag_of_Kuwait_svg.png KUWAYTKOWEïT
دولة الكويت 
Dawlat al Kuwayt

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Koweit city

986978de115933b5a57bcb26a84cc46b.png LIBAN – لبنان – LEBANON

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Beirut (Beyrouth)

1a101ea69a9311df0d42798e7e2b62ad.png Latvijas Republika
République de LETTONIE

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Guten Tag, Wilkommen auf dem Mas de la Regordane Netztstandort

Rézekne

2d9970548471294452a74ea60c1ab4db.png LUXEMBOURG – LUXEMBURG

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Contern, Eischen, Frisange, Keispelt, Leudelange, Schoos

fc95a2c5cf22efeddbc588fd247838ac.png الجماهيرية العربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى
LYBIE
Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste

Tripoli

ff95e424fc3baace0f4b6ebed625359b.png MADAGASCAR
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Antananarivo, Toamasina

1539704db52e0c8667e2136a6b8ec029.png MALAYSIA – Bersekutu Bertambah Mutu

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Batu Yajah (Perak), Kuala Lumpur, Sibu

f491d964ca0bb09e912c03d143f30660.png MALI

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Bamako

 Manama,
Al Manamah338b4d9ce6fc47840bda336ccb7dd076.png MAROC – المغرب – MOROCCO

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4f781dcc08c0208318b1942d11a5aaac.png République islamique de MAURITANIE
الجمهورية الإسلامية الموريتانية
Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah al-Mūrītāniyyah

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15c447f5df08da348234152337f6afd3.png MAURITIUS – MAURICE

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15fab408150aed525909a61aca44b82e.png MEXICO

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887676d90a56308ae5834f7d1ff83651.pngMONACO

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Crna Gora – Црна Гора

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ba59f6b04401f004d71d3ee1d8c43fb9.png NIGERIA

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Islāmī Jumhūrīyah Pākistān

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République du Pérou

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Republic of the Philippines
República de las Filipinas
République des PHILIPPINES

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a6bee9a5cc094fcb3186797b1ffd8408.png POLOGNE – POLSKA – POLAND

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f1ea6b7fa1e6c59caccee7ea8eb9e0c2.png QATAR

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Bucharest (Bucuresti), Cluj-Napoca, Resita

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République DOMINICAINE


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561759448368dd9866c6899915f684ef.png SãO TOMé E PRíNCIPE
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République démocratique de Sao Tomé et Principe

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Illankai Chananaayaka Chosalisa Kudiyarasu
Democratic Socialist Republic of Sri Lanka
République démocratique socialiste du Sri Lanka

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33289222f08ff123c2e2d33e7f8e5b95.png SVERIGE (Konungariket)
Royaume de SUEDE

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9d2cf486396b3781417fa6f03ebe6420.png SUISSE
SCHWEIZ
SVIZZERA


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d940cceda22d481316f5e34e64562884.png SYRIE – SYRIA

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Damas,

f26d76002e27b6b4babc7b63b69ab26c.png TAIWAN – Taoyüan – Tai-wan

Taipei

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TANZANIA (Jamhuri ya Muungano wa)
The United Republic of TANZANIA
République unie de TANZANIE


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Iringa

b9f773124403ea98623ad91982ec24a9.png TCHAD

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N’Djamena

125px-Flag_of_the_Czech_Republic_svg.png TCHEQUIE
Česká republika (Česko)
République tchèque

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Kolín, Prague

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THAILANDE

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Bangkok

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Lomé

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e49197dac3f3877647be38991029936c.png TÜRKIYE – TURQUIE

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cdcf3a028c1982ebab6aaa1b1d54c08b.png UKRAINE – Україна – Ukraïna

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ETATS UNIS D’AMERIQUE

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 Vanuatu
Vila (Efate)

9adc58230eaca8f6ee9ef0d07f03f327.png VENEZUELA (República Bolivariana de)
République bolivarienne du Venezuela

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Caracas, (La) Victoria

b2c7a22c3bcd158a2b8c0bdaf33142ac.png VIÊT NAM 
(Cộng hòa Xã hội Chủ nghĩa)
Republic Socialiste du VIETNAM

Hanoï, Bac Ninh (Thua Thien)

483d42d1ba9e2f23518286d3aefaf82f.png YEMEN

Sana

Demain, tous crétins ?

TousCretins

.

Arteplus7
nous présente ci-dessous, un documentaire sur une recrudescence de crétins (non pas l’insulte, mais la pathologie), réalisé par de T. de Lestrade et S. Gilman : plutôt inquiétant, je dirais même très inquiétant.

 » Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge « Idiocracy » ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?
Épidémie ?
Huit ans après « Mâles en péril », qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. « Demain, tous crétins ? » relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure. »

VIDEO >

§

ARTEplus7 : ajoutée le 10 nov. 2017
Documentaire : T. de Lestrade et S. Gilman (France, 2017, 56mn) ARTE F
Facebook : http://www.facebook.com/artetv
Twitter : http://www.twitter.com/artefr
Catégorie : Films et animations
Licence : Licence YouTube standard
Reblogué par : Mas de la Regordane.fr

Territoire à La Grand Combe (vidéo) 2

LGC12
Photo : l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception
à la Grand-Combe en 1908
.
L’équipe TVsud, accompagnée d’Albert Albérola, nous emmènent visiter l’église de La Grand-Combe, l’une des plus grande, pour ne pas dire la plus grande église du Gard. Nous y découvrirons l’impressionnant orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique.

Puis, avec le père Guy Laporte (curé de La Grand-Combe et des pentes du Lozère) nous admirerons les vitraux qui évoquent : l’ancienne église de la Frugère, la construction de l’église actuelle avec la bénédiction de la première pierre par l’abbé Méjean et le sanctuaire marial de Notre Dame de Laval, situé sur le territoire de la commune voisine de Laval-Pradet.

Retour à la Mine avec Marc Jouve, agent de patrimoine à La Grand-Combe qui nous présentera Amédée Speciale, fils d’un mineur arrivé en 1949 de sa Sicile natale avec 17 membres de sa famille pour venir travailler à la mine et notamment celle du Puits Ricard.

Enfin un petit tour au restaurant gastronomique des Salles du Gardon, commune située sur l’autre rive du Gardon, où nous découvrons Jacky Szczepaniak, chef de cuisine et son originale « (l’)Ecole Buissonière » (avec un seul « n » je vous prie) qui propose une carte bien alléchante dans les locaux de l’ancienne école des Salles du Gardon.

Cliquez sur le lien ci-dessous (si la vidéo n’apparait pas) >>>

https://www.youtube.com/watch?v=kJSv9davp-U

§

Source : TVSud émission du 19.03.2012
Blogué par : Mas de la Regordane, le 17.11.2017

Que d’eau à la Grand-Combe

RuisseauChampclausonRTrescol
.
Le Gardon (dit d’Alès) est bien sûr la rivière la plus connue de La Grand-Combe. Déjà qu’il a du mal à couler toute l’année, il n’existerait pas sans d’innombrables petites rivières discrètes, mais qui savent se manifester et notamment lors des fameux épisodes cévenols.

ARTICLE 1

La prévention contre les épisodes cévenols est nécessaire

Alors que la canicule ne s’arrête pas de sévir à l’approche de la mi-septembre, les prévisionnistes météorologiques du plateau de Bouzac, n’en présagent rien de bon. « Après la sécheresse, cela va être le déluge, comme l’an dernier. » En effet, septembre et octobre sont les deux mois d’automne durant lesquels, et par tradition, les épisodes cévenols sont les plus marqués. Chacun garde en mémoire les dégâts causés l’an dernier à la mi-septembre, à la Tour, au Pradel, au Mas Dieu, mais aussi à La Grand-Combe et notamment dans la partie inférieure de la vallée Ricard. Une vague avait déferlé vers les Tuileries et avait inondé tout le secteur entre le pont et le parapet du Gardon. Rien de plus normal alors, côté municipal, que l’on s’intéresse de très près à divers points dits sensibles, afin de ne pas revivre cela.

Les ruisseaux sont nettoyés pour éviter tout encombrement

C’est ainsi qu’au début de l’été, les deux entrées d[u] ruisseau Sans Nom et [du ruisseau] de la Forêt, ont été curées par l’entreprise Jouvert. Débarrassés des embâcles formés devant les énormes grilles, mais aussi de centaines de m3 de terre et de rochers, l’écoulement des flots même par fortes précipitations, en sera facilité. D’autant que le ruisseau Grand-Combe, qui collecte les deux et traverse en souterrain sur plus d’un kilomètre la vallée Ricard, a été lui aussi contrôlé et à la sortie considéré comme “propre”, par les autorités compétentes. Il en est de même à Trescol, pour le ruisseau le Berbezier.

Le secteur des Tuileries, dans une cuvette, reste donc toujours le plus délicat. Pour éviter que la rue se retrouve à nouveau sous un mètre d’eau, les services techniques ont fait réaliser à la sortie du pont SNCF, un trou séparant la rue et le ruisseau Grand-Combe. Des travaux confiés à l’entreprise Colas. « Il s’agit-là d’une surverse qui en cas de grosses pluies et de la montée des eaux, va absorber le surplus que les avaloirs n’auront pas pu engloutir », ont confié Christian Brun, l’adjoint aux travaux et Thierry Arnoux, le conducteur de travaux de Colas. D’autre part, une opération de contrôle des avaloirs sur la cité, est sur le point d’être achevée.

ARTICLE 2

À Champclauson, des nouvelles rassurantes du ruisseau couvert

https://www.youtube.com/watch?v=kLIW_1tvTPE
Vidéo 6′:00″ – 
Ruisseau couvert de La Grand-Combe – « Spéléo Secours Français »

Au fil des ans, des décennies même, cela est devenu une préoccupation majeure pour la municipalité de La Grand-Combe.

Selon le premier magistrat, « il convient certes de s’occuper de ce qu’il y a au-dessus, mais désormais de ce que l’on appelle les ruisseaux couverts, héritage des ex-Houillères. Et ceux existant dans la cité minière, se comptent en kilomètres. » Voici deux années, une expédition (composée d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles, des élus, des pompiers, des spéléos) s’était aventurée dans le ruisseau Grand-Combe traversant de part en part la vallée Ricard.

Il convenait de contrôler si le lit du ruisseau [Grand-Combe] n’était pas encombré, ni ses immenses voûtes. Un bon kilomètre à crapahuter et à gravir des cascades, dans des immenses salles de dix mètres de hauteur. La délégation était remontée en surface ravie de ce qu’elle avait découvert et, qui plus est, avait donné des nouvelles rassurantes de l’état du tunnel en général. On sait également que celui de Trescol dans lequel s’engouffre le [ruisseau] Berbezier, avait été débarrassé de ses milliers de tonnes de schistes émanant des crassiers, autres inquiétants vestiges miniers.

Une partie de la voûte effondrée en 2015

Le crassier, très instable, est sans cesse rongé et tous ces schistes arrachés lors des fortes pluies, sont précipités dans le tunnel. Enfin, il restait … [le ruisseau de] Champclauson, sans doute le plus préoccupant. L’an dernier, une partie de la voûte dans sa partie inférieure, côté sud, s’était subitement abattue, risquant de boucher l’écoulement des eaux. Fort heureusement, la forte déclivité à la sortie du ruisseau et l’immensité de la galerie souterraine, avaient minimisé les risques.

Une sortie en mauvais état

La visite de lundi par une délégation composée de pompiers, de spéléos…, de Jean-Jacques Viala, des services techniques et à laquelle s’était joint le géologue Alésien Michel Wienen, avait été programmée depuis longtemps. Il convenait de choisir une période où le débit du ruisseau souterrain ne devait pas gêner la progression du groupe dans les anciens ouvrages miniers, à partir de la galerie Thérond.

Là encore, trois bonnes heures de visite, à inspecter les lieux pour le moins sinistres sous la gare de la Forêt fossile, de Mécanique Vivante, du pont et du cirque Vost, pour déboucher au grand air, sans avoir rencontré de sérieuses difficultés. « Si ce n’est le contournement d’un immense gourg et le fait d’avoir dû escalader une cascade glissante », a signalé Jean-Jacques Viala. Pour le reste, hormis la sortie en très mauvais état, les anciens ouvrages résistent au temps. »

ARTICLE 3

Les ruisseaux et rivières, à (ou proche de) la Grand-Combe

  • Le ruisseau de l’Arboux :
    ruisseau situé près de l’actuel cimetière. A fourni les pierres de grès de l’église Notre Dame de l’Immaculée Conception de la Grand-Combe.
    .
  • Le ruisseau de Bellière :
    coule de Laval-Pradel aux Salles du Gardon
    .
  • Le ruisseau Berbézier :
    à Trescol
    .
  • Le ruisseau Blanc :
    coule parallèlement à  la D 906, de Laval à Saint Martin de Valgagues.
    .
  • le ruisseau de Bremo :
    sépare les communes des Salles du Gardon et de Branoux, se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Broussous :
    coupe la D 453 au NNE de Portes et se jette dans le Luech au niveau de la jonction de la D 243a et de la D 29.
    .
  • Le ruisseau de Champclauson :
    quartier Champclauson.
    .
  • La rivière du Gardon d’Alès :
    Coule du Nord au Sud de La Grand-Combe rivière de 2ème catégorie – Blancs, Carnassiers, Lieu.
    .
  • Le ruisseau Grand-Combe :
    Canalisé, il  passe sous la Vallée Ricard.
    .
  • Le ruisseau des Luminières :
    cité dans le livre : Le Puits Sans-Nom de Mireille Pluchard.
    .
  • Le ruisseau du Nayzadou
    coule des hauteur de Branoux et se jette dans le Gardon.
    .
  • Le ruisseau de Sans Nom :
    coule de l’Ouest du Pradel à l’entrée de la Vallée Ricard.
    .
  • Le ruisseau de la Trouche :
    rue des Cités de la Trouche, près de l’ancien puits de la Trouche.
    .

…. et plein d’autres ruisseaux dans les alentours de la Grand-Combe.

§

Source article 1 : Le Midi Libre, du 10.09.2016

Source article 2 : Le Midi Libre, du 10.11.2016
Photo : Ruisseau souterrain, Le Berbezier à Trescol (Crédit DR)

Vidéo insérée en tête de l’article 2
Réalisée par : « Spéléo Secours Français »
Publié par : BORIE alain
Ajoutée sur Youtube le : 5 octobre 2017

Commentaires et tableau : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 10.11.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Tourisme à La Grand-Combe

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La Grand-Combe guide de tourisme

Visitez La Grand-Combe : informations touristiques

La Grand-Combe est située dans le département du Gard, région Occitanie (ex. Languedoc-Roussillon), dans le sud de la France à 49 km de Nîmes, la préfecture.

Visites et attractions à proximité de La Grand-Combe

Aux alentours et à proximité de La Grand-Combe, voici quelques communes que nous avons visitées et pouvons vous recommander :

Saint-Ambroix Saint-Ambroix 15 km

Anduze Anduze 17 km

Bambouseraie de Prafrance Bambouseraie de Prafrance 17 km

Vézénobres Vézénobres 20 km

Banne Banne 20 km

Naves Naves 23 km

Barjac Barjac 28 km

Lussan Lussan 28 km

Le Pont de Montvert Le Pont de Montvert 28 km

Sauve Sauve 31 km

Montclus Montclus 32 km


Joyeuse Joyeuse 34 km

Labeaume Labeaume 34 km

Goudargues Goudargues 35 km

La Garde-Guerin La Garde-Guerin 36 km


Marchés cévenols à visiter proche de La Grand-Combe

  • à 00 km – La Grand-Combe : Mercredi et Samedi
  • à 10 km – Bessèges : Jeudi
  • à 11 km – Alès : Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi, Samedi
  • à 14 km – Saint-Ambroix : Mardi
  • à 17 km – Saint-Jean-du-Gard : Mardi
  • à 17 km – Saint-Paul-le-Jeune : Lundi et Vendredi
  • à 18 km – Anduze : Jeudi
  • à 23 km – Naves : Samedi
  • à 26 km – Villefort : Jeudi
  • à 28 km – Barjac : Vendredi

Plus d’informations sur La Grand-Combe, Languedoc-Roussillon

Sites touristiques de La Grand-Combe et lieux d’intérêt proches

Que faire à La Grand-Combe ?

  • Camping
    Camping Font de Merle : Branoux les Taillades.
    Hébergement familial en bord de rivière.
  • Courrier : envoyer une carte postale ?
    La Poste (centrale)
    6 B rue Anatole France 30110 La Grand-CombeBoites aux lettres de la Poste :

    boiteBoîte à lettres 9 B rue Anatole France 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres 6 rue de la République 30110 La Grand-Combe
    boiteBoîte à lettres rue du Marronnier 30110 La Grand-Combe
  • Maisons d’Hôtes
    le Mas de la Regordane : 2 rue du Mas Lafont, Vallée Ricard
  • Musées
    La Forêt de Fossiles : quartier Champclauson, rue Eglise
    La Maison des métiers anciens : 45, rue des Poilus, Vallée Ricard
    La Maison du Mineur : rue des Poilus, Vallée Ricard

  • Sports
    Centre Nautique des Camboux : lac des Camboux, Ste Cécile d’Andorge
    Centre de Vol à Voile Gardois : CVVA, aérodrome, quartier Champclauson
    Complexe Sportif Charles de Gaulle : 53 rue des Poilus
    Stade André Drulhon : boulevard du 8 Mai 1945
    Stade Sainte Barbe : quai 11 novembre 1918 (gymnase, fitness, foot…)§

    Aux alentours de La Grand-Combe
     :voyons aussi d’autres lieux avec des classifications touristiques officielles, ainsi que d’autres lieux d’intérêt à visiter qui devraient vous inspirer, si vous êtes en visite et vous vous demandez quoi faire ensuite.

Grands sites naturels du Gard près de La Grand-Combe

Jardins remarquables près de La Grand-Combe

LA MERVEILLEUSE BAMBOUSERAIE D’ANDUZE (VIDÉO)

Unique en Europe, ce jardin extraordinaire est classé Monument Historique. Ici, depuis le XIXème siècle poussent des dizaines d’espèces de bambous venues depuis tous les continents.

  • à 17 km : la Bambouseraie de Prafrance
  • à 20 km : le Jardin du Temple
  • à 22 km : le Jardin du mas de l’Abri
  • à 35 km : le Jardin des Sambucs

Monuments Religieux près de La Grand-Combe

  • à La Grand-Combe :
    l’église (1 000m², orgue Cavaillé-Coll)
    Le temple de Trescol
  • à Uzès :
    la Cathédrale Saint-Théodorit
    la Tour de la Fenestrelle

Les plus beaux villages près de La Grand-Combe

  • à 36 km : La Garde-Guérin
  • à 39 km : La Roque-sur-Cèze
  • à 39 km : Balazuc
  • à 39 km : Vogue

Des sites d’une grande beauté naturelle près de La Grand-Combe

  • à 14 km : la Grotte de la Cocalière
  • à 24 km : les Bois de Païolive
  • à 33 km : le Mont Lozère (1 699 m, point culminant des Cévennes)
  • à 37 km : le Mont Aigoual (1 567 m, observatoire météo, station de ski)
  • à 39 km : Réserve naturelle nationale des Gorges de l’Ardèche
  • à 40 km : les Cascades du Sautadet
  • à 41 km : la Grotte des Demoiselles

Villes fleuries près de La Grand-Combe ( de 1* à 4* )

  • à 00 km : La Grand-Combe 1*
  • à 11 km : Alès 4*

Géographie administrative de La Grand-Combe

Commune : La Grand-Combe (30110) – Canton : La Grand-Combe
Arrondissement : Alès (30100) – Département : Gard (30)
Région : Occitanie (ex Languedoc-Roussillon)

Distance à La Grand-Combe

  • 049 km de Nîmes (préfecture du Gard)
  • 372 km de Bordeaux
  • 265 km de Nice
  • 532 km de Paris
  • 564 km de Strasbourg
  • 767 km de Calais

Communes aux alentours de La Grand-Combe

12 autres communes à moins de 17 km de La Grand-Combe :

Un foetus est un enfant !

Le dernier séminaire qui s’est tenu dans l’annexe marseillaise du Mas de la Regordane de la Grand-Combe dans le Gard, traitait de la question de savoir si le foetus était OUI ou NON un enfant. Voici un texte que nous avons fait nôtre.

VieFoetus.PNG

Nouveau dérapage du « Comité des droits de l’homme des Nations Unies [qui] est en passe d’imposer la légalisation universelle de l’avortement au nom même du droit à la vie.

Ce comité d’experts, chargé de veiller au respect du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966, s’est réuni à Genève, les 1er et 2 novembre [2017], pour rédiger son interprétation officielle du droit à la vie. Cette interprétation, appelée « Observation générale » détient une grande autorité sur les juridictions et les législateurs du monde entier car ce Comité dispose du pouvoir de juger les États quant à leur respect de ce traité.

Plusieurs de ses membres ont saisi l’occasion pour promouvoir un droit à l’avortement le plus étendu possible.

C’est le cas en particulier du français Olivier de Frouville, de l’américaine Sarah Cleveland et du tunisien Yadh Ben Achour.

Les autres sont restés largement silencieux.[???]

Seule l’experte allemande, Mme Anja Seibert-Fohr, a tenté, en vain, d’obtenir la reconnaissance de «l’intérêt légitime des États à protéger la vie du fœtus», pourtant [déjà] établi par la Cour Européenne.

Les trois autres membres connus pour leurs réserves à l’égard de l’avortement étaient les seuls absents.

D’emblée, m. de Frouville recommanda d’éviter toute «considération philosophique ou théorique» et de se concentrer exclusivement sur les droits des femmes. À aucun moment le caractère moral de l’avortement ne fut questionné. De même, à aucun moment les droits des enfants ne furent évoqués. Moins encore, les membres du Comité ont veillé à ne jamais employer le mot «enfant». Pour les membres du Comité, l’enfant n’existe pas avant sa naissance, donc il serait vain d’évoquer ses droits et intérêts.

Recourir à l’avortement pour éviter le handicap à titre préventif

En fait, il fut question une seule fois, non pas des enfants, mais des «fœtus», pour recommander la légalisation de leur avortement eugénique. Le représentant tunisien a fortement insisté sur cette nécessité. Il a déclaré que, certes, il faut aider les personnes handicapées «après leur naissance», « mais ça, ça ne veut pas dire que nous devons accepter de laisser en vie un fœtus qui est atteint d’un handicap.» Il a ajouté : «nous pouvons éviter les handicaps et nous devons tout faire pour les éviter».

Sur ce, le Président du Comité intervint pour rappeler que les débats sont enregistrés. Mais là encore, la référence au «fœtus» était trop explicite. Pour éviter d’être accusés d’eugénisme, des experts ont voulu alors remplacer ce mot [foetus] par celui de «grossesse», moins choquant, comme si le changement de terme pouvait rendre plus acceptable la réalité de l’eugénisme.

 » L’avortement, c’est la vie. » (Slogan du Planning familial international]

Quant au droit à l’avortement, on peut dire que les recommandations du Planning familial international ont été suivies à la lettre. Reprenant le slogan de cette organisation, les membres du Comité ont déclaré que l’avortement devrait être décriminalisé et rendu «safe, legal and affordable» (« sûr, légal et accessible/gratuit »), sans réelle condition ni limitation de délai. Ils ont aussi adopté son argumentation selon laquelle l’interdiction ou la difficulté d’accéder à l’avortement serait en soi une cause de violation du droit à la vie des femmes. Cela fit dire à M. de Frouville, de façon toute orwellienne, que la décriminalisation de l’avortement «est au cœur de la question du droit à la vie» !

Une régression morale

C’est là un complet renversement moral par rapport au sens du droit à la vie. Il résulte de la pensée matérialiste selon laquelle seuls les êtres capables d’intelligence et de volonté seraient véritablement humains et donc dignes de protection. Tant qu’ils n’ont pas atteint cette capacité, ils ne seraient que de la matière corporelle au pouvoir de ceux qui sont « humains », car capables d’intelligence et de volonté.

Ainsi, ce n’est plus la « vie humaine » comme réalité biologique qui serait protégée en droit international, mais l’intelligence et la volonté, c’est-à-dire la force. Pas une seule fois, les membres du Comité n’ont rappelé l’engagement pris par les États de réduire le recours à l’avortement et d’aider les femmes enceintes. La faiblesse des enfants à naître et des femmes en détresse ne trouvent qu’une réponse : l’élimination. La loi du plus fort.

Or, c’est principalement contre l’eugénisme que l’universalité du droit à la vie a été réaffirmée après-guerre. Les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme refusèrent expressément de tolérer tout avortement eugénique, rappelant son usage par le régime nazi ; et ce n’est que sous la pression des pays soviétiques qu’ils renoncèrent en 1948 à protéger explicitement la vie humaine «dès la conception». C’est parce que les régimes nazi et soviétique étaient matérialistes qu’ils ont promu l’avortement et l’eugénisme ; et c’est contre cette idéologie que les Nations unies ont été fondées sur la base de l’égale dignité de tout être humain.

Si le Comité tire un droit à la mort du droit à la vie, il renoue ainsi avec l’idéologie mortifère contre laquelle les Nations unies ont été fondées.

Contre cette « dérive rétrograde », un autre comité des Nations unies s’est élevé. Le Comité des droits des personnes handicapées a répliqué que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées ».
Il a ajouté que de telles lois perpétuent «le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse.» Mais le Comité des droits de l’homme n’en a pas tenu compte, ses membres les plus actifs restant résolument attachés à leur objectif.

Un excès de pouvoir

Reste à savoir si le comité a le pouvoir d’imposer aux États, au nom du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, une obligation contraire à l’intention explicite de ses rédacteurs. Contre les États qui reprochent au Comité d’agir ainsi au-delà de son mandat, certains de ses membres se sont défendus en déclarant que le Pacte serait un «document vivant» dont ils sont les interprètes authentiques. Concrètement, les États seraient donc moins tenus de respecter le Pacte que ce qu’en disent les membres du Comité. Cela est particulièrement problématique lorsque cette interprétation est diamétralement contraire au sens initial du Pacte.

Ce qui fit dire à Mme Seibert-Fohr, sous forme d’avertissement, que « le Comité des droits de l’homme fragilise dangereusement «l’universalité des droits de l’homme. » De fait, si cette interprétation du Pacte est adoptée, de nombreux États refuseront de l’appliquer ; le zèle idéologique de quelques membres du Comité se retournera alors fatalement contre son autorité.

La discussion sur ce projet d’observation générale se poursuivra le 10 novembre puis en mars 2018 ; il y sera aussi question du suicide assisté et de l’euthanasie dont le Comité envisage également d’imposer l’acceptation au titre du droit à la vie.

Début octobre, l’ECLJ a adressé un « Commentaires-de-l’ECLJ-sur-le-Projet-d’observation-mémoire », au Comité pour défendre le droit à la vie, avec le soutien de plus de 130 000 personnes signataires d’une pétition pour la protection de toute vie humaine.

§

Auteur : Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ
E.C.L.J : European Centre for LAw and Justice
(Centre Européen pour la Loi et la Justice)
Source : mailchi.mp
Titre original : « Onu, le retour de la culture de mort ? »
Reblogué le : 05.11.2017
Par : Mas de la Regordane qui soutient l’action du ECLJ

Stop aux Smartphones et portables !

TableauMultimedia.
Au Mas de la Regordane, il n’y a pas de télévision et les invités sont gentiment priés de restreindre l’usage de leurs smartphones, portables, tablettes et autres PC avec ou sans … pomme.
Lisez plutôt l’article ci-dessous pour comprendre ce qui motive notre invitation, à limiter le flux des ondes négatives qui perforent notre corps 24h/24.

L’effet des smartphones sur nos jeunes est plus qu’effrayant

Chère lectrice, cher lecteur,

Personne, je pense, n’avait anticipé la catastrophe historique provoquée par les smartphones.

La psychologue américaine Jean M. Twenge étudie depuis vingt-cinq ans le comportement social et affectif des jeunes. Elle a observé ces dernières années un séisme.

Dans un article intitulé « Les smartphones ont-ils détruit une génération [1] ? », elle explique que tout a changé à partir de 2012.

Cette année-là, plus d’un ado sur deux était équipé d’un smartphone. Aujourd’hui, c’est quatre sur cinq.

Durant cette période, les évolutions suivantes se sont produites. Elles concernent toutes les classes de la population, riches ou pauvres :

  • les symptômes dépressifs se sont accrus de 50 % chez les filles et de 21 % chez les garçons, de 2012 à 2015 ;
  • le nombre de filles qui se sont suicidées a triplé entre 2007 à 2015, et celui des garçons doublé ;
  • le nombre de jeunes qui voient des amis tous les jours a baissé de 40 % entre 2000 et 2015 ;
  • actuellement, les jeunes de 16 ans sortent moins que ne le faisaient ceux de 12 ans en 2009. Ils sont en train de cesser progressivement de sortir et de se socialiser dans les parcs, squares, etc., et restent seuls chez eux avec leur smartphone ;
  • en 2015, seuls 56 % des élèves de terminale sont « sortis » avec quelqu’un, contre 85 % des jeunes dix ans plus tôt, un chiffre qui était stable depuis les années 1960 ;
  • le nombre d’enfants qui manquent de sommeil a augmenté de 57 % entre 1991 et 2015 ;
  • aux États-Unis, où l’obtention du permis de conduire était le rêve de tous les jeunes autrefois, le passeport pour la liberté, on observe un désintérêt massif des adolescents, qui préfèrent rester dans leur chambre sur leur smartphone et se faire conduire par leurs parents ;
  • concernant la consommation d’alcool, les rencontres amoureuses, les adolescents se comportent comme nous le faisions à 15 ans, et ceux de 15 ans comme nous le faisions à 13 ;
  • s’ils sortent moins souvent, les rares fois où ils le font sont abondamment communiquées sur Snapchat, Instagram ou Facebook. Ceux qui ne sont pas invités se sentent donc cruellement exclus : le nombre de jeunes filles se sentant rejetées et isolées a augmenté de 48 % de 2010 à 2015 et le nombre de garçons de 27 %.

« J’essaye de leur parler et ils ne me regardent pas. Ils regardent leur smartphone. »

Lorsqu’ils se confrontent malgré tout aux enfants de leur âge, leur manière d’interagir est profondément dégradée.

En effet, bien que physiquement ensemble, cela n’interrompt nullement le fonctionnement des smartphones.

« J’essaye de leur parler de quelque chose, et ils ne me regardent pas droit dans les yeux. Ils regardent leur téléphone ou leur Apple Watch », témoigne une jeune fille dans l’article cité ci-dessus.

  • « Et qu’est-ce que ça te fait, quand tu essayes de parler à quelqu’un en face-à-face et qu’il ne te regarde pas ? », lui demande la psychologue.
  • « Cela me fait mal. Mal. Je sais que la génération de mes parents ne faisait pas ça. Je peux être en train de parler de quelque chose de super-important pour moi, et ils ne m’écoutent même pas. »

Oui, on imagine que ça fait mal, en effet…

Piégé par mon smartphone

En ce qui me concerne, j’ai tenu sans téléphone mobile jusqu’à il y a quelques mois. Pendant longtemps, je me suis débrouillé avec des « télécartes ».

Mais les cabines publiques ont peu à peu été supprimées. En cas d’urgence, j’étais obligé d’emprunter le téléphone des gens. Mais avec le smartphone, ils sont devenus de plus en plus réticents à cause de toutes les informations personnelles ; trop dangereux de laisser ça entre les mains d’un inconnu, aussi sympathique soit-il.

Mais c’est ma banque qui a eu raison de mes résistances.

Comment ma banque m’a vaincu

Au mois de février, ma banque m’a envoyé un courrier m’expliquant que tous les clients devaient désormais utiliser leur smartphone pour « scanner » un code apparaissant sur l’écran pour accéder à leur compte…

Penaud, j’ai acheté un smartphone. J’étais décidé à ne m’en servir que pour la banque mais, bien sûr, très rapidement j’ai passé mes premiers appels et il s’est mis à sonner en retour…

La chute

En juillet, je m’en servais, pour la première fois, connecté à ma voiture. En août, ma fille m’installa Whatsapp, et m’inscrivit au groupe de la famille, ce qui me valut de sentir des vibrations toutes les cinq minutes, et voir apparaître toutes sortes de « notifications » sur l’écran que ma curiosité avait le plus grand mal à ignorer…

Peu à peu, ma vie a basculé.

Il y a dix jours, je me suis retrouvé pour la première fois à me promener dans la rue en « textant ».

J’ai alors levé le nez autour de moi. Je ne regardais plus le ciel bleu. Je n’entendais plus les oiseaux chanter. Je ne souriais plus aux passants (ni aux passantes…). J’étais dans la prison psychique de mes messageries et je me suis rendu compte que la plupart des gens autour de moi étaient… pareils.

Le patron d’Apple avait interdit l’iPhone à ses enfants

Ce matin, un article explique que le grand Steve Jobs, patron d’Apple, avait interdit le smartphone à ses enfants [2].

De même pour Bill Gates, fondateur de Microsoft, qui ne voulait pas d’ordinateur chez lui.

Y avait-il quelque part un problème que ces « génies de l’informatique » avaient remarqué et dont leurs clients ne s’étaient pas aperçus ?

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… »

Les gens sont en train d’oublier combien la vie était douce avant ces engins. Moi je m’en souviens, je vivais ainsi il y a quelques mois encore.

Je montais dans ma voiture, ou dans le train, et je partais réellement.

Je ne poursuivais pas la conversation avec les gens que je venais de quitter. Les séparations étaient plus dures, mais les retrouvailles étaient aussi beaucoup plus intenses.

En voyage, je lisais. Dans ma voiture, je rêvais. J’écoutais de la musique sans jamais être interrompu par un brutal appel téléphonique.

Quand j’arrivais chez des amis, j’étais présent, je ne poursuivais pas des échanges parallèles avec des collègues ou d’autres personnes à des centaines de kilomètres de moi. C’était plus agréable pour tout le monde.

En réunion, au travail, je me concentrais uniquement sur les problèmes discutés autour de la table. Je n’avais pas le choix. Impossible de m’évader en appuyant sur un écran pour recevoir des nouvelles de ma famille ou de mes amis, ou encore pour traiter les questions liées à d’autres collègues, autre part.

Je comprends bien l’aspect excitant de ces machines. Vous êtes tout le temps stimulé. Vous vous sentez important. Vous avez l’impression d’être dans le coup, de mener une vie trépidante. Vous êtes enivré. Le grand frisson de la vie moderne, connectée, toujours en mouvement.

Vous recevez de délicieuses décharges d’adrénaline chaque fois que ça bipe, que ça buzze, que ça sonne.

Mais si vous regardez les choses en face, vous risquez aussi beaucoup plus de devenir un zombie dépressif.

Alors, cette fois, c’est décidé : je laisse mon smartphone à la maison ! Une fois par mois, je consulterai mes comptes, et ce sera tout.

Je brise mes chaînes. Je retourne dans le monde normal. Je dis stop à la dépression, aux insomnies, aux idées suicidaires. Adieu, mon smartphone !

À votre santé !

JM Dupuis

§

Sources de cette lettre :
[1] TheAtlantic.com/Magazine
[2] Independent.co.uk/life-style
Publié par : JM Dupuis
Du magasine (en ligne) : Sante Nature Innovation
Reblogé le : 05.11.2017 à 10:35
Par : Mas de la Regordane.

Qui veut détruire la nature ?

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La destruction de la nature est voulue

La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouvel pouvoir économique. Pourquoi ?

Pour 3 raisons !

La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie et vont pouvoir générer de nouveaux profits (avec notamment une augmentation de la consommation de médicaments et de prestations médicales)

Par ailleurs, la nature constitue un référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive : elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace entièrement contrôlé, surveillé et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

Enfin la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre et donc leur libre-arbitre. Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises et se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaines, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondé sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

§

Source originelle : non identifiée
Source identifié
: SYTI.net
Publié sur
: Mas de la Regordane
Le : 03.11.2017 à 12:47 – Par : L2F

Georges Delannoy, 38 ans au charbon

Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait: » A boire! à boire par pitié ! »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: « Caramba! »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

Victor Hugo

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Georges Delannoy (1er rang à droite sur la photo) en visite avec des mineurs de la Ruhr
.
Quand à la Grand-Combe, j’allais à l’école de la Villa Béchard, puis à l’école publique de la rue Emile Zola et enfin au Lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès, en début d’année, les professeurs nous demandaient toujours d’écrire notre nom sur une feuille de papier et de préciser la profession de nos parents. Mon père m’avait fortement spécifié d’écrire :   » mineur. » Et comme je manifestais mon étonnement devant tant d’incompréhensible modestie, il ajoutait : « est mineur toute personne qui travaille à la mine. » me faisant ainsi comprendre que les mineurs constituaient une grande famille et que ce titre était sa seule prétention.

Georges Édouard Delannoy
1947 – 1985, 38 ans aux Charbonnages de France

Nationalité : Française
Activités : Ingénieur Polytechnicien, mathématicien, conférencier-expert.

Distinctions principales (dans l’ordre de ses préférences) :
– Chevalier de l’Ordre de la Médaille Militaire
– Médaille d’or des Mines
– Officier de l’Ordre National du Mérite
– Médaille d’or du premier prix de mathématiques
– Chevalier de la Légion d’Honneur

Georges aimait parler de la mine et dialoguer avec les mineurs, improviser des discours, faire des mathématiques, raconter l’histoire de France, s’exprimer en langues étrangères, jouer au bridge, fumer un bon cigare …

1922 (26.05) – Naissance à Alger, son père est officier d’artillerie à Blida.

ÉTUDES

1927/36 – Collège colonial de Blida, ville de garnison d’Algérie Française

1937/38 – il est élève au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

1939  – Passionné de sciences, élève de mathématiques, il obtient la médaille d’or du prix de mathématiques Gautheron-Jabert.

1940/41/42 Lycée Blaise Pascal, Taupe et Hypotaupe, classes prépa. au gdes écoles

1942/43 (22.09) – Il est admissible à l’École Polytechnique et considéré par l’Armée Française comme élève Officier, mais du 11.11.42 au 20.06.43, la Nation Française « l’invite » à passer plus de 7 mois aux Chantiers de la Jeunesse

1943/44/45 – (00.07) Déporté dans le camp de travail des usines d’aviation Heinkel à Halberstadt (Harz) Allemagne

1945 (15.04/15.09) Officier du renseignement dans l’armée américaine

1945/46 (01.10) – Georges Delannoy est lieutenant d’active et débute les cours de l’École Polytechnique, promotion … 1942 Rouge

HOUILLÈRES DU BASSIN DES CÉVENNES

1947 (15.09) – Ingénieur « du fond », 1° division, groupe Centre, H.B.C., La Grand-Combe.

1948 (17.04) – Ingénieur à la 1° division, au puits Ricard, il habite à La Levade

1950 – Ingénieur chef de siège

1951 (01.01) – Ingénieur à la 2° division

1952 – Ingénieur (01.05) chef des services généraux du jour au Service construction du puits Ricard, du puits des Oules. (25.06/20.07) en formation au CERCHAR à Creil (60)

1953 – Ingénieur divisionnaire au Service construction

1954 – Ingénieur divisionnaire, Service construction aux : (01.07) Travaux du jour, (24.11) Division mécanique de la Pise, (27.12) Atelier de la Verrerie

1956 (01.04) – Ingénieur divisionnaire, adjoint à l’ingénieur en chef, chargé des études techniques, marchés et commandes à la division Centre, aux Bureaux centraux

1957 (03.01) – Ingénieur divisionnaire, Direction des Travaux du Jour.

1957  (31.12) – Ingénieur principal – direction générale, puis secteur centre

1960 – Ingénieur principal, service des Études du Jour.

1961 – Chef des études générales, adjoint technique & gestion financière du directeur général du Bassin avec sous ses ordres, 110 ingénieurs, 1 500 employés et techniciens et 10 000 ouvriers

HOUILLÈRES DU BASSIN DE LORRAINE

1965 (17.02) – Ingénieur en chef, directeur commercial des HBL à Merlebach (57)

1966 (00.12) – Expert pour le compte de Sofrémines auprès du gouvernement du Pérou

CENTRE DE RECHERCHE DES CHARBONNAGES DE FRANCE

1968 – Directeur technique au CERCHAR à Verneuil en Halattes (60)

1970 – Directeur des services Administratifs du CERCHAR, 35 rue Saint Dominique 75007 Paris

1971 – Directeur général du CERCHAR, établissement qui deviendra par décret du 7 décembre 1990 : INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des RISques),
33 rue de la Baume 75008 Paris

1976 (01.03) – Admis à l’Honorariat de Chef d’Escadron de Réserve d’Artillerie

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Photo : Georges Delannoy, pelle DEMAG à godet de 14m3 à la « découverte » de Carmaux

HOUILLÈRES DU BASSIN DE CENTRE MIDI

1981 (01.05) – Directeur général adjoint des HBCM.
(19.10) – Directeur Général des HBCM à Saint Étienne

1984 (15.07) prend sa retraite de Directeur des HBCM

RETRAITE ACTIVE

1985
(3°trimestre) : il abandonne ses Mandats de :
– Représentant permanent HBCM
– Administrateur des Houillères : HBCM, HBL et HBPCN.
– Administrateur à : Cdf Chimie  – CdF Informatique – CdF International – Méridionale Commerciale et Financière – SOMECA …
– Électeur du Comité national de la Recherche Scientifique

Représentant français :
– Commission de la Recherche Technique du Comité d’Étude des Producteurs de Charbon d’Europe Occidentale (CEPCEO)
– Commission de Recherche « Charbon » de la Commission des Communautés Européennes
– Comités franco-allemand et franco-soviétique de coopération scientifique

Membre permanent :
– Britisch Institute of Fuel & Chartered Engineer « CEng ».
– Comité Français de la Fondation de Recherches internationales sur les Flammes (FRIF)
– Commission des Recherches Scientifiques sur la Sécurité dans les mines et carrières (CORSS) et de la sous-commission des Dégagements instantanés (SCODI) au Ministère de l’Industrie et de la Recherche.
– Conseil de l’Association nationale de la Recherche Technique (ANRT)
– Conseil de la Société de l’Industrie Minérale et Président du District de Paris (Arrondissement minéralogique de Paris I et Rennes)
– Comité scientifique Consultatif du Centre interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA)
– Conseil de Surveillance du Groupement d’Entreprises pour le Traitement de l’Information (GETI)
– Conseil de Surveillance du Groupement d’Édition et de Documentation de l’Industrie Minérale (GEDIM) et Président du Comité de liaison du Groupement de Documentation des industries extractives
– Conseil Scientifique de l’École Nationale Supérieure de la Métallurgie et de l’Industrie des Mines de Nancy
– Président de la Commission pour la Cokéfaction des Fines Lorraine (comité Marienau)
– Président d’Honneur du District du Centre-Ouest de la Société de l’Industrie Minérale
– Expert du Gouvernement Français auprès de la Commission des Communautés Européennes pour les énergies nouvelles (gazéification du charbon)
– Représentant de la France à L’ICCR (Comité International de la Recherche Charbonnière).

1985
 – Reprend du service comme expert minier et conférencier international

1986 – Conseil d’administration des HBCM

1987 – 40ème anniversaire du CERCHAR (1947-1987)

1989 – Conseil d’administration et 20ème anniversaire des HBCM ( 1979-1989)
et Conseil d’Administration des HBL et Conseil des administrateurs et anciens administrateur des HBL 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993

2007 (31.12) Sénat : Cérémonie de clôture des Charbonnages de France

2011 (19.09) – Décès à Paris, à l’âge de 89 ans.

OUVRAGES

1957 (10) – Note sur le dégagement de grisou dans les charbons (avec J.M. Durand)
1972
(07) – Le CERCHAR et la recherche de sécurité (avec Jean Dangréaux)
1973 (02) – La documentation technique dans les Charbonnages de France (avec J. Mounier)
1974 (01/02) – L’avenir du charbon en France et dans le monde, revue Entropie n°55
1974
(05) – Techniques de mesures au fond dans le domaine de la sécurité
1976 (04) – Visite dans les charbonnages de la République Populaire de Chine
1977 (04) – Valorisation des rejets solides de l’industrie houillère (avec R. Chauvin)
1978
(03) – Les principes généraux de la gazéification du charbon
1978 (06) – Utilisation de l’hexafluorure de soufre comme gaz traceur (avec C. Froger et N. d’Albrand)
1978 (07) – Information sur les activités du CERCHAR
1978 – La recherche dans les Houillères, comment aller plus vite
1980 (06) – Gazéification et liquéfaction du charbon, La Jaune et la Rouge, n° 353
1980 (??) – L’avenir du CERCHAR (actuellement INERIS, Institut National de l’Environnement industriel et des RISques.)

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Source : wikipedia.org/wiki/Georges_Édouard_Delannoy
Rédaction : Mas de la Regordane/GD
Première publication : 02.11.2017
Dernière mise à jour : 29.01.2018

Origine du mot Régordane ?

regordane

Une étude complète a été faite par Marcel GIRAULT, docteur en histoire-archéologie, lors de sa thèse sur La Régordane (Le Chemin de Régordane – éditions Lacour-Ollé, 1988). Je ne ferai que reprendre les grandes lignes de ses recherches.

 » D’abord historiquement on a pensé que le mot Régordane venait de l’empereur Romain GORDIEN qui aurait donné son nom à cet axe comme la Voie d’Agrippa ( Voie domitienne).

Il y a la thèse de Gaëtan CHARVET qui attribue l’origine de Régordane à la traduction celte : Reg=Cours d’eau et ourdan=chemin, le chemin des cours d’eau.

Clovis Brunel, chercheur en phonétique et linguistique s’orienterait sur le fait qu’étymologiquement le mot Régordane viendrait du latin «gurges » qui signifie gourt, précipice, abîme. Le chemin de Régordane est celui des précipices et des gourts, ce qui n’est pas raisonnable pour ceux qui l’ont parcouru.

Dans le même état d’esprit, dans un sens plus proche de la réalité le mot gourt ce rapproche énormément du terme cévenol «gourgue » qui désigne un réservoir d’eau situé en contrebas d’une source et sert de bassin d’irrigation. La terre Régordane serait alors le gourgue cévenol destiné à irriguer le bas pays (La Gardonnenque).

On a aussi essayer de rapprocher le terme de Régordane à celui de Gévaudan. Cette démonstration aussi remarquable qu’elle soit, ne semble pas tenir, car le Gévaudan comme tout le monde le sait se trouve beaucoup plus à l’ouest. D’autres suggestions ont été faites mais toutes comme celles énoncées ci-dessus ne furent retenues.

La plupart du temps l’origine d’un mot provient soit de l’appellation d’une région soit de celle d’un individu ou vice et versa ou les deux confondus.

Le mot de Régordane a été prononcé la première fois, connu à ce jour,  dans le testament d’Almérade seigneur d’Anduze le 12 janvier 1052. Il y est fait mention que l’église  de Portes est située dans la Forêt de Régordane. 3 siècles plus tard, le nom de Régordane apparaît à notre connaissance 3 fois dans la région :

1.     En 1323 Guillaume I er de Budos seigneur de Portes lègue à son fils tout ce qu’il possède « in provincia de Régordana ».

2.     En 1325 André I er  de Budos reconnaît percevoir une rente sur la «terre de Régordana ».

3.    En 1381 la vente d’une châtaigneraie sise au lieu de Portes, terroir de Régordane. Un lieu vient d’être associé à un territoire.

Nous pouvons aussi nous interroger sur l’origine toujours inexpliquée d’une famille de Régordane dont nous connaissons quelques descendants  aux XII et XIII siècles, tous juristes et qui évoluent dans la région de Montpellier et d’Alès. A cette époque qui dit famille de Régordane et d’un certain rang social, sous-entend une terre de même nom. En étant très prudent mais cela est plausible, cette famille l’aurait perdu peut être en la donnant en dot à l’occasion du mariage d’une fille, dot dont aurait pu bénéficier la Famille d’Anduze qui à l’époque possédait une grande partie des châteaux forts qui jalonnaient la route d’Ales au Puy.

Pourquoi aussi ne pas penser à ce bailli de Régordane qui signe des actes à Luc et au Chambonnet en 1315 ou à dame de Régordane femme de Guillaume Manent qui vendit en 1257 à l’abbé Hugues la moitié de ses marais dans la région de St GILLES. Ces terres se trouvent à côté du Mas Molines et se nomment les Régordanes.

Ce mot de Régordane est mentionné sans en connaître le pourquoi sur une carte du XIII ième siècle gravée par R. Haldingham et conservée en la cathédrale de Hereford (GB)  sous le vocable de Récordanorum et semble indiquer un massif montagneux implanté au sud de Clermont Ferrand.

Guy de Bazoches, un chanoine de Châlons  au XII ième siècle parle de ST Gilles ville implantée en Gothie au pied de la montagne qu’on appelle Régordane.

Il existe donc un lieu de Régordane mais aussi une région de Régordane qui reste à définir. Cette dernière en se limitant aux recherches les plus lointaines pourrait être comprise entre Luc et Ales. Mais les indications données sur des cartes pourraient élargir cette zone et en faire un losange allant de Pradelles à Alès du nord au sud, et de St Germain de C.  à Largentière d’ouest en est.

[Le Chemin (ou la Voie) de Régordane]

Au fil du temps le nom de Régordane a été donné à un trajet ou à un chemin. Ce pourrait donc être en même temps  un chemin et celui d’une région dans un cadre géographique et politique bien défini. On retrouve cette définition dans d’autres lieux tels que : Chemin du Forez (Chemin qui traverse la région du Forez) ou Corniche des Cévennes ou route touristique du Val de Loire.

Aujourd’hui, le terroir de Régordane, ainsi que la forêt ont cessé d’exister. Aucun des plans cadastraux du XIX ième siècle à nos jours n’en a conservé le nom, ni même à Portes où la parcelle de Régordane avait été localisée à proximité du cimetière actuel. Seul un affluent de l’Avesne entre la Commune de Laval et de St Julien les Rosiers porte le nom de Valat de la Régordane sur le Cadastre de Laval.

On peut encore trouver le nom de Régordane à Navascéres, province de Navarre qui se caractérise par un lieu planté de châtaigniers sauvages (Ré gorda).

Bref le débat est lancé. Qui dit la vérité ? Le nom de Régordane vient-il d’une personne, d’un lieu ou d’une région ? Parviendrons-nous à élucider ce mystère ? Alors pour apporter un peu de rêve et de fantaisie (mais peut être réelle) imaginons que la Régordane a dû être un lieu bâti ou un château qui a été rayé de la carte, mais dont le souvenir s’est reporté sur le territoire ou la région. A la manière de la ville «d’YS » il a survécu sous l’aspect d’un chastel faé et le chemin qui porte son nom nous amènera peut être un jour à la rencontre des roumieux* »

*Roumieux : ceux qui étaient déjà allés à Rome, bien que tous les pélerins fussent « roumieux » ou « Jacques » ceux qui allaient à Saint-Jacques de Compostelle[NdE].

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Par : Alain Derbecq
Publié le : 13.11.2004 à 11:45
Source et copyright : Histoire

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Titre original : D’où vient le nom « Régordane »