La Grand-Combe, 40% de chômeurs

Gard : La Grand-Combe,
40 % de chômeurs

  • Le chevalement du puits d’Oules, témoin de la glorieuse époque minière./ DDM, L.S.

    Le chevalement du puits d’Oules RICARD, témoin de la glorieuse époque minière./ DDM, L.S.

L’essentiel 40 % : c’est selon les chiffres de l’Insee, le taux de chômage qui sévit à La Grand-Combe, dans le Gard. Il s’agit du taux le plus élevé de France parmi les communes de plus de 1 000 habitants. L’ancienne cité minière ne s’est jamais relevée d’une série de coups durs industriels.

Dans les contreforts du Massif central, c’est en passant par Alès, au sud, qu’on accède à La Grand-Combe. La route nationale 106 nous y guide, en épousant les courbes du Gardon d’Alès, dont le cours d’eau nous accompagne depuis le mont Ricateau, si singulier. Il attire le regard par ses traits volcaniques, qui ne laissent pas de doute sur le rôle que l’homme a joué dans sa formation. Il s’agit d’un crassier : une colline artificielle formée par l’accumulation de résidu minier. Sur plusieurs dizaines de mètres de haut, au moins autant de large, se sont accumulées au fil des années les traces de l’exploitation minière des Cévennes. Une époque révolue depuis une quarantaine d’années dans la région. Sauf qu’à La Grand-Combe, à quelques kilomètres plus au nord, on n’a jamais réussi à s’en relever.

« Imaginez que cette ville a été littéralement créée au milieu du XIXe siècle pour l’exploitation des mines de charbon », commence Patrick Malavieille, maire depuis 1995. Un peu moins d’un siècle plus tard, la démographie de la ville atteint son apogée : environ 15 000 habitants. Plus de 20 % travaillent à la mine, régissant totalement l’économie locale. Derrière, la chute sera continue, parfois brutale. Comme après les fermetures successives des puits. « Dans les décennies 70-80, ce sont 1 200 habitants qui quittent la ville chaque année. » Le cercle devient vicieux. À la fin des années 90, nouvelle claque avec la fermeture de l’entreprise Alcatel. 400 emplois s’envolent. Le coup de grâce.

« La misère attire la misère »

La population tombe à 5 000 habitants, entretenue seulement désormais par « ceux qui reviennent pour leur retraite et ceux qui sont attirés par les bas loyers », analyse Patrick Malavieille, l’air désolé : « Ça fait des années qu’on est une commune pauvre. Et force est de constater que la misère attire la misère. »

Péniblement, la ville essaie de relever la tête, de déchirer cette photographie triste d’un bourg aux rideaux fermés, où les seules vitrines accueillantes sont celles des organismes sociaux. En semaine, le lycée professionnel, qui offre des formations dans la sécurité et la petite enfance, apporte un peu de vie. Même si ses occupants restent décidés à déserter les lieux. « J’ai beau être du coin, j’envisage pas d’y rester », assure Benoît, posté devant l’entrée après sa pause-déjeuner. Le syndrome de ville-dortoir est aujourd’hui omniprésent.

Au nord de la commune, après la caserne des pompiers, la route recommence à s’élever vers la forêt du Rouvergue. Sur la gauche, surgit alors, dans ses habits de fer rouillé, le chevalement du puits d’Oules [Non du « Ricard »]. Grand, majestueux, autant qu’il est éteint. De sa hauteur, il semble veiller sur la ville qu’il a contribué à bâtir. Aujourd’hui, il n’a plus que son attrait touristique à lui offrir. Une aide qui a tout d’une respiration artificielle : indispensable, mais insuffisante.

Des motifs d’espoir malgré tout

À Patrick Malavieille, maire immuable (sauf entre 2001 et 2008) et figure incontournable de La Grand-Combe, on reproche sa « double casquette » d’élu au département. De sensibilité communiste, celui qui est candidat à un nouveau mandat rétorque : « C’est grâce à mon double mandat que j’ai obtenu pour la commune des subventions pour tels ou tels travaux. Et c’est sans doute aussi grâce à mes réseaux qu’on peut aujourd’hui avoir des motifs d’espoir. » Ils résident dans la nouvelle zone d’activité économique qui doit voir s’installer « une entreprise et un centre de formation de BTP, ainsi qu’un pôle logistique de la SNCF ». Le maire place également beaucoup d’espoirs dans l’ouverture à venir d’un centre Epide (Établissement pour l’insertion dans l’emploi), qui doit accueillir deux sessions de 150 jeunes. De quoi enfin relancer la commune ?

Lucas Serdic

 

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WLookCharbon

Réponse de Georges L. DELANNOY

Cet article commence déjà par une grossière erreur que tout Grand-Combien qui se respecte a du remarquer du premier coup d’oeil. Non, ce n’est pas la photo du Puits des Oules, aujourd’hui complètement démoli, mais celui du Puits Ricard, 1° Division des H.B.C. (Houillères du Bassin des Cévennes. dont Georges E. Delannoy, jeune polytechnicien, fut ingénieur dès 1947.

40% de taux de chômage ? Je ne suis pas statisticien, mais faisons confiance à ce chiffre qui est terrifiant en soit. Cependant ce chômage n’est pas le résultat d’une fatalité, mais désolé de le dire, d’incompétences tant multiples que notoires.

En effet, les Charbonnages de France n’ont JAMAIS abandonné La Grand-Combe, depuis une « quarantaine d’années », comme l’affirme cet article mal renseigné, mais en date du 31.12.2007, jour officiel où la République Française a enterré à nos frais, cette vieille Grande Dame de 200 ans (voir beaucoup plus), lors d’une cérémonie « funéraire » au Sénat à Paris. Donc 2020 – 2007 = 13 ANS !!!

Si la vieille Dame n’a plus pourvu à la subsistance de ses chers enfants Grands-Combiens, elle est excusable, car elle est morte …. peuchère, mais elle leur a légué un HÉRITAGE ! Et quel héritage !

Des Terrains à perte du vue, ENTIÈREMENT RÉHABILITÉS par des travaux titanesques (comme le reboisement des « Découvertes », ces mines à ciel ouvert qui ont TOUT DE MÊME permis aux mineurs Grand-Combiens de continuer à manger leur  » Pan Blanc » sans avoir les « Mans Negro » de 1981 à 2004. soit PENDANT 23 ANS ! Le temps de réfléchir à l’avenir et de s’y préparer .

Des maisons à des prix défiants toute concurrence sur lesquelles se sont jetés comme des @%!!!. des organismes d’Habitations à Loyers Modérés.

De l’argent en quantité importante par le biais de la SOFIREM, filiale spécialisée (de CdF) dans la reconversion des territoires qui a financé les reconversions individuelles et la création d’entreprises qui embauchaient les anciens mineurs.

Article à suivre, bien sûr 😉

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Source : La Dépêche.fr
Publication du  , mis à jour 

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Reblogué par Mas de la Regordane
Commenté par Georges L. Delannoy
Première publication le 04.04.2020

2 réflexions sur “La Grand-Combe, 40% de chômeurs

  1. Abandonner et oublier le CHARBON ? voilà bien une idée d’écolos irresponsables et ignorants. Ce CHARBON qui a fait vivre plus d’un siècle, des familles et des professionnels qui sont arrivés à le rendre non polluant à 98% (moins qu’un barbecue !!!) Mais ça on ne cherche pas à le comprendre et on préfère voir des villes comme La Grand-Combe avec 40% de chômage et une jeunesse désoeuvrée, livrées à la délinquance et aux stupéfiants ! La terre n’est pas notre mère, mais Celui Qui nous a créé et Qui nous a donné ses richesses pour que nous les utilisions à bon escient !

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