Guy Geeraert, poète cévenol

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Vue de Saint Julien des Points (Département de la Lozère – 48160)

Guy GEERAERT est né à Nîmes en 1927. 
Dès l’enfance, il a été au contact des Cévennes où étaient nés ses grands-parents maternels, sa mère, des oncles et tantes, des cousins. 
Il en a gardé l’empreinte profonde.
C’est là qu’il considère avoir ses véritables racines. 

Les villes de Hyères, Paris, Vichy, Nantes, Le Mans, La Baule, l’ont vu séjourner et ont jalonné ses études. Et c’est finalement à Fréjus qu’il achève son périple, pour y vivre sa retraite.
De tout temps, il s’est adonné à la poésie, celle de la nature, de l’amour, de la vie. Ses premiers poèmes en vers classiques remontent à 1944 alors qu’il était pensionnaire dans un collège mixte (guerre oblige) et s’adressent à ses camarades de classe, garçons et filles.

Guy GERAERT nous a quitté en Novembre 2010 : Adiéu povèta (Adieu poète).

SOUVENIRS CÉVENOLS

J’ai parfois le regret de mes vertes Cévennes 
Où le Gardon dolent s’enroule autour des monts, 
Et, pareil à ce sang qui coule dans mes veines, 
Se nourrit du grand air qui gonfle mes poumons.

Je repense à plaisir, aux routes sinueuses 
Qui jalonnent de trous les bois de châtaigniers 
Aux chemins empierrés des pentes dangereuses 
Où vont s’anéantir d’innombrables sentiers

Et lorsque je revois l’antre béant des grottes 
Où sont morts innocents, la tête et le front haut 
Nombre de mes aïeux écrasés sous les bottes 
Se réveille en mon cœur, le cœur d’un huguenot.

LA BAUME AU CŒUR

Entre Alès et Florac, tout au cœur des Cévennes 
Se niche Saint-Privat où je reviens souvent 
Évoquer à loisir les ombres souveraines 
De nos aïeux dont l’âme est complice du vent.

Que tu sois résident, touriste ou de passage, 
Ouvre bien grands tes yeux à tout jamais charmés, 
Goûte aux plaisirs offerts par notre paysage 
Qui s’incruste en ton cœur même les yeux fermés.

Cherche les souvenirs cachés dans la bastide 
Qui découvre alentour de la Rivière au Col, 
Elle a pour nom « La Baume » et n’a pas une ride 
Fière d’avoir gardé son passé cévenol.

Si tu peux sans pleurer regarder la montagne 
Qui dresse devant toi son sommet couronné, 
Sache qu’un souvenir m’habite et m’accompagne : 
C’est derrière ce mont que mon grand-père est né.

Et tout à l’opposé, derrière toi peut-être, 
Au bourg de Saint-Frézal dans un lieu-dit « Paumier », 
Naquit chez les Martel, Célina, notre ancêtre 
Dont le regard d’amour me revient en premier

A l’heure où l’homme usé sent refroidir ses membres 
Et cherche avidement où déposer son faix, 
C’est ici qu’il prévoit d’ensevelir ses cendres 
Car c’est seulement là qu’il peut trouver la paix.

§

Autres poètes cévenols :

Mathieu LACROIX, né en 1819 à 30000 Nîmes.
Léo LARGUIER, né en 1878 à 30110 La Grand-Combe

§

Première publication sur ce blog : 24.01.2019
Pour : Mas de la Regordane / G.D.
Dernière mise à jour : 24.01.2019

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