FLN algérien et mineurs de La Grand’Combe

ALGERIE 2007 004
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 » Nous habitons le quartier de Bologhine, m’avait dit Azzedine, le fils de Aïssa Mokrane, pas très loin du stade. » Le mythique stade Omar Hammadi d’Alger qui   connut tant de rencontres sportives passionnées et de manifestations politiques. Notre taxi dût se renseigner à plusieurs reprises avant de trouver la petite rue à la chaussée en terre battue, poussièreuse mais tranquille, si étroite qu’une seule voiture à la fois peut l’emprunter.

Une maison basse à un étage dont les boiseries sont peintes à neuf…La porte s’ouvre, un homme petit et maigre à l’oeil vif, habillé à l’européenne, coiffé d’un bonnet traditionnel en laine. C’est Aïssa Mokrane.

La propagande des années cinquante présentait les combattants du FLN comme des bandits, des « fellagas », l’air manaçant. A l’image des « terroristes » étrangers de l’affiche rouge nazie. Et c’est un grand-père souriant qui nous accueille et nous présente son épouse, une de ses filles et son fils. Il nous fait pénétrer dans la salle de séjour modeste mais coquette et confortable avec ses coussins profonds, ses tables basses et la desserte décorée des photos de ses enfants et nombreux petits enfants. Plus tard il nous montrera avec fierté la courette surmontée d’une treille, située à l’arrière de la maison. Aïssa est propriétaire de cette maison qu’il a achetée  lorsqu’il a quitté définitivement la France.

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[1947] Il a vingt ans, en 1947, quand il débarque à Alès où se trouvait déjà l’un de ses frères. Né à Akbou en Grande Kabylie dans une famille de paysans pauvres, Aïssa avait eu la chance de pouvoir fréquenter l’école publique française.  Il passa avec succès les épreuves du certificat d’étude « indigène » qui était réservé aux « français musulmans » afin de les différencier des Européens. Il savait donc lire et écrire en français. Privilège rare dans un pays sous domination coloniale où moins de 10% des petits Algériens étaient scolarisés.

[1948] En 1948, il est embauché aux Houillères à la mine de Fontanes. Après les années noires de l’occupation nazie, les mineurs de charbon sont à la pointe du combat pour le relèvement économique de la France. Le bassin des Cévennes compte alors quelque 20 000 mineurs dont 3 200 mineurs algériens. La corporation minière est très politisée. Les idées révolutionnaires y sont prépondérantes et les syndicats, notamment la CGT, fortement organisés. Les Renseignements Généraux mentionnent « une importante activité indépendantiste » parmi les mineurs algériens. Périodiquement, des leaders du PPA-MTLD de Messali Hadj, du Mouvement pour les Libertés de Ferhat Abbas ou du Parti Communiste Algérien tiennent meeting à Alès ou à La Grand Combe.

[1950] Logé dans des baraques en planches au Camp de la Loubières près d’Alès, Aïssa Mokrane fait fonction « d’écrivain public » auprès de ses compatriotes illettrés. En Algérie déjà, révolté par la domination coloniale, il sympathisait avec l’UDMA (Union Démocratique du Manifeste Algérien) sans en être membre. C’est à Alès, en 1950, qu’il adhère au PPA-MTLD dont il va rapidement devenir un des responsables, en raison de son bagage intellectuel. Il recevra chez lui, à plusieurs reprises, Mohamed Boudiaf, le futur Président de l’Algérie assassiné en 1992. Mohamed Boudiaf était, à cette époque, responsable de la Fédération de France du PPA-MTLD et il visitait les groupes locaux deux fois par an. « C’était un responsable exigent, sévère mais juste. » dit, de lui, Aïssa Mokrane. Alès et sa périphérie immédiate comptaient 140 à 150 adhérents. Chiffre important, compte-tenu des conditions semi-clandestines dans lesquelles agissait cette organisation. Boudiaf considérait pourtant que c’était insuffisant : « Les Algériens n’approuvent-ils pas massivement notre revendication de l’Indépendance? »

[1953] Une crise profonde traverse ce parti. Un congrès s’est tenu à Alger en 1953 dont les conclusions ont été désavouées par Messali.

[1954] En janvier 1954, la Fédération de France tient, pendant deux jours, son propre congrès à Paris au cours duquel des critiques sévères sont adressées au comité central et aux orientations du congrès de 1953. Messali Hadj en profite pour écarter les cadres qui ne lui sont pas acquis et les remplacer par ses amis. Fort de son aura il entreprend de rallier la base à sa cause. Ses diverses tentatives resteront vaines dans le Gard. Bouzid, responsable messaliste, vient à Alès en mars 1954 et rencontre Mokrane qui l’informe « que toute l’organisation a opté pour le neutralisme ». Ayant insisté pour rencontrer les militants, une assemblée générale a lieu au cours de laquelle ceux-ci confirment leur position. Trois autres tentatives auront lieu: en avril 1954, Bouzid et un second responsable viennent à Alès; le 17 mai, trois responsables dont Bouzid reviennent et demandent « une réunion avec tous les responsables d’Alès ». Satisfaction leur est accordée. Après plusieurs heures de discussions, ils repartent bredouilles. La dernière tentative aura lieu avec une troupe théatrale venue se produire en août dont le spectacle sera boycotté par les militants alésiens. Les R.G. mentionnent la présence de Bouzid à nouveau à Alès, la veille du 1er novembre 1954. Aïssa Mokrane dément cette information.

Messali Hadj convoque un nouveau congrès à Bruxelles en juillet 1954. Le comité central convoque de son côté un congrès à Alger en août. Cherif Djenkal, l’adjoint de Aïssa Mokrane, participe au congrès d’Alger (il n’est pas membre du comité central contrairement à ce qui a été écrit). Ces deux congrès officialisent l’éclatement du PPA-MTLD. Les militants d’Alès ne soutiennent pas Messali Hadj et continuent de se prononcer pour la neutralité, dans un souci d’unité, tout en manifestant leur inclination pour les « centralistes ». C’est également la position de Mohamed Boudiaf.

Le 1er novembre 1954, l’insurrection est déclenchée en Algérie par les 9 sur décision du CRUA qui lui aussi avait recommandé la neutralité dans le conflit interne au PPA-MTLD. Le 5 novembre, celui-ci est dissout par le gouvernement français. Dès le lendemain 6 novembre, la police française perquisitionne chez A. Mokrane à Alès, chez Mohammed Djenidi à La Grand Combe et chez Abdallah Hidèche à Champclauson et les informe officiellement de l’interdiction prononcée le 5. Deux autres perquisitions auront lieu par la suite.

Dans le prolongement de leurs engagements antérieurs, Mokrane, Djenkal, Djenidi et Hideche ne vont pas soutenir Messali qui créé le MNA (Mouvement Nationaliste Algérien) pour combattre le FLN. Laissons parler Mokrane: « Le MTLD devenant le FLN rentre dans la clandestinité, modifie son organisation et reste en attente d’un contact avec le FLN qui parvient fin décembre, début janvier. Changer une organisation légale en clandestine demande plus de vigilance. Une réorganisation de la base au sommet. Prendre le temps nécessaire. Prévoir les précautions et endroits de réunions et le temps. Un apprentissage continu. Pour toutes ces raisons le travail a continué mais au ralenti. »

Les historiens considèrent généralement qu’une période d’expectative a suivi l’éclatement du PPA-MTLD et le début de l’insurrection du 1er novembre, en raison des interrogations qui travaillaient les Algériens. Il semble bien que cette période ait été de courte durée dans le bassin minier du Gard.

[1955] La police fait état des premières manifestations du FLN à partir de septembre 1955. Mokrane parle de « fin décembre  début janvier 1955. » Un autre acteur, Yahia Dahmouche que Mokrane connait bien puisqu’il était lui aussi mineur à Fontanes et habitait le camp de La Loubières, indique, pour ce qui le concerne, avoir spontanément commencé à collecter de l’argent pour les familles des militants emprisonnés à la suite de l’interdiction du 5 novembre et avoir accepté de participer, en août 1955, à une rencontre dans un café du quartier de La Royale à Alès, tenu par Hocine Djémaï, en présence d’un certain « Abdallah » délégué par le FLN. A. Mokrane affirme que ce délégué régional était un ancien responsable du PPA-MTLD nommé Si Omar. « Si tu es avec ceux de la montagne, lui aurait dit Dahmouche, on travaillera avec toi,sinon… ». C’est ainsi que se serait formée la première kasma du FLN à Alès. Ce qui confirme que l’insurrection du 1er novembre correspondait bien à une attente. Elle était devenue inévitable en raison des crimes du colonialisme, des spoliations, des frustrations ressenties par le Peuple algérien. En raison de l’échec des combats pacifiques des organisations indépendantistes, stérilisés par des lois électorales iniques et une fraude massive.

Parmi les mineurs algériens des Cévennes qui, en 1954, baignaient dans un milieu largement acquis à l’idée de la prise de pouvoir par les armes, à l’image de la Révolution russe d’octobre 1917, l’insurrection du 1er novembre 1954 fut rapidement soutenue et la police indique que « jamais le MNA [ne réussira] à s’implanter dans le bassin minier ». Des groupes de choc venus de l’extérieur tenteront, de temps à autre, quelques opérations, mais sans bases locales ils seront rapidement neutralisés et le Gard ne connaîtra pas la guerre intestine qui fit tant de ravages ailleurs en France et en Algérie.

Cette première kasma désigne un chef, un responsable à la propagande et un trésorier. Sa première initiative sera d’adresser des lettres à quinze cafetiers et bouchers algériens d’Alès pour leur enjoindre de verser 1 000 Francs par mois, en s’assurant qu’ils n’ont aucun lien avec la police française. Par la suite, la structure de l’organisation évoluera en cellules, groupes et sections et Alès deviendra dans les années 59-60 un important centre de commandement. Les mineurs algériens du Gard participeront massivement aux actions et notamment aux grèves à l’appel du FLN et ils verseront l’ichtirâk avec un grand patriotisme. Mais en 1955, nous n’en sommes encore qu’aux premiers pas.

Le 5 septembre 1955, Aïssa Mokrane est arrêté par la police, à son domicile, au pied de la colline de l’Hermitage à Alès, devant son épouse et ses cinq jeunes enfants. En même temps que lui sont arrêtés deux autres dirigeants, Djenkal et Hideche. « Vous n’êtes pas près de revoir votre mari. » lance un des policiers. La jeune épouse d’Aïssa est tellement choquée qu’il faudra l’hospitaliser à Montpellier où elle décèdera le 31 mars 1956. Le certificat médical délivré le 4 avril mentionnera « un état [d’agi]tation confusionnelle ayant évolué vers un délire aigu mortel. Il semble qu’un traumatisme émotionnel grave (arrestation du mari) ait pu avoir un rôle déclenchant cependant une rechute d’une maladie de Bouillaud pour laquelle la malade avait été antérieurement soignée, s’intégrant avec les troubles mentaux et a joué un rôle certain… »

Les 5 jeunes enfants seront accueillis, les plus jeunes par l’Entraide alésienne, les autres par l’Orphelinat de la Résistance de la CGT. Le quotidien communiste La Marseillaise, sous la plume de son chef d’agence Raoul Galataud, consacrera 1/4 de page de son édition d’Alès du 16 avril 1956 à cette situation dramatique. La photo qui illustre l’article représente Aïssa Mokrane et un de ses enfants, devant la crèche. A leurs côtés, Léa Pasquier, elle-même ancienne résistante dont le mari Sully Pasquier, un cheminot communiste, fut assassiné par les waffen SS et jeté par les nazis dans le Puits de Célas (commune de Mons, au sud de Salindres) dans la nuit du 10 juin 1944. Image forte de solidarité résistante à l’oppression.

Ces arrestations, loin d’intimider les Algériens de la région d’Alès, vont au contraire leur « donner un sursaut de patriotisme » écrit Aïssa Mokrane, et susciter de nombreuses adhésions au FLN.

[1955] Sur mandat du juge d’instruction Perez, Mokrane, Djenkal et Hideche sont transférés en Algérie et incarcérés, d’abord à l’Ecole de Police d’Hussein Dey où ils sont « tabassés », puis à Berrouaghia. Depuis le 23 février 1955, le Cabinet Edgar Faure a succédé au Cabinet Mendès France. Edgar Faure dissout l’Assemblée Nationale et convoque les électeurs pour le 2 janvier 1956. A la faveur de ces évolutions politiques, alors que la guerre d’Algérie est de plus en plus impopulaire en France, Mokrane, Hidèche et Djenkal sont libérés le 9 décembre 1955. Djenkal monte au maquis où il tombera en combattant. Aîssa Mokrane qui est interdit de séjour en Algérie, doit retourner en France où sont restés son épouse malade et ses enfants. Il réussit à trouver l’argent pour la traversée Alger-Marseille et des connaissances de Molières sur Cèze rencontrées à la Gare St. Charles lui prêtent l’argent du billet de train pour Alès. Bien évidemment il se présente aux Houillères afin d’y reprendre l’emploi qu’il occupait avant son arrestation, mais il apprend qu’il a été licencié pour abandon de poste. C’est dans les semaines qui vont suivre qu’il perdra son épouse. Puisque son absence n’est pas de son fait, Aïssa Mokrane avec l’aide de Maitre Dussargues du Barreau d’Alès, attaque les Houillères devant le Tribunal des Prud’hommes. Les Houillères seront condamnées à le réintégrer avec un rappel de salaire de 1 an. Ce jugement sera confirmé en appel ainsi que par la Cour de Cassation.

[1958] En 1958, Aïssa Mokrane qui est désormais grillé dans la région d’Alès, est contraint de partir pour Paris avec ses enfants. A force de persévérance, de courage et d’intelligence, il réussira, après avoir suivi des cours de formation professionnelle, à trouver un emploi stable dans une entreprise d’usinage mécanique qui lui permettra d’élever ses enfants.

[1962] A l’Indépendance, en 1962, il rentre en Algérie. Il reprend des études à Oran qui vont le conduire à devenir professeur technique. Ce sera alors sa profession jusqu’à sa retraite dont il bénéficie désormais, entouré de l’affection des siens.

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Source I / : bernard-deschamps.net
Par : Bernard DESCHAMPS
Publié le : 18.09.2007

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II / Remise de la médaille du 50ème anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie à Monsieur Bernard DESCHAMPS :

son allocution

Monsieur le Consul d’Algérie, Messieurs les Consuls-Adjoints, Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je suis, vous l’imaginez, heureux de la distinction qui m’est décernée par M. le Président de la République Algérienne et que vous venez, Monsieur le Consul, de me remettre.

Je la dédie à celles et ceux qui, en France, ont soutenu le légitime et juste combat du Peuple algérien pour son indépendance.

Il y a 50 ans, le 18 mars 1962, les Accords d’Évian conclus par les représentants du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne et de l’État français, reconnaissaient le droit à l’indépendance de l’Algérie, mettant ainsi fin à 132 années d’occupation coloniale et à 7 ans, 4 mois et 18 jours d’une guerre atroce dans laquelle la France perdit son âme.

Ces accords furent ratifiés par référendum en France et en Algérie. Ils furent approuvés par 90,06% des suffrages exprimés à l’échelle nationale de notre pays ; 91% dans le département du Gard ;  94% à Aigues-Mortes et 96% à La Grand’Combe.

C’est le mérite du Général de Gaulle, d’avoir eu le courage – il dut affronter plusieurs tentatives d’attentats – de conclure cette paix après avoir, il est vrai, accentué la pression militaire durant les quatre dernières années de la guerre, de 1958 à 1962.

Faire progresser et triompher en France la reconnaissance de la légitimité du combat du Peuple algérien pour son indépendance et la nécessité de négocier avec son représentant authentique le Front National de Libération, fut un long et difficile combat. Des décennies de conditionnement idéologique, à l’école, dans la presse, la littérature, les arts, avaient formaté le Peuple de France qui croyait en toute bonne foi que l’Algérie c’était la France, pour reprendre la formule célèbre de François Mitterrand. Il fallut déconstruire cette idée par un long et patient travail d’explications. Cette action prit des formes diverses. Certains s’impliquant dans une aide directe au FLN. Ce fut le cas des réseaux Jeanson et Curriel et, dans une acception chrétienne, des réseaux de la Cimade qui furent particulièrement actifs dans le Gard.

Dans ce département, d’importantes manifestations exigèrent avec de plus en plus de force, dans un premier temps la Paix en Algérie, puis l’Indépendance. Des militants, des élus, des hommes de foi, des personnalités gardoises contribuèrent à éveiller les consciences et marquèrent cette époque de leur empreinte : Robert Jonis, un des responsables départementaux du PCF  et les députés communistes Gilberte Roca et Gabriel Roucaute ; des Pasteurs protestants, Idebert Exbrayat, Laurent et Michel Olivès ; des élus socialistes, le Dr. Jean Bastide et le Dr. Émile Guigou, en rupture alors avec leur parti ; Attilio Francini et Jean Fabrègue de la CGT ; Ninou Schwartz de l’Union des Femmes Françaises ; le Professeur Jean Brunel et Lucien Vincens, responsables du Mouvement de la Paix ; des responsables du PSU, comme Jacques Compère-Roussey et Fernand Vigouroux ;  Gabriel Bergonnier, responsable du Secours Populaire ; Jean Chabanis de Christianisme Social ; André Raulet  de la Ligue des Droits de l’Homme ; Paul Marcellin et  André Sarran de la Fédération des Œuvres Laïques  … et tant d’autres que vous me pardonnerez de ne pouvoir citer.

Le département du Gard connut de grandes manifestations pour s’opposer au départ des soldats rappelés sous les drapeaux en 1956. Elles furent réprimées par le pouvoir en place qui destitua trois maires communistes : Alexandre Molinier d’Aigues-Mortes, Sylvain Boissier de Cardet, Narcisse Bolmont de Chamborigaud et 36 militants gardois furent traduits devant les tribunaux militaires. En 1958, un jeune ouvrier communiste d’Aigues-Mortes, Marc Sagnier écrivit au Président de la République son refus de porter les armes contre le Peuple algérien. Il paya son geste courageux de onze mois de bagne, en dehors de toute décision judiciaire, à Timfouchy dans le sud algérien.

Les Algériens travaillant dans notre département, en particulier dans le bassin minier des Cévennes et sur le chantier de Marcoule, apportèrent eux aussi avec le FLN, dans les conditions difficiles de la clandestinité, leur contribution au grand combat patriotique de leur Peuple et les noms de Aïssa Mokrane (ancien mineur à Alès et qui vit maintenant à Alger) ; de Mohamed Ben Belkacem, « le professeur » ; de Mohand Cherif Djenkal mort au combat ; de Mohammed Djenidi ; de Abdallah Hideche ; de Messaoud Alaoua ; de Fatima et de Mohamed Krim ; de Mohand Bachir Sali,  sont toujours présents dans la mémoire de leurs compatriotes. Le milieu du football se souvient aussi des noms de Mohamed Bouricha, Abderrahman Defnoun (qui nous font la joie d’être des nôtres) et de Amokrane Oualiken qui, en 1958, ont tout quitté, famille et situation confortable pour rejoindre à Tunis, « La glorieuse équipe de foot du FLN ». Nous avons le plaisir d’avoir aussi parmi nous, mes amis la moudjahida Fatima Krim, le moudjahid Abderrahman Djoudi,  Mokrane le fils de Yahia Dahmouche et Youssef Mahouche parent de Lakdar Mahouche. Malheureusement le moudjahid Abderrahman Djoudi n’a pu se déplacer en raison de sa santé)

Je salue également la présence nombreuse de petites filles et de petits fils de moudjahidine venus spécialement d’Alès et de La Grand’Combe.

Jamais les patriotes algériens de la région n’organisèrent d’attentats contre nos compatriotes, pourtant la répression fut cruelle, allant jusqu’à la torture à l’eau et à l’électricité pratiquée à Saint Hippolyte du Fort.

Cinquante ans, c’est court à l’échelle de l’histoire de l’humanité, mais l’Algérie est depuis devenue une grande nation respectée dans le monde. Sa voix est écoutée pour sa politique de Paix, comme en témoignent une nouvelle fois, ces temps-ci, son soutien au Peuple palestinien et à l’Autorité palestinienne et sa recherche persévérante d’une solution pacifique à la situation du Mali. C’est un diplomate algérien, Lakdar Brahimi,  qui a été désigné par les Nations Unies pour tenter de trouver une issue négociée au drame que vit la Syrie.

Ce ne fut pas facile de bâtir une société nouvelle, pour ce Peuple  décimé par huit années d’une guerre atroce et privé d’une partie de sa population d’origine européenne poussée à l’exil en 1962, par les crimes de l’OAS. Il releva cependant le défi avec courage et aujourd’hui des Écoles, des Université, des Hôpitaux existent sur l’ensemble du territoire, alors que 10% seulement des petits Algériens étaient scolarisés avant l’indépendance et que les épidémies, la tuberculose notamment, faisaient des ravages. Ce Peuple déjà si éprouvé par la dure lutte menée pour son indépendance contre une des armées parmi les plus puissantes du monde, fut également confronté à une terrible guerre civile manipulée de l’étranger, qui fit quelque 200 000 victimes durant la décennie noire des années quatre-vingt-dix. Il s’en est relevé et l’Algérie a aujourd’hui retrouvé la paix.

L’Algérie est un immense chantier. Des grues partout. Des autoroutes, des ponts, des barrages hydrauliques, des immeubles locatifs en nombre sont construits et, dans ce pays où existe le multipartisme et une presse irrespectueuse et très combative, d’importantes réformes sont en cours pour approfondir la démocratie. Le peuple algérien évolue à son rythme en toute souveraineté et il n’accepte pas qu’on lui dicte sa conduite de l’extérieur. Nous devons respecter sa volonté.

C’est cette réalité que les voyageurs qui s’y rendent découvrent et que continuent de nier les revanchards de « L’Algérie française » qui avaient, en mars dernier, ici même,  mis notre colloque d’historiens en état de siège.

Le Peuple algérien qui a combattu victorieusement le colonialisme français, n’a pas de haine pour le Peuple de France. Il aspire au contraire au développement de liens durables d’amitié  avec notre pays et notre Peuple. C’était l’objectif du projet de traité d’amitié décidé en 2003 par les Présidents Bouteflika et Chirac et enterré depuis par Sarkozy. Dans quelques jours, le Président Hollande se rendra en voyage officiel en Algérie. Son élection a soulevé un grand espoir dans le Peuple algérien et sa condamnation du pogrom du 17 octobre 1961 à Paris a été saluée comme un geste important, même si des pas restent encore à faire pour reconnaître et condamner définitivement le crime que constituait le colonialisme.  On peut légitimement espérer que cette visite marquera un tournant dans les relations entre l’Algérie et la France. C’est mon vœu le plus cher.

La distinction que vous me remettez aujourd’hui, Monsieur le Consul, témoigne de la reconnaissance par l’Algérie de l’action menée en France pour l’indépendance de votre pays. Elle témoigne également de la volonté de l’Etat algérien de nouer et d’approfondir des relations confiantes d’amitié avec notre pays. Je la reçois comme tel. Certes j’étais et je suis toujours très engagé dans cette démarche, mais d’autres ont fait tellement plus que moi. Aussi vous me permettrez de dédier cette médaille tout spécialement à mon camarade Marc Sagnier qui, le 4 mai 1958, écrivit au Président de la République française :

« Monsieur le Président,

J’ai longuement réfléchi à la guerre que nous poursuivons depuis quatre ans et j’ai pris la décision de vous informer de mon refus d’y participer […] car ma conscience m’ordonne de ne pas faire la guerre à un peuple qui lutte pour son indépendance. Je ne refuse pas d’accomplir mon service militaire, car j’aime mon pays qui fut toujours à l’avant-garde de la lutte pour les libertés et je veux être capable de le défendre s’il est attaqué, aussi je me tiens à la disposition des autorités militaires. »

Marc nous a quittés prématurément en 1995. Les sévices qu’il avait subis en détention ne sont pas étrangers à son usure précoce. S’il vivait encore, c’est lui qui aurait mérité de recevoir cette distinction et il serait heureux des progrès accomplis par l’Algérie, malgré d’immenses difficultés, depuis l’Indépendance.

Vous voudrez bien, Monsieur le Consul, transmettre à Son Excellence Abdelaziz Bouteflika, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, mes sentiments de profonde gratitude pour cette distinction qui honore tous les amis de l’Algérie.

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Source II : pcf-nimes.over-blog.org
Publié le : 27 Novembre 2012 par section pcf Nimes

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III / ALGÉRIE J’ÉCRIS TON NOM

Algérie, j'écris ton nom.

Quel est ce territoire longtemps sans nom, sans état, sans police, sans route, sans institutions propres ?
Quelle est cette bande de terre, prise en étau entre Méditerranée et un vaste désert dont il est facile de comprendre que sa quasi vacuité territoriale et institutionnelle le fit appartenir aux plus entreprenants ? Jugez-en par son occupation successive depuis ces 2.000 dernières années.
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En -148 avant J.-C. ce furent les Carthaginois (714 ans),
ensuite les Les Romains, (584 ans),
puis les Vandales (100 ans),
remplacés par les Byzantins (112 ans),
auxquels succèdent les Arabes (865 ans),
lesquels seront chassés par les Turcs (315 ans),
suivis des Portugais (17 ans)
et des Espagnols (282 ans).
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Enfin pour la période sur laquelle nous nous pencherons plus particulièrement en ce 50ème anniversaire de la présence des ressortissants de notre pays, les Français (130 ans), mais aussi des émigrants de presque tous les pays de l’actuelle Europe et oserais-je mentionner les occupants depuis à peine 50 ans sous le nom de «nationaux du moment » ?
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1830 – Quand, le 14 juin, les troupes royales de Charles X, roi des Français, embarquées à Toulon et commandées par le maréchal de Bourmont débarquent à Sidi Ferruch à l’Ouest d’Alger, elles ont un double but :
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premièrement supprimer la piraterie qui sévit de façon endémique depuis plus de trois siècles au détriment des biens et navires marchands non seulement français mais aussi anglais, italiens, espagnols, américains… croisant en Méditerranée.
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Deuxièmement, abolir la mise en esclavage des équipages et passagers qui en résulte ; soit deux fléaux qui procurent à la Régence d’Alger l’essentiel de ses ressources qu’elle n’est pas capable de produire autrement.
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Le 19 juin,
 cinq jours après un débarquement à peine perturbé par des cavaliers en patrouille, les 50.000 guerriers de Hussein, le Dey d’Alger, soit des troupes de janissaires turcs, kabyles, arabes et kougoulis, commandés par son gendre Ibrahim sont vaincus par les armes de 20.000 soldats français à Staoueli sur la route d’Alger.
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Le 05 juillet, les prisonniers du bagne d’Alger sont libérés ; parmi lesquels un marin toulonnais qui survivait là depuis 20 ans. Au même moment, le Dey embarque sur la goélette Jeanne d’Arc, mise à sa disposition, ainsi que celle de sa famille, par le gouvernement français qui fait preuve de sa légendaire politesse : «après vous, monsieur le Dey ». C’est au tour, 10 jours plus tard, de 2.500 janissaires turcs de regagner Istamboul. Puis ce sont les villes de Blida, Mers el Kebir, Bône, Oran qui tombent aux mains des français qui y plantent la bannière à fleur de Lys, avant qu’elle ne soit remplacée le 17 août par notre actuel drapeau tricolore. Le roi est chassé du trône, vive la République française !
A peine débarqués, les Français organisent la colonisation avec les indigènes, mot qui signifie très exactement : « celui qui habite son propre pays ». Dans les 7 mois qui suivent leur arrivée, les Français créent le corps des Zouaves, essentiellement composé de Kabyles (tribu des Zouaouas) et entérinent l’élection de Bacri, chef de la communauté des 5.000 juifs d’Alger dont 2 de ses membres ainsi que 7 musulmans vont entrer, à cette même période, au premier Conseil Municipal d’Alger.
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1831 – On parle souvent de massacres en Algérie en faisant allusion à ceux des années 1960, mais en ce premier janvier de 1831, les habitants de la ville de Médea qui s’était déclarés favorables à la France sont massacrés après le départ des troupes françaises. Une pratique qui fera recette tout au long des conflits armés entre la France et certains chefs de tribus locales.
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Novembre de la même année verra le commerçant Abou Derba, à la tête d’une délégation de notables algérois, demander au gouvernement français de maintenir et poursuivre la colonisation par crainte d’un retour à l’anarchie et l’insécurité ; 3.000 civils européens peuplent déjà la colonie.
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1834 – Après la victoire totale le 2 février du général Desmichels, ce dernier propose à Abd el Kader, chef d’une unique tribu, de signer un traité que la communauté des historiens reconnaît aujourd’hui comme avoir grandement avantagé l’émir, au point de laisser croire à ses partisans du moment et ceux à venir que le gouvernement français a perdu la face et que ce qui ne pourra jamais être conquis par les armes pourra l’être par la terreur et l’endoctrinement politico-religieux, ce qui va être lourd de conséquence.
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Après avoir créé un Bureau des Affaires Arabes afin d’offrir un statut particulier qui ne soit pas en contradiction avec les coutumes religieuses et juridiques musulmanes,
 puis avoir installé un Gouverneur Général qui contrôle, entre autres, le développement matériel et les énormes investissements financiers consentis par l’Etat et des organismes privés à la nouvelle colonie, la France progresse dans la pacification des territoires, l’installation d’une agriculture solide et d’un commerce florissant qui amènera plus de 100 années après, au constat suivant :
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1937 – Le Gouverneur Général de l’Algérie (nouveau nom du territoire inventé en 1838 par l’administration française) et les Assemblées Algériennes où siègent côte à côte aussi bien des musulmans d’origine berbère ou arabe descendants des anciens envahisseurs que des Européens, constatent que l’Algérie du moment occupe un territoire d’une superficie légèrement supérieure à la moitié de la France. Elle est peuplée de 7.147.157 habitants, soit 6.201.144 indigènes et 946.013 européens dont la moitié d’origine française. Les deux communautés travaillent tant dans les quelques 972 villages de la campagne dont plus de 80 % sont des créations purement françaises. Les Indigènes sont plutôt éleveurs de troupeaux tandis que les cultivateurs sont essentiellement d’origine européenne. Dans les villes, une masse de plus en plus importante est aspirée par les grandes agglomérations comme Alger, Oran et Constantine. Les terres algériennes appartiennent au deux tiers aux musulmans, tandis que l’industrie et le commerce est aux mains des Européens.
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1942 – Alger fait partie de la France non occupée par les Allemands et suite au débarquement des troupes alliées, la principale cité de l’Algérie devient le siège du gouvernement de la France Libre du Général de Gaulle. Il apparaît aujourd’hui que les partisans de Ferhat Abbas, futur leader indépendantiste, auraient secrètement négocié avec le gouvernement provisoire de la France, dès cette époque, une autonomie accrue de cette province française, contre la participation des musulmans à l’effort de guerre, principalement en nombre d’hommes engagés au combat.
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1954 – L’agriculture de l’Algérie, considérée comme le «grenier de la France» tant elle exporte vers la métropole des quantités importantes de produits frais, secs ou viticoles, vient à connaitre une crise importante due à la concurrence des produits du sud de l’Europe (majoritairement la France, mais aussi l’Italie et l’Espagne). L’industrialisation, malgré les ouvertures de nouvelles mines, l’exploitation de nouveaux champs pétroliers, reste faible avec moins de 200.000 ouvriers concentrés sur les grandes agglomérations dont la population musulmane est devenue majoritaire, d’où une paupérisation accrue et un chômage croissant dans une population toujours plus jeune et peu instruite. Ce cocktail explosif amène ceux-là même qui n’avaient jamais envisagé un avenir séparé de la France à écouter les discours irresponsables des communistes métropolitains et moscovites, ou encore ceux des nationalistes musulmans intégristes : l’Algérie aux musulmans !
Après le meurtre cette même année d’un jeune couple d’instituteurs français ainsi que d’un musulman qui s’est courageusement interposé entre eux et leurs agresseurs, la guerre d’Algérie que l’on nomme alors, pacification d’un territoire français prend une tournure irrévocable.
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1962 – Les « évènements d’Algérie », guerre qui ne dit pas son nom, se termine par les accords d’Evian signés par ben Youcef ben Keddah et les représentants du gouvernement du Général de Gaulle, « appelé » aux commandes de l’Etat en 1958 et assisté dans cette «tâche» de liquidation d’un territoire français par son ministre Louis Joxe. Ainsi est bâclé de façon incontestable 130 ans de présence et de culture française.

Si les clauses furent et sont toujours respectées scrupuleusement par l’actuel gouvernement français, comme par l’achat 30% plus cher de son gaz et pétrole, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles furent et sont toujours bafouées par l’actuel régime algérien.
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A l’heure actuelle, dans un climat de négationnisme et de repentance, on voudrait nous faire croire que la France fut et demeure un pays d’esclavagistes, particulièrement doué pour faire « suer le burnous » à des populations innocentes.

Alors que penser de ce qu’écrivit E.-F. Gauthier dans son ouvrage (Un siècle de colonisation) :

« S’il existe quelque part sur la planète une région où tout mis en balance, le phénomène colonial ait abouti à un épanouissement plus éclatant qu’en Algérie, on n’imagine pas où cela peut bien être. »

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Source : histoiresdefrance.wordpress.com
Par : Lio de France.
Article déjà publié sur : Revue Sud Est   –  Résistance Républicaine
ANNEXES : Avenir de l’Algérie par Alain Soral (vidéo 19:01)

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Reblogué et mise en page par : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 25.12.2017
Dernière mise à jour : 25.12.2017

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Joyeux Noël à La Grand-Combe et dans le monde

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La crèche avec Jésus, Marie, Joseph, un berger avec sa brebis (symbole de l’immolation du fils de Dieu) et les rois mages MelchiorGaspard et Balthazar qui Lui apportent l’Or car c’est un Roi. L’Encens : c’est un Dieu. La Myrrhe : c’est un Mortel.
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J O Y E U X   N O Ë L   2 0 1 7 !

Nous chrétiens, célébrons la naissance du Sauveur, de Christ, du fils de Dieu qui par miséricorde, s’est fait homme pour nous montrer le Chemin.

Cet évènement est annoncé par les plus grands prophète, tout au long de l’Ancien Testament et désormais, Dieu est avec nous.

Ce soir, nous allons Lui rendre visite à l’église, lors de la Messe de Minuit qui sera célébrée des millions de fois par les prêtres du monde entier à la gloire de notre Roi, Celui Qui viendra à la fin des temps, séparer le bon grain de l’ivraie, ce qui ne nous exonère pas de faire ce travail quotidiennement.

En ce qui concerne nos frères musulmans, je leur dis qu’ils prient Celui Qu’ils ne connaissent pas, car leurs Écritures sont plutôt déficientes à ce sujet, alors que les Évangiles sont riches d’enseignements et bel et bien la continuation logique et vérifiable de l’Ancien Testament dont certains Juifs savent bien que le Christ Roi remplit parfaitement les conditions pour être reconnu par eux, comme le Messie qu’ils attendent.

Pensons-y, le temps rétrécit et il ne sera bientôt plus temps pour faire une conversion (à 180°) et non une révolution (à 360° qui de fait vous replace au même endroit.)
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LGC8
Photo : Église de Notre Dame de l’Immaculée Conception de La Grand-Combe 30110

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Texte et mise en page : Mas de la Regordane / GD
Première publication : 25.12.2017
Dernière mise à jour : 27.12.2017