Combattants polonais du pays grand-combien morts pour la France 39-45 ?

MaquisardsPolonais
Photo2016© Plaque des Héros polonais tombés pour la libération de la France – BOHATEROM POLSKIM POLEGLYM O WOLNOSĆ FRANCJI
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I / PLAQUE EN HOMMAGE AUX HÉROS POLONAIS TOMBÉS
POUR LA LIBÉRATION DE LA FRANCE, ALÈS (GARD)

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Sur le mur de la Bourse du Travail [de la ville d’Alès, capitale régionale des Cévennes], une plaque rend hommage aux Polonais tombés pour la libération de la France : combattants volontaires 1939-1940, résistants et maquisards de la région alésienne FTP-MOI, CFL, et réfugiés polonais arrêtés à Lasalle le 28 février 1944 et pendus à Nîmes le 2 mars 1944.

Contexte historique

ADAMIAK Eugène, né en Pologne en 1924, mineur à la Grand-Combe, FTPF, blessé grièvement par un milicien qu’il était chargé d’exécuter ; il meurt lors de son transport le 16 juillet 1944 près de St Florent-sur-Auzonnet. (son nom figure aussi au monument aux morts du cimetière de la Grand-Combe et depuis 2012 sur une plaque commémorative à Saint Forent-sur-Auzonnet).

CZARNECKI Henri né à Bessèges en 1926, élève au Lycée polonais de Villard-de-Lans, FFI, tué sur le plateau de Vassieux-en-Vercors le 21 juillet 1944.

DAMASIEWICZ Josef, né en Pologne en 1892, réfugié, venu du camp de Vernet-les-Bains au Centre d’accueil de Lasalle avec sa famille en décembre 1942, pris par la police allemande le 28 février 1944 avec 20 autres otages polonais, pendu à Nîmes le 2 mars 1944, enterré dans le carré militaire au cimetière du Pont de Justice à Nîmes.

ECKARDT Émile, d’origine alsacienne, gérant de l’hôtel du Fangas sur le Mont Aigoual, pris en otage par les SS le 29 février 1944 à Ardaillès, pendu à Nîmes, le 2 mars 1944.

JANKOWSKI Jan né en 1902 en Pologne, fonctionnaire au Consulat polonais à Paris, réfugié, arrivé du camp de Vernet-les-Bains avec son épouse en décembre 1942 au centre d’accueil n° 67bis de Lasalle dont il était le gestionnaire, pris par la police allemande comme otage, pendu à Nîmes le 2 mars. Cimetière du Pont de Justice.

JEDRZEJEWSKI Casimir, mineur à La Grand-Combe, pseudo « Maurice » au maquis FTP des Bouzèdes, arrêté après l’attaque de la Maison Centrale de Nîmes. Fusillé au Fort de Montluc à Lyon le 19 juin 1944.

JUSZCZYK Stanislas, domicilié au Martinet.

KASJANOWICZ Stanislas, né en 1918, soldat polonais réfugié, arrivé depuis fin 1943 avec son épouse au Centre d’accueil de Lasalle, pris le 28 février 1944 par la police allemande et pendu le 2 mars à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

KIJAK Marian

GIERONOWICZ Edward, né en 1926 en Pologne, domicilié aux Brousses, parti au maquis, tué par une patrouille allemande.

KISZKA Wawrzyniec (Laurent), né en 1921 en Pologne, mineur au Martinet. FTP-MOI à Marseille en 1943 tua, avec Lucien Vivaldi, le Président de la Section spéciale de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Arrêté fin janvier 1944, condamné à mort, libéré par un groupe FTP, caché dans le maquis des Basses-Alpes, capturé par les Allemands près de Digne, il décéda à l’hôpital le 23 mai 1944 (Son nom figure sur la plaque commémorative au Martinet).

KOWALSKI François

LUKAWSKI Jan, né en 1924 à Paris, réfugié venu de Vernet-les-Bains depuis fin décembre 1942 dans le Centre d’accueil de Lasalle. Pris par la police allemande le 28 février 1944 et pendu à Nîmes. Cimetière du Pont de Justice.

MALINOWSKI Stanislas, né en 1922 en Pologne, mineur à Cendras, FTPF 7202e Cie, pseudo « Jouhaux », blessé et achevé par les Allemands au combat de La Rivière (Lozère) le 5 juin 1944.

MASLAK Jan domicilié à La Grand-Combe.

MLYNARCZYK Josef

PIETRZYKOWSKI André, domicilié à Portes, 7207e cie FTPF, pseudo « Biscuit », tombé à Moussac lors de l’accrochage du 25 août 1944 avec une colonne allemande. Son nom figure à Portes et à Moussac.

PIWKO Jan domicilié au Martinet.

SOCZAWA Eugène

STRUZYK Eugène, domicilié à Bessèges, pseudo « Oxis », CFL, tombé lors de la bataille du Pont d’Auzon en août 1944 (son nom figure sur la stèle d’Allègre et de Bessèges)

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II / LA JUSTICE DÉSHONORÉE 1940-1944

Couverture
 

On croit à tort que la justice au temps de Vichy se résume aux seules cours martiales et autres sections spéciales de sinistre mémoire. C’est ignorer que les tribunaux correctionnels, incarnation de la justice quotidienne la plus ordinaire, ont prononcé jusqu’à deux fois plus de peines qu’avant-guerre.

Aux ordres du gouvernement de Laval, c’est l’histoire de la justice des années sombres qui est ici étudiée. Certes, les gardes des Sceaux de Pétain n’ont guère touché aux structures et à l’organisation du système, mais ils n’ont pas cessé de politiser cette justice et d’élargir les champs d’application des textes répressifs. En détournant les lois républicaines ou en promulguant de nouvelles, l’État français élabore pas à pas un « droit commun » visant à placer hors d’état de nuire tous ceux qui pourraient mettre l’ordre nouveau en péril : Juifs, communistes, réfractaires aux chantiers de la jeunesse et au travail obligatoire, détenteurs de faux papiers ou simplement auteurs de délits d’opinion.

Tout naturellement, les premiers résistants forment bientôt une nouvelle catégorie de justiciables, contre lesquels vont particulièrement s’acharner les juridictions d’exception. C’est bien cette politisation à outrance des tribunaux qui explique l’inflation judiciaire de l’époque. Virginie Sansico montre, par le dépouillement d’une masse considérable d’archives (en particulier du ressort de la cour d’appel de Lyon), la justice de Vichy en train de se faire. Le sordide côtoie le dérisoire, le tragique voisine avec le pathétique… Une chose est certaine : l’iniquité était bien souvent au rendez-vous, déshonorant une institution dont l’histoire semblait pourtant si intimement liée à celle de la République.


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III / La résistance polonaise en France

POWN, PKWN et autre FTP-MOI

Ceux qui n’étaient pas mobilisés dans l’Armée régulière polonaise en France, ou qui n’ont pas pu rejoindre l’Angleterre, ont été les piliers de la Résistance qui commençait à s’organiser dans la clandestinité… sous l’inspiration du Consul Général A.Kawalkowski alias Justyn, en accord avec le Gouvernement polonais réfugié à Londres, aidé par un émissaire Czeslaw Bitner.

Cette Organisation a été crée le 6 septembre 1941, en collaboration avec la Résistance française. Elle avait pour mission le renseignement, le sabotage, la rédaction et la diffusion de journaux clandestins en langue polonaise, française et allemande, la recherche et la préparation de terrains de parachutage.

La capacité de parachutage consistait en 60 bases de réception dont 19 dans le midi, 41 dans les Nord et le Centre, conformément aux messages transmis par la section française de la BBC. Y ont été parachutés des officiers, sous-officiers, des armes, du matériel de liaison radio, des explosifs.

Cette Organisation clandestine sur le territoire français a pris comme nom la P.O.W.N. Polska Organizacja Walki o Niepodleglosc – Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance. En 1943, l’Organisation comportait 4 000 membres ayant prêté serment.
Ce n’est que lorsque dans la nuit du 22 au 23 juillet 1943 le colonel Antoni Zdrojewski a été parachuté, qu’a commencé la véritable lutte armée militaire.

Le colonel Zdrojewski a été Chef des opérations militaires polonaises sur le sol français. Il était en contact suivi avec le général Marie-Pierre Koenig, commandant en Chef des F.F.I.

Les relations entre Français et Polonais, combattant l’ennemi commun étaient très amicales. On trouvait des compagnies polonaises dans le maquis dans le cadre des FFI. L’Organisation très sophistiquée comportait des sections de transport et d’acheminement des hommes et du matériel parachuté vers leurs lieux de destination.

Aux femmes et aux jeunes Scouts incombaient les missions de liaison, du renseignement, du transport de journaux clandestins, de tracts, etc…

Les unités du renseignement ont transmis l’information sur 182 rampes de lancement de bombes volantes VI et V2 dont 162 ont été bombardées par l’aviation alliée.

La section sabotage avait pour mission de détruire les lignes téléphoniques et hautes tensions, de dresser des barricades sur les routes, de détruire ou déplacer les poteaux de direction. Leur mission consistait également à provoquer voire faciliter la désertion de l’armée allemande ou de l’Organisation Todt, d’éléments enrôlés de force, de Polonais ou d’Alsaciens qui par la suite ont participé dans la libération de la France dans les rangs de la POWN ou autres cellules de la Résistance française. C’est ainsi que 15 000 [personnes] de la Wehrmacht et 10 000 de l’Organisation Todt, ont été soustraites à l’effectif allemand. Le général Eisenhower a estimé que l’action de la Résistance représentait un apport équivalent à 8 divisions militaires.

Les Unités polonaises combattaient ouvertement la Wehrmacht. Le bataillon LVOV combattit dans le Cantal et en Corrèze, le bataillon Varsovie fut engagé dans les opérations de l’Isère et des Alpes. En juillet 1944, un mois avant la libération de l’Isère, les élèves du Lycée polonais de Villard de Lans prirent part au combat contre les Allemands aux côtés des maquisards français, sur le plateau du Vercors. Sur les 27 Polonais, pour la plupart âgés de 16 à 19 ans, 11 périrent avec 2 professeurs et le médecin de l’école.

Des unités polonaises de la POWN luttèrent aux côtés des FFI dans les départements de la Côte d’Or, du Jura, de la Saône et Loire.

Lorsque le contact fut établi entre la POWN et le CNR, les groupes de combat dirigés par le colonel Zdrojewski furent rattachés au mouvement des FFI, sur la base d’un accord conclu à Lyon le 28 Mai 1944 entre le général Chaban Delmas, délégué militaire du Gouvernement provisoire de la République Française et le général Zdrojewski. L’Organisation POWN n’était pas la seule impliquée dans la Résistance sur le territoire français. D’autres groupes de résistance existaient à l’instar de ceux émanent du Parti Communiste Français tels que la section polonaise de la main-d’œuvre immigrée, la MOI. Elle entretenait une correspondance avec Fred (Alias Jacques Duclos).
Les membres des groupes de langue polonaise de la MOI étaient surtout d’anciens soldats des Brigades Internationales d’Espagne, de la Brigade Jaroslaw Dabrowski (environ 3 000 hommes).

L’arrivée de la POWN dans le bassin minier du Nord-Pas de Calais , entraîna une confrontation entre les partisans du gouvernement polonais en exil à Londres et le réseau MOI du PCF.

Des Polonais s’engageaient également dans les Bataillons de la Jeunesse. Ils étaient présents de ce fait dans deux organisations qui allaient donner naissance à la puissante Organisation de résistance des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTP) après l’agression de l’URSS par les armées d’Hitler en Juin 1941.
D’autres Unités étrangères d’obédience juive étaient actives, avec comme identité ou appellation : (Juif né en Pologne).

En 1944, on commença à former des Comités Polonais de Libération Nationale PKWN qui appuyaient la politique communiste de la Pologne, elle était opposée à la POWN sous les ordres du gouvernement polonais en exil à Londres.

Les membres du Parti Socialiste Polonais PPS avaient donné naissance dès le début de 1941 dans les départements du Nord et Pas de Calais à deux organisations clandestines, l’Organisation S et Orzel Bialy (Aigle blanc).
Ces deux organisations avaient pour but d’informer les Polonais de France sur l’évolution de la situation militaire et propager l’idée de Résistance aux Allemands.

Bien amicalement, Prosper ;) ;)

§

IV / Enquête Cévenole 2nd volet : le Maquis Communiste

Rappel du contexte

Mon Grand-père, Laurent DAVID, a dirigé une grande entreprise à Alès pendant la guerre, les Houillères de Rochebelle. Il aurait évité à 200 jeunes français le STO [Ervice du Travail Obligatoire en Allemagne, NdE]. Il aurait aidé à nourrir les ouvriers de la Mine. Il a été lynché et quasi exécuté par les maquis FTP (communistes) à la Libération, et pas les autres patrons de Mines. Pourquoi ? 70 ans après, je mène l’enquête.

Synthèse de ce Second Volet de l’enquête

Les historiens font aujourd’hui la différence entre maquis et résistance. Les maquis ont permis à des fugitifs (réfractaires, travailleurs étrangers, militants communistes, juifs, etc.) de se cacher tout en bénéficiant d’un soutien croissant des populations rurales environnantes. Les résistants ont pris les armes et ont contribué à organiser les actions contre l’occupant. La résistance a été obligée de structurer et approvisionner les maquis.

Il y a eu dans un second temps création de maquis résistants.  De nombreux témoignages suggèrent qu’à partir de 1943, les résistants communistes ont cherché à rééduquer les populations rurales tout en réquisitionnant vêtements, essence et nourriture. Le message est très mal passé auprès de ces populations, les paysans étaient trop souvent malmenés et traités de profiteurs de guerre.  Par ailleurs, l’endoctrinement communiste des jeunes résistants, et le projet politique affiché pour la libération ne plaisait pas toujours aux populations. Les résistants communistes ont donc été conduits à assouplir leur position, ne serait ce que pour continuer à s’approvisionner. Mais jusqu’au bout, des groupes de résistants apolitiques et des habitants de zones rurales leur ont reproché leur double jeu.

Des stratégies différentes dans la Résistance

Il y a eu différents groupes résistants sur des mêmes territoires. Et pour déjouer l’occupant, il a fallu [que] ces groupes se déplacent régulièrement, quitte dans certains cas à se disputer des territoires ou des sources d’approvisionnement. Assez vite cependant, un clivage s’est formé entre les maquis dits FFI (en général reconnaissant l’autorité de de Gaulle et du Conseil National de la Résistance), et les maquis FTP (communistes, qui participaient au CNR, mais n’appliquaient pas toujours ses directives sur le terrain). Avec dans le Gard et Le Languedoc, un contrôle du commandement FFI par des communistes convaincus et le refus des résistants apolitiques d’obéir aux ordres des communistes.

Conséquence, dans le Gard, les communistes se jugeaient majoritaires [et] donc avaient des positions plus dures que dans d’autres régions.  Parmi les grandes divergences entre maquis nous avons noté les points suivants :

  • Quand attaquer l’Occupant ? Le choix des FFI consistait à rester caché jusqu’au jour du débarquement, où les forces de la résistance devraient se soulever contre l’occupant pour gêner sa logistique. C’était la position du Général de Gaulle. Le choix des FTP était différent, il fallait engager l’ennemi dès que possible par des exactions d’éclat, pour deux raisons : pour fixer des troupes en France (et soulager la pression en Russie) et pour frapper l’opinion publique des villes et imposer le parti communiste comme première force d’opposition à l’occupant.
  • Quel recrutement pour la résistance : compte tenu de l’absence d’armes et des problèmes d’alimentation, ni les FFI ni les FTP ne voulaient voir grossir trop vite les effectifs résistants. Mais les maquis FTP endoctrinaient leurs troupes donc cherchaient des recrues, si possible dans des univers où le discours communiste passait bien, c.à.d. dans le monde ouvrier.
  • Quel programme à la Libération ? Le choix des FFI consistait à restaurer au plus  vite la  légalité républicaine, et s’il fallait juger des collaborateurs, le faire dans le respect des droits de la défense et si possible à l’abris de réactions populaires locales exacerbées. Le programme des FTP consistait à créer des milices populaires en charge de reprendre la gestion des affaires courantes et juger des crimes de guerre. Les Gaullistes voulaient absolument éviter ces formations de milices populaires et la priorité de la libération a consisté à désarmer ces milices, une fois l’occupant chassé.
  • Que penser des paysans propriétaires et des notables des villages et des villes : les FFI les voyaient soit comme des profiteurs de guerre qui collaboraient d’une manière ou d’une autre, soit comme des relais essentiels pour approvisionner les maquis : dans le doute, sauf quand la collaboration était indiscutable, ils les ménageaient. A l’inverse, les FTP les voyaient comme des ennemis de classe et des collaborateurs qu’on pouvait malmener pour la bonne cause.

La Résistance dans les Cévennes

On a surestimé après-coup l’impact militaire de la Résistance : Il n’y a pas « Une » Histoire de France, il y en a plusieurs, selon le point de vue de celui qui l’écrit. L’idéologie gaulliste et communiste se sont construites sur le mythe d’un pays résistant à l’occupant.
Le communiste en tant que « parti des 70.000 fusillés » de la résistance (un historien américain en vue, en a reconnu 350). Le Gaulliste quand Eisenhower a reconnu que la résistance française équivalait à six divisions.  Les historiens sont plus nuancés aujourd’hui sur l’impact militaire effectif de la Résistance. Un anglais facétieux expliquait que les 150 principaux attentats commis par la résistance en France ont employé moins d’explosifs que n’en transportait un Mosquito (avion en Balsa qui pouvait transporter jusqu’à 900 kg de bombes).

On a confondu Maquis et Résistance : La réalité historique, vue par les historiens anglo-saxons de l’engagement résistant en France, c’était quelques héros peu nombreux, des tas de jeunes fuyant dès 1943 le travail forcé en Allemagne, plus un engagement tardif de populations en nombre croissant à partir du 7 juin 1944. Autant le « Maquis » constitue une réalité historique indéniable, avec des centaines de milliers de fugitifs dès l’été 1943 nourris et vêtus par les populations rurales dans un fantastique élan de solidarité, autant la Résistance sera resté un phénomène très restreint dans le temps et dans l’espace à l’exception de quelques zones bien précises (Vercors, etc.). Après-guerre, on associera le Maquis aux Groupes résistants, alors que les Maquis dans la très grande majorité des cas n’étaient pas armés.

Les communistes, en militant contre la guerre en 39/40, avaient aidé les nazis au départ : Ces mêmes historiens anglo-saxons rappellent qu’à l’entrée en guerre de la France en 1939-1940, la signature du Pacte Hitler-Staline a conduit des militants communistes à militer contre l’entrée en guerre. On a déploré en 1940 des actes de sabotage contre l’industrie de l’armement française du fait de résistants communistes. Pour ces raisons, les communistes n’étaient pas forcément légitimes en 1942 et 1943 aux yeux de la population pour incarner la défense de la patrie, même si de nombreux militants communistes ont donné leur vie dans la résistance.

Principaux Maquis Cévenols : de nombreux fugitifs se sont cependant regroupés dans les Cévennes dès 1943 pour développer des actions de guérilla. L’histoire a conservé le nom d’Aigoual-Cévennes (mars 43 – Août 44), Lasalle (mi-juillet 43 – fusion en juillet 44 avec Souleirade dans Aigoual-Cévennes), Mandagout (juillet 43 – août 44), Bir Hakeim (déc 43 – mai 44) et FTP Maquis du Serre.

En 1943, la police de Vichy avait une obsession : retrouver les réfractaires qui voulaient échapper au STO. Les groupes de résistants ont donc été obligés de se déplacer très régulièrement pour échapper aux rafles. Ces déplacements permanents (toutes les 4 à 6 semaines) ont conduit Vichy à surestimer le nombre de résistants, donc à confiner fin 1943 les forces de police dans les villes (elles n’osaient plus s’aventurer dans les maquis, persuadées que les résistants étaient partout). Dans la ville d’Alès, cependant, il y avait une garnison allemande en plus de la police de Vichy. On peut donc imaginer que les résistants étaient moins visibles dans Alès. Et que  le « refus » de payer l’impôt révolutionnaire exigé par les communistes y était plus facile. A la Grand Combe ou à Bessèges, les deux autres grandes Mines du bassin, dans des vallées étroites éloignées de la garnison d’Alès, il était certainement plus difficile aux entreprises minières de résister aux pressions des maquis.

Autre indice troublant, il y a eu un « casse » de la caisse de la Mine de Rochebelle le 6 juin 1944 (100.000 euro de l’époque), et une action de sabotage à Rochebelle le 21 juin 1944 mais pas dans les autres mines. Le seul autre attentat significatif reporté sur le bassin a eu lieu à la Grand Combe en 1943.

Mr X était résistant, lui

En discutant avec le responsable d’un lieu de mémoire des Mines dans le bassin, il m’a été répondu : « Nous ne trouvons pas trace de votre grand père mais M X (le patron d’une autre mine) a été en contact avec la résistance », je me suis intéressé à un autre volet de l’enquête : sur quels critères, certains responsables ont[-ils] sauvé leur job et pas d’autres en 1944 ? Peut-on imaginer que Laurent n’ait pas été en contact avec la résistance ?

Par ailleurs, je découvre avec surprise qu’en dépit d’un programme d’investissements importants en 1940 et 1941, suite à une augmentation de capital,  la Mine de Rochebelle a vu sa production baisser de 18% entre 1940 et 1942, malgré les injonctions de Vichy (Laurent a été convoqué chez [Pierre] Pucheu en 1942), alors que les autres mines du bassin d’Alès ont augmenté leur production sur la même période. Et alors que la Mine dirigée par ce Mr X, a augmenté sa production pour les allemands en 1942….
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Source I : © Mémoire et Résistance dans le Gard Droits réservés
Page Internet : MuséedelaRésistanceEnLigne.org
Date document : 2016
Lieu : France – Languedoc-Roussillon – Gard – Alès

Source II : La Justice Déshonorée 1940 – 1944 / GoogleBooks
Par : Virginie Sansico
Éditeur : Tallandier – 624 pages

Source III : www.39-45.org
Par : Prosper Vandenbroucke
Posté le : 15 Nov 2016, 17:51

Source IV : famille-david-dubois.fr
Par : Antoine David © 2017 Famille David
Posté le : 2017 ?

Articles I, II, III & IV reblogués : Mas de la Regordane / GD
Première parution : 24.12.2017
Dernière mise à jour : 04.08.2018

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