Musée des Outils de La Grand-Combe

AndreAlberola
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La Grand-Combe : la passion des outils transformée en musée. Les objets collectionnés par André sont exposés dans de petites échoppes.

André Albérola a fait de sa collection, un temple dédié aux métiers anciens. Anecdotes et savoir garantis…

Au départ, on a sûrement dû le prendre pour un fou. Mais aujourd’hui, André Albérola est arrivé à son objectif. Lui qui collectionne tous les outils et objets liés aux métiers manuels a fait de sa passion, un musée.

Désormais, à La Grand-Combe, ce collectionneur hors normes accueille simples visiteurs ou curieux assoiffés d’histoire et de souvenirs avec un large sourire. Pour transmettre savoir et connaissances.

Et c’est au travers de petites anecdotes, de petites histoires, sur l’Histoire justement, que le déroulement de la visite mène finalement à sa propre histoire. Voyage au coeur des métiers anciens, trop facilement oubliés.

« L’intelligence ne passe pas que par le cerveau, mais aussi par les mains. »

« Je collectionne depuis toujours dans l’espoir de créer quelque chose un jour… Et depuis 2011, c’est chose faite. J’ai voulu montrer toute ma vie que l’intelligence ne passe pas uniquement par le cerveau, mais aussi par les mains. »

Amasser pendant des lustres chaque outil, l’étudier, comprendre son fonctionnement et sa fonction, son histoire. « L’outil est adapté par la main de l’homme pour la main de l’homme. »

Transmission du savoir…

L’ancien couvreur-zingueur ne lésine pas sur les moyens. La transmission du savoir, il a ça dans la peau : artisan-messager pour promouvoir les métiers dans les écoles, il reprend vers 28 ans ses études.

« De cancre à l’école, j’ai finalement obtenu un brevet de maîtrise et un D.U. en architecture. » Ce qui lui a permis par la suite d’enseigner en CFA à l’AFPA et à l’École d’Architecture de Montpellier.

…par des histoires et des anecdotes

Au fil de la visite et des échoppes exposées, les anecdotes fusent : un objet, une histoire, une situation. Et on apprend de tout : comment un compagnon demandait la main d’une jeune fille, comment éviter que les rongeurs ne grignotent un jambon, pourquoi le forgeron tapait trois coups en rentrant dans son atelier. Et des trouvailles par milliers, comme cet aspirateur de 1830 à manivelle.

Une maison à hommages

Et puis cette Maison regorge d’hommages cachés : à son frère décédé, une sellerie destinée à un homme qui devait l’aider à la confectionner et au staffeur stuqueur alésien Raymond Roux, une personne qui reste dans le coeur d’André comme dans celui de nombreux Cévenols.

Hommage aussi à son métier : les boutiques sont surmontées notamment par ses anciens travaux : le clocher aux Mages, les toits à Saint-Ambroix ou à Saint-Jean-du-Gard. « Il y a également un peu de mon histoire. »

André continue à chiner de part et d’autre et chaque jour, on lui amène de nombreux outils insolites. « Une collection n’est jamais terminée. » Il aimerait entre autres dégoter un compas de tonnelier. On ne sait jamais ce que les greniers cévenols peuvent renfermer…

 

§

SourceMidi-Libre
Par : Laure DUCOS, le 03.05.2013
Photo : Jean-François GALLIER
Titre Original : « La Grand-Combe : la passion des outils transformée en musée »
Re-blogué sur : MasdelaRegordane.fr, le 28.10.2017

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2 réflexions sur “Musée des Outils de La Grand-Combe

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